Prières de Saint François d’Assise.

Prières de Saint François d’Assise.  Jade : CD 699 680-2.  TT : 40’36

En cette année 2009 marquant le 800e anniversaire de la fondation de l’ordre franciscain, les éditions Jade ont regroupé des textes significatifs de saint François d’Assise et de sainte Claire, lus avec infiniment de sensibilité par Claire Meunier, Luc Reydel et Michaël Lonsdale. Pour en faciliter la réception, ils sont judicieusement entrecoupés de ponctuations musicales monodiques et polyphoniques, extraites du Laudario di Cortona (cf. Lettre d’information n°30, rubrique : CDs) et interprétées par l’Ensemble vocal de Montpellier, sous la direction de Jean Gouzès.  Un condensé de mysticisme franciscain.

Duo Andreas Gabriel & Fabian Müller und die « Helvetic Fiddlers »

Duo Andreas Gabriel & Fabian Müller und die « Helvetic Fiddlers ».  Musiques suisses (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : MGB-NV9.  TT : 59’24.

Voici un disque inattendu de musique suisse populaire pour violon déjà en faveur au XIXe siècle et qui connaît un regain d’intérêt. Les œuvres nécessitent toutefois une technique différente et un jeu apparenté à celui des anciens ménétriers. Ce répertoire spécifique, qui autrefois s’apprenait de père en fils, fait l’objet actuellement de cours dans certains Conservatoires suisses.  Ces pièces utilisent le procédé de la variation, de l’ornementation et de l’improvisation typique des anciens violoneux qui avait été oubliée.  La musique de danse (polka, valse) est accompagnée par un seul instrumentiste qui tape énergiquement du pied. Il est plus important de bien faire danser que de rechercher le « beau son ». Le Duo comprend Andreas Gabriel

Complaintes du monde celte.

Complaintes du monde celte.  Mouezh Paotred Breizh (Chœur d’hommes de Bretagne).  Jade (43, rue de Rennes 75006 Paris. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : 399 293-2.  TT : 72’23.

Le Chœur d’hommes de Bretagne (Mouezh Paotred Breizh) introduit les discophiles dans le monde celte. Il s’efforce de mieux faire connaître les chants en langue bretonne et à les préserver. Ce cinquième CD de l’Ensemble - champion de Bretagne 2008 du Chant choral en breton - regroupe des chants donnés en concert, traditionnels, issus des fonds bretons et gallois, ainsi que de nouvelles compositions.  Le livret comprend fort heureusement la traduction française. Le sous-titre : Klemmvanoù ar Celted ! signifie : Complaintes du monde celte qui évoquent à la fois la nostalgie, la mélancolie, parfois l’élan. Les thèmes sont empruntés à la mer (La veuve du marin), à l’histoire (Le siège de Guingamp), à la religion (Sainte Patronne du Folgoët, Bénédiction celtique, Meulomp Doue (Louons Dieu… choral gallois).  Même s’il y a un emprunt à une mélodie de D. Bortniansky (1751-1825), c’est toute l’âme bretonne qui émane de ces chants.

Chansons et danses de la Renaissance française.

Chansons et danses de la Renaissance française.  Polyphonia Antiqua, dir. Yves Esquier.  Pierre Verany : PV 709011.  Distr. Arion.

Retour en CD d’une superbe réalisation publiée en disque noir en 1984, illustrant musicalement la Renaissance française.  Du Jacques Moderne, du Claudin de Sermisy ou du Clément Janequin pour notre plus grand plaisir.  Et ils ne sont que sept – dont certains chantent en outre – à jouer différents instruments. Et tout cela au diapason légal.  Quel beau disque !

Gabriel FAURÉ : Œuvres concertantes.

Gabriel FAURÉ : Œuvres concertantes. Solistes, Orchestre de Bretagne, dir. Moshe Atzmon.  Timpani : 1C1172.

C’est la première fois, sauf erreur, que les œuvres concertantes de Fauré sont réunies en un seul disque. Tout fauréen ne peut que se réjouir d’une telle initiative, même si, des sept partitions con cernées, quatre seulement ont été orchestrées par l’auteur du Requiem, qui avait en fait une certaine appréhension de l’orchestre.  La célèbre Élégie pour violoncelle est fort bien jouée, comme la Romance, par Henri Demarquette. On goûte également la Fantaisie pour flûte, confiée à Juliette Harel.  Jean-Marc Phillips-Varjabédian au violon nous charme avec la Berceuse et le Concerto.  La plus lourde responsabilité incombait au pianiste Jérôme Ducros, pour la magnifique Ballade et la non moins belle Fantaisie. J’avoue être là un peu déçu, particulièrement

Marco da GAGLIANO : La Dafne.

Marco da GAGLIANO : La DafneFuoco e cenere, dir. Jay Bernfeld.  Arion : ARN 68776.

Voilà le quatrième enregistrement en CD de cette Favola in musica, datant de 1608, un des premiers opéras. Récemment engagé par les Gonzague de Mantoue, Marco Zanubi, dit Marco da Gagliano (1582-1642), composa son œuvre sur un livret d’Ottavio Rinuccini, qui avait déjà été mis en musique (presque entièrement perdue) par Jacopo Peri, en 1594. Le talentueux librettiste de l’opéra naissant s’inspira ici d’un épisode des Métamorphoses d’Ovide (I, 452-567) : l’amour fou et contrarié d’Apollon pour la vierge chasseresse Daphné.  Fondateur de l’ensemble Fuoco e cenere, le violiste Jay Bernfeld a accompli un remarquable travail d’interprétation, portant une attention particulière sur la prosodie du texte italien, le parlando cantando ;

Maurice RAVEL : L’Enfant et les Sortilèges.

Maurice RAVEL : L’Enfant et les SortilègesMa Mère l’Oye.  Berliner Philharmoniker, dir. Simon Rattle.  EMI Classics : 2641972.

Le généreux minutage (72’28) de ce CD permet de disposer des deux grandes partitions de Ravel évoquant les enfants. C’est pour les deux enfants de ses amis Godebski que Ravel écrivit, pour piano à quatre mains, Ma Mère l’Oye, partition qu’il orchestra puis amplifia pour en faire un ballet. Simon Rattle a su traduire cette féerie avec juste ce qu’il faut de naïveté pour retrouver l’atmosphère des contes pour enfants.  Composée essentiellement en 1924, sur un texte de Colette, la « fantaisie lyrique » L’Enfant et les Sortilèges fait appel à pas moins de vingt et un rôles chantés, à un chœur mixte et à un chœur d’enfants. La lecture que nous propose Simon Rattle est très convaincante.  Il est servi par de bons chanteurs, dont certains,

Entrez dans les danses d’ici et d’ailleurs.

Entrez dans les danses d’ici et d’ailleurs.  « Corpus ».  DVD-Rom.  Scérén/CRDP des Pays de la Loire (www.crdp-nantes.cndp.fr) : 440M0070.  15 €.

Destinées aux trois cycles de l’école primaire, voici - intelligemment codifiées & adaptées pour l’école - 46 danses du patrimoine (France, Royaume-Uni, Israël, Portugal, États-Unis, Lituanie, Pologne, Russie, Hollande, Italie, Suède…), avec fiches pédagogiques « chorégraphie », « musique ».  Des vidéos ont été tournées avec quelques élèves découvrant, pas à pas, chaque danse.  Des cartes d’

Christine BERTOCCHI : Voie ouverte

Christine BERTOCCHI : Voie ouverte.  Improvisation vocale.  Scérén/CRDP de Bourgogne (www.crdp.ac-dijon.fr) : 210DV001.  DVD (TT : 170’).  Livret (38 p.).  24 €.

Destiné aux enseignants des 1er et 2nd degrés, mais aussi à tous chefs de chœur, chanteurs, comédiens, scénographes… ce très remarquable DVD nous permet de découvrir la merveilleuse Christine Bertocchi, en action auprès d’enfants d’une école primaire de la Côte d’Or aussi bien que d’adultes non professionnels de la scène.  Travail sur l’attention, la réactivité, l’écoute des autres & de soi-même, l’improvisation sur la matière sonore (déformation de la voix par divers résonateurs, screaming, chants de voyelles…), l’expression corporelle, la mise en scène spontanée – toutes choses qui ne laissent pas d’évoquer ce que faisait naguère Cathy Berberian dans Stripsody ou les recherches d’un Georges Aperghis.  Arborescence du DVD :

Gustav MAHLER : Symphonie n°3.

Gustav MAHLER : Symphonie n°3.  Anna Larsson.  Arnold Schönberg Chor, Tölzer Knaben Chor, Orchestre du Festival de Lucerne 2007, dir. Claudio Abbado.  DVD Medici Arts : 2056338.  TT : 102'.

L'attrait de la captation de concert est de préserver le sens de l'événement. Tel est bien le cas ce 19 août 2007 au Festival de Lucerne : Claudio Abbado y dirige la 3e Symphonie de Mahler. De cet hymne grandiose à l'amour créateur, immense fresque où « toute la nature reçoit une voix » (Jean Matter) pour atteindre, au finale, le divin, le grand maestro livre la quintessence : l'immanence de cet éternel devenir qu'est la vie, de ces forces contenues dans l'ombre ou libérées en pleine lumière.  Rarement prise de vue aura saisi avec un tel flair l'art de la direction, le façonnage du son, le geste enveloppant qui dessine le trait, et discerné la complicité entre une phalange réunissant le nec plus ultra des musiciens européens - quelle image que les cellistes

George Frideric HÄNDEL : Sémélé, opéra en trois actes

George Frideric HÄNDEL : Sémélé, opéra en trois actes.  Cecilia Bartoli, Charles Workman, Birgit Remmert, Isabel Rey.  Chœurs de l'Opernhaus de Zurich, Orchestra La Scintilla, dir. William Christie.  2DVDs Universal/Decca : 074 3323.  TT : 154'.

La restitution filmique de la régie du même Carsen, créée pour Sémélé de Haendel à l'Opernhaus de Zurich, ne procure pas le même sentiment de bonheur.  Là où le responsable vidéo cherche pour l'opéra de Dvořák à recréer quelque œuvre d'art (François Roussillon), c'est le parti pris d'une captation littérale qui prévaut ici (Félix Breisach).  Un peu comme si l'on saisissait au premier degré ce qui ne l'est assurément pas.  Car la régie de Carsen est, là encore, ingénieuse en diable, puisant même au parodique. Le fabuleux destin de cette déesse qui, captivée par sa propre beauté, tombe dans le piège tendu par la rusée Junon pour se venger de son volage Jupiter d'époux, et rêve d'immortalité, est transposé à la Cour d'Angleterre.  Junon sera

Hélène BOHY & Olivier CAILLARD : Le bateau de Nino

Hélène BOHY & Olivier CAILLARD : Le bateau de Nino.  À partir de 1 an.  Enfance & musique : DCDP84.  TT : 47’.

Dix-neuf nouvelles chansons poétiques nous sont ici proposées par le merveilleux duo Hélène Bohy/Olivier Caillard.  Incluant des musiques empruntées à César Portillo de La Luz (Écoutez bien ces chansons !), Francis Lemarque (Le mille-pattes), Astor Piazzolla (Tangonino), Duke Ellington (Douwap Douwap), Charlie Parker (Le casse-tête).  Plus 3 bonus vidéo (à lire sur ordinateur).  Un must !

Pascal AYERBE : Les Gribouillis.

Pascal AYERBE : Les Gribouillis. « 13 musiques pour jouets, objets & choses à bruits… ».  Enfance & musique : DCDP89.

Musiques concrètes ludiques et farfelues, faites de CD rapant - rape à gruyère, rape à carottes, rape à patates & autres ustensiles de cuisine… Extraits à écouter sur : www.pascalayerbe.com

Annik MESCHINET & William LECOMTE : Jouap’la vie

Annik MESCHINET & William LECOMTE : Jouap’la vie.  Chorale d’enfants Rouge Malice.  Enfance & musique : DCDP80.

Accompagnés par 7 talentueux musiciens professionnels, 24 jeunes chanteurs du Jura (de 8 à 14 ans) swinguent sur des rythmes jazzy ou latins (11 titres).  Extraordinaire virtuosité vocale de ces enfants ! Une aventure hors des sentiers battus…  Extraits des chansons & textes téléchargeables sur : www.rouge-malice.com ou www.myspace.com/compagnierougemalice

André BORBÉ : Les 4 Jeudis.

André BORBÉ : Les 4 Jeudis.  Victorie Music : 301791-3.  Distr. Universal. 

Auteur-compositeur-interprète belge, André Borbé sort, en France, le premier de ses sept albums réalisés à ce jour.  Disque composé de 4 groupes de 4 chansons : Combien ? Comment c’est possible ça ? C’est quoi ce truc ? C’est toi qui joue ? La voix est claire, la diction parfaite, les sons… synthétiques.  Extraits des chansons & textes téléchargeables sur : www.andreborbe.be ou www.myspace.com/andreborbe

…Et de l’aube émerge… Alexandre SCRIABINE (1872-1915) : Préludes op.11.

…Et de l’aube émerge… Alexandre SCRIABINE (1872-1915) : Préludes op.11.  Karol SZYMANOWSKI (1882-1937) : Préludes op.1.  Kirill ZABOROV (°1970) : Hommage à la mémoire de Chostakovitch.  Suite-Fantaisie.  Guigla Katsarava, piano.  Polymnie (www.polymnie.net) : POL 150 658.  TT : 75’.

Dans ses 24 Préludes op.11, Scriabine se dégage de l’influence de Liszt et de Chopin, pour affirmer une personnalité extrêmement originale qui prendra bientôt le virage « messianique » que l’on sait.  Alternant modes majeur et mineur, il parcourt toutes les tonalités, dans l’ordre croissant des dièses, puis celui, décroissant, des bémols.  Les 9 Préludes op.1 de Szymanowski, cycle sombrement romantique, ont été écrits en 1900.  Kirill Zaborov fut d’abord musicien de jazz (influence de Bill Evans, Paul Bley et Keith Jarrett).  En porte notamment trace sa Suite-Fantaisie (1999).  Enseignant à l’École Normale de Musique de Paris, le pianiste géorgien Guigla Katsarava met justement en valeur l’extraordinaire lyrisme des pièces de Scriabine, le caractère

Thierry MACHUEL (°1962) : Sur la terre simple.

Thierry MACHUEL (°1962) : Sur la terre simple.  Œuvres profanes pour chœur a cappella.  Solistes du chœur Mokrokosmos, dir. Loïc Pierre.  Label inconnu : LI 09-0301 (.  Distrib. Codaex.  TT : 57’16.

Remarquable est ce corpus d’œuvres profanes a cappella, inspirées au compositeur (www.thierrymachuel.com) par des textes poétiques autour du thème de l’altérité et de la finitude de la vie - avec en exergue : « Je n’ai de certitude qu’un cœur qui bat et qui, bientôt, ne battra plus » (Edmond Jabès).  Textes en français d’Edmond Jabès (Un étranger avec, sous le bras, un livre de petit format) et d’Yves Bonnefoy (La parure éphémère ; Sur la terre simple), en danois d’Inger Christensen (Sous une pierre), en anglais de Kathleen Raine (Le Royaume invisible), en portugais de Sophia de Mello Breyner (Chemin), en roumain de Lucian Blaga (Je m’agenouille dans le vent), en italien de Daniela Attanasio (Vers la nudité), en espagnol de José-Angel

Thierry MACHUEL (°1962) : Sur la terre simple.

Thierry MACHUEL (°1962) : Sur la terre simple.  Œuvres profanes pour chœur a cappella.  Solistes du chœur Mokrokosmos, dir. Loïc Pierre.  Label inconnu : LI 09-0301 (.  Distrib. Codaex.  TT : 57’16.

Remarquable est ce corpus d’œuvres profanes a cappella, inspirées au compositeur (www.thierrymachuel.com) par des textes poétiques autour du thème de l’altérité et de la finitude de la vie - avec en exergue : « Je n’ai de certitude qu’un cœur qui bat et qui, bientôt, ne battra plus » (Edmond Jabès).  Textes en français d’Edmond Jabès (Un étranger avec, sous le bras, un livre de petit format) et d’Yves Bonnefoy (La parure éphémère ; Sur la terre simple), en danois d’Inger Christensen (Sous une pierre), en anglais de Kathleen Raine (Le Royaume invisible), en portugais de Sophia de Mello Breyner (Chemin), en roumain de Lucian Blaga (Je m’agenouille dans le vent), en italien de Daniela Attanasio (Vers la nudité), en espagnol de José-Angel

Henri DUTILLEUX : Symphonie n°1

Henri DUTILLEUX : Symphonie n°1.  Bohuslav MARTINŮ : Symphonie n°4.  Orchestre de la Suisse romande, dir. Ernest Ansermet.  Enregistrements de 1956 et 1966.  Cascavelle (Distr. Abeille Musique) : VEL 3127.  TT : 67'.

Fondateur et directeur de l'Orchestre de la Suisse romande pendant quelque 50 ans, Ernest Ansermet est de ces chefs d'exception qui ont marqué le XXe siècle d'une empreinte définitive.  Acteur de la vie musicale européenne, il a été l'ami de nombreux compositeurs dont il se fera un devoir de défendre les créations. Il sera le premier à introduire en Suisse la musique d’Henri Dutilleux, dont il donnera la première audition de la Première symphonie. Créée à Aix en 1952, celle-ci contient déjà ce qui façonnera le langage si personnel de son auteur, un univers sonore souvent mirifique où le rythme a toute sa place, sans être envahissant.  Le mystère de la passacaille initiale laisse place à un scherzo vivace, sorte de concerto grosso pour cordes, bien

Maurice RAVEL : L'Enfant et les sortilèges

Maurice RAVEL : L'Enfant et les sortilèges.  Ma Mère l'Oye.  Magdalena Kozena, Annick Massis, Sophie Koch, Nathalie Stutzmann, François Le Roux, José van Dam, Jean-Paul Fouchécourt, Mojca Erdmann.  Berliner Philharmoniker, dir. Sir Simon Rattle.  EMI : 2 64197 2.  TT : 72'58.

Il est difficile de penser meilleure distribution que celle assemblée par Simon Rattle pour son enregistrement de L'Enfant et les sortilèges. Sur le beau texte de Colette, Ravel a écrit une de ses partitions les plus attachantes, d'une fantaisie tout en finesse : une délicieuse histoire de gosse malappris qui casse tout, mais se rachète au point que toutes ses « victimes », objets et animaux, vont chercher à le sauver.  Un tel sujet avait de quoi séduire le musicien qui aimait tant le monde de l'enfance, les objets aussi, de minuscule taille de préférence, à en juger par ceux qui habitent son domicile de Montfort-l'Amaury, aux dimensions de maison de poupée. La musique est un chef-d'œuvre de délicatesse, en même temps d'une réelle profondeur.  Familier de la

Gabriel FAURÉ : Ballade pour piano & orchestre op.19

Gabriel FAURÉ : Ballade pour piano & orchestre op.19.  Berceuse pour violon op.16.  Élégie pour violoncelle & orchestre op.24.  Concerto pour violon & orchestre op.14. Romance pour violoncelle op.69. Fantaisie pour flûte & orchestre op.79. Fantaisie pour piano & orchestre op.111.  Jérôme Ducros, piano.  Jean-Marc Phillips-Varjabédian, violon.  Henri Demarquette, violoncelle.  Juliette Hurel, flûte.  Orchestre de Bretagne, dir. Moshe Atzmon.  Timpani : 1C1172.  TT : 64'.

Voilà un CD fort intéressant qui réunit - pour la première fois - les œuvres concertantes de Fauré. La chose est d'autant plus inédite que le grand compositeur, qui manie si bien la musique de chambre et le piano, « semble tourner le dos à l'orchestre toute sa vie » (Hanna Krooz). Et pourtant, si on n'y trouve pas les plus grandes inspirations, que de pages délicates qui portent la marque souveraine de leur auteur. La forme concertante, on la trouve d'abord pour le piano : la célébre Ballade, à l'origine pour piano seul et orchestrée entre 1879 et 1881, ne dépare pas avec un accompagnement d'orchestre.  Jérôme Ducros en livre une exécution sensible.  La Fantaisie pour piano, écrite d'abord pour deux pianos, fut créée dans sa version concertante par

ohannes BRAHMS : Concerto pour violon et orchestre op.77

Johannes BRAHMS : Concerto pour violon et orchestre op.77. Double concerto pour violon, violoncelle et orchestre op.102.  Vadim Repin, violon. Truls Mork, violoncelle. Gewandhausorchester Leipzig, dir. Riccardo Chailly.  Universal/DG : 477 7470.  TT : 72'57.

Après un formidable CD des deux concertos pour piano - avec Nelson Freire -, Riccardo Chailly et son orchestre du Gewandhaus se tournent vers le Concerto pour violon de Brahms dont l'atmosphère est si proche de la Deuxième symphonie.  Le soliste en est Vadim Repin dont Menuhin disait le plus grand bien. Avec raison. Car voilà bien une exécution de premier plan. Le discours d'un absolu naturel qui tourne le dos à l'effet, la sonorité confidente, les passages aigus perlés, l'articulation d'une extrême souplesse enluminent cette pièce que caractérise la profusion mélodique. Ainsi du premier mouvement dont Repin cueille tout le lyrisme. Il joue la cadence de Heifetz, et non celle du créateur Joachim qui, si elle « colle » tout autant à l'esprit,