Robert SCHUMANN (1810-1856)

Robert SCHUMANN (1810-1856) : Für die Jugend… Klavierwerke & Kammermusik, VII.  Éric Le Sage, Frank Braley & Denis Pascal, piano.  2CDs Alpha (www.alpha-prod.com) : 145.  TT : 62’55 + 69’56.

Le premier disque comporte des œuvres à quatre mains peu enregistrées : 12 pièces pour petits et grands enfants, op.85 (Éric Le Sage & Frank Braley) / Scènes de bal, 9 pièces caractéristiques, op.109 et Bal d’enfants op.130 (Éric Le Sage & Denis Pascal).  Le second disque comporte le célèbre Album pour la jeunesse op.68 (Éric Le Sage).  Un enregistrement de référence.  Remarquables notes de présentation signées Brigitte François-Sappey.

Joseph HAYDN : Die sieben letzten Worte unseres Erlösers am Kreuze.

Joseph HAYDN : Die sieben letzten Worte unseres Erlösers am KreuzeQuatuor Terpsycordes.  Ricercar (www.ricercar.be) : RIC 281.  TT : 64’24.

Les sept dernières paroles de notre Rédempteur sur la croix ont connu quatre avatars : pour orchestre, quatuor à cordes, piano et - sous forme d’oratorio - pour solistes, chœur et orchestre.  La version pour quatuor, la plus épurée, a été réalisée par le compositeur lui-même.  Sept méditations, sept « sonates » adagio, avec une introduction également lente, telle est la gageure admirablement soutenue par Haydn, dans une extraordinaire diversité…  L’œuvre se concluant, à la mort du Christ, sur un bref tremblement de terre (Il Terremoto : Presto e con tutta la forza).  Pour ce magnifique enregistrement, les Terpsycordes ont joué des instruments signés Vuillaume (accordés à 422 Hz), prêtés par le Musée d’art et d’histoire de Genève.

Jean-Philippe RAMEAU : Concerts mis en simphonie.

Jean-Philippe RAMEAU : Concerts mis en simphonie.  La Simphonie du Marais (www.simphonie-du-marais.org), dir. Hugo Reyne.  « Musiques à la Chabotterie » (Conseil général de Vendée) : 605 006.  Distrib. Codaex.  TT : 71’32.

Fondé par Hugo Reyne en 1987, l’ensemble La Simphonie du Marais a déjà enregistré une trentaine de CDs autour du patrimoine musical français.  Le présent disque (5e volume du label « Musique à la Chabotterie ») comporte 5 Concerts, version orchestrée des pièces de clavecin éponymes (1741), chacun d’eux ayant été repris, par le compositeur lui-même, dans différents opéras.  Il s’agissait, à l’origine de Pièces de clavecin.  Avec un Violon et une Viole, ou avec un 2e Violon.  Hugo Reyne a ici réalisé une magnifique reconstitution, bien dans l’esprit du temps, enrichissant les cordes de sonorités de flûtes, hautbois et bassons.

Gaspard CORRETTE (1671-1733)

Gaspard CORRETTE (1671-1733) : Messe à l’usage d’une Abbaye royale.  Régis Allard, à l’orgue historique de Saint-Michel de Bolbec (Calvados).  Ensemble vocal Ad Limina.  Hortus (www.editionshortus.com) : 061.  TT : 61’55.

Père du fameux organiste Michel Corrette (1707-1795), Gaspard Corrette exerça lui-même son art sur les instruments de quatre grandes églises paroissiales de Rouen.  Mais ne laissa qu’une seule œuvre : Messe du VIIIe ton pour l’orgue à l’usage des dames religieuses et utile à ceux qui touchent l’orgue (1703), destinée à l’alternance entre le grand orgue et le chœur des moniales.  C’est ici son premier enregistrement, avec des inserts empruntés au Processionnal pour l’Abbaye royale de Chelles et au Graduale romano-monasticum de Guillaume-Gabriel Nivers, ainsi qu’à l’Office divin à l’usage des dames religieuses du chanoine Derey.

Marin MARAIS : Pièces en Trio pour les flûtes, violons et dessus de viole (Paris, 1692).

Marin MARAIS : Pièces en Trio pour les flûtes, violons et dessus de viole (Paris, 1692).  Ensemble « Aux Pieds du Roy », dir. Dirk Börner & Michael Form.  Ambronay éditions : AMY016.  Distr. Harmonia Mundi.

Direction assurée par le flûtiste Michael Form & le claveciniste Dirk Börner, l’ensemble « Aux Pieds du Roy » (fondé en 2005) s’est donné pour vocation d’étudier et de jouer la musique de chambre française autour de 1700 (en vieux français, le « pied » mesurait la longueur du pendule grâce à laquelle se fixait le tempo musical – manière de chronomètre, ancêtre du métronome).  Créé par Lully, le genre « Pièces en trio » connut une riche postérité auprès, notamment, de Marin Marais, La Barre, Philidor, Dornel, François Couperin.  Ces pièces de Marin Marais sont d’un écriture particulièrement exigeante, nécessitant – selon le compositeur, lui-même – « délicatesse » et « (apparente) facilité d’exécution » ; elles sont le chaînon manquant entre Lully et Fr. Couperin.  Un précieux enregistrement.

Mediterranea… « Alla francesca » en trio

Mediterranea… « Alla francesca » en trio : Brigitte Lesne (chant, harpes, percussions), Pierre Hamon (flûtes, tambour, cornemuse), Carlo Rizzo (tammora, tamburello, chant).  Zig-Zag Territoires (www.zigzag-territoires.com) : 090402.

Chansons de troubadours, laudes à la Vierge, tarentelles et estampies du Trecento se mêlent ici aux berceuses sépharades (célèbre Nani, nani…) et autres mélodies traditionnelles collectées en Italie.  Superbe florilège culturel inspiré de confessions chrétienne, juive, musulmane – en langues occitane, castillane, florentine, napolitaine, sarde…  Intemporel !

Peeter CORNET (ca 1575-1633) : L’œuvre pour orgue.

Peeter CORNET (ca 1575-1633) : L’œuvre pour orgue.  Arnaud Van de Cauter, organiste.  2CDs Paraty (www.paraty.fr) : 308 107. Intégral Distribution.  TT : 61’02 + 41’24.

Magnifique intégrale de l’œuvre pour orgue de l’un des organistes de la chapelle des archiducs Albert et Isabelle à la cour espagnole de Bruxelles, où l’on peut déceler de multiples influences : italienne, espagnole, anglaise…  Bruxelles n’était-elle pas alors capitale européenne ?  Encore en manuscrit, ces œuvres au caractère imprévisible, voire fantasque, seront, gageons-le, bientôt éditées.  Elles ne déméritent nullement, en effet, aux côtés de celles de Titelouze, Scheidt, Frescobaldi, Arauxo…  Arnaud Van de Cauter touche ici les orgues flamands de Nielles-lès-Ardres (Van Belle, 1696) et de la Elzenveldkapel d’Anvers (Bremser, 1675), instruments récemment restaurés.

André CAPLET : Le miroir de Jésus.

André CAPLET : Le miroir de Jésus.  Chœur Britten, Maîtrise de Notre-Dame de Paris, Béatrice Gaucet (soprano), Fabrice Pierre (harpe), Annick Roussin et Claire Rapin (violon), Pierre-Henri Xuereb (alto), Jérome Pernoo (violoncelle), Bernard Cazauran (contrebasse), dir. Nicole Corti.  Saphir Productions : LVC 1105. TT : 70’10.

Le miroir de Jésus est sans nul doute l’une des œuvres majeures d’André Caplet, composée en 1923 d’après les poèmes d’Henri Ghéon, œuvre mystique, véritable prière, comportant trois parties : miroir de joie, miroir de peine et miroir de gloire.  Le compositeur met ici à profit l’expérience du chef d’orchestre dans cette partition pour soprane, chœur de femmes et d’enfants avec accompagnement de quintette à cordes et harpe. On est immédiatement saisi par la transcendance, l’appel de cette musique limpide mais parfois douloureuse où percent l’influence de Debussy et la voix de Mélisande. Ne résistons pas à l’appel de cette œuvre magnifique, rarement jouée et remarquablement interprétée.

CHOPIN : 24 Préludes op.28.  LISZT : 5 Pièces.

CHOPIN : 24 Préludes op.28.  LISZT : 5 PiècesRemi Masunaga (piano). Wild Palms Music : BR0307.  TT : 51’06.

Interprète d’un remarquable disque consacré à Debussy (L’ÉM, n°507/508), Remi Masunaga nous propose ici les 24 Préludes op.28 de Frédéric Chopin et 5 Pièces de Franz Liszt, dans un enregistrement en prise directe qui met en avant toute l’expressivité de ces pièces ainsi que la virtuosité et la fluidité du jeu de la pianiste japonaise.  Plus contrastés, les Préludes sont autant d’instantanés musicaux et poétiques, alors que les pièces de Liszt, qui explorent les limites de la tonalité, sont empreintes d’une gravité, témoignant de la maturité et des interrogations métaphysiques du compositeur, et la berceuse finale n’est pas là pour nous rassurer, laissant planer comme une menace au dessus du berceau…

Odyssée baroque.

Odyssée baroque.  Œuvres de Castello, Corelli, Marini, Leclair, Marin Marais, Vitali et Vivaldi.  Gérard Poulet, Olivia & Vivien Steindler (violons), Isabelle Dumont (viole de gambe et violone), Stefano Intrieri (clavecin).  Saphir Productions : LVC 1084.  TT : 70’09.

Odyssée, voyage, voire initiation pour certains, à travers les œuvres de sept compositeurs de l’époque baroque (1600-1750), autour du violon baroque et de la sonate en trio.  Âge d’or du violon et des violonistes-compositeurs mêlant virtuosité et fantaisie créatrice, le début du XVIIe siècle marque le passage pour le violine(viole réduite) du statut d’instrument canaille des bals et fêtes populaires à celui de « roi de l’orchestre » qu’on lui connaît. Les différentes pièces permettent de mettre en avant les possibilités techniques de l’instrument et les particularités de chaque compositeur.  Gérard Poulet est entouré, ici, de remarquables interprètes spécialisés dans ce répertoire, la prise de son est excellente, un beau disque.

Jean Henry D’ANGLEBERT : Suites pour clavecin.

Jean Henry D’ANGLEBERT : Suites pour clavecin. Laurent Stewart, clavecin.  Zig-zag Territoires : ZZT 090501.

Ce disque est l’occasion d’une rencontre fructueuse entre Laurent Stewart, claveciniste aux enregistrements plusieurs fois primés (Couperin, Frescobaldi), et Jean Henry D’Anglebert, musicien de la cour de Louis XIV, « le plus haut niveau de magnificence de la musique française pour clavier à l’époque classique ». L’instrument, copie d’un Rückers 1638 « petit ravalement », fait entendre sa plénitude et, notamment, la richesse de ses graves dans ces suites de danses, lumineuses et riches d’ornementations.

Esa-Pekka SALONEN : Helix (2005) for orchestra.

Esa-Pekka SALONEN : Helix (2005) for orchestra.  Piano Concerto (2007).  Dichotomine (2000) for piano solo.  Yefim Bronfman, piano.  Los Angeles Philharmonic, dir. E.-P. Salonen.  Universal/DG : 477 8103.  TT : 60'32.

Esa-Pekka Salonen n'est pas seulement un grand chef à la jeune cinquantaine, c'est aussi un compositeur - il se dit être d'abord tel - avec lequel il faut compter : une musique parcourue de tension, qui reste lisible. Helix, pour grand orchestre, compose quelque mouvement en spirale qui va s'accélérant, comme le fonctionnement d'une hélice s'emballant dans des tutti dévastateurs, alors qu'on perçoit en chemin comme l'écume de l'eau de chaque côté, effet produit par la division des premiers violons. Le Concerto pour piano, de vastes proportions, est bâti en trois mouvements. Si le piano créé « son propre langage et sa propre grammaire », il n'en est pas moins intimement intégré à la texture symphonique. On est frappé dans le Mouvement I par la

Opium.

Opium.  Mélodies françaises de Reynaldo HAHN, Cécile CHAMINADE, Jules MASSENET, Gabriel FAURÉ, Ernest CHAUSSON, André CAPLET, Camille SAINT-SAËNS, Claude DEBUSSY, Paul DUKAS, Guillaume LEKEU, César FRANCK, Gabriel DUPONT et Vincent d'INDY.  Philippe Jaroussky, contre-ténor, Jérôme Ducros, piano, Renaud Capuçon, violon, Gautier Capuçon, violoncelle, Emmanuel Pahud, flûte.  Virgin : 216621 2. TT : 66'05.

Un florilège de mélodies françaises chantées par un contre-ténor, voilà qui est peu commun. Qu'il s'agisse de Philippe Jaroussky, un des grands interprètes actuels du baroque, l'est tout autant. Et pourtant, la magie opére dès le premier morceau.  Plus encore que le Lied allemand, la mélodie convoque l'esthétisme, union intime de la poésie et de la musique, celle-là puisée à Verlaine, Gautier, Bourget, mais aussi chez Ronsard, Hugo ou Bouchor.  Notre sympathique chanteur joue la simplicité, magnifiant cet art de dire, privilégiant la prononciation la plus proche de la voix parlée. Le soin donné au mot, à l'accent n'a d'égal que la pureté de la vocalité, la clarté dépourvue d'affect ou de sollicitation inutile de textes déjà si chargés de

Wolfgang Amadeus MOZART : Requiem K.626.

Wolfgang Amadeus MOZART : Requiem K.626.  Transcription pour quatuor à cordes d'après le manuscrit de Peter Lichtenthal (1802).  Quatuor Debussy.  Universal/Decca : 180 1938. TT : 47'25.

La transcription a toujours tenu une place importante dans la création musicale. Peter Lichtenthal (1780-1853) qui était l'ami d'un des fils de Mozart et a été l’un des premiers biographes de ce dernier, a eu accès à l'une des copies du Requiem. Le genre du quatuor à cordes était alors fort prisé - on pense aux pièces écrites par Haydn et Mozart lui-même - et il connaissait bien ce répertoire. Comme Haydn pour Les sept dernières paroles du Christ en croix, il va s'attacher à réduire pour cette formation l'œuvre ultime du maître. Une épure qui offre la quintessence du texte, et porte plus sur l'esprit que sur la lettre. Le texte a été légèrement retravaillé par les présents interprètes qui s'en expliquent, notamment pour ce qui est de la fugue finale de

Joseph HAYDN : Sonate pour piano Hob. XVI : 52.

Joseph HAYDN : Sonate pour piano Hob. XVI : 52.  Ludwig van BEETHOVEN : Sonate pour piano op.2 n°2. Wolfgang Amadeus MOZART : Sonate pour piano K.311.  Rafal Blechacz, piano.  Universal/DG : 477 7453. TT : 61'01.

Après un magnifique disque des Préludes de Chopin, le pianiste polonais Rafal Blechacz se tourne vers la sonate viennoise classique, terrain d'élection de son aîné Alfred Brendel.  Le meilleur compliment qu'on puisse lui faire est qu'il se mesure dignement à lui. En choisissant de rapprocher la Sonate n°52 de Haydn, une des dernières, et la Sonate n°2 de Beethoven, une des premières, il cherche à faire apparaître les liens qui les unissent, comme l'expérience acquise par les deux compositeurs dans d'autres univers musicaux (l'orchestre, la musique de chambre) mise à profit dans leur musique pour clavier. Fascinante comparaison en effet. Avec la sonate de Haydn, la faconde presque humoristique des deux mouvements extrêmes fait contraste

Joseph HAYDN : Les Saisons.

Joseph HAYDN : Les Saisons.  Marlis Petersen, soprano, Werner Güra, ténor, Dietrich Henschel, baryton.  RIAS Kammerchor. Freiburger Barockorchester, dir. René Jacobs. 2CDs Harmonia Mundi : HMX 2961829.30. TT : 62'24 + 62'36.

Peu après le triomphe de La Création, Haydn retourne de nouveau vers le genre de la grande œuvre chorale : Les Saisons seront créées avec tout autant de succès en 1801. Le compositeur s'inscrit là encore dans la lignée des grands oratorios de Händel. Il y décrit non pas la nature, mais l'homme au contact de la nature, elle-même expression de Dieu.  Il y fait alterner scènes de genre et épisodes dramatiques, et introduit des figures imitatives, évocations musicales souvent humoristiques ou tendres des bruits de la nature : le cri du coq éveillant le jour, le coassement d'une grenouille le soir tombant, la salve de quelque fusil, etc.  L'interprétation de René Jacobs est profonde et recueillie, emplie d'atmosphère par d'infinies nuances orchestrales et

A French Collection

A French Collection : Pièces de clavecin de Louis MARCHAND, Jacques DUPHLY, Armand-Louis COUPERIN, Claude-Bénigne BALBASTRE, Michel CORRETTE, Joseph Nicolas Pancrace ROYER.  Skip Sempé, clavecin.  Paradizo : PA 07. TT : 62'11.

Le claveciniste américain Skip Sempé poursuit son exploration de la vaste littérature française de son instrument. Après Rameau, voici un florilège de pièces empruntées au « répertoire du salon parisien à l'époque des Lumières » tel que Mozart put l'entendre lors de son séjour à Paris en 1763. L'art du toucher, dans le double sens de jeu sur l'instrument et d 'impression faite sur l'auditeur, est porté ici à sa plus haute expression.  Superbe kaléidoscope de morceaux virtuoses, mais pas seulement, composés par des musiciens qui ont compté comme Duphy (grandiose Chaconne, d'une extrême inventivité ), Marchand, Balbastre (pièces d'une animation incoercible et d'une formidable vie) ou Royer, lui-même compositeur d'opéra, ce que deux de

George Frideric HÄNDEL

George Frideric HÄNDEL : Israel in Egypt.  Two Coronation Anthems : Zodok the Priest. The King shall rejoice. Monteverdi Choir. English Baroque Soloists, dir. J.E.Gardiner. Enregistrement de 1990. 2CDs Universal/Decca : 478 1374. TT : 33'36 + 69’42.

Contemporain de Saül et de l'allegro Il Pensieroso ed il Moderato, l'oratorio Israël en Égypte ne connut de succès qu'après la mort de Händel.  La raison de son peu de succès fut attribué à la prédominance de la partie chorale, là où le public londonien de l'époque aimait entendre des arias et surtout se délecter d'une action, dans cette forme d'opéra déguisé. De fait, le récit biblique tel que mis en musique par Händel n'en comporte que bien peu ; il est plus d'ordre contemplatif au long de ses deux parties, l'Exode du peuple hébreu, le chant de Moïse.  Ce qui fut taxé de défaut est en réalité une des forces de cette pièce qui ne comporte presque pas de récitatifs et où l'intervention des solistes est réduite au minimum.  D'ailleurs, J.E.Gardiner les a

Jean-Sébastien BACH : Concertos pour violon BWV 1041 et 1042.

Jean-Sébastien BACH : Concertos pour violon BWV 1041 et 1042. Concerto pour deux violons BWV 1043. Concerto pour hautbois et violon BWV 1060.  Julia Fischer, violon, Alexander Sitkovetsky, violon, Andrey Rubtsov, hautbois.  Academy of St Martin in the Fields.  Decca : 4780650. TT : 58'54.

La jeune pianiste et violoniste allemande Julia Fischer, premier prix au concours Yehudi Menuhin en 1994 - à 11 ans -  et aidée des précieux conseils de celui-ci, se mesure aux concertos de Bach, cette fameuse trilogie qui enchante tout amateur.  Son approche s'affirme particulière, non baroqueuse, pas plus que romantique. Selon elle, ce sont des « concertos virtuoses destinés à divertir les violonistes », influencés qu'ils sont par les musiciens virtuoses de l'époque, Vivaldi, voire Tartini. Aussi favorise-t-elle des tempos rapides. Le concerto BWV 1041 en sort allégé, sa texture finement articulée, sans rien de mécanique. Le concerto BWV 1042 en souffre quelque peu cependant, qui ne respire pas assez au premier mouvement, trop poussé ; il en sera de

Antonio VIVALDI : Concerti per violino III « Il ballo »

Antonio VIVALDI : Concerti per violino III « Il ballo ».  Duilio M.Galfetti, violon. I Barocchisti, dir. Diego Fasolis.  Naïve : OP 30474. TT : 70'.

L'exécution intégrale des concertos pour violon de Vivaldi – ils sont au nombre de quelque 90 – se poursuit dans le cadre de la Vivaldi Edition.  Cette fois, ont été réunies des compositions regroupées autour du thème de la danse. On ne dira jamais assez, contre les idées reçues, combien ces pièces sont profondément différentes les unes des autres. Le présent enregistrement en est encore la vibrante démonstration. Il apporte aussi des éclairages perpicaces sur le génie créateur du Prêtre Roux et sur la manière d'interpréter ses compositions concertantes. Le style dansant est ici omniprésent, ce qui n'exclut pas un certain dramatisme. L'orchestre est l'égal du soliste, à moins que celui-ci ne procède de l'ensemble orchestral. Surtout on s'étonne de la

Vincenzo BELLINI : I Capuleti e I Montecchi

Vincenzo BELLINI : I Capuleti e I Montecchi.  Anna Netrebko, Elina Garanča, Joseph Calleja, Tiziano Bracci.  Wiener Singakademie, Wiener Symphoniker, dir. Fabio Luisi. 2CDs Universal/DG : 477 8031. TT : 76'10 + 51'26.

Bellini ne s'inspire pas de Shakespeare, mais de la pièce d'un certain Scevola qui lui-même s'appuyait sur une source de 1530 à laquelle a puisé le grand Will.  L'action de ce Roméo et Juliette belcantiste est plus resserrée que celle illustrée par un Gounod par exemple. Il eut été dommage de ne pas graver une si belle affiche de concert ; à moins que ce dernier n'ait été le prétexte du présent enregistrement. Car il est difficile d'imaginer meilleure paire que celle formée par Anna Netrebko et Elina Garanča. Dans le rôle travesti du chef des Montaigus, immortalisé par la Grisi et la Malibran, Elina Garanča fait montre d'un sens éprouvé de la colorature aiguë, et de sa voix grave si bien timbrée propose une figure habitée d'ardent désir. L'étonnant air

Ernest BLOCH

Ernest BLOCH : Schelomo - Avodath HakodeshMusiques suisses. Migros (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : MGB 6230.

Avodath Hakodesh, c’est-à-dire : le Service sacré hébraïque - mis en musique par le compositeur et pédagogue américain d'origine suisse Ernest Bloch (1880-1959) qui souhaite intégrer la musique hébraïque à ses créations, exprimer les aspirations de l’âme juive, sans retomber dans la paraphrase - est écrit entre 1930 et 1933 pour baryton, chœur mixte et orchestre.  Son atmosphère oscille entre néo-romantisme et néo-classicisme, sans oublier quelques emprunts au sérialisme, aux quarts de ton… Le CD comprend également son œuvre la plus connue : Schelomo, rhapsodie hébraïque pour violoncelle et grand orchestre (1916), en 4 mouvements, riche en évocations (timbre du shofar…) avec des envolées lyriques et un certain pessimisme.  Avec un