Jacques ERDOS : En écho pour cor en fa ou mib et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3237.

Le titre est bien annonciateur du contenu. A une phrase du cor correspond un écho du piano. Très sage au début, dans un andante puis un cantabile, la pièce s’anime dans sa partie centrale, en contrepoint. Pianiste et corniste devront donc s’écouter soigneusement pour avoir les mêmes accents, les mêmes articulations… Aux échos se mêlent aussi des passages en parties parallèles, pas plus faciles à mettre au point. Au-delà de cette performance, l’ensemble est très agréable, et se termine par un pianissimo des deux instruments qui semble faire rentrer le tout dans le silence. Il se dégage de l’ensemble beaucoup de poésie et un certain mystère.

René POTRAT : Amicale pensée pour cor en fa ou mib et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3121.

Cette Amicale pensée porte bien son nom : cette jolie mélodie en ré mineur se déroule calmement et avec grâce. La partie de piano, tantôt accompagnatrice, tantôt soliste ou introductrice soutient avec une grande légèreté le propos du cor. Quelques sages modulations donnent de très agréables changements d’éclairage. Rappelons que la partie de piano est prévue pour être interprétée par un élève : ces œuvres sont destinées à la musique de chambre.

Rémi MAUPETIT : Facile à dire pour cor en fa ou mib et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3015.

Facile à dire… pas forcément facile à faire. Mais le résultat sera à la hauteur ! La première partie est un adagio à quatre temps assez solennel où piano et cor se répondent. Puis vient un moderato à 6/8 assez original. Tandis que le cor déroule une mélodie simple dans un rythme « deux croches noire pointée » récurrent, le piano fait dans l’aigu, en croches régulières une sorte de trille lent tandis que la main gauche suit un rythme régulier qui peut suggérer une sorte de trois quatre qui se superpose au 6/8. Le tout se termine dans un do Majeur solidement affirmé. L’ensemble est donc varié, original et plein de bonhommie.

Pascal PROUST : 30 fablétudes pour cor. Fin 1er cycle. Sempre più : SP0260.

Chacune de ces trente petites pièces est précédée d’un « exercice préparatoire » qui permet de travailler pour elle-même la difficulté que va présenter chaque petite fable. Certes, ce sont des études, mais ce sont aussi trente tableautins aussi réjouissants les uns que les autres. Groupés par deux, chacun peint l’un des deux animaux de diverses fables, les unes célèbres comme Le rat de ville et le rat des champs, d’autres moins comme L’éléphant et le papillon et bien d’autres… L’ensemble est plein d’humour et l’interprète oubliera certainement les difficultés techniques grâce au charme de ces petites pièces.

Francis COITEUX : Chant des alpages pour cor en fa et piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0217.

Ce chant possède un caractère robuste et fait penser du moins dans sa première et sa troisième partie à un chant de marche. L’andante rustico à 6/8 du milieu est, quant à lui, nettement plus bucolique. L’ensemble est aussi varié qu’agréable et la partie de piano, qui joue son rôle à part entière, n’est pas très difficile et sera avantageusement jouée par un élève.

Pascal PROUST : Deuxième sonatine pour cor en fa et piano. Fin 2e cycle. Sempre più : SP0230.

C’est sans doute à cause de sa taille que l’auteur a intitulé son œuvre « Sonatine ». Mais elle mérite, par son intérêt d’être prise au sérieux : en trois mouvements, comme il se doit, elle déploie intérêt musical et charme réel. Le premier mouvement est un moderato qui a des allures de barcarolle. Piano et cor dialoguent dans un discours lyrique bien agréable. Le deuxième mouvement, adagio à 4/8, est un long récit lyrique ornementé, tandis que le troisième, qui s’ouvre sur un joyeux solo du cor, se continue par un allegro très rythmé qui débouche lui-même sur un « subito più vivo » avant le retour au tempo primo qui se clôt triomphalement fortissimo. Corniste et pianiste devrait y trouver de quoi montrer toutes leurs qualités musicales et techniques.

Yves BOUILLOT : 3 caractères. Pièce en 3 mouvements pour cor (en fa ou en mi bémol) et piano. Fin de 2ème cycle. Lafitan : P.L.3004.

 

Chacune de ces pièces illustre bien un « caractère ». La première, intitulée « Bravache » se déroule sur des rythmes et des intervalles qui évoquent une marche militaire, le tout de façon un peu parodique. Si l’auteur sous-titre sa pièce avec la définition du dictionnaire « qui affecte la bravoure ; fanfaron », ce n’est pas par hasard. La deuxième, intitulée « Rêveur » a pour sous-titre « qui se complaît dans des pensées vagues ou chimériques ». Elle permet au cor de s’épancher sur des arpèges du piano rappelant des accents de harpe. Quant à la troisième, « Chevaleresque », « qui a le caractère héroïque et généreux des anciens chevaliers », elle s’élance sur des accents qui rappellent la gigue de la troisième suite en ré de Bach… Le tout constitue un ensemble aussi varié qu’agréable.


Ivan BOUMANS : As simple as friendship pour cor en fa et piano. 3ème cycle. Sempre più : SP0209.

 

« Aussi simple qu’une amitié » … cela reste à voir. Sans doute le titre s’adresse-t-il plutôt à la dédicataire… Bref, cette pièce élégante et raffinée tant dans la conduite de sa mélodie que dans ses harmonies suppose une amitié exigeante. Mais les interprètes en seront bien récompensés par l’intérêt musical de l’œuvre.

 

 

Axel

André GUIGOU : Axel  pour cor fa ou mib  et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2984.

Voici une œuvre très poétique et très délicate qui, après nous avoir longuement promené dans un mode de fa s'installe ensuite de façon plus classique dans le fa majeur annoncé. Le tout n'est pas banal et permet au jeune débutant de se former l'oreille à des ambiances modales diverses. Rappelons qu'une des caractéristiques de cette collection est de pouvoir confier la partie de piano à un élève pas forcément virtuose et de favoriser ainsi la musique de chambre.

Claude-Henry JOUBERT : On a démonté le pont d'Avignon !  une enquête du commissaire Léonard pour cor en fa (niveau : fin du 1er cycle) avec accompagnement du professeur de cor. Lafitan : P.L.2802.

Dans la série de ses romans policiers, l'auteur nous propose cette œuvre dont les références musicales et littéraires risquent de passer très au-dessus – ou très à côté – de l'élève moyen. Ce pourra donc être l'occasion de faire découvrir à l'élève à la fois Alphonse Daudet, la mule du pape, le French-Cancan… et j'en passe ! Comme toujours, l'élève est invité à improviser une partie de l'œuvre, mais il est soigneusement guidé dans ce travail par les indications détaillées de l'auteur. Encore une occasion pour lui de réviser les notions d'harmonie qu'il est censé avoir acquises au cours de son premier cycle ! Et bien sûr, tout cela donne une musique très plaisante, pleine d'imprévus et… remarquablement écrite !

 

 

  Pascal PROUST : Pomme d'api  pour cor et piano. 1er cycle. Sempre più : SP0185.

Il y a trois parties dans cette pièce : la première et la troisième font effectivement appel joyeusement à la célèbre comptine « Pomme de reinette et pomme d'api » tandis que la partie médiane déroule une charmante valse lente. Tout cela est léger et fort agréable.

André TELMAN : Le réveil du volcan  pour cor en fa ou mib et piano. Deuxième cycle. Lafitan : P.L.2948.

André TELMAN : Le réveil du volcan  pour cor en fa ou mib et piano. Deuxième cycle. Lafitan : P.L.2948.

Ce volcan fait plus que se réveiller : il éructe ses flots de lave avec une belle vigueur. L'atmosphère est sauvage et inquiétante. On n'est pas loin de « La nuit sur le mont chauve »… Bref, pianiste et corniste devront rivaliser de tonus pour mettre en valeur cette pièce qui se termine certes dans un certain retour au calme, mais toujours inquiétant et qui laisse présager un nouveau réveil.

Gilles MARTIN : Multicolores.  Suite en 6 mouvements pour cor en fa et piano. Fin 1er cycle. Sempre più : SP0157.

Multicolore, cette suite l'est incontestablement par le style. De la marche à la valse en passant par d'autres genres connus, l'ensemble se termine par un tango de la meilleure venue et qui donnera des démangeaisons dans les jambes aux auditeurs et peut-être même aux instrumentistes. L'ensemble est fort agréable et plaisant.

 

Nous laisserons aux exécutants et aux spectateurs la surprise finale de cette pièce pleine de bonhommie. Disons seulement qu'on pense à l'andante de la symphonie « Les adieux », ce que sous-entend d'ailleurs le titre. C'est en tous cas plein d'humour et de bonne humeur et devrait mettre une joyeuse ambiance dans des auditions d'élèves.

Chti Romance  pour cor fa ou mib et piano.

André DELCAMBRE : Chti Romance  pour cor fa ou mib et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2946.

Une très jolie mélodie, très mélancolique, se déroule sur un accompagnement de piano qui la soutient et parfois lui répond. L'ensemble crée une ambiance un peu brumeuse, peut-être celle du Nord ? Mais l'ensemble est fort beau et devrait toucher les jeunes interprètes et leur public.

 

Andantino misterioso  pour cor naturel en mib et piano. 3ème cycle

Anthony de WARENS : Andantino misterioso  pour cor naturel en mib et piano. 3ème cycle. Sempre più : SP0151.

Cette pièce de facture classique est bien tonique et bien réjouissante. Elle comporte une cadence du plus bel effet. Le titre résume pleinement le contenu. Il y a beaucoup de plaisir en vue tant pour l'interprète que pour les auditeurs.

Un jardin japonais  pour cor et piano.

Pascal PROUST : Un jardin japonais  pour cor et piano. Fin 1er cycle. Sempre più : SP0125.

Les paysages se succèdent avec bonheur dans ce jardin. La promenade commence « Maestoso » puis se poursuit andante et allegro avant de revenir à une fin plus apaisée. L'ensemble est empreint de poésie et de lyrisme. Le tout est fort agréable.

 

Fanfare, choral et final.

Claude-Henry JOUBERT : Fanfare, choral et final.  Divertissement pour 3 cors en fa ou un ensemble de cors multiple de 3. 2ème cycle. Sempre più : SP0154.

Voici un triptyque fort bienvenu. A une brillante fanfare succède un choral qui évoque évidemment le grand Jean-Sébastien. Sans doute sera-t-il nécessaire de faire entendre aux élèves quelques chorals bien choisis pour qu'ils soient capables de suivre les conseils de l'auteur (nuances et phrasés sont à la discrétion des interprètes) avec un minimum de discernement… On s'estimera heureux s'ils ne disent pas « qu'une chorale, ça s'écrit avec un e ». Quant au final, « joyeux », il réjouira, n'en doutons pas, les jeunes interprètes.

 

Concerto de cor simple  pour cor naturel (ou cor chromatique) et piano

Charles-Ferdinand DUBOIS : Concerto de cor simple  pour cor naturel (ou cor chromatique) et piano. Restitution : Jean-Louis Couturier. 3ème cycle. Sempre più : SP0118.

Cet auteur prolixe de la fin du dix-neuvième siècle (1849-1899) a surtout écrit de la musique « de genre », polkas, quadrilles, mazurkas (y compris une mazurka électorale…) mais aussi un concerto pour cor et piano. C'est ce concerto qui nous est restitué ici. Les différents mouvements s'enchaînent sans interruption, avec des caractères variés. Le piano, véritable orchestre, n'est pas un simple accompagnateur mais prend sa part comme il est normal dans un concerto. L'ensemble s'écoute avec un intérêt certain.

Rémi MAUPETIT : Johan  pour cor fa ou mib et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2874.

L'écriture rappelle ces petites pièces que Schumann intitulait « mélodie ». Ce titre conviendrait bien ici : le cor déroule une grande mélodie de style choral que le piano accompagne en monnayant l'harmonie. Tout ceci est par ailleurs fort agréable et devrait faire le bonheur des jeunes interprètes : la partie de piano est vraiment très abordable.

 

Cantabile  pour cor anglais et piano

Leonello CAPODAGLIO : Cantabile  pour cor anglais et piano. Deuxième cycle. Sempre più : SP0131.

 

Dans un langage qui pourrait faire penser à Fauré, ce « cantabile » porte bien son nom, lui qui fait chanter l'instrument tout au long de la pièce tandis que le piano égrène une nappe de triolets.

Pascal SAINT-LEGER : Nostalgia pour cor en fa ou mib et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2761.

Voici une bien jolie nostalgie : les ambiances se succèdent : valse, swing… La nostalgie n'engendre pas la mélancolie et les deux partenaires, piano et cor, prendront certainement beaucoup de plaisir à ce dialogue plein de charme et d'humour.