CHOPIN : 24 Préludes op.28.  LISZT : 5 Pièces.

CHOPIN : 24 Préludes op.28.  LISZT : 5 PiècesRemi Masunaga (piano). Wild Palms Music : BR0307.  TT : 51’06.

Interprète d’un remarquable disque consacré à Debussy (L’ÉM, n°507/508), Remi Masunaga nous propose ici les 24 Préludes op.28 de Frédéric Chopin et 5 Pièces de Franz Liszt, dans un enregistrement en prise directe qui met en avant toute l’expressivité de ces pièces ainsi que la virtuosité et la fluidité du jeu de la pianiste japonaise.  Plus contrastés, les Préludes sont autant d’instantanés musicaux et poétiques, alors que les pièces de Liszt, qui explorent les limites de la tonalité, sont empreintes d’une gravité, témoignant de la maturité et des interrogations métaphysiques du compositeur, et la berceuse finale n’est pas là pour nous rassurer, laissant planer comme une menace au dessus du berceau…

Odyssée baroque.

Odyssée baroque.  Œuvres de Castello, Corelli, Marini, Leclair, Marin Marais, Vitali et Vivaldi.  Gérard Poulet, Olivia & Vivien Steindler (violons), Isabelle Dumont (viole de gambe et violone), Stefano Intrieri (clavecin).  Saphir Productions : LVC 1084.  TT : 70’09.

Odyssée, voyage, voire initiation pour certains, à travers les œuvres de sept compositeurs de l’époque baroque (1600-1750), autour du violon baroque et de la sonate en trio.  Âge d’or du violon et des violonistes-compositeurs mêlant virtuosité et fantaisie créatrice, le début du XVIIe siècle marque le passage pour le violine(viole réduite) du statut d’instrument canaille des bals et fêtes populaires à celui de « roi de l’orchestre » qu’on lui connaît. Les différentes pièces permettent de mettre en avant les possibilités techniques de l’instrument et les particularités de chaque compositeur.  Gérard Poulet est entouré, ici, de remarquables interprètes spécialisés dans ce répertoire, la prise de son est excellente, un beau disque.

Jean Henry D’ANGLEBERT : Suites pour clavecin.

Jean Henry D’ANGLEBERT : Suites pour clavecin. Laurent Stewart, clavecin.  Zig-zag Territoires : ZZT 090501.

Ce disque est l’occasion d’une rencontre fructueuse entre Laurent Stewart, claveciniste aux enregistrements plusieurs fois primés (Couperin, Frescobaldi), et Jean Henry D’Anglebert, musicien de la cour de Louis XIV, « le plus haut niveau de magnificence de la musique française pour clavier à l’époque classique ». L’instrument, copie d’un Rückers 1638 « petit ravalement », fait entendre sa plénitude et, notamment, la richesse de ses graves dans ces suites de danses, lumineuses et riches d’ornementations.

Esa-Pekka SALONEN : Helix (2005) for orchestra.

Esa-Pekka SALONEN : Helix (2005) for orchestra.  Piano Concerto (2007).  Dichotomine (2000) for piano solo.  Yefim Bronfman, piano.  Los Angeles Philharmonic, dir. E.-P. Salonen.  Universal/DG : 477 8103.  TT : 60'32.

Esa-Pekka Salonen n'est pas seulement un grand chef à la jeune cinquantaine, c'est aussi un compositeur - il se dit être d'abord tel - avec lequel il faut compter : une musique parcourue de tension, qui reste lisible. Helix, pour grand orchestre, compose quelque mouvement en spirale qui va s'accélérant, comme le fonctionnement d'une hélice s'emballant dans des tutti dévastateurs, alors qu'on perçoit en chemin comme l'écume de l'eau de chaque côté, effet produit par la division des premiers violons. Le Concerto pour piano, de vastes proportions, est bâti en trois mouvements. Si le piano créé « son propre langage et sa propre grammaire », il n'en est pas moins intimement intégré à la texture symphonique. On est frappé dans le Mouvement I par la

Opium.

Opium.  Mélodies françaises de Reynaldo HAHN, Cécile CHAMINADE, Jules MASSENET, Gabriel FAURÉ, Ernest CHAUSSON, André CAPLET, Camille SAINT-SAËNS, Claude DEBUSSY, Paul DUKAS, Guillaume LEKEU, César FRANCK, Gabriel DUPONT et Vincent d'INDY.  Philippe Jaroussky, contre-ténor, Jérôme Ducros, piano, Renaud Capuçon, violon, Gautier Capuçon, violoncelle, Emmanuel Pahud, flûte.  Virgin : 216621 2. TT : 66'05.

Un florilège de mélodies françaises chantées par un contre-ténor, voilà qui est peu commun. Qu'il s'agisse de Philippe Jaroussky, un des grands interprètes actuels du baroque, l'est tout autant. Et pourtant, la magie opére dès le premier morceau.  Plus encore que le Lied allemand, la mélodie convoque l'esthétisme, union intime de la poésie et de la musique, celle-là puisée à Verlaine, Gautier, Bourget, mais aussi chez Ronsard, Hugo ou Bouchor.  Notre sympathique chanteur joue la simplicité, magnifiant cet art de dire, privilégiant la prononciation la plus proche de la voix parlée. Le soin donné au mot, à l'accent n'a d'égal que la pureté de la vocalité, la clarté dépourvue d'affect ou de sollicitation inutile de textes déjà si chargés de

Wolfgang Amadeus MOZART : Requiem K.626.

Wolfgang Amadeus MOZART : Requiem K.626.  Transcription pour quatuor à cordes d'après le manuscrit de Peter Lichtenthal (1802).  Quatuor Debussy.  Universal/Decca : 180 1938. TT : 47'25.

La transcription a toujours tenu une place importante dans la création musicale. Peter Lichtenthal (1780-1853) qui était l'ami d'un des fils de Mozart et a été l’un des premiers biographes de ce dernier, a eu accès à l'une des copies du Requiem. Le genre du quatuor à cordes était alors fort prisé - on pense aux pièces écrites par Haydn et Mozart lui-même - et il connaissait bien ce répertoire. Comme Haydn pour Les sept dernières paroles du Christ en croix, il va s'attacher à réduire pour cette formation l'œuvre ultime du maître. Une épure qui offre la quintessence du texte, et porte plus sur l'esprit que sur la lettre. Le texte a été légèrement retravaillé par les présents interprètes qui s'en expliquent, notamment pour ce qui est de la fugue finale de

Joseph HAYDN : Sonate pour piano Hob. XVI : 52.

Joseph HAYDN : Sonate pour piano Hob. XVI : 52.  Ludwig van BEETHOVEN : Sonate pour piano op.2 n°2. Wolfgang Amadeus MOZART : Sonate pour piano K.311.  Rafal Blechacz, piano.  Universal/DG : 477 7453. TT : 61'01.

Après un magnifique disque des Préludes de Chopin, le pianiste polonais Rafal Blechacz se tourne vers la sonate viennoise classique, terrain d'élection de son aîné Alfred Brendel.  Le meilleur compliment qu'on puisse lui faire est qu'il se mesure dignement à lui. En choisissant de rapprocher la Sonate n°52 de Haydn, une des dernières, et la Sonate n°2 de Beethoven, une des premières, il cherche à faire apparaître les liens qui les unissent, comme l'expérience acquise par les deux compositeurs dans d'autres univers musicaux (l'orchestre, la musique de chambre) mise à profit dans leur musique pour clavier. Fascinante comparaison en effet. Avec la sonate de Haydn, la faconde presque humoristique des deux mouvements extrêmes fait contraste

Joseph HAYDN : Les Saisons.

Joseph HAYDN : Les Saisons.  Marlis Petersen, soprano, Werner Güra, ténor, Dietrich Henschel, baryton.  RIAS Kammerchor. Freiburger Barockorchester, dir. René Jacobs. 2CDs Harmonia Mundi : HMX 2961829.30. TT : 62'24 + 62'36.

Peu après le triomphe de La Création, Haydn retourne de nouveau vers le genre de la grande œuvre chorale : Les Saisons seront créées avec tout autant de succès en 1801. Le compositeur s'inscrit là encore dans la lignée des grands oratorios de Händel. Il y décrit non pas la nature, mais l'homme au contact de la nature, elle-même expression de Dieu.  Il y fait alterner scènes de genre et épisodes dramatiques, et introduit des figures imitatives, évocations musicales souvent humoristiques ou tendres des bruits de la nature : le cri du coq éveillant le jour, le coassement d'une grenouille le soir tombant, la salve de quelque fusil, etc.  L'interprétation de René Jacobs est profonde et recueillie, emplie d'atmosphère par d'infinies nuances orchestrales et

A French Collection

A French Collection : Pièces de clavecin de Louis MARCHAND, Jacques DUPHLY, Armand-Louis COUPERIN, Claude-Bénigne BALBASTRE, Michel CORRETTE, Joseph Nicolas Pancrace ROYER.  Skip Sempé, clavecin.  Paradizo : PA 07. TT : 62'11.

Le claveciniste américain Skip Sempé poursuit son exploration de la vaste littérature française de son instrument. Après Rameau, voici un florilège de pièces empruntées au « répertoire du salon parisien à l'époque des Lumières » tel que Mozart put l'entendre lors de son séjour à Paris en 1763. L'art du toucher, dans le double sens de jeu sur l'instrument et d 'impression faite sur l'auditeur, est porté ici à sa plus haute expression.  Superbe kaléidoscope de morceaux virtuoses, mais pas seulement, composés par des musiciens qui ont compté comme Duphy (grandiose Chaconne, d'une extrême inventivité ), Marchand, Balbastre (pièces d'une animation incoercible et d'une formidable vie) ou Royer, lui-même compositeur d'opéra, ce que deux de

George Frideric HÄNDEL

George Frideric HÄNDEL : Israel in Egypt.  Two Coronation Anthems : Zodok the Priest. The King shall rejoice. Monteverdi Choir. English Baroque Soloists, dir. J.E.Gardiner. Enregistrement de 1990. 2CDs Universal/Decca : 478 1374. TT : 33'36 + 69’42.

Contemporain de Saül et de l'allegro Il Pensieroso ed il Moderato, l'oratorio Israël en Égypte ne connut de succès qu'après la mort de Händel.  La raison de son peu de succès fut attribué à la prédominance de la partie chorale, là où le public londonien de l'époque aimait entendre des arias et surtout se délecter d'une action, dans cette forme d'opéra déguisé. De fait, le récit biblique tel que mis en musique par Händel n'en comporte que bien peu ; il est plus d'ordre contemplatif au long de ses deux parties, l'Exode du peuple hébreu, le chant de Moïse.  Ce qui fut taxé de défaut est en réalité une des forces de cette pièce qui ne comporte presque pas de récitatifs et où l'intervention des solistes est réduite au minimum.  D'ailleurs, J.E.Gardiner les a

Jean-Sébastien BACH : Concertos pour violon BWV 1041 et 1042.

Jean-Sébastien BACH : Concertos pour violon BWV 1041 et 1042. Concerto pour deux violons BWV 1043. Concerto pour hautbois et violon BWV 1060.  Julia Fischer, violon, Alexander Sitkovetsky, violon, Andrey Rubtsov, hautbois.  Academy of St Martin in the Fields.  Decca : 4780650. TT : 58'54.

La jeune pianiste et violoniste allemande Julia Fischer, premier prix au concours Yehudi Menuhin en 1994 - à 11 ans -  et aidée des précieux conseils de celui-ci, se mesure aux concertos de Bach, cette fameuse trilogie qui enchante tout amateur.  Son approche s'affirme particulière, non baroqueuse, pas plus que romantique. Selon elle, ce sont des « concertos virtuoses destinés à divertir les violonistes », influencés qu'ils sont par les musiciens virtuoses de l'époque, Vivaldi, voire Tartini. Aussi favorise-t-elle des tempos rapides. Le concerto BWV 1041 en sort allégé, sa texture finement articulée, sans rien de mécanique. Le concerto BWV 1042 en souffre quelque peu cependant, qui ne respire pas assez au premier mouvement, trop poussé ; il en sera de

Antonio VIVALDI : Concerti per violino III « Il ballo »

Antonio VIVALDI : Concerti per violino III « Il ballo ».  Duilio M.Galfetti, violon. I Barocchisti, dir. Diego Fasolis.  Naïve : OP 30474. TT : 70'.

L'exécution intégrale des concertos pour violon de Vivaldi – ils sont au nombre de quelque 90 – se poursuit dans le cadre de la Vivaldi Edition.  Cette fois, ont été réunies des compositions regroupées autour du thème de la danse. On ne dira jamais assez, contre les idées reçues, combien ces pièces sont profondément différentes les unes des autres. Le présent enregistrement en est encore la vibrante démonstration. Il apporte aussi des éclairages perpicaces sur le génie créateur du Prêtre Roux et sur la manière d'interpréter ses compositions concertantes. Le style dansant est ici omniprésent, ce qui n'exclut pas un certain dramatisme. L'orchestre est l'égal du soliste, à moins que celui-ci ne procède de l'ensemble orchestral. Surtout on s'étonne de la

Vincenzo BELLINI : I Capuleti e I Montecchi

Vincenzo BELLINI : I Capuleti e I Montecchi.  Anna Netrebko, Elina Garanča, Joseph Calleja, Tiziano Bracci.  Wiener Singakademie, Wiener Symphoniker, dir. Fabio Luisi. 2CDs Universal/DG : 477 8031. TT : 76'10 + 51'26.

Bellini ne s'inspire pas de Shakespeare, mais de la pièce d'un certain Scevola qui lui-même s'appuyait sur une source de 1530 à laquelle a puisé le grand Will.  L'action de ce Roméo et Juliette belcantiste est plus resserrée que celle illustrée par un Gounod par exemple. Il eut été dommage de ne pas graver une si belle affiche de concert ; à moins que ce dernier n'ait été le prétexte du présent enregistrement. Car il est difficile d'imaginer meilleure paire que celle formée par Anna Netrebko et Elina Garanča. Dans le rôle travesti du chef des Montaigus, immortalisé par la Grisi et la Malibran, Elina Garanča fait montre d'un sens éprouvé de la colorature aiguë, et de sa voix grave si bien timbrée propose une figure habitée d'ardent désir. L'étonnant air

Ernest BLOCH

Ernest BLOCH : Schelomo - Avodath HakodeshMusiques suisses. Migros (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : MGB 6230.

Avodath Hakodesh, c’est-à-dire : le Service sacré hébraïque - mis en musique par le compositeur et pédagogue américain d'origine suisse Ernest Bloch (1880-1959) qui souhaite intégrer la musique hébraïque à ses créations, exprimer les aspirations de l’âme juive, sans retomber dans la paraphrase - est écrit entre 1930 et 1933 pour baryton, chœur mixte et orchestre.  Son atmosphère oscille entre néo-romantisme et néo-classicisme, sans oublier quelques emprunts au sérialisme, aux quarts de ton… Le CD comprend également son œuvre la plus connue : Schelomo, rhapsodie hébraïque pour violoncelle et grand orchestre (1916), en 4 mouvements, riche en évocations (timbre du shofar…) avec des envolées lyriques et un certain pessimisme.  Avec un

Maria Bethânia chante Notre-Dame des Jardins du Ciel.

Maria Bethânia chante Notre-Dame des Jardins du Ciel.  Jade (43, rue de Rennes 75006 Paris. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : 699 683-2.  TT : 22’21.

Les disques Jade enregistrent souvent des voix exceptionnelles, comme celle de Divna Ljubojevic. Leur dernière réalisation est consacrée à une chanteuse charismatique : Maria Bethânia qui, au début, « symbole de la contre-culture brésilienne, est devenue la reine des ballades sentimentales ».  Cet album émouvant, avec des compositions originales de ses contemporains ou des cantiques traditionnels du Brésil, traduit sa dévotion mariale. Par sa voix grave et prenante, Maria Bethânia souhaite apporter aux hommes « la douceur, le bonheur et la paix ».  Au fil des plages, c’est toute la suavité brésilienne qui entraîne l’auditeur vers les « Jardins du ciel », grâce notamment aux talents de Gilberto Gil (Mae de Deus das Candeias).

Jan Josef Ignac BRENTNER

Jan Josef Ignac BRENTNER : Vesperae cum ordinariis PsalmisHymnodia Divina, op.3. Nibiru (CD Diffusion (28, Route d'Eguisheim. BP 4. 68920 Wettolsheim Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : Nibiru 0148 2211. TT : 53’44.

L’ouverture des frontières permet à Maurice Cialdella d’enrichir son catalogue CD Diffusion et de faire bénéficier les auditeurs français d’œuvres jusqu’alors peu diffusées. Les mélomanes curieux découvriront en Jan Josef Ignac Brentner un musicien qui, selon les vicissitudes de l’histoire, est « classé parmi les Allemands de Bohême ».  Il est né en 1689 – quatre ans après J.S. Bach - et mort en 1742, à Dobrany, près de Pilsen. Ses œuvres publiées à Prague sont essentiellement religieuses (4 recueils).  Adam Viktoria, à la tête de l’« Ensemble Inégal » et des Prague Baroque Soloists, a le mérite de révéler avec enthousiasme ses Vêpres avec des Psaumes ordinaires « sous la forme qu’elles avaient dans la collection de l’Église de la Sainte Croix à

Matthias WECKMANN : Kammermusik. Klaviermusik

Matthias WECKMANN : Kammermusik. Klaviermusik2CDs Ricercar (Outher, rue du Chêne 27, B1000 Bruxelles Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : RIC 282.  TT : 73’13.

Matthias Weckmann, musicien allemand, est né en 1619 (?) à Niederdorla (Thuringe), et mort en 1674 à Hambourg. En 1630, il entre à la Chapelle de la Cour de Dresde, alors dirigée par H. Schütz. Il étudie ensuite à Hambourg, auprès de J.H. Scheidemann..., assume une carrière d’organiste à Dresde et Hambourg, où il fonde le Collegium Musicum (1660). Son œuvre est marquée à la fois par les influences italienne, française, et également par Schütz.  Le premier CD propose une sélection de Sonates à 3 et 4 interprétées par La Fenice (cornet, trombone, basson, clavecin et orgue, théorbe et, occasionnellement, violon) ; elles sont particulièrement pittoresques et descriptives (la 5e évoque une bataille), leurs mouvements lents

Marco Enrico BOSSI : Opera omnia per organo.

Marco Enrico BOSSI : Opera omnia per organo.  Vol. II. Tactus (CD Diffusion) : TC 862712.  TT : 64’02.

Lorenzo Perosi a transcrit pour orgue La Passion du Christ selon St. Marc (1897), oratorio de Marco Enrico Bossi (qualifié de « nouveau Bach italien »). Elle est structurée en trois parties : La Cène, La Prière sur le Mont, La Mort du Rédempteur.  La seconde œuvre, transcrite par le compositeur : La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus Christ (1898), comprend deux parties : La Transfiguration, La Libération. Grâce à des registrations très étudiées, l’excellent organiste a tiré le meilleur parti de l’orgue Vegezzi-Bossi (1916-1932/4) à la Cathédrale de Saint-Juste (Suse).  A. Macinanti su conférer aux deux vastes fresques toute leur densité spirituelle et émotionnelle. Cette intégrale rend hommage à M. E. Bossi dont l’œuvre mériterait d’être plus largement diffusée.

Marco Enrico BOSSI : Opera omnia per organo.  Vol. I.

Marco Enrico BOSSI : Opera omnia per organo.  Vol. I.  Tactus (CD Diffusion) : TC 862711.  TT : 77’07.

Ce CD révèle des œuvres de M. E. Bossi, né à Salo (Lombardie) en 1861 et mort en mer (entre New York et Le Havre), en 1925.  Organiste, maître de chapelle à la Cathédrale de Côme, il a enseigné l’orgue au Conservatoire de Naples, la composition à Venise, Rome et Bologne jusqu’en 1923. Il cultive les formes traditionnelles : Fantaisie, Fugue (Fuga su Fede a Bach, op.62, au riche contrepoint, à la manière de M. Reger), Scherzo, mais également une Messe pour Époux et Épouse, rend hommage à Jeanne d’Arc d’après le texte de L. Orsini : il s’agit d’une peinture d’atmosphère évoquant l’anxiété de la foule lorsque Jeanne est amenée au bûcher. Dans cette page descriptive, la puissance de l’orchestre illustre la montée des flammes, puis un soupir

Paul HINDEMITH : Das Marien-Leben.

Paul HINDEMITH : Das Marien-Leben.  Danacord (CD Diffusion : BP 4 - 28, route d'Eguisheim 68920 Wettolsheim. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : DACODC 670.  TT : 71’05.

Paul Hindemith (1895-1963), célèbre théoricien allemand, compositeur et chef d’orchestre, compte dans sa vaste production un cycle de 15 Lieder : Das Marien-Leben, op. 27, sur le texte de Rainer Maria Rilke (1875-1926), poète bien connu.  Elisabeth Meyer-Topsøe (soprano) et Per Salo (piano) ont enregistré la version de 1948, pour soprano et piano, retraçant la vie de Marie (Naissance, Annonciation, Visitation…, Mort de Marie), en liaison avec celle du Christ (Naissance, Fuite en Égypte, Noces de Cana…, Avant la Passion, Apaisement de Marie avec le Ressuscité).  Cette œuvre peut être considérée comme un digest de différents procédés compositionnels : écriture dépouillée, passacaille, développement d’un thème principal associé à un thème

François COUPERIN : Messes à l’usage des paroisses & des couvents.

François COUPERIN : Messes à l’usage des paroisses & des couvents.  Aude Heurtematte à l’Orgue historique de St. Gervais, Paris.  2CDs Zig Zag Territoires : ZZT 090403.  Distr. Harmonia Mundi.  TT : 52’36 + 43’38.

Le beau disque ! L’admirable enregistrement ! Si les mots vous manquent à son écoute, c’est que l’interprète, Aude Heurtematte, s’y hisse à la hauteur du compositeur François Couperin, relevant brillamment la gageure d’exalter la discrète singularité de ce géant musical du premier XVIIIe siècle.  Restituant ses deux messes de jeunesse, cette magnifique virtuose ne rend pas seulement hommage à l’un des artisans de la plus faste période de la musique française, elle donne aussi à entendre un total de pages dont l’étonnante originalité le dispute à la scintillante qualité d’écriture.  Heureuse conjonction d’un compositeur à qui l’instrument roi de l’ère baroque semble avoir livré ses plus surprenants secrets et d’une interprète en mesure d’en restituer les

Toscanini par lui-même.

Toscanini par lui-même.  Film.  Réalisateur : Larry Weinstein.  Co-production : Idéale Audience / Foundry Films / Arte France / BBC Wales, 2008.  DVD Medici Arts (tél. : 01 53 20 14 00. www.ideale-audience.com) : 3077928.  Distr. Harmonia Mundi.  TT : 70’.

Ce documentaire-fiction s’inspire de quelque 150 heures de conversations privées du maestro avec son fils Walter.  Où l’on voit de malheureux acteurs contraints de tenir - dans des postures d’un ridicule achevé - d’insipides propos hagiographiques.  Film heureusement émaillé de nombreuses archives filmées, illustrant - tout au long de sa carrière - l’admirable précision gestuelle du chef d’orchestre.  Film également assorti d’extraits de correspondances, photos & séquences vidéo confiées, au réalisateur, par la famille du musicien.