Chacun des préludes porte un titre : Saisissement, Elévation immatérielle, L'empyrée, Rémission des fautes, des offenses. L’auteur présente ainsi son oeuvre : « Envisagée dans une perspective liturgique chrétienne, cette suite de quatre pièces pourrait être jouée après l’eucharistie (nous pensons que l’auteur veut dire : après la consécration) et pendant la communion. Cependant avec le premier prélude, Saisissement, la musique apparait comme une interrogation inquiète, et non comme une adhésion recueillie au Credo de l’Église. Le deuxième prélude, Élévation immatérielle, installe un climat d’intériorité, en suivant la progression d’une arabesque se déployant de manière symétrique. Le troisième prélude, L’Empyrée, suggère ce que serait la musique du Paradis… Le titre, en faisant référence à d’anciennes croyances, marque une distance avec l’imagerie chrétienne sans pour autant renoncer au désir d’élaborer une musique d’essence spirituelle.

Le dernier prélude, Rémission des fautes, des offenses, est de nature énergique et développe de manière obsessionnelle les deux motifs symboliques associés, pendant les quatre préludes, au sang du Christ. » Ajoutons que l’écriture vise essentiellement à installer une ambiance. L’auteur ne donne aucune indication de registration et l’oeuvre peut être jouée sur des instruments même modestes mais possédant, bien sûr, un pédalier complet.
D. Blackstone
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