Klavierstücke, op.116-119

Johannes BRAHMS : Klavierstücke, op.116-119.  Nicholas Angelich, piano.  2CDs Virgin Classics : 0946 379302 29. TT : 24'20 + 60'38.

Brahms n'est pas au piano un auteur facile. Même les plus grands ne s'y attardent pas ou à peine. Les pièces op.116 à 119, conçues à Bad Ischl dans les années 1892/1893, montrent un musicien qui, au soir de sa vie, délaisse la grande forme pour des partitions à numéros où régnent une certaine nostalgie et un vrai mystère, où se mêlent tendre douceur et profondeur abyssale.  Belle idée que de les réunir en un même album ! Les Fantasien op.116 alternent Capriccios véhéments et Intermezzos profonds dans une écriture quasi orchestrale. Les Intermezzi op.117 sont d'une poésie pénétrante, «  trois paysages d'automne qui restent tous dans la demi-teinte, le clair-obscur, chers au Brahms de la vieillesse » dira Claude Rostand. Dans les

Proserpine,

Jean-Baptiste LULLY : Proserpine, tragédie lyrique en cinq actes, d'après un livret de Quinault.  Cyril Auvity, Salomé Haller, Stéphanie d'Oustrac, Blandine Staskiewicz, Hjördis Thébault.  Le Concert Spirituel, dir. Hervé Niquet. 2CDs Glossa en livre-disque : GES 921615-F.  TT : 75’25 + 76’55.

On revient à Lully et c’est une bonne chose. Une reprise d'Atys nous est même promise à l’Opéra Comique d’ici peu. Écrite en 1680, la tragédie lyrique Proserpine, a été remontée en 2006 à l'Opéra royal de Versailles, grâce à l'opiniâtreté du chef Hervé Niquet. Moins célèbre qu'Atys ou Armide, c'est là une œuvre appartenant à la dernière manière du musicien. Il y compense une faible théâtralité par un développement musical luxueux culminant dans des divertissements dansés aussi frais que variés. Il s'agit d'une élégie amoureuse, celle de la belle Proserpine élevée par Pluton dans la campagne sicilienne au pied du mont Etna, qui se morfondra aux Champs-Élysées, et finalement devra partager son temps entre terre et royaume des ombres, tour à tour

Charles-Marie WIDOR (1844-1937)

Charles-Marie WIDOR (1844-1937) : 3e Symphonie (extraits), 4e Symphonie, 5e Symphonie(extraits).  Marie-Andrée Morisset-Balier au grand-orgue de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen.  ASO (8, rue de Maussion, 76000 Rouen) : 2008 M.  TT : 66’33.

C’est avec un vif plaisir que nous rendons compte de cet excellent disque, nouvelle occasion d’apprécier le superbe Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen, ainsi que le talent de sa titulaire, Marie-Andrée Morisset-Balier.  Celle-ci avait déjà enregistré, à côté d’œuvres de Franck et de Vierne, la célèbre Symphonie gothiquede Charles-Marie Widor, œuvre avec laquelle, justement, l’organiste de Saint-Sulpice avait inauguré, en 1890, l’orgue de Saint-Ouen.  Ce sont ici, à nouveau, des pages de trois des dix Symphonies pour orgue de Widor qui sont enregistrées.  Aux trois extraits de la 3e Symphonie - où la pompe de la Marche initiale et la splendeur du Final encadrent un Adagio méditatif - succède la 4e Symphonie dans son intégralité.  À une Fugue

Winterreise.

Franz SCHUBERT : Winterreise.  Hybrid’music (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : H1815. TT : 71’56.  7 € [sic].

Mario Hacquard (baryton) et Georges Dumé (piano) - animés par un solide esprit d’équipe et en pleine connivence - proposent une version discrète, avec toute la simplicité requise, du Voyage d’hiver, trop souvent galvaudé.  Aucune peinture d’atmosphère ne leur échappe : tour à tour énigmatique, espiègle, légère, volubile, mais aussi dramatique, énergique ou pesante et grave. L’excellent chanteur français s’impose par sa parfaite diction, sa prononciation allemande.  Le pianiste, par ses recherches de sonorité, son sens de la progression rythmique et du dialogue avec le chanteur, est un accompagnateur idéal. Ces « miniatures », très agréables à entendre et dont les discophiles ne se lasseront pas, brillent par la sûreté de leur goût : pour un plaisir partagé par Franz Schubert, interprètes et auditeurs.

Les sept dernières paroles du Christ (orgue)

oseph HAYDN : Les sept dernières paroles du Christ (orgue).  Hortus (Développement GIE, 2, rue Diderot, 92600 Asnières, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : HORTUS 057.  Distr. Codaex.  TT : 54’22.

Vincent Genvrin est l’auteur de la transcription pour orgue des Sept dernières paroles de Notre Rédempteur sur la Croix (1787). Sa version s’impose, à côté de celles pour orchestre, quatuor à cordes, piano et oratorio.  Elle est interprétée à l’orgue François Henri Clicquot de l’église Saint-Nicolas-des-Champs (Paris), bien que, selon ses propres termes : « …l’instrument choisi, un prestigieux Clicquot, se trouve aujourd’hui dans un état de déréliction préoccupant », ce qui n’empêche pas l’excellent organiste d’en tirer le meilleur parti possible. Il utilise souvent le grand chœur dans les parties massives ; des anches (flûtes, hautbois, trompettes) pour illustrer le caractère plus méditatif des Paroles ; le cornet, très expressif, sur : « Tout est accompli », ou encore la voix humaine sur : « Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit ».

Winterreise.

Franz SCHUBERT : Winterreise.  Hybrid’music (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : H1815. TT : 71’56.  7 € [sic].

Mario Hacquard (baryton) et Georges Dumé (piano) - animés par un solide esprit d’équipe et en pleine connivence - proposent une version discrète, avec toute la simplicité requise, du Voyage d’hiver, trop souvent galvaudé.  Aucune peinture d’atmosphère ne leur échappe : tour à tour énigmatique, espiègle, légère, volubile, mais aussi dramatique, énergique ou pesante et grave. L’excellent chanteur français s’impose par sa parfaite diction, sa prononciation allemande.  Le pianiste, par ses recherches de sonorité, son sens de la progression rythmique et du dialogue avec le chanteur, est un accompagnateur idéal. Ces « miniatures », très agréables à entendre et dont les discophiles ne se lasseront pas, brillent par la sûreté de leur goût : pour un plaisir partagé par Franz Schubert, interprètes et auditeurs.

Les sept dernières paroles du Christ

Joseph HAYDN : Les sept dernières paroles du Christ (orgue).  Hortus (Développement GIE, 2, rue Diderot, 92600 Asnières, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : HORTUS 057.  Distr. Codaex.  TT : 54’22.

Vincent Genvrin est l’auteur de la transcription pour orgue des Sept dernières paroles de Notre Rédempteur sur la Croix (1787). Sa version s’impose, à côté de celles pour orchestre, quatuor à cordes, piano et oratorio.  Elle est interprétée à l’orgue François Henri Clicquot de l’église Saint-Nicolas-des-Champs (Paris), bien que, selon ses propres termes : « …l’instrument choisi, un prestigieux Clicquot, se trouve aujourd’hui dans un état de déréliction préoccupant », ce qui n’empêche pas l’excellent organiste d’en tirer le meilleur parti possible. Il utilise souvent le grand chœur dans les parties massives ; des anches (flûtes, hautbois, trompettes) pour illustrer le caractère plus méditatif des Paroles ; le cornet, très expressif, sur : « Tout est accompli », ou encore la voix humaine sur : « Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit ».

HAYDN à Paris.  Ricercar

HAYDN à Paris.  Ricercar (Outher S.A., rue du Chêne 27, B-1000 Bruxelles Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : RIC 277.  TT : 68’54.

La célébration du bicentenaire de la mort de Fr. J. Haydn (1732-1809) stimule la production discographique.  L’Ensemble Les Agrémens (dir. Guy Van Waas) rend hommage au compositeur qui a été présent à Paris, au « Concert Spirituel » (institution fondée en 1725) : d’où le titre de ce CD. L’engouement pour son œuvre également à la Société « La Loge Olympique », à Paris, est célèbre. Ce CD propose la Symphonie en sib majeur (« La Reine ») et celle en fa# mineur (« Les Adieux »), œuvres accueillies avec enthousiasme dans la capitale, et la Symphonie en majeur de J. M. Kraus, en 3 mouvements (deux Allegro et un Andante méditatif central), de la même veine, d’ailleurs publiée sous le nom de Fr. J. Haydn. Ces trois œuvres bénéficient d’une excellente interprétation qui retiendra aussi l’attention des mélomanes du XXIe siècle.

Die Walküre.

Richard WAGNER : Die Walküre.  Anna Maria Westbroek, Robert Gambill, Villard White, Eva Johansson, Lilla Paasikivi, Kirill Petrenko.  Berliner Philharmoniker, dir. Sir Simon Rattle. 2DVDs Belair Classics : BAC040. TT : 240’.

La captation vidéo de La Walkyrie du festival d’Aix-en-Provence magnifie la force intérieure qui anime la régie de Stéphane Braunschweig.  Rarement l'intime de ce drame familial a-t-il été rendu si lisible et la dramaturgie wagnérienne aussi simplement explicitée dans une fusion quasi idéale texte-musique. De saisissants plans intermédiaires décryptent les dialogues : échanges entre Siegmund et Sieglinde, deux êtres auxquels la destinée ne va laisser que peu de bonheur, confrontation de Wotan et

Genoveva

Robert SCHUMANN : Genoveva. Juliane Banse, Shawn Mathey, Martin Gantner, Cornelia Kallisch, Alfred Muff.  Orchestre et chœurs de l'Opernhaus de Zürich, dir. Nicolaus Harnoncourt.  Arthaus Musik : 101 327. TT : 146’.

Dans son unique opéra, Genoveva, Schumann invite à pénétrer un drame profond. La mise en scène, signée de Martin Kusej, ne laisse pas de marbre. Alors que l’intrigue se concentre sur quelques personnages hyper-typés, il en fait une sorte de huis clos froid, espace intérieur cantonné, claquemuré, d'une blancheur aveuglante, qu'il oppose à un univers extérieur obscur et infini.  L'absence d'action dramatique, il la compensera en laissant sur scène, tels ds pions, les trois personnages principaux, même lorsqu'ils n'ont pas à intervenir directement. Les images sont fortes, souvent exacerbées, à la limite de l'expressionisme ; à l’aune du chemin de déchéance que vit Genoveva, humiliée publiquement ou maintenue plus morte que vive par deux geôliers

L’Elisir d'amore.

Gaetano DONIZETTI : L’Elisir d'amore.  Paul Groves, Heidi Grant Murphy, Laurent Naouri, Ambrogio Maestri, Aleksandra Zamojska.  Orchestre et chœurs de l'Opéra national de Paris, dir. Ewald Gardner.  DVD BelAir Classics : BAC034. TT : 133'.

Fière idée que de diffuser L’Elisir d’Amore dans la fameuse production de l’Opéra Bastille. Voilà bien un bijou de mise en scène qui tire son épingle du jeu d'une intrigue finalement pas si mal ficelée.  Car dans son melodramma giocoso Donizetti a mis bien plus que matière à briller. Laurent Pelly brosse des caractères vrais, d'une réelle consistance, avec ce brin d'exagération qui ne déforme pas le portrait. L'animation des ensembles ne le cède en rien côté imagination et une scène comme celle de Gianetta avec les filles du bourg trouve son sens réel, le moment où tout bascule pour le brave Nemorino devenu par quelque Deus ex machina, riche héritier.  Dès lors, peu importe que le philtre de Tristano e Isotta ne soit que du Bordeaux.  Le tout est

Manon Lescaut.

PUCCINI : Manon Lescaut.  Production : Peter Gelb.  Orchestre, chœurs et ballet du Metropolitan Opera, dir. James Levine.  Karita Mattila, Marcello Giordani, Dwayne Croft, Dale Travis.  Enregistré en public, le 16 février 2008.  EMI Classics : 2.17420.9.  TT : 2h17’.

Il fut longtemps de bon ton, en France notamment, de considérer Puccini avec une ironie condescendante – à la différence de ce qu’il en était aux États-Unis et en Allemagne (Berg ne se reconnaissait-il pas deux maîtres : Schoenberg et Puccini ; et Schoenberg, lui-même, ne déclarait-il pas : « J’ai toujours été fier de la présence de Puccini à la création du Pierrot lunaire » ?)… Mais ce snobisme fait heureusement long feu, et le grand Giacomo est désormais universellement célébré. Quant au présent enregistrement, il fera, n’en doutons pas, référence - de par, surtout, sa distribution : Karita Mattila (splendide Manon), Marcello Giordano (des Grieux), Dwayne Croft (Lescaut), Dale Travis (Géronte)… et la présence, au pupitre, du grand chef opératique James Levine.  Présentation de l’ouvrage par Renée Fleming qui interviewe aussi, lors des entractes, les principaux protagonistes de l’affaire.

 

 

La Bohème.

PUCCINI : La Bohème.  Production : Franco Zeffirelli.  Orchestre et chœurs du Metropolitan Opera, dir. Nicola Luisotti.  Angela Gheorghiu, Ramón Vargas, Ainhoa Arteta, Ludovic Tézier, Quinn Kelsey, Oren Gradus, Paul Plishka.  Enregistré en public, le 5 avril 2008.  EMI Classics : 2.17417.9. TT : 2h16’.

Sous la direction de Franco Zeffirelli, production, décors et costumes sont, comme de bien entendu, somptueux – et jusqu’aux façades joyeusement lépreuses d’un Paris populaire…  La distribution vocale n’est pas moins exceptionnelle, avec notamment Angela Gheorghiu (Mimi minaudant parfois à l’excès), Ramón Vargas (Rodolphe), Ludovic Tézier (Marcello) et, dans le rôle de Musette, la pétulante Ainhoa Arteta (pour nous, une révélation).  Durant les entractes, outre la visite des coulisses du théâtre, Renée Fleming (présentatrice du spectacle) interviewe Joe Clark (directeur technique du Met), A. Gheorghiu et R. Vargas.  En bonus : « Zeffirelli au Met ».

 

 

2e Concerto pour violon, op.129

Dimitri CHOSTAKOVITCH : 2e Concerto pour violon, op.129 (1re audition mondiale, 1972).  David Oistrakh, violon.  Orchestre philharmonique de Moscou, dir. Kirill Kondrashin.  David Oistrakh en récital (1972) : pièces de Debussy, Dvořák, Schubert et Sibelius (au piano : Frida Bauer).  VAI : DVD 4473.  TT : 60’.

Quel que fût le répertoire, impérial était David Oistrakh (1908-1974).  Si besoin était encore de s’en convaincre, il ne serait que d’écouter et de voir cet admirable document dans lequel – outre la création mondiale du terrifiant 2e Concerto pour violon de Chostakovitch - il interprète la Sonate pour violon et La fille aux cheveux de lin de Debussy, une Mazurka de Dvořák, la 6e Valse-Caprice de Schubert et un Nocturne de Sibelius.

Les 48 Préludes et Fugues.

J.-S. BACH : Les 48 Préludes et Fugues.  Konstantin Lifschitz, piano.  VAI (www.vaimusic.com)  : DVD 4488.  TT : 4h25’

Incroyable défi sereinement relevé par le grand pianiste russe Konstantin Lifschitz d’interpréter – par cœur ! – cet opus magnum de la littérature musicale baroque et ce, en une seule journée (après-midi et soirée du 30 mars 2008), lors du Miami International Piano Festival.  Où, sans les ordinaires afféteries de tant d’illustres virtuoses, il met en lumière les polyphonies les plus complexes…  Notons que Konstantin Lifschitz a choisi de regrouper par paires les Préludes et Fugues de même tonalité des Livres 1 et 2.  Un « absolu » pour votre DVDthèque

 

 

 

Rudyard KIPLING

POUR LES PLUS JEUNES

Rudyard KIPLING raconté et chanté par Enzo Enzo & Brigitte Lecordier : Trois histoires comme ça.  1 livre (72 p.), 1 CD.  Traduction et adaptation : Yves Lecordier.  Musique : Romain Didier.  Illustrations Irène Schoch.  Naïve Jeunesse : U318168.

Dus au merveilleusement imaginatif auteur du Livre de la jungle (et remarquablement traduits par Yves Lecordier, par ailleurs auteur inspiré des paroles des chansons), ces 3 contes : Le chat qui faisait son chemin tout seul / Comment la baleine acquit ses fanons / L’enfant d’éléphant feront assurément le bonheur de tous, petits et grands.  Nous savions la délicatesse d’inspiration du compositeur Romain Didier ; nous sommes, une fois de plus, sous le charme ! D’autant qu’il est ici servi par Enzo Enzo et Brigitte Lecordier, interprètes d’une rare qualité.

A Midwinter Night’s Dream.

Loreena McKENNITT : A Midwinter Night’s Dream.  Quinlan Road Music : QR 113.  Distr. Universal.  TT : 54’36.

Qui ne connaît la merveilleuse ductilité de la voix de Loreena McKennitt ?  Elle nous offre, cette fois, un florilège de treize carols et autres chants ou instrumentaux du temps de Noël - parmi lesquels The Holly & the Ivy, Noël nouvelet, Coventry Carol, Snow, Breton Carol, In the Bleak Midwinter, Un Flambeau, Seeds of Love

Saxhorn & piano.  David Maillot, saxhorn.

Saxhorn & piano.  David Maillot, saxhorn.  Géraldine Dutroncy, piano.  Hybrid’Music (www.hybridmusic.com) : H1813.  TT : 63’17.

Incontestables souplesse, vélocité et qualités mélodiques d’un instrument (créé en 1845 par Adolphe Sax) trop rarement utilisé en soliste.  Pour avoir été souvent destinées à un concours de conservatoire, ces différentes pièces n’ont pas moins été retenues, par l’excellent David Maillot (virtuose enseignant au Conservatoire de Cergy-Pontoise et membre de nombreuses formations de chambre), pour leur seule musicalité : Concertino d’Eugène Bozza, Sonate de Claude Pascal, Intermezzo de Marcel Bitsch, Humoresque d’Alain Bernaud, Fantaisie concertante de Jacques Castérède, Deux mouvements contrastés de Gérard Devos, Tubacchanale de Roger Boutry, Être ou ne pas être d’Henri Tomasi.  Bien plus qu’une curiosité !

Insomnies.

Stéphane BLET (°1969) : Insomnies.  Première mondiale.  Natalia Sitolenko, piano.  Marcal Classics : 040901.  Distrib. Codaex France.  TT : 64’57.

Furieusement lisztienne est l’œuvre de Stéphane Blet.  Avec la pianiste russe Natalia Sitolenko (°1970), le compositeur a enfin trouvé une interprète à la démesure de ses élans romantiques.  Outre nombre de pièces déjà répertoriées, cet enregistrement présente des œuvres en Première mondiale, telles que : Microcosmes I op.17, Insomnies op.38b, Suite érotique op.110 et In memoriam Frida Kahlo op.141.

Improvisations.

Karol BEFFA (piano) : Improvisations.  Intrada (www.intrada.fr) : Intr 036.  TT : 79’38.

Rêveuses improvisations - d’inspiration le plus souvent debussyste - autour d’une vingtaine de thèmes suggérés, le 29 juillet 2007, par le public de l’Ircam…  Karol Beffa est aujourd’hui l’un des très rares musiciens - en dehors du monde de l’orgue, du jazz ou de l’accompagnement de films muets - à se hasarder à soutenir pareille gageure.  Et avec quel talent !...

Siete canciones populares españolas (1914)

Manuel de FALLA : Siete canciones populares españolas (1914), Concerto per clavicembalo (1926), El gran teatro del mundo (1927), Psyché (1925).  Victoria de los Angeles, soprano.  Chœur Lieder Camera & Orchestre de chambre Teatre Lliure, dir. Josep Pons.  Harmonia Mundi : HMG 501432.  TT : 42’58.

À l’exemple de son maître Felipe Pedrell, Manuel de Falla s’inspire du folklore espagnol dans ses célèbres Sept chansons populaires aussi bien que dans Le grand théâtre du monde, musique de scène pour la pièce de Calderón, œuvres ici admirablement ciselées par Victoria de los Angeles.  La grande soprano interprète, en outre, Le Printemps de Psyché, exquise miniature sur un poème de Georges Jean-Aubry.  Œuvre la plus « avant-gardiste » du compositeur, le Concerto pour clavecin est interprété, en soliste, par Lluis Vidal.

Requiem.

Henry PURCELL : Lover’s Roses.  Sébastien Fournier, contre-ténor (www.sebastienfournier.com).  Ensemble Sprezzatura : Sébastien Guillot, clavecin & orgue positif.  Anne-Marie Lasla, basse de viole.  Hybrid’Music (www.hybridmusic.com) : H1814.  TT : 51’31.

Formé aux meilleures écoles (Henry Ledroit à Lyon, Guild School of Music and Drama of London), le contre-ténor Sébastien Fournier fondait, en 1998, l’ensemble Sprezzatura, avec lequel il se produit aujourd’hui dans de nombreux festivals internationaux.  Il a ici enregistré quinze des mythiques Ayres and Songs d’Henry Purcell, naguère illustrés par le grand Alfred Deller - auprès duquel notre jeune Lyonnais ne démérite assurément pas.