Gérard LENOIR : En cheminant pour trompette ou cornet ou bugle et piano. 2ème cycle, 2ème année. Lafitan : P.L.3496.

Cette pièce assez étoffée commence par une promenade joyeuse au caractère « Allant ». Piano et trompette dialoguent allègrement, comme deux compagnons à égalité. Vient alors un passage « En rêvassant », plus lent, où la trompette peut mettre en valeur ses qualités mélodiques et expressives ; enfin, la troisième partie, « Joyeusement » nous entraine dans une valse effectivement tout à fait réjouissante. C’est donc une pièce au caractère varié qui permet aux deux instrumentistes de montrer toutes leurs qualités d’interprète. Remercions par ailleurs l’éditeur qui a placé au-dessus de la partie de piano la partie de trompette en ut, évitant ainsi au pianiste une lecture un peu compliquée…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Jean-Noël GARDE (trompette) Pascal SAINT-LÉGER (piano) : Balade dans la neige pour trompette ou cornet ou bugle et piano. 1er cycle. Lafitan : P.L.3522.

La collaboration entre le trompettiste et le pianiste nous donne une pièce bien agréable où les deux instrumentistes dialoguent en musique de chambre. C’est déjà l’un des mérites de cette pièce qui comporte trois parties. La première partie, après une introduction de piano comporte elle-même deux séquences qui ont le même caractère : décidé, mais sous deux formes différentes, d’abord à trois temps en croches puis à deux temps en triolets. Le tout débouche sur un cantabile en mineur pour revenir à un rappel de la première partie, le tout se terminant fort joyeusement. C’est donc une balade bien agréable qui nous est proposée.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Alexandre CARLIN : Vers l’oasis pour trompette ou cornet ou bugle et piano. 1er cycle. Débutant 1ère année. Lafitan : P.L.3485.

On ne peut douter qu’il s’agit d’imaginer une caravane en quête d’une oasis. Tout nous y invite : la mélodie au caractère oriental, l’accompagnement de piano qui suggère le pas lent des chameaux dans le désert… L’atmosphère est là. L’ensemble se déroule d’un bout à l’autre comme une marche dans un horizon toujours semblable. Seules exceptions : les dix mesures « Quasi cadenza (più lento) » qui constituent une sorte de pause dans la marche régulière et la dernière mesure qui semble dire : Ouf ! On est arrivé ! Cette pièce pleine de charme nostalgique devrait plaire beaucoup aux jeunes instrumentistes.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Rémi MAUPETIT : Océane pour trompette ou cornet ou bugle et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3356.

L’adagio qui ouvre la pièce se présente sous forme d’une jolie mélodie qui peut effectivement évoquer une promenade sur la plage ou sur un bateau par temps calme. L’ensemble ne manque pas de charme et permet au piano et à la trompette de dialoguer aimablement. Une courte cadence conduit alors à un « swing » nettement plus animé mais qui reste rythmiquement sage, malgré la présence des croches inégales, comme il se doit. Cela demandera au pianiste d’avoir le même « swing » que son partenaire… et réciproquement !
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Philippe RIO : Larghetto, Thème et Variations pour trompette ou cornet ou bugle et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L. 3409.

Si la tonalité récurrente de sol mineur rend l’ensemble un peu mélancolique, on ne pourra pas dire que ces variations manquent de variété. Après un larghetto fort lyrique aux harmonies doucement modulantes survient un allegretto qui expose le thème sous une forme rythmique « croche deux doubles » qui lui donne une réelle vigueur. Suit un « assez lent » à 6/8 qui développe le thème sous forme de sicilienne. Un lento à 3/4 en croches varie le thème dans un discours souple qui contraste avec l’allegretto qui survient alors, dans le rythme sautillé bien connu de la croche pointée double. La variation suivante est une sorte de tarentelle rapide qui nous entrainera en triolets et jusqu’à la fin dans une danse échevelée. L’ensemble, qui dure pratiquement sept minutes ne pourra que séduire. La partie de piano ne se limite pas à l’accompagnement mais donne à l’ensemble tout son caractère.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

James RAE : Child’s Play 18 pièces pour jeunes commençants pour trompette et piano. Universal Edition : UE 21748.

Cette édition trilingue est bien réjouissante. Les titres sont très évocateurs ainsi que les styles abordés. Marche, tango, rock, blues, boogie se succèdent… beaucoup sont des compositions originales, mais on y trouve aussi de nouveaux arrangements d’airs connus ; et les illustrations pleines d’humour sont en accord parfait avec la musique. Les pièces sont graduées : la Fanfare d’Ouverture est particulièrement simple, mais l’ensemble reste tout à fait abordable par des débutants. La partie de piano est évidemment moins facile même si elle reste tout à fait abordable. Signalons que des accords de guitare figurent sur la partition, qui permettront d’enrichir le jeu si besoin est. Bref, l’ensemble est de grande qualité et devrait avoir beaucoup de succès auprès des jeunes trompettistes.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

André GUIGOU : Antibes pour trompette ou cornet ou bugle et piano. 1er cycle. Lafitan : P.L.3355.

Dans cette jolie pièce en mib Majeur, trompette et piano dialoguent avec beaucoup de grâce. Un petit thème est varié et orné fort agréablement. L’ensemble va son train, moderato, comme une jolie promenade dans la pittoresque cité méditerranéenne. La partie de piano, assez simple, pourra facilement être jouée par un pianiste encore novice, ce qui permettra une très bonne initiation à la musique de chambre.
Daniel Blackstone

Voici un tapis qui vole avec beaucoup d’élégance. La partie de trompette nous déroule un thème fort sympathique et planant. La pièce comporte trois parties : une exposition, un développement et une réexposition. Pendant le développement, la partie de piano s’envole en gammes successives qui peuvent suggérer le souffle du vent qui se lève. C’est en tout cas, sans en avoir l’air, un excellent exercice pour le jeune pianiste ! L’ensemble est de toute façon fort plaisant.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

e recueil ne comporte pas moins de 20 pièces originales au titre évocateur pour trompette ou cornet ou bugle sib seul. Il s’agit d’initier le jeune instrumentiste, dès ses débuts à l’instrument, au langage contemporain et à la technique spécifique qu’il suppose. Chaque pièce est un petit portrait d’une ambiance ou d’une scène rendue par une musique descriptive qui devrait plaire aux élèves et leur donner envie de découvrir ces nouvelles techniques. On ne peut que se réjouir de voir combien « l’écriture de notre temps » peut ainsi se mettre tout simplement au service de la musique et constituer un enrichissement du langage de l’instrument.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Pourquoi « au bout des doigts » ? Peut-être parce qu’elle les fera bien travailler, tant ceux du trompettiste que ceux du pianiste. Car cette pièce est pleine d’entrain et n’engendre pas la mélancolie. On est porté d’un bout à l’autre par un rythme joyeux et qui met dans une ambiance euphorique. La pièce comporte en son milieu une cadence qui permettra au trompettiste de montrer à la fois sa musicalité et sa virtuosité. Ajoutons que tout cela module avec beaucoup de grâce et sans avoir l’air d’y toucher. C’est d’un goût parfait… Souhaitons beaucoup de plaisir aux interprètes : celui des auditeurs est certain.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Effectivement, l’ensemble est spécialement entrainant. Piano et trompette dialoguent dans un rythme sautillant (et à deux temps) avec des accents qui font penser parfois à une marche militaire. Une deuxième partie, lento, mais toujours à deux temps permet au trompettiste de montrer l’élégance et la suavité de son jeu. Une cadence ad libitum sépare cette deuxième partie du troisième « mouvement », toujours à deux temps mais à 6/8, cette fois, qui a ainsi un caractère de sicilienne même si certains passages évoquent plutôt une danse alsacienne… L’ensemble est donc varié, entrainant et sympathique. Bien sûr, la partition contient les versions en ut et en sib.
D.B.

 

Il est toujours intéressant que soient rendues disponibles des œuvres publiées en leur temps par des éditeurs aujourd’hui disparus. Précisons tout de suite que la partition contient, en plus de la partition originale, la partie de trompette pour instrument en sib. On sera surpris par l’intérêt musical de cette pièce, bien loin des « pièces de genre » si fréquentes à cette époque. Le langage est chromatique et lyrique faisant une grande part à la virtuosité de l’interprète mais aussi lui permettant de mettre en valeur ses qualités de musicien : expressivité, sens du phrasé et du lyrisme. On ne peut donc que recommander aux trompettistes de bon niveau de découvrir Paul Rougnon et les autres d’œuvres de cet auteur disponibles chez le même éditeur.
D.B.

Effectivement, l’ensemble est spécialement entrainant. Piano et trompette dialoguent dans un rythme sautillant (et à deux temps) avec des accents qui font penser parfois à une marche militaire. Une deuxième partie, lento, mais toujours à deux temps permet au trompettiste de montrer l’élégance et la suavité de son jeu. Une cadence ad libitum sépare cette deuxième partie du troisième « mouvement », toujours à deux temps mais à 6/8, cette fois, qui a ainsi un caractère de sicilienne même si certains passages évoquent plutôt une danse alsacienne… L’ensemble est donc varié, entrainant et sympathique. Bien sûr, la partition contient les versions en ut et en sib.
D.B.

Il est toujours intéressant que soient rendues disponibles des œuvres publiées en leur temps par des éditeurs aujourd’hui disparus. Précisons tout de suite que la partition contient, en plus de la partition originale, la partie de trompette pour instrument en sib. On sera surpris par l’intérêt musical de cette pièce, bien loin des « pièces de genre » si fréquentes à cette époque. Le langage est chromatique et lyrique faisant une grande part à la virtuosité de l’interprète mais aussi lui permettant de mettre en valeur ses qualités de musicien : expressivité, sens du phrasé et du lyrisme. On ne peut donc que recommander aux trompettistes de bon niveau de découvrir Paul Rougnon et les autres d’œuvres de cet auteur disponibles chez le même éditeur.
D.B.

Voilà donc de la musique à programme. Ce concerto, en effet, nous raconte une histoire, celle de sorciers qui persécutent la charmante fille du roi, la princesse Madeline. Fort heureusement, celle-ci connait le Grand Albert, célèbre alchimiste, qui va la sortir de ce mauvais pas. Cette histoire à rebondissements permet au concerto de connaître des développements contrastés : les sorciers sont terrifiants, la princesse charmante, et le Grand Albert noble et triomphant. Si l’auteur ne nous fait pas tout à fait prendre le Pirée pour un homme, comme dans une célèbre opérette, il pourra être bon d’éclaircir avec les élèves la référence historique… Ceci dit, l’ensemble est fort plaisant et varié, tour à tour terrifiant et plein de charme. Si la pièce peut être jouée telle quelle, il ne sera pas interdit de faire appel à un récitant ou même d’en faire une musique de scène pour une pantomime. Quant à l’intérêt musical, on peut bien entendu faire confiance à l’auteur !
Daniel Blackstone

Cette petite pièce de trois minutes aux harmonies de septièmes est destinée aux élèves de fin de premier cycle, début de deuxième, des conservatoires et écoles de musique. Une cadence ad libitum fera travailler la justesse dans le chromatisme, la fin, le détaché sur un air de cavalerie arpégé.
Sophie Jouve-Ganvert

Bien qu’approximativement en sol mineur en raison de ses trois bémols, cette pièce recèle bien des surprises par ses modulations, ses emprunts de toute sorte, ses variations de couleurs et de tempo. Bref, nous sommes bien dans l’univers des magiciens pour la plus grande surprise et le plus grand bonheur des spectateurs ou ici des auditeurs et interprètes. Le tout se développe dans une atmosphère fluctuante et un peu inquiétante qui donne le frisson… Mais c’est parfois bien agréable d’avoir un peu peur ! Ici, le piano est plutôt accompagnateur, mais bien autonome et contribue par ses contrastes (accords plaqués, arabesques) à l’ambiance générale. Bref, on ne s’ennuiera pas dans ce pays merveilleux et inquiétant.
Daniel Blackstone

Voici un « nouveau départ » qui fait penser à ces œuvres de salon qui ont fait le bonheur des instrumentistes à la fin du XIX° siècle. Qu’on ne s’y trompe pas : ceci n’est pas une critique mais un compliment. La pièce est fort agréable, fort plaisante, délicieusement surannée et pourtant pleine d’un charme tout à fait actuel. Le trompettiste y trouvera matière à y exprimer sa sensibilité, sa musicalité, et bien sûr sa dextérité sur son instrument : la partie « virtuose » n’est pas absente de cette partition. Après un départ andante à quatre temps survient une deuxième partie à 6/8 moderato très chantante qui se poursuivra jusqu’à la fin de façon plus agitée. L’ensemble est donc fort agréable. Il est fourni bien entendu avec une partie en ut et une partie en sib.
Daniel Blackstone

On peut dire de ces jardins qu’ils sont sagement asiatiques, car si la partie de trompette est écrite sur quatre sons (en ut : mib – fa – lab – sib) donnant à cette partition un air très exotique, la partie de piano vient bien vite tempérer cet exotisme par une harmonisation très occidentale. Que ceci n’apparaisse pas comme une critique ! Car le mariage des deux langages est fort agréable et tout à fait réussi. Comme d’habitude dans cette collection, la partie de piano n’est pas simplement une partie d’accompagnement : les deux instruments dialoguent constamment, Saluons une fois de plus une partition pour débutant pleine d’agrément et de vraie musique.
Daniel Blackstone

 

 

André GUIGOU : Axel pour trompette ou cornet ou bugle et piano. 1er cycle. Lafitan : P.L.3221.

Si les parties instrumentales, tant du piano que de la trompette, ne sont pas techniquement difficiles, elles sont pourtant pleines d’intérêt. En effet, le dialogue est constant entre elles et lorsque le piano intervient seul, c’est pour un discours polyphonique qu’il faudra savoir rendre en timbrant de façon différentes les deux parties de la main droite. Par ailleurs, l’ambiance est d’abord chantante et lyrique et présente beaucoup de charme. Pour simple qu’elle soit, cette pièce demandera une mise au point soigneuse et une grande écoute mutuelle des deux interprètes.

Francis COITEUX : Jeux de masques pour trompette ou cornet ou bugle et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3149.

Pourquoi ce titre ? C’est que nous allons de surprise en surprise à travers les changements de rythme, de mesure et de tonalités. A peine un personnage est-il apparu qu’il se transforme en un autre dans un paysage sonore fort plaisant. Andantino, Allegretto, Andante, Allegro se succèdent, donnant lieu, à chaque fois à des passages de caractères différents. Bref, on ne risque pas de s’ennuyer dans cette pièce fort plaisante, mais où le pianiste devra être très au-dessus du niveau du trompettiste afin d’assurer l’osmose indispensable entre les deux instruments.

Rémi MAUPETIT : En regardant la lune pour trompette ou cornet ou bugle et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3022.

Cette pièce à l’allure assez triomphale est destinée, comme la plupart des pièces de ces collections à inviter à la musique de chambre. C’est dire que la partie de piano, sans être trop facile, est abordable par un grand élève. Les triolets de main droite confèrent à l’ensemble un côté berceur qui adoucit l’aspect martial. On remarquera aussi que l’auteur a indiqué Cantabile, et que l’ensemble se déroule plutôt dans des nuances mf et va jusqu’au pianissimo. Quant au titre, il permettra peut-être de donner un caractère un peu rêveur à cette pièce… et sera aussi une invitation à ne pas jouer en regardant ses pieds.