l’écriture du traditionnel duo violoncelle piano ? », sans oublier une sélection de propos émanant de pianistes et violoncellistes. « II. Pratiques sociétales du genre » : vers 1846, dans le paysage musical lyonnais du XVIIIe siècle, au Front de 1914, suivi d’un entretien en 2016 avec Emmanuelle Bertrand — violoncelliste française, directrice artistique du Festival de Violoncelle de Beauvais — et le pianiste Pascal Amoyel, Premier Prix du Concours des Jeunes Pianistes de Paris (dont le duo existe depuis plus de 15 ans). Le volume est précédé d’une Introduction par Mélanie Guérimand et Denis Le Touzé rappelant que les premiers violoncelles apparaissent vers 1550 en Italie, que l’instrument est introduit à l’orchestre d’opéra italien au début du XVIIe siècle, puis à l’orchestre de Vienne…, qu’au XVIIIe siècle, les méthodes se multiplient et qu’après les cinq Sonates de Beethoven, le genre connaîtra un grand succès avec Schubert, Mendelssohn, Chopin, Schumann, Lalo, Brahms, Liszt puis Saint-Saëns… jusqu’à Honegger et Poulenc.

La Conclusion appartient à Muriel Joubert qui évoque d’abord la rivalité du violoncelle avec la viole de gambe, signale qu'Élisabeth Cowling explique que « les réformes de Casals ont ouvert une nouvelle ère pour le violoncelle ». Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que sera admis le fait que le piano soit associé au violoncelle et la co-directrice évoque les heures exceptionnelles rencontrées par le duo violoncelle et piano dans le contexte de la Grande Guerre. Elle conclut que « le genre du duo pour violoncelle et piano attend une redécouverte à une époque où les violoncellistes sont de plus en plus nombreux et où le piano est toujours autant plébiscité par les compositeurs, par exemple Karol Beffa ». L’Index très utile est suivi de la présentation des nombreux auteurs.

Voici une lacune comblée et un genre réhabilité qui ravira musicologues, violoncellistes et pianistes.