Cette œuvre est donc la dernière présentée dans cette collection, puisque son directeur, Régis Famelart, comme nous l’avons dit ci-dessus, est disparu prématurément le 30 octobre dernier.
Reditum Regis, ou « Le retour du Roi », pour ceux qui auraient oublié leur latin (« nobody’s perfect… ») se compose donc de trois parties intitulées (en français) : « Tristesse au Royaume », réservée aux timbales, « Une bonne nouvelle » pour le xylophone et enfin « Le Roi revient » pour multi-percussion et bande son. Précisons que la bande son est à télécharger sur le site de l’éditeur et qu’elle a été écrite par un élève d’électro-acoustique du CRR (de Nice). L’ensemble est plein de charme et de rebondissements. Classée facile à moyen pour les percussionnistes, cette pièce demandera en revanche un pianiste chevronné. Précisons enfin que le titre et l’aspect moyenâgeux du conte tiennent peut-être à ce que l’auteur, avant de se consacrer entièrement à la musique, a fait une classe préparatoire à l’École des Chartes. Quoi qu’il en soit, l’ensemble est très plaisant et devrait rencontrer un franc succès.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

 

Nous n’aurons malheureusement plus à recenser des pièces présentées par Régis Famelart, disparu prématurément à l’âge de 55 ans le 30 octobre 2018 après une brillante carrière de percussionniste, de professeur dans des postes où il était apprécié de tous. Il était également un compositeur reconnu. Just two est en fait un recueil de quatre pièces qui mettent en relief toutes les possibilités expressives des moyens mis en œuvre. Seulement deux, nous dit le titre. Deux instruments, deux instrumentistes… et beaucoup de musique dans ces quatre pièces courtes, mais denses.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

La batterie est utilisée à plein puisque la partition fait appel à la caisse claire, aux trois toms alto, medium et basse, à la grosse caisse, aux cymbales ride et crash, et Hi hat Charleston (baguette), Hit hat (ouvert et pied). Quant au piano, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne chôme pas, maintenant un rythme obstiné d’un bout à l’autre de la pièce tout en prenant part au dialogue avec les différents instruments de la batterie. Tout à trac signifie bien quelque chose ! L’ensemble est donc plein de dynamisme et d’un intérêt certain. Le pianiste devra certainement avoir dépassé le premier cycle !
Daniel Blackstone

Trois types de percussions sont à l’œuvre dans ce triptyque. Le premier mouvement est consacré au xylophone. Dans un allegro tranquille, le xylophone nous entraine dans une orte de promenade fort agréable. Le deuxième mouvement est consacré aux timbales. Il commence par un Andantino un peu solennel à trois temps et se poursuit par un Allegro à quatre temps à la fois chantant et dynamique. Le troisième mouvement est destiné à la caisse claire. C’est également un Allegro entrainant. Le tout est donc très varié même s’il constitue un ensemble qui possède une grande unité de tonalité et de style. Loin du simple exercice, ce triptyque permettra aux deux interprètes de faire de la vraie et bonne musique.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Petite pièce pédagogique celtique pour batterie et piano en 1er cycle d’une durée de 2’35’’. Cette œuvre de forme tripartite fredonne d’abord un air celtique à trois temps au piano pendant que la batterie utilise les balais. On part ensuite vers une danse rapide où le piano joue des triolets à la main droite, accompagnés d’accords à la main gauche, pendant que la batterie utilise des baguettes cette fois en triolets. Pour terminer on revient sur l’air celtique du départ, pendant que la batterie retrouve ses balais. Ils finissent dans une dynamique flamboyante. Le titre fait évidemment penser au Capitaine Haddock…
Marie Fraschini

Cette courte pièce d’une durée de 1’51’’ est destinée à un percussionniste de premier cycle. Elle utilise des modes de jeux simples comme le Dome, des accents, quelques appogiatures devançant des croches, et ne va pas plus vite que la croche à 112 à la noire.
Les nuances vont du piano au forte. Pendant ce temps, le piano joue d’abord un thème en spiccato, imitant le geste saccadé du robot. Nous poursuivons par une partie plus chantée, comme si le robot avait des sentiments d’allégresse. On termine enfin en revenant sur le thème de départ en mineur puis joyeusement en majeur.
Marie Fraschini

Né en Pologne, Wieslaw Janeczek a été percussionniste solo au Théâtre dramatique populaire de l’Opéra de Cracovie, au sein de l’Orchestre Philharmonique de Cracovie et a enseigné au Conservatoire de musique de la même ville. En 1981, il quitte la Pologne pour s’établir en France. Actuellement, il enseigne la musique dans les classes de piano, batterie et percussion, à l’Ecole intercommunale de musique en Flandre française. Dans cette courte pièce d’une minute dix-huit, le piano qui joue des arpèges dans divers modes pentatoniques donne l’image du yoyo accompagnant une caisse claire de niveau 1er cycle. Dans la partie de caisse claire, on trouve des différences de timbres et de modes de jeux simples. Ils vont de la noire à 116 jusqu’aux doubles croches et des appogiatures liées à des noires et croches.
Marie Fraschini

Tambour-percussionniste à la Musique de la Police Nationale depuis 1997, David Lefebvre est également compositeur de pièces pour tambour/percussions/batterie et fifre. Cette petite pièce d’1’50’’ de niveau 2ème cycle utilise des modes de jeux simples comme le charleston à la main, ouvert et semi ouvert, le cymbale ride et le cymbale crash pour une Caisse claire, un Tom alto, un Tom médium, un Tom Basse et une Grosse caisse. De style enjoué, ce morceau facilement écoutable sur youtube https://www.youtube.com/watch?v=Z9jHnW_Clxc , nous laisse aisément visualiser une aventure de jeux vidéos.
Marie Fraschini

Bernard ZIELINSKI – Arlette ELSAYARY : Nuit festive à Taizhou pour batterie et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3063.

La dédicace donne l’explication du titre : « Aux gais lurons de la tournée chinoise de décembre 2014. » Elle explique également le caractère un peu « chinois » de cette charmante pièce pleine de dynamisme. Si la batterie accompagne et scande la partie de piano, c’est avec beaucoup de délicatesse. Nos deux interprètes devront être vraiment en osmose pour rendre les finesses d’une partition simple, certes, mais pas du tout simpliste ! On fera attention, en particulier, aux accents et aux nuances… C’est en tout cas un beau souvenir de cette ville de Chine qui, manifestement, a marqué les esprits…

Pierre-Richard DESHAYS : A.D.N. et L.O.L. deux pièces pour percussions et piano. Lemoine : HL29237.

La première pièce est composée pour xylophone et piano. Dans les premières mesures, le piano accompagne, par des accords en contretemps sur une basse régulière, la mélodie du xylophone. Cette mélodie pivote autour d’une septième diminuée avant de grimper en intervalles brisés sur deux octaves. Les rôles s’inversent après un petit jeu d’octaves. Si la pièce est dans la tonalité de sol mineur, sans difficultés rythmiques, on trouvera de nombreuses embûches sous l’aspect d’altérations accidentelles, les imprévus de l’A.D.N. ! La seconde pièce, L.O.L., est écrite pour cymbale suspendue, caisse claire, grosse caisse, deux toms et piano, soit pour deux percussionnistes et un

David LEFEBVRE : Drumming Sessions n° 8 pour batterie et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.3095.

Si le batteur est de niveau élémentaire, le pianiste pourra l’être aussi à condition de posséder un solide sens du rythme. En effet, la partie de piano n’est pas en soi difficile par les notes mais il faut, pour l’interpréter, avoir le rythme « dans la peau ». L’ensemble est vivant, joyeux et très agréable à entendre : on peut s’en faire une idée en allant en écouter un large extrait sur le site de l’éditeur http://www.lafitan.com/partition-drumming-sessions-percussionsbatterie- oeuvres-instrumentales-972-28-1-1.z.fr.htm

Wieslaw JANECZEK : Gravitation pour deux timbales et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3060.

Tonique et dominante de sol mineur sont vigoureusement affirmées par les deux timbales qui rythment la pièce de façon un peu envoûtante. Le piano accompagne avec, le plus souvent, des accords de main droite sous lesquels la main gauche déploie des rythmes dans les graves. On pourrait craindre la monotonie : il n’en est rien grâce aux nuances et à la variété et l’enchevêtrement des rythmes. Cette attirance-répulsion entre le piano et les timbales explique sans doute le titre de la pièce.

 Fragrance

Max MÉREAUX : Fragrance pour xylophone et piano. Préparatoire. P.L.3037.

  Voici une pièce qui porte bien son nom : piano et xylophone dialoguent à qui mieux mieux dans des ondulations irisées et donnent ainsi à l’œuvre un côté aquatique. C’est du moins ce que nous avons ressenti, mais l’ambiance harmonique subtile qui se dégage de ces pages peut évoquer reflets et ondulations lumineuses, ou plutôt, comme le titre y invite, des senteurs diverses dans une atmosphère légère : à chacun de faire jouer son imaginaire pour mieux transmettre l’ambiance parfumée que suggère l’auteur.

Les gais lurons en vadrouille

Bernard ZIELINSKI – Arletta ELSAYARY : Les gais lurons en vadrouille pour batterie et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3062.

  Dédiée « aux gais lurons de la tournée chinoise de décembre 2014 », cette pièce n’engendre point la mélancolie. Tandis que la main gauche du piano met en œuvre quasiment tout le temps un ostinato rythmique et que la batterie maintient une pulsation imperturbable, la main droite du piano nous offre une mélodie aux tonalités extrême-orientales très… occidentales. Mais, comme le demandent les auteurs, le tout ne doit-il pas être interprété « con piacevole Ilarita » ? Il ne nous semble pas utile de traduire… On peut penser que les interprètes y prendront également un joyeux plaisir !

Souffle d’Himalaya

Wieslaw JANECZEK : Souffle d’Himalaya. Pièce en trois mouvements pour percussion et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3061.

Cette pièce demande un jeu complet de percussions puisqu’on y trouve caisse claire, tom basse, cymbale suspendue, deux wood-blocks, trois timbales, un xylophone et un tambourin. C’est en dire aussi la variété. Trois ambiances différentes nous sont proposées : Désert de Takla-Makan, moderato exotique, Au rythme du Yak, grande espèce de ruminant à longue toison, allegro, où les timbales font merveille, et enfin une Promenade en pousse-pousse ponctuée par le xylophone et le tambourin. L’ensemble est séduisant et pittoresque à souhait. Le dépaysement de bon aloi est garanti !

 Drumming Sessions

David LEFEBVRE : Drumming Sessions N° 1 pour batterie et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3093.

Il y a là de quoi permettre au jeune pianiste (la partie de piano est pour un élève) d’acquérir in bon sens de la pulsation. Encore faudra-t-il qu’ils aient la même. Nous sommes invités à un joyeux défilé dans un tempo raisonnable (ni la légion ni les chasseurs alpins…). Bref l’ensemble est bien réjouissant et bien tonique.

 La Xylophant N° 2

David LEFEBVRE : La Xylophant N° 2 pour xylophone et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3094.

Le titre nous laisse-t-il entendre que le pianiste va se promener dans un magasin de porcelaine ? A priori non, car ces deux animaux (selon Saint-Saëns) ont l’air ici de bien s’entendre. D’abord à l’unisson, ils dialoguent ensuite sagement sur des rythmes joyeux. La partie de piano est facilement abordable par un élève. C’est, une fois de plus, une excellente initiation à la musique d’ensemble.

Timb – All

Dimitri GLADKOV : Timb – All pour timbales et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3070.

Trois timbales sont nécessaires pour interpréter cette pièce au titre évocateur…D'un bout à l'autre de la pièce, un ostinato rythmique d'accords de la main gauche du piano crée une atmosphère obsédante accentuée encore par la tonalité de ré mineur. Le tout se termine par trois accords paroxystiques. Il s'agit donc d'une œuvre qui ne manque pas de caractère !

La méthode Pygmalion

Denis DIONNE : La méthode Pygmalion volume 2. Dhalmann : ISMN 979-0-56024-466-2Nous avons rendu compte dans notre lettre 68 de mars 2013 du premier volume de cette méthode. Rappelons qu'il s'agit d'une « Méthode de percussion pour progresser à la caisse claire, aux multi-percussion, à la batterie. ». Le deuxième volume suit la même démarche que le premier : il s'agit d'autonomiser le plus possible le jeune batteur. Une série d'études sont proposées, qui sont à jouer sur la caisse claire seule. Puis l'élève la recompose pour deux ou trois instruments tout en gardant la structure rythmique. Enfin on enrichit peu à peu l'étude avec des nuances, des jeux de timbres… On acquiert ainsi une véritable autonomie.

 

Boomerang

Wieslaw JANECZEK : Boomerang  pour caisse claire et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3059.

Le titre dit bien le propos de la pièce. Les différents types de jeu de la caisse claire rebondissent et reviennent sur le pianiste qui, avec ses contretemps, donne à la caisse claire une réponse musclée. Tout cela est bien agréable et roboratif et devrait donner du plaisir tant aux interprètes qu'aux auditeurs qui ne risquent pas de s'ennuyer en écoutant ce dialogue.

 

Drum Tab.

Denis DIONNE : Drum Tab.  Jouez tout de suite à la batterie sans connaître le solfège. Dhalmann : FD0484.

L'auteur ne prétend pas que le solfège soit inutile mais il pense pouvoir venir ainsi en aide à ceux qu'une approche trop théorique du solfège aurait rendus totalement allergique à cette discipline… Le didacticiel présent sur le site de l'éditeur démontre que cette approche sensorielle peut être tout à fait pertinente et efficace. Ce petit volume est très agréablement présenté, fonctionne par dessins très explicites et permettra, souhaitons-le, de débloquer des situations difficiles. C'est l'œuvre d'un praticien et de la batterie et de l'enseignement…

 Face à face

Laurent COULOMB : Face à face  pour deux percussionnistes et traitement électronique. Delatour : DLT2615.

Précisons que le traitement électronique se fait en temps réel à partir d'un patch MaxMSP commandé par ordinateur. Pour comprendre la philosophie de l'œuvre, qu'il est impossible de résumer ici, on se reportera au commentaire de l'auteur sur le site de l'éditeur ainsi qu'à la prévisualisation qui s'y trouve. Disons qu'il s'agit, comme le titre le suggère d'une sorte de combat entre les deux interprètes : l'auteur précise qu' « une mise en scène – voire l'intervention de danseurs – est légitimement imagin