Gabriel FAURÉ

Gabriel FAURÉ : Requiem, op.48. Cantique de Jean Racine, op.11.  Sandrine Piau, soprano, Stéphane Degout, baryton.  Chœur Accentus, dir. Laurence Equilbey.  Naïve : V5137.  TT : 41'21.

Il était prévisible que Laurence Equilbey et Accentus abordent le Requiem de Fauré, une des pièces les plus emblématiques du répertoire choral - bien éloignée des Mozart, Brahms, sans parler de Verdi.  Fauré, qui disait avoir « voulu faire autre chose » y prend quelques libertés avec les textes liturgiques : omission du Dies iraedont n'est conservé que le Lux aeterna, modification de l'agencement des séquences, le Pie Jesu remplaçant le Benedictus.  On joue la version de 1873, pour formation de chambre sans violons.  Le sentiment d'intimité en sort renforcé, d'intériorité aussi. Comment ne pas s'arrêter sur ces instants magiques que sont l’Hostias, le Pie Jesu, la dernière partie du Lux aeterna, affirmation de vérité, et bien sûr le in Paradisium où l’art de la

Johannes BRAHMS

Johannes BRAHMS : Quatuors pour pianos et cordes n°1, 2, 3.  Renaud Capuçon, violon ; Gautier Capuçon, violoncelle ; Gérard Caussé, alto ; Nicholas Angelich, piano. 2CDs Virgin Classics : 50999 519310 2. TT : 76'03 + 51'59.

Brahms est souvent à son meilleur dans l’univers de la musique de chambre. Ses quatuors pour piano et cordes reflètent sa personnalité. Le Quatuor op.25, le plus joué des trois, a, lors de sa création en 1861, avec Clara Schumann au piano, pu déconcerter. Pourtant quelle richesse thématique, notamment dans l'introduction « ruisselante de musique » selon Claude Rostand. L'intermezzo qui tient lieu de scherzo, livre des clairs-obscurs subtils. Les « Capuçon and friends », s'ils font ressortir la liberté contrapuntique d'une œuvre aux multiples facettes, en proposent une exécution quelque peu détachée à force de vouloir allèger la texture. Le refus du rubato, de l'expansion romantique n'évite pas une certaine placidité ; encore que le final,

Wolfgang Amadeus MOZART

Wolfgang Amadeus MOZART : Sérénade KV 360 Gran Partita.  Alban BERG : Concerto de chambre pour 13 instruments à vent, piano et violon.  Mitsuko Uchida, piano, Christian Tetzlaff, violon. Ensemble Intercontemporain, dir. Pierre Boulez.  Decca : 478 0316. TT : 80’18.

Il peut paraître singulier de rapprocher la Sérénade Gran Partita de Mozart du Concerto de chambre de Berg ; encore que les deux pièces requièrent le même nombre d'instruments, treize, et à vent dans les deux cas, outre un piano et un violon chez Berg ; comme improbable de voir Pierre Boulez diriger Mozart – ce qu’il fit pourtant à Salzbourg, l’été 2006, dans cette même œuvre. Il y a selon lui, une même culture du chant et de la mélodie chez ces deux musiciens de théâtre, et dans les variations créées par l'un et l'autre « la même richesse, la même prolifération d'idées ». Dans la Sérénade l'accent est mis sur les contrastes de climat et les combinaisons de timbres. Voilà un Mozart en pleine lumière (menuetto décidé), sans afféterie (adagios au

Vincenzo BELLINI

Vincenzo BELLINI : La Sonnambula.  Cecilia Bartoli, Juan Diego Florez, Ildebrando D'Arcangelo.  Orchestre La Scintilla Zürich, dir. Allesandro de Marchi.  2CDs Decca/L'Oiseau Lyre : 478 1087.  TT : 59'10 + 75'01.

Cette Sonnambula en CD signe plusieurs premières : l’interprétation du melodramma de Bellini sur instruments d'époque, dans sa version originale telle que créée par Giudita Pasta, mais immortalisée par Maria Malibran ; avant qu'il ne soit pris d'assaut moyennant quelques ajouts, par les sopranos colorature.  Cecilia Bartoli, qui s’est fait un devoir de ressusciter le répertoire de la Malibran, confie combien le rôle est en fait confortable pour une voix de mezzo-soprano. Première rencontre au disque aussi entre Bartoli et J.D.Florez, le tenorissimo belcantiste du moment. Le résultat est à la hauteur de l'annonce. Alors même que la direction d'orchestre est comme une révélation. Alessandro de Marchi qui dirige la Scintilla zurichoise, s'empare à bras le corps

Antonio VIVALDI

Antonio VIVALDI : La Fida Ninfa.  Sandrine Piau, Veronica Cangemi, Marie-Nicole Lemieux, Sarah Mingardo, Philippe Jaroussky, Topi Lehtipuu, Lorenzo Ragazzo.  Ensemble Matheus, dir. Jean-Christophe Spinozi.  3CDs Naïve : OP30410.  TT : 59'33 + 66'15 + 63'51.

Autre merveille de la production opératique de Vivaldi que La Fida Ninfa, créée en 1732 à Vérone. L’offre dramatique limitée d'un sujet bucolique convenu, Vivaldi la transfigure par une musique infiniment inventive, sans cesse renouvelée : myriade d'arias da capo propres à peindre les affects, mais aussi ensembles, duetto – par exemple entre contralto et contre-ténor – trio et même quatuor vocal, récitatifs aussi intenses que vivants. L'écriture vocale fort complexe offre un redoutable challenge aux interprètes, tels ces arias di bravura où le mot virtuosité est peu dire devant la pyrotechnie étourdissante demandée, mais aussi ces cantilènes au débit alangui.  Partout ses talents de contrapuntiste sont en évidence, rythmes orchestraux sertissant de près

  Manuscrit de Bauyn

Manuscrit de Bauyn : pièces de clavecin de Louis COUPERIN, Luigi ROSSI, Girolamo FRESCOBALDI, Johann Jakob FROBERGER.  Benjamin Allard, clavecin. Hortus : 035.  TT : 56'27.

La manuscrit de Bauyn, du nom d’un riche financier mélomane du XVIIe siècle, qui renferme quelque 350 pièces composées entre 1640 et 1650, fait figure de corpus de référence pour  la musique française de clavecin. Plusieurs compositeurs se partagent la vedette éditoriale. À commencer par Louis Couperin.  Les Pièces en la et en fa, qui se distinguent par leur imagination harmonique, sont bâties sur le triptyque allemande-courante-sarabande, suivi d'une ou plusieurs pièces conclusives, de danse aussi (La Piémontoise dans la premier cas, un Bransle de Basque et une Chaconne dans le second).  Froberger, musicien allemand (1616-1667), organiste de la chapelle impériale à Vienne, vécut aussi à Paris. Ses compositions savantes sont fort

 Marin MARAIS

Marin MARAIS : Pièces de viole, Sarabande à deux violes.  SAINTE-COLOMBE : Concert XLVIII.  Josh Cheatham, Julien Léonard, violes de gambe.  Skip Sempé, clavecin.  Paradizo : PA0006. TT : 65'46.

Ancêtre du violoncelle, la viole de gambe ou basse de viole est l’instrument par excellence du baroque français. Magnifiée par des luthiers célèbres, elle offre une résonance et une puissante sonorité, outre cette vibration particulière qui la rend proche de la voix humaine ; sans parler de sa propension à la mélodie et à l'ornementation. Grand maître de l'instrument, interprète et compositeur, Marin Marais cultive «  une alternance fascinante entre le populaire et le chic » souligne Skip Sempé. Ses Pièces de viole avec accompagement de clavecin renferment tous ces mouvements de danse qui font florès dans la musique française baroque, l'élégiaque Sarabande, la Gigue alerte, l'Allemande décidée et autres Courante labile. Certaines sont dénommées,

Antonio VIVALDI

Antonio VIVALDI : L'Estro Armonico.  Bonus DVD : The Four Seasons MosaicTafelmusik Baroque Orchestra, dir. Jeanne Lamon.  Elisabeth Wallfisch, violon.  DHM : 88697190442. TT : 63’30 (CD) + 54'08 (DVD).

C’est avec L’Estro Armonico que Vivaldi, en 1711, a imposé la forme du concerto grosso initié par Corelli à la fin du XVIIe siècle.  L’Estro Armonico est un recueil de douze concertos comportant des formules rythmiques et mélodiques très audacieuses pour l’époque. L’écriture virtuose, cependant, ne nuit en aucune façon à la profondeur expressive soutenue par une forte tension intérieure. Si l’œuvre a été maintes et maintes fois enregistrée, ce nouvel album n’est en aucun cas un remake. Le Tafelmusik Baroque Orchestra fait preuve d’une énergie débordante dans un parcours à la fois volubile et empreint de sensibilité. En bonus, un DVD propose une expérience originale : The Four Seasons Mosaic. Les Quatre Saisons sont revisitées par

Sources : Monodies et polyphonies médiévales.  Mora Vocis : MOVO 1-2007. TT : 61’23.

Ces vingt pièces interprétées par l'ensemble vocal féminin Mora Vocis chantent l’eau et les sources dans le répertoire de la musique sacrée occidentale du XIe au XVe siècles.  Profondeur des eaux souterraines, fleuves débordants, force régénératrice ou purificatrice, la musique de l'eau parle en un langage universel qui convie l'auditeur à un rapport fluide avec le temps. La qualité vocale de Mora Vocis est remarquable de pureté et de limpidité. On peut également apprécier le choix des pièces issues de divers manuscrits (Bamberg, Hildegarde de Bingen, Burgos…), couvrant cinq siècles de musique monodique et polyphonique. L'album est accompagné d'un livret explicatif très complet tant au plan de l'interprétation que des principes fondamentaux de

Chants de Pâques.

Chants de Pâques.  Schola des Moines de l’Abbaye de Saint Martin de Ligugé. DBA : 10/07 200. TT : 44’22.

Voici un enregistrement d'un grégorien véridique, sans artifice, tel que le chantent les moines de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé dans leurs offices. L’abbaye, la plus ancienne implantation monastique connue, abrite une trentaine de moines selon la règle de Saint Benoît de Nurcie. La liturgie de Pâques, la plus importante de l'année chrétienne, abonde en pièces grégoriennes qui jalonnent les cérémonies. Parmi les chants choisis pour cet enregistrement figurent les célèbres Pange Lingua (procession de l'Eucharistie le Jeudi saint), Victimæ Pascali Laudes (séquence de la messe de Pâques), O Filli et Filliæ (hymne pour le Benedicamus Domino) et Veni Creator Spiritu (hymne pour les Vêpres entre l'Ascension et la Pentecôte ). L'intérêt particulier de cet

Die Walküre.

Richard WAGNER : Die Walküre.  Anna Maria Westbroek, Robert Gambill, Villard White, Eva Johansson, Lilla Paasikivi, Kirill Petrenko.  Berliner Philharmoniker, dir. Sir Simon Rattle. 2DVDs Belair Classics : BAC040. TT : 240’.

La captation vidéo de La Walkyrie du festival d’Aix-en-Provence magnifie la force intérieure qui anime la régie de Stéphane Braunschweig.  Rarement l'intime de ce drame familial a-t-il été rendu si lisible et la dramaturgie wagnérienne aussi simplement explicitée dans une fusion quasi idéale texte-musique. De saisissants plans intermédiaires décryptent les dialogues : échanges entre Siegmund et Sieglinde, deux êtres auxquels la destinée ne va laisser que peu de bonheur, confrontation de Wotan et

Genoveva

Robert SCHUMANN : Genoveva. Juliane Banse, Shawn Mathey, Martin Gantner, Cornelia Kallisch, Alfred Muff.  Orchestre et chœurs de l'Opernhaus de Zürich, dir. Nicolaus Harnoncourt.  Arthaus Musik : 101 327. TT : 146’.

Dans son unique opéra, Genoveva, Schumann invite à pénétrer un drame profond. La mise en scène, signée de Martin Kusej, ne laisse pas de marbre. Alors que l’intrigue se concentre sur quelques personnages hyper-typés, il en fait une sorte de huis clos froid, espace intérieur cantonné, claquemuré, d'une blancheur aveuglante, qu'il oppose à un univers extérieur obscur et infini.  L'absence d'action dramatique, il la compensera en laissant sur scène, tels ds pions, les trois personnages principaux, même lorsqu'ils n'ont pas à intervenir directement. Les images sont fortes, souvent exacerbées, à la limite de l'expressionisme ; à l’aune du chemin de déchéance que vit Genoveva, humiliée publiquement ou maintenue plus morte que vive par deux geôliers

L’Elisir d'amore.

Gaetano DONIZETTI : L’Elisir d'amore.  Paul Groves, Heidi Grant Murphy, Laurent Naouri, Ambrogio Maestri, Aleksandra Zamojska.  Orchestre et chœurs de l'Opéra national de Paris, dir. Ewald Gardner.  DVD BelAir Classics : BAC034. TT : 133'.

Fière idée que de diffuser L’Elisir d’Amore dans la fameuse production de l’Opéra Bastille. Voilà bien un bijou de mise en scène qui tire son épingle du jeu d'une intrigue finalement pas si mal ficelée.  Car dans son melodramma giocoso Donizetti a mis bien plus que matière à briller. Laurent Pelly brosse des caractères vrais, d'une réelle consistance, avec ce brin d'exagération qui ne déforme pas le portrait. L'animation des ensembles ne le cède en rien côté imagination et une scène comme celle de Gianetta avec les filles du bourg trouve son sens réel, le moment où tout bascule pour le brave Nemorino devenu par quelque Deus ex machina, riche héritier.  Dès lors, peu importe que le philtre de Tristano e Isotta ne soit que du Bordeaux.  Le tout est

Manon Lescaut.

PUCCINI : Manon Lescaut.  Production : Peter Gelb.  Orchestre, chœurs et ballet du Metropolitan Opera, dir. James Levine.  Karita Mattila, Marcello Giordani, Dwayne Croft, Dale Travis.  Enregistré en public, le 16 février 2008.  EMI Classics : 2.17420.9.  TT : 2h17’.

Il fut longtemps de bon ton, en France notamment, de considérer Puccini avec une ironie condescendante – à la différence de ce qu’il en était aux États-Unis et en Allemagne (Berg ne se reconnaissait-il pas deux maîtres : Schoenberg et Puccini ; et Schoenberg, lui-même, ne déclarait-il pas : « J’ai toujours été fier de la présence de Puccini à la création du Pierrot lunaire » ?)… Mais ce snobisme fait heureusement long feu, et le grand Giacomo est désormais universellement célébré. Quant au présent enregistrement, il fera, n’en doutons pas, référence - de par, surtout, sa distribution : Karita Mattila (splendide Manon), Marcello Giordano (des Grieux), Dwayne Croft (Lescaut), Dale Travis (Géronte)… et la présence, au pupitre, du grand chef opératique James Levine.  Présentation de l’ouvrage par Renée Fleming qui interviewe aussi, lors des entractes, les principaux protagonistes de l’affaire.

 

 

La Bohème.

PUCCINI : La Bohème.  Production : Franco Zeffirelli.  Orchestre et chœurs du Metropolitan Opera, dir. Nicola Luisotti.  Angela Gheorghiu, Ramón Vargas, Ainhoa Arteta, Ludovic Tézier, Quinn Kelsey, Oren Gradus, Paul Plishka.  Enregistré en public, le 5 avril 2008.  EMI Classics : 2.17417.9. TT : 2h16’.

Sous la direction de Franco Zeffirelli, production, décors et costumes sont, comme de bien entendu, somptueux – et jusqu’aux façades joyeusement lépreuses d’un Paris populaire…  La distribution vocale n’est pas moins exceptionnelle, avec notamment Angela Gheorghiu (Mimi minaudant parfois à l’excès), Ramón Vargas (Rodolphe), Ludovic Tézier (Marcello) et, dans le rôle de Musette, la pétulante Ainhoa Arteta (pour nous, une révélation).  Durant les entractes, outre la visite des coulisses du théâtre, Renée Fleming (présentatrice du spectacle) interviewe Joe Clark (directeur technique du Met), A. Gheorghiu et R. Vargas.  En bonus : « Zeffirelli au Met ».

 

 

2e Concerto pour violon, op.129

Dimitri CHOSTAKOVITCH : 2e Concerto pour violon, op.129 (1re audition mondiale, 1972).  David Oistrakh, violon.  Orchestre philharmonique de Moscou, dir. Kirill Kondrashin.  David Oistrakh en récital (1972) : pièces de Debussy, Dvořák, Schubert et Sibelius (au piano : Frida Bauer).  VAI : DVD 4473.  TT : 60’.

Quel que fût le répertoire, impérial était David Oistrakh (1908-1974).  Si besoin était encore de s’en convaincre, il ne serait que d’écouter et de voir cet admirable document dans lequel – outre la création mondiale du terrifiant 2e Concerto pour violon de Chostakovitch - il interprète la Sonate pour violon et La fille aux cheveux de lin de Debussy, une Mazurka de Dvořák, la 6e Valse-Caprice de Schubert et un Nocturne de Sibelius.

Les 48 Préludes et Fugues.

J.-S. BACH : Les 48 Préludes et Fugues.  Konstantin Lifschitz, piano.  VAI (www.vaimusic.com)  : DVD 4488.  TT : 4h25’

Incroyable défi sereinement relevé par le grand pianiste russe Konstantin Lifschitz d’interpréter – par cœur ! – cet opus magnum de la littérature musicale baroque et ce, en une seule journée (après-midi et soirée du 30 mars 2008), lors du Miami International Piano Festival.  Où, sans les ordinaires afféteries de tant d’illustres virtuoses, il met en lumière les polyphonies les plus complexes…  Notons que Konstantin Lifschitz a choisi de regrouper par paires les Préludes et Fugues de même tonalité des Livres 1 et 2.  Un « absolu » pour votre DVDthèque

 

 

 

Rudyard KIPLING

POUR LES PLUS JEUNES

Rudyard KIPLING raconté et chanté par Enzo Enzo & Brigitte Lecordier : Trois histoires comme ça.  1 livre (72 p.), 1 CD.  Traduction et adaptation : Yves Lecordier.  Musique : Romain Didier.  Illustrations Irène Schoch.  Naïve Jeunesse : U318168.

Dus au merveilleusement imaginatif auteur du Livre de la jungle (et remarquablement traduits par Yves Lecordier, par ailleurs auteur inspiré des paroles des chansons), ces 3 contes : Le chat qui faisait son chemin tout seul / Comment la baleine acquit ses fanons / L’enfant d’éléphant feront assurément le bonheur de tous, petits et grands.  Nous savions la délicatesse d’inspiration du compositeur Romain Didier ; nous sommes, une fois de plus, sous le charme ! D’autant qu’il est ici servi par Enzo Enzo et Brigitte Lecordier, interprètes d’une rare qualité.

A Midwinter Night’s Dream.

Loreena McKENNITT : A Midwinter Night’s Dream.  Quinlan Road Music : QR 113.  Distr. Universal.  TT : 54’36.

Qui ne connaît la merveilleuse ductilité de la voix de Loreena McKennitt ?  Elle nous offre, cette fois, un florilège de treize carols et autres chants ou instrumentaux du temps de Noël - parmi lesquels The Holly & the Ivy, Noël nouvelet, Coventry Carol, Snow, Breton Carol, In the Bleak Midwinter, Un Flambeau, Seeds of Love

Saxhorn & piano.  David Maillot, saxhorn.

Saxhorn & piano.  David Maillot, saxhorn.  Géraldine Dutroncy, piano.  Hybrid’Music (www.hybridmusic.com) : H1813.  TT : 63’17.

Incontestables souplesse, vélocité et qualités mélodiques d’un instrument (créé en 1845 par Adolphe Sax) trop rarement utilisé en soliste.  Pour avoir été souvent destinées à un concours de conservatoire, ces différentes pièces n’ont pas moins été retenues, par l’excellent David Maillot (virtuose enseignant au Conservatoire de Cergy-Pontoise et membre de nombreuses formations de chambre), pour leur seule musicalité : Concertino d’Eugène Bozza, Sonate de Claude Pascal, Intermezzo de Marcel Bitsch, Humoresque d’Alain Bernaud, Fantaisie concertante de Jacques Castérède, Deux mouvements contrastés de Gérard Devos, Tubacchanale de Roger Boutry, Être ou ne pas être d’Henri Tomasi.  Bien plus qu’une curiosité !

Insomnies.

Stéphane BLET (°1969) : Insomnies.  Première mondiale.  Natalia Sitolenko, piano.  Marcal Classics : 040901.  Distrib. Codaex France.  TT : 64’57.

Furieusement lisztienne est l’œuvre de Stéphane Blet.  Avec la pianiste russe Natalia Sitolenko (°1970), le compositeur a enfin trouvé une interprète à la démesure de ses élans romantiques.  Outre nombre de pièces déjà répertoriées, cet enregistrement présente des œuvres en Première mondiale, telles que : Microcosmes I op.17, Insomnies op.38b, Suite érotique op.110 et In memoriam Frida Kahlo op.141.

Improvisations.

Karol BEFFA (piano) : Improvisations.  Intrada (www.intrada.fr) : Intr 036.  TT : 79’38.

Rêveuses improvisations - d’inspiration le plus souvent debussyste - autour d’une vingtaine de thèmes suggérés, le 29 juillet 2007, par le public de l’Ircam…  Karol Beffa est aujourd’hui l’un des très rares musiciens - en dehors du monde de l’orgue, du jazz ou de l’accompagnement de films muets - à se hasarder à soutenir pareille gageure.  Et avec quel talent !...