Le doudou  de Coco

Le doudou  de Coco. Auteur Paule Du Bouchet et musique de Marie-Jeanne Séréro, Gallimard Jeunesse éveil musical, 12 p. , CD inclus. 11,90 €.

Une collection de livres-CD d’éveil musical pour les tout-petits. L’enfant découvre Coco dans de multiples aventures ! La mise en musique de ses péripéties captive le tout-petit, ajoute des émotions aux images et lui procure ses premiers émois musicaux !

Dans le Doudou de Coco, le petit ouistiti est très excité à l’idée de prendre le train pour retrouver sa mamie ! Mais catastrophe… le doudou reste introuvable. Coco perd ses moyens : pleure, cri, rouspète… puis se calme. La musique rythme et insiste sur ses sentiments à l’aide d’une caisse claire, d’un vibraphone, d’un piano et d’un saxophone. Les tout-petits s’amuseront à recréer l’histoire à l’aide de la version instrumentale située à la fin du CD-audio.

A découvrir sans attendre !

 

Le Voyage de Babar.

Raphael MOSTEL : Le Voyage de Babar. Texte de Jean de Brunhoff.  TT : 63’30.

Il s’agit là du premier enregistrement en français de la délicieuse mise en musique par Raphael Mostel - compositeur célèbre aux États-Unis - du conte de Jean de Brunhoff.  Pour vous consoler de ne pouvoir écouter cette version - malheureusement encore hors commerce (enregistrée en public au Florence Gould Hall de New York, avec Laurent de Brunhoff, récitant) -, vous pouvez toujours vous procurer la version anglaise (« The 21stcentury’s Peter and the Wolf », The New York Times) auprès du compositeur : www.mostel.com / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Hommage à Stéphane Blet.

Hommage à Stéphane Blet.  Dix-sept pièces de musique de chambre, huit interprètes.  Marcal Classics : 070202.  TT : 59’34.

Dédiée au très prolifique Stéphane Blet, voici une sélection d’interprétations de son œuvre chambriste.  Pour piano : Sonate n°4 op.40, Sonate n°5 op.62, Sonate n°6 op.135, Suite érotique op.110, Toccata op.36, Éclipse op.10, Improvisation n°4Pour violon : Neiges op.63, Après op.152. Pour mezzo-soprano et piano : Mélodies sur des poètes contemporains.  Avec Morgane Dupuy (violon), Ekaterina Godovanedes (mezzo-soprano), Alexandre Paley, Evelina Borbei, Jean Muller, Natalia Sitolenko, Stéphane Blet & Antoine Terny (piano).  À un compositeur inspiré, le juste hommage !

 

Maurice RAVEL : Œuvres pour piano et violon & piano.

Maurice RAVEL : Œuvres pour piano et violon & piano.  Régis Pasquier, Gérard Poulet (violon).  Christian Ivaldi, Anne Kaasa, Jean-Claude Pennetier, Bruno Rigutto, François-Joël Thiollier (piano).  Saphir (www.saphirproductions.net) : LVC 1099.  TT : 69’46.

Avec une telle pléiade d’interprètes, comment se priver d’un tel bonheur !  Ma Mère l’Oye (Pennetier, Ivaldi), Sonate posthume (Pasquier, Pennetier), Gaspard de la nuit (Kaasa), Pièce en forme de habanera (Poulet, Rigutto), La Valse (Thiollier).

Felix MENDELSSOHN (1809-1847)

Felix MENDELSSOHN (1809-1847) : Rondo capriccioso op.14, Fantaisie en fa# mineur op.28, Quatre Romances sans paroles, Prélude & fugue op.35, Variations sérieuses, op.53, Trois études op. 104b.  Robert SCHUMANN : Erinerrung 4.  Cyril Huvé (piano Broadwood, 1840).  Paraty (www.paraty.fr) : 208.106.  Integral Distribution.  TT : 71’.

Afin de nous faire découvrir ce florilège de pièces pour le clavier (méconnues, sauf bien sûr les Lieder ohne Worte), Cyril Huvé, ordinairement spécialiste du pianoforte, joue ici un piano Broadwood des années 1840.  Le dernier titre de l’album est une brève page que Schumann composa, en 1847, à la mémoire de celui qu’il considérait comme son mentor.

« Musique de chambre, Vienne, 1818… »

« Musique de chambre, Vienne, 1818… »  Franz KROMMER (1759-1831) : Trio à cordes op.96, Quatuor pour flûte & cordes op.92, Trois Danses hongroises op.89.  Nicole Tamestit & la Compagnie.  Livret de 36 pages.  2CDs Diligence : DIL 8.  Distr. Codaex.  TT : 87’.

Le « grand » Trio à cordes op.96 de ce compositeur emblématique du préromantisme tchèque est un évident hommage au Divertimento à Puchberg de Mozart ; il ne comporte pas moins de six mouvements.  Quant au Quatuor pour flûte traversière & cordes, il renouvelle la forme et les codes alors en vigueur.  Les Trois Danses hongroises du second volume nous rappellent, en outre, la place qu’occupaient les arts populaires dans le cœur du compositeur.  Entourée de Georges Barthel (traverso), Jacques Bonvallet (second violon), Sophie Cerf (alto) et Jerôme Huille (violoncelle), la violoniste Nicole Tamestit se consacre à la popularisation de la musique de ce compositeur d’une rare prolificité : n’a-t-il pas laissé 80 quatuors à cordes, 26 quintettes à cordes et une quarantaine d’autres œuvres chambristes mêlant cordes et instruments à vent…  À découvrir absolument !

« Ténèbres du premier jour… »

« Ténèbres du premier jour… » François COUPERIN : Trois Leçons de ténèbres.  Marc-Antoine CHARPENTIER : Répons.  Michel LAMBERT : Miserere.  Les Demoiselles de Saint-Cyr, dir. Emmanuel Mandrin.  Ambronay (www.ambronay.org) : AMY 018.  Distr. Harmonia Mundi.  TT : 65’29.

Sous la direction de l’organiste Emmanuel Mandrin, l’excellent chœur des « Demoiselles de Saint-Cyr » se consacre, depuis 1991, à l’interprétation du répertoire baroque pour voix de femmes.  De célèbres chefs-d’œuvre ont été ici rassemblés, avec - en outre - le superbe Miserere de Michel Lambert, psaume récemment découvert.

« Entre el Cielo y el Infierno… » Francisco GUERAU (1649-1722)

« Entre el Cielo y el Infierno… » Francisco GUERAU (1649-1722) : Poema harmónico.  José MARÍN (1618-1699) : Tonos humanos (Manuscrit Fitzwilliam).  Laberintos ingeniosos : Xavier Díaz-Latorre (guitare à 5 cordes & direction), Lambert Climent (ténor), Pedro Estevan (percussions).  Zigzag Territoires (www.zigzag-territoires.com) : ZZT 090301.

Alors que brillait de ses derniers feux el Siglo de Oro, s’ouvrait pour l’art espagnol une période désenchantée, faite de récits d’amours méprisées ou de récits de cape et d’épée – exprimés dans des œuvres à visées satiriques ou morales, chansons courtoises souvent mises en scène.  Dans cet esprit, les Tonos humanos est la seule pièce connue de José Marín (sur un poème de Lope de Vega) ; où il développe notamment madrigalisme, chromatisme et rôle harmonique de la guitare.  Le Poema Harmónico de Francisco Guerau est, quant à lui, purement instrumental.  Xavier Díaz-Latorre a judicieusement combiné ces deux œuvres « en tres jornadas ».

Giovanni COPRARIO

Giovanni COPRARIO (ca 1575-1525 ) : Songs of mourning (1613), The Masques of Squires (1614), Funeral Teares (1606).  Les Jardins de courtoisie & Ensemble Céladon.  Anne-Delafosse-Quentin (soprano), Paulin Bündgen (contre-ténor).  Zigzag Territoires (www.zigzag-territoires.com) : ZZT 090302.

La musique de John Cooper, dit Giovanni Coprario, exprime admirablement les désordres et angoisses qui étaient le lot, en ce début de XVIIe siècle, du règne finissant d’Elisabeth Ire puis de celui, commençant, de Jacques IerFuneral Teares célèbre la mémoire de Charles Blount, mort de mélancolie après qu’il lui fut interdit d’épouser la poétesse Penelope Devereux, countess of Devon.  Les Songs of Mourning célèbrent, sur un poème de Thomas Campion, la mémoire du prince Henry of Galles, héritier de la couronne, fauché à l’âge de 18 ans.  The Masques of Squires, composés à l’occasion du mariage d’Elisabeth, future reine de Bohème, expriment, en revanche, l’espoir d’un bonheur futur.  Afin de nous révéler ce précieux répertoire (voix, luth, harpe & violes de gambe), Anne-Delafosse-Quentin et Paulin Bündgen ont ici réuni leurs deux ensembles.

Giacomo PUCCINI : Madama Butterfly

Giacomo PUCCINI : Madama ButterflyAngela Gheorghiu, Jonas Kaufmann, Enkelejda Shkosa, Fabio Capitanucci, Gregory Bonfatti, Raymond Aceto.  Orchestra e Coro dell'Academia nazionale di Santa Cecilia, dir. Antonio Pappano. 2CDs EMI : 5099926418728.  TT : 62'04+73'08.

Les intégrales d'opéra se font si rares ces temps qu'on fond de plaisir à en écouter une, surtout lorsqu'il s'agit de l'attachante Butterfly de Puccini. C'est aussi un signe des temps que d'enregistrer un rôle, fût-il de premier plan, avant même de l'avoir porté à la scène.  Tel est le cas ici de l'héroïne et de son ténor, l'imprudent Pinkerton. Quoique la chose ne soit pas nouvelle pour ce qui est du rôle de Cio Cio Cian.  En tout cas, pas de problème ici.  Car voilà bien une exécution à ranger parmi les grandes. Et la concurrence est rude (Callas-Gedda-Serafin, Scotto-Bergonzi-Barbirolli, Freni-Domingo-Karajan).  La direction de Antonio Pappano, sur le versant vif, définit l'atmosphère juste d'un drame qui ne se relâche pas. Admirable, la souveraine

Claude DEBUSSY : Préludes – Livre I.

Claude DEBUSSY : Préludes – Livre I.  D'un cahier d'esquisses. Children's Corner. Suite bergamasque (Clair de lune).  Nelson Freire, piano.  Universal/Decca : 478 1111. TT : 63'18.

Le pianiste brésilien atteint la stature de sage du clavier. Il y a, dans sa lecture de ces pièces de Debussy, quelque chose qui participe de l'alchimie insaisissable, ou plutôt de l'entente idéale entre un compositeur et son interprète, qui place Freire dans la lignée des Michelangeli et autres Arrau.  Le mot poète serait-il trop faible ? Car on est au-delà de la couleur, comme le souligne l'essai pénétrant accompagnant le disque : « Tendez l'oreille et fermez les yeux ».  On citera Freire lui-même qui parle de profondeur (Des pas sur la neige dont les premières mesures font penser à la mort de Mélisande), de cœur (La jeune fille aux cheveux de lin » ; The snow in dancing), d'esprit (La sérénade interrompue,  fantaisie espagnolisante plus vraie que nature, La

Camille SAINT-SAËNS

Camille SAINT-SAËNS : Concertos pour piano n°2 et n°5 « L'Égyptien ». Brigitte Engerer, piano.  Ensemble Orchestral de Paris, dir. Andrea Quinn.  Mirare : MIR 079. TT : 55'.

Saint-Saëns a, de manière déterminante, contribué au renouvellement du genre du concerto de piano au XIXesiècle, en assoyant le genre du concerto symphonique ou « comment l'orchestre doit être lié au piano » dira Schumann.  La richesse instrumentale enlumine le dialogue avec le soliste. Le Concerto n°2 est virtuose et possède une dynamique interne à chaque mouvement, de plus en plus rapide. Les brillants échanges entre orchestre et clavier, de l'ordre de la confrontation par endroit, mettent en valeur ce dernier. L'inspiration est sans cesse en éveil comme à l'allegro scherzando, avec ses rythmes syncopés et ses guirlandes de notes sur un lit de cordes frémissantes.  Brigitte Engerer est sincère, nous entraînant dans un tourbillon,

Wolfgang Amadeus MOZART : Symphonie n°28.  Richard STRAUSS : Don Juan.  Igor STRAVINSKY : L'Oiseau de feu (suite de 1919).

Wolfgang Amadeus MOZART : Symphonie n°28Richard STRAUSS : Don Juan.  Igor STRAVINSKY : L'Oiseau de feu (suite de 1919).  Karl Böhm, Kölner Rundfunk-Sinfonie-Orchester (enregistrements de 1963, 1973, 1976).  Audite : 95.591.  TT : 57'25.

Bel hommage à l'art de Karl Böhm. Ses 82 ans n'entamaient en rien l'impétuosité du Don Juan de Strauss, vision dramatique et brillante. Assurément une des plus rapides qu'il ait livré au concert. Non que le thème avec hautbois solo ne développe son profond lyrisme, marquant un beau contraste. La 28e Symphonie de son cher Mozart livre un style d'interprétation « classique » dirait-on aujourd'hui (comparé à celui des baroqueux ou de leurs thuriféraires, sans parler d'un Harnoncourt) : orchestre de proportions relativement fournies, tempos rigoureux, articulation claire et, surtout, souci du phrasé laissant à la mélodie loisir de s'exprimer.  Intégrité, équilibre et sentiment de naturel sont des mots qui viennent à l'esprit. Même si, avec le recul,

Joseph HAYDN

Joseph HAYDN : Sonates n°60 en ut majeur Hob XVI 50, et n°31 en lab majeur Hob XVI 46.  Wolfgang Amadeus MOZART : Sonate n°13 en sib majeur KV 333 et n°7 en ut majeur KV 309Claire-Marie Le Guay, piano.  Universal/Accord : 480 1704.  TT : 81'33.

Troisième volume d'une série consacrée à des sonates de Haydn et de Mozart, autant de jeux de miroir entre deux compositeurs liés d'admiration l'un pour l'autre, ce CD prône le thème de l'esprit concertant. Fascinantes comparaisons au jeu des points communs comme des traits originaux qui les distinguent. La virtuosité entendue au sens de l'ampleur et du grand pianisme, est ici de rigueur. La différence d'approche est souvent flagrante : le théâtre de la vie chez Mozart, avec ce mélange inimitable de tragique et d'espiègle ; une mine d'imagination thématique avec Haydn et une sorte d'humanité dont l'humour n'est pas exclu. Ce que démontrent les interprétations de Cl.-M. Le Guay dans leur objectivité expressive, un brin sérieuses.  Contemporaine

Joseph HAYDN : Sonates n°38 en fa majeur Hob

Joseph HAYDN : Sonates n°38 en fa majeur Hob. XVI.  Variations en fa mineur Hob. XVII.34.  Sonate n°60 en ut majeur Hob. XVI.  Sonate n°62 en mib majeur Hob. XVI.  Zhu Xiao-Mei, piano. Mirare : MIR 076. TT : 70'05.

Les sonates pour piano s'étalent chez Joseph Haydn sur quelque quarante ans de vie créatrice. Moins connues que le répertoire symphonique, elles n'en sont pas moins significatives de l'évolution stylistique du maître d'Esterhaza. La variété et l'invention mélodique y sont un objet d'émerveillement ; le raffinement de l'écriture aussi, et ce que Zhu Xiao-Mei appelle la « tonicité rythmique », quel que soit le type de mouvement, lent ou rapide. De louer aussi chez Haydn le « sens de la simplicité » chez « un compositeur qui aime la vie » et « rend les gens heureux ».  Belle formule ! Non loin de cette sensation d'aisance, de joie presque facétieuse que se plaît à décrire Alfred Brendel.  Les interprétations sont toutes de fluidité, de naturel, d'esprit, voire

Antonio VIVALDI : Concertos pour deux violons.

Antonio VIVALDI : Concertos pour deux violonsViktoria Mullova, Giuliano Carmignola, violons.  Venice Baroque Orchestra, dir. Andrea Marcon. Universal/DG : 00289 477 7466.  TT : 61'02.

Vivaldi a beaucoup écrit pour la formation concertante, avec violon en particulier. Et aussi pour deux violons. Empruntant le mode de la sonate en trio, de forme tripartite, vif-lent-vif, les deux solistes y sont traités à part égale, à de rares exceptions près, et dialoguent en répons le plus souvent, à moins qu'ils n'évoluent en parallèle. Peu jouées, peu représentés au disque, ces concertos méritent l'attention, car toujours très mélodieux. Le jeu euphonique y est pour quelque chose. La variété que contiennent ces pièces n'a d'égale que le plaisir qu'elles procurent, qu'on les écoute en continu, les unes à la suite des autres, ou de manière sélective. Leur extrême concision ajoute à l'attirance. L'interprétation est de classe : deux violonistes rompus à ces musiques, le baroqueux Carmignola rejoignant la plus universaliste Mullova. La direction de Andrea Marcon, qui dirige du clavecin les cordes de son orchestre vénitien, est vive mais pas sèche.

Johann Adam REINKEN

Johann Adam REINKEN : Hortus Musicus I et IV, à deux violons, viole de gambe et basse continue.  Dietrich BUXTEHUDE : Trois sonates à deux violons, viole de gambe et basse continue. Ensemble « La Rêveuse ». Mirare : MIR 74. TT : 67'22.

L'intérêt de ce CD est de rapprocher deux musiciens exactement contemporains et des œuvres partageant le même modèle instrumental.  Reinken (1637-1722) fut l'ami de Buxtehude. Organiste comme lui, il était basé à Hambourg dont il fonda l'opéra. Moins connu que celui-ci, il est justice de le sortir de l'ombre. Son « Jardin musical » est constitué de sonates en trio, organisées sur un plan identique : 5 sections dont la première est une sonate (elle-même en quatre parties) et les quatre autres les morceaux d'une suite (allemande, courante, sarabande et gigue).  Les sonates de Buxtehude, le musicien de Lübeck, donnent dans le style « fantastique », prisé à l'époque, mélange de fantaisie et de liberté, de rhétorique et de vocalité. Elles

Gioacchino ROSSINI : Sinfonie per organo a quattro mani.

Gioacchino ROSSINI : Sinfonie per organo a quattro mani. Tactus (CD Diffusion : 28, route d'Eguisheim BP 4, F-68920 Wettolsheim. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : TC 791805. TT : 60’30.

Ce disque inattendu repose sur le principe de l’arrangement de partitions d’opéras dans une version pour orgue à quatre mains. Parmi ceux-ci figurent, entre autres, la Gazza Ladra, Le Barbier de Séville (en deux mouvements : Andante maestoso et Allegro con brio), Semiramide, Tancrède, L’Italienne à Alger, Guillaume Tell. L’ensemble du programme repose sur le principe de l’opposition : mouvement lent/mouvement rapide. G. Maccaroni et F. Iannella nous proposent un répertoire de nos jours peu habituel pour l’orgue, mais très en vogue au XIXe siècle. Le « roi des instruments » peut ainsi se prêter aux caractères tour à tour descriptif, narratif, un tantinet sentimental, cérémoniel : témoin de l’esprit du temps. Les interprètes n’ont « pas voulu

Orgues historiques de France.

Orgues historiques de France. Vol. 5. Sinus (Postfach 526 CH-8802 Kilchberg. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : 3005.  TT : 61’25.

Après l’orgue de Cintegabelle, Albert Bolliger a judicieusement sélectionné le célèbre orgue historique Jean Boizard (1714), à l’église de Saint-Michel-en-Thiérache (Picardie), avec sa tuyauterie d’origine ayant toujours miraculeusement échappé à sa destruction. L’instrument, très bien présenté avec illustrations et nomenclature des 4 claviers (dont un en écho), est typique de la facture française autour de 1700. Le livret d’accompagnement est un modèle du genre. Comme de juste, l’éminent organiste suisse a retenu des œuvres françaises d’H. Du Mont, N. A. Lebègue, L. Chaumont, J.-H. d’Anglebert, Fr. Roberday et J. Boyvin, ce qui lui permet de mettre les différents jeux en valeur (tierce en taille, cromorne en taille…).  Il révèle également

Ludwig SENFL : Missa Paschalis und Motetten.

Ludwig SENFL : Missa Paschalis und Motetten. Musiques Suisses, Migros (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) :MGB 6165.

Senfl, musicien suisse, (Bâle, ca 1486-Munich, ca 1543), a d’abord vécu à Zurich, puis exercé ses activités à la cour de Bavière, dans les fonctions de musicus intonator ou de musicus primarius. Ce sympathisant de la Réforme, également humaniste (adaptation musicale d’Odes d’Horace pour les élèves des écoles latines), a composé des Chansons, Motets et 7 Messes.  Sa Missa Paschalis est un modèle d’écriture polyphonique dans le sillage de l’École dite franco-flamande. Cet enregistrement s’impose par le fondu et la plénitude des voix. Il comporte aussi, interprétés avec les mêmes qualités, Quinque Salutationes Domini Nostri Jesu Christi et la poignante invocation : Popule meus (impropère du Vendredi Saint),

DA PACEM. Vokalmusik zum Thema Frieden.

DA PACEM. Vokalmusik zum Thema FriedenMusikszene Schweiz.  Migros : MGB 6124. TT : 60’29.

Ce CD, intitulé : Musique vocale sur le thème de la Paix, représente, en quelque sorte, une petite anthologie allant du XVe siècle à notre époque. Il regroupe des formes traditionnelles : messes, motets baroques et romantiques. L’initiative en revient aux Madrigalistes de Bâle et à leur chef Fritz Näf qui, avec une grande aisance, s’adaptent à tous les styles. Le thème est introduit par la Missa Da Pacem pour 4-6 voix de Josquin Desprez (ca 1450-1521), suivant la structure traditionnelle. L’intense prière : Accorde-nous la paix par ta grâceest présentée dans la version de B. Resinarius (1485-1544) à 4 voix et celle, si attachante, de H. Schütz à 5 voix. Après ce volet allant des XVe au XVIIe siècles, le motet de 4 à 6 voix pour chœur mixte a cappella :

Duos mandoline et fortepiano.

Duos mandoline et fortepiano.  Charisma Musikproduktion (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : Clavier 3.  TT : 68’45.

L’association de la mandoline et du fortepiano est originale, et le résultat sonore, spécial, grâce au son argentin de la mandoline.  Au début du XIXe siècle, des compositeurs tels que L. van Beethoven et Johann Nepomuk Hummel (1778-1837) se sont intéressés à cet effectif peu habituel.  Le programme comprend, en outre, des œuvres rares de Bartolomeo Bortolazzi (1773-1840), Gabriele Leoné (ca 1725-1790).  Les interprètes, Denise Wambsganss (mandoline Alfred Woll 2003) et Gerrit Zitterbart (pianoforte Michael Walker 2001, d’après Anton Walter 1795), forment une merveilleuse équipe et font preuve d’une grande connivence. Leur répertoire comprend des Sonates et Sonatines que les discophiles prendront plaisir à découvrir, à la charnière entre XVIIIeet XIXe siècles. Un texte copieux avec traductions française et anglaise présente ce programme quelque peu insolite. Ce CD ravira les mélomanes curieux.