Abdel Rahman EL BACHA : Nocturne pour violoncelle et piano. Assez facile. Delatour : DLT2740.

Y a-t-il vraiment dans cette douce méditation des influences de Gabriel Fauré et de Richard Strauss, comme le suggère l’éditeur ? Sans doute, mais il s’agit néanmoins d’une œuvre originale et qui possède son langage propre. Piano et violoncelle dialoguent dans un contrepoint plus ou moins affirmé, à la fois mélancolique et aérien. C’est une très belle pièce, techniquement peu difficile mais qui demande une grande maîtrise de l’instrument pour en exprimer tout le charme et toute la poésie. Ce nocturne existe également dans une version pour alto et piano DLT1709 qu’on peut écouter intégralement sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=YborN07ziZA

Rose-Marie JOUGLA : Duocordes. 15 duos pour violoncelle. Facile. Delatour : DLT2754.

Ces duos pour deux élèves partent des fondamentaux puisque les trois premiers sont entièrement écrits sur les cordes à vide. Puis premier, deuxième troisième et quatrième doigt entrent en suite en scène. Bien loin d’être des exercices, ces petits duos sont autant d’ambiances sonores expressives. S’ils ne comportent pas de nom, ils sont en revanche très caractérisés par leur tempo, leurs nuances… Il pourra être intéressant de rechercher avec les élèves un titre qui leur permettra de créer en eux un paysage musical propice à la richesse de l’interprétation. Une fois de plus, Rose-Marie Jougla nous prouve qu’on peut faire de l’excellente musique même avec les cordes à vide !

Franz SCHUBERT : Sonate für Arpeggione und Klavier D 821. Version pour Violoncelle et piano, éditée d’après les sources par Christa Jost et Gerhart Darmtadt. Wiener Urtext Edition, Schott/Universal Edition : UT 50402.

Comme toujours chez Schott, nous avons, et c’est bien agréable, une édition trilingue. La préface est signée des deux éditeurs et traduite par Geneviève Geffray. Elle reprend en détail l’histoire de cette œuvre d’abord oubliée de Schubert avant de devenir l’une de ses plus célèbres. L’édition présente s’appuie en règle générale sur l’autographe de Schubert conservé à la Bibliothèque Nationale de France. Il faut en louer par ailleurs la clarté notamment dans la graphie : les indications critiques ne gênent en rien la lisibilité de cette partition vraiment faite pour le confort des instrumentistes.

Mihály TEMESVÁRI : Ma première année de violoncelle. Delatour : DLT2468.

La préface de Renaud Déjardin résume bien le propos de cette méthode : « Ces cahiers ne sont pas l’oeuvre inspirée d’un nouveau professeur visionnaire mais le résultat de nombreuses années d’un travail pédagogique acharné par quelqu’un qui est né pédagogue. » Quant à l’auteur, il précise : « Dans le flot des méthodes récentes, le présent ouvrage peut sembler rébarbatif et peu ludique. C’est un choix assumé ». Au professeur de donner une chaire musicale à ces exercices par le choix judicieux d’oeuvres musicales adaptées. Cette méthode peut paraître un squelette, mais là où il n’y a pas de squelette, il n’y a qu’un amas de chair informe. La technique n’est pas une fin en soi, mais sans elle, il n’y a pas de musique non plus. C’est donc un ouvrage fondamental pour l’apprentissage de l’instrument.

Mihály TEMESVÁRI : Les positions au violoncelle. Etude progressive. Delatour : DLT2707.

Précisons que ce volume est la suite du précédent. Consacré entièrement à la main gauche, il explore systématiquement et de façon détaillée toutes les positions y compris celles du pouce. Plus que jamais, le travail du professeur est indispensable pour permettre à l’élève de tirer tout le fruit de ce remarquable ouvrage. A lui de doser, de choisir les morceaux en rapport avec les techniques mises en oeuvre. Mais comme nous le disions dans le compte-rendu du premier volume, sans technique, la musique ne peut s’exprimer.

DVOŘÁK : Concerto en si mineur pour violoncelle et orchestre op. 104. Bärenreiter : TP620.

Nous avons rendu compte dans notre lettre de décembre 2016 de la parution de cette œuvre chez Bärenreiter. La partition recensée ici est donc la partition de poche réalisée par le même éditeur, Jonathan Del Mar. On y retrouve la copieuse introduction ainsi que la préface de la partition d’orchestre. Réalisée avec le même soin que celle-ci, elle rendra les précieux services qu’on attend de ce format de partition.

Piotr MOSS : « 125 » pour violoncelle seul. Collection pour les enfants « Violoncelle mon ami ». Fortin-Armiane : EFA 110.

Attention, il ne s’agit pas vraiment d’une pièce pour enfant ! Le titre, au premier abord assez mystérieux, fait allusion au fait que les deux dédicataires fêtent à la fois leurs cinquante ans et leur vingt-cinquième anniversaire de mariage (50+50+25=125). Ce court récit lyrique est en plus écrit sur six notes, tirées du nom de ces mêmes destinataires : c, d, es, e, f, a. autrement dit ut, ré mib mi fa et la. Ceci dit, au-delà des circonstances particulières de sa composition et de sa création, cette pièce mérite d’être jouée pour elle-même, dans sa sobriété pleine de charme. Elle pourra être abordée par un violoncelliste de niveau moyen.

Max MÉREAUX : Malinconia pour violoncelle et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.3036.

Mélancolique, cette œuvre l’est manifestement, mais aussi mouvementée. Elle l’est tant par ses couleurs harmoniques, fort peu classiques, que par ses rythmes et la véhémence du discours. Le violoncelliste pourra et devra exprimer tout son lyrisme dans l’ensemble de la pièce mais plus encore dans la cadence qui forme en quelque sorte le centre du propos. Cette œuvre tourmentée mais pleine de grâce, spécialement dans les treize mesures qui suivent la cadence est d’un intérêt certain. Bien loin du « morceau d’étude », c’est une véritable œuvre à découvrir en audition ou en concert.

Dominique de WILLIENCOURT : L’envol. Opus 30. Pour violoncelle et piano. Fortin-Armiane : EFA113.

Ecrite au cours de l’année 2016, cette œuvre poursuit un double but : d’abord de proposer une pièce de concert. La pièce a donc été créée le 25 juin 2016 pour le Festival du Vexin. D’autre part, elle a été proposée pour le concours des Jeunes Violoncellistes de Violoncellenseine en décembre 2016. Hommage à Claude Debussy, mais avec le langage musical de l’auteur, cet « envol » évoque à la fois l’histoire d’un petit oiseau, mais aussi l’envol des propres enfants de l’auteur ainsi que celui des jeunes violoncellistes du concours…

Dominique de WILLIENCOURT : Je m’appelle… op. 31 pour violoncelle et piano. Fin de cycle 1. Fortin-Armiane : EFA114.

Ecrite pour le concours Violoncellenseine 2016, cette pièce se rattache à la précédente par la reprise des thèmes de celle-ci. Ces morceaux « aux couleurs orientales et chatoyantes, nostalgiques et rythmées » font partie d’un ensemble. Celui-ci a la particularité de permettre à l’élève de se présenter à la fois en paroles et en musique.

Antonín DVOŘÁK : Concerto pour violoncelle en si mineur op. 104. Bärenreiter Urtext. Partition de poche : TP 620.

Nous avons rendu compte dans notre lettre n° 55 de janvier 2012 de cette remarquable publication. A l’ensemble des partitions déjà recensée s’ajoute aujourd’hui cette partition de poche éditée également par Jonathan Del Mar avec une copieuse préface. Voici donc complète cette édition d’une page centrale de l’œuvre du compositeur. Inutile de préciser qu’on y retrouve toutes les qualités graphiques des autres partitions.

Tomaso ALBINONI : Adagio et Allegro de la sonate pour violon et basse continue op.6 n°6. Transcription pour violoncelle et piano de Laurent Rannou. Préparatoire. Lafitan : P.L.2772.

Si l’éditeur fait paraître cette pièce dans sa collection « Musique de chambre », c’est que la partie de piano est destinée à être jouée par un pianiste de même niveau que le violoniste. La transcription est en tout point remarquable car il s’agit d’un véritable « trio » : le piano joue constamment à deux voix, ce qui rend sa partie particulièrement intéressante. Cette pièce constitue donc une remarquable introduction à la musique de chambre.

Frédéric BORSARELLO : les cahiers du violoncelle. Volume 2. 1 vol. 1 DVD. Sempre più : SP061.

 

Comme dans le premier volume, dont nous avons rendu compte en novembre 2014, le DVD contenu dans ce volume constitue une pièce maîtresse de la méthode. Explorant toutes les positions, cette méthode conduit pas à pas le violoncelliste jusqu’aux techniques les plus avancées de son instrument. Il s’agit donc d’un outil remarquable au service des élèves et de leur professeur.

 

César FRANCK : Sonate Version violoncelle et piano. Mélancolie pour violoncelle et piano. Urtext. Bärenreiter : BA10917.

En même temps que la version originale pour violon, les éditions Bärenreiter publient les versions pour alto et pour violoncelle de l’œuvre. S’y ajoute ici la Mélancolie pour violon. On lira avec beaucoup de profit les commentaires sur cette version ajoutés à la préface originelle. Ni l’une ni l’autre de ces transcriptions n’ont été effectuées par l’auteur, mais en ce qui concerne la sonate, on sait que Franck connut et approuva la version réalisée par Jules Delsart et publiée ici.

Patmos

Christophe PICOT : Patmos pour violoncelle et piano. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0203.

Voici une pièce lyrique et tourmentée aux accents tragiques. Est-ce une allusion à l'Apocalypse que l'apôtre Jean est censé avoir rédigé en exil sur cette île grecque ? En tout cas, on est entraîné dans un tourbillon qui ne peut laisser indifférent. C'est une belle œuvre qui mérite d'être donnée en concert.

 

Carrousel

Josiane DIEFFERDING : Carrousel pour violoncelle et piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0232.

Le titre correspond parfaitement au caractère de la pièce : vrais chevaux ou chevaux de bois, tout tourne avec grâce. Mais ce n'est pas pour autant que l'œuvre manque de variété, et le piano n'y a pas un simple rôle d'accompagnateur. Il y a dans cette pièce beaucoup de charme mais aussi de fantaisie.

Sirènes

Pascal PROUST : Sirènes pour violoncelle et piano. Premier cycle. Sempre più : SP0245.

Voici de bien attirantes sirènes ! Pascal Proust nous déroule un discours à la fois simple et ondoyant tandis que le piano le soutient en délicates harmonies. Si la technique est évidemment sollicitée, c'est d'abord de sens musical que devront faire preuve les jeunes interprètes.

 

 

Sonate

Henri DUPARC : Sonate  pour violoncelle et piano. Delatour : DLT2553.

C'est dans leur collection « Musique & Patrimoine » que les éditions Delatour nous offrent cette première édition mondiale de cette Sonate miraculeusement rescapée de la folie destructrice de leur auteur. Olivier Laville et Camille Seghers ont réalisé cette édition et nous donne un très bel aperçu de l'œuvre sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=dZaBHS1HcT4 Souhaitons avoir l'occasion d'entendre souvent cette œuvre qui pour être « de jeunesse » n'en est pas moins parfaitement accomplie et d'une grande beauté.

 

Sonate n° 1 en sib majeur

Luigi BOCCHERINI : Sonate n° 1 en sib majeur  pour violoncelle et piano. Réalisation et cadence de Louis-Noël Belaubre. Delatour : DLT2263.  Les 18 autres sonates : de 2264 à 2281.

C'est un remarquable travail qui a été fait par L.-N. Belaubre. En effet, ces dix-neuf sonates inédites ont été découvertes par lui en 1962 grâce au directeur de la bibliothèque de la radio. A l'époque, on ne disposait que de six sonates éditées chez Ricordi dans une harmonisation assez éloignée du style de l'auteur.

Dominique de WILLIENCOURT : EMTO

En Mémoire Tragiquement Optimiste. Op. 16 pour violoncelle et piano. (Transcription du concerto pour violoncelle et orchestre à cordes). Fortin-Armiane : EFA 101.

Ce concerto comporte trois mouvements. Le premier s'intitule « Prélude et allegro moderato ». A la fois lyrique et tourmenté, ce premier mouvement crée une atmosphère à la fois inquiétante et pourtant pleine de ressort. Le deuxième, intitulé « Lamentoso », s'enchaine directement avec le premier. Il n'a rien d'une complainte mais maintien la tension sans aucun répit. Le dernier mouvement est une « Gigue » haletante à la fin paroxysmique. Bref, il s'agit d'une grande et belle œuvre qui a été enregistrée et dont on peut entendre des extraits sur le site http://www.de-williencourt.com/DOMINIQUE-DE-WILLIENCOURT-L.html .

J.S. BACH : Chorals

transcrits pour quatre violoncelles par Odile Bourin. Lemoine : 29257H.L.

Disons tout de suite que ces transcriptions sont d'une totale fidélité (sauf la tonalité) à l'original dont la référence est soigneusement indiquée.

Rose-Marie JOUGLA : Tango 13 pour violoncelle et piano.

Difficile. Delatour : DLT2509.

Cette pièce est la transcription pour violoncelle de la pièce pour violon et piano que nous avons recensée dans notre lettre 76 de décembre 2013. On pourra donc se reporter à cet article pour y voir toute les qualités de cette œuvre. Rappelons que la version pour violon peut être écoutée intégralement sur le site de l'éditeur (et sur YouTube).