Mikael TARIVERDIEV (1931-1996) : Quo vadis ?

Mikael TARIVERDIEV (1931-1996) : Quo vadis ? Christophe Guida aux grandes orgues de Roquevaire (www.christopheguida.fr).

Célèbre en Russie pour, notamment, les bandes originales de 132 films, Mikael Tariverdiev a également composé de nombreuses chansons, 4 partitions de ballet, 4 opéras, de la musique instrumentale et des pièces d’orgue - tels que les extraits ici réunis : 1er mouvement de la Chernobyl Symphony pour orgue op.94, 2emouvement de la suite Quo vadis ?, quatre mouvements du 1er Concerto « Cassandra », 1er mouvement du 2eConcerto « Cahier polyphonic », ainsi que les Chorals n°2, 3 et 8.  Défi à l’académisme et à l’insipidité de la culture de masse héritée du régime soviétique, la musique de Tariverdiev porte une marque – bien que toujours tonale – tout à fait singulière.  Merci au jeune et brillant organiste Christophe Guida (Marseille, 1982) de nous révéler cet éminent compositeur russe dont un Concours international d’orgue porte, tous les deux ans, le nom, à Kaliningrad.

Complete Recordings “Rias” of Wilhelm FURTWÄNGLER.  Live in Berlin.

Complete Recordings Rias of Wilhelm FURTWÄNGLER.  Live in Berlin.  12 CDs + Bonus CD Audite (www.audite.de) : 21.403.

Il s’agit là d’une compilation de tous les concerts dirigés par Wilhelm Furtwängler, à la tête du Berliner Philharmoniker, du 25 mai 1947 au 23 mai 1954, pour la station de radio Rias Berlin.  Dans un répertoire exclusivement germanique : Bach, Beethoven, Blacher, Brahms, Bruckner, Fortner, Gluck, Händel, Hindemith, Mendelssohn, Schubert, Schumann, Strauss, Wagner, Weber.  En bonus : Colloque du 27 février 1951, en la « Hochschule für Musik » de Berlin, au cours duquel Werner Egk et ses étudiants interviewaient Furtwängler sur l’art de l’interprétation.  Bien que les bandes originales aient été remastérisées, il demeure quelques disparités dans la qualité des prises de son.  Mais ce ne sera nullement un handicap pour les inconditionnels du célèbre chef d’orchestre.

« Trios avec clarinette ».  BRAHMS

« Trios avec clarinette ».  BRAHMS : Trio pour clarinette, violoncelle & piano op. 114.  BARTÓK : « Contrastes » pour violon, clarinette & piano, Sz. 111.  KHACHATURIAN : Trio pour violon, clarinette & piano.  Florent Pujuila (clarinette), Deborah Nemtanu (violon), Yovan Markovitch (violoncelle), Romain Descharmes (piano). Saphir (www.saphirproductions.net) : LVC 1102.  TT : 57’35.

Bonheur de retrouver, dans ces interprétations juvénilement complices, les célèbres trios de Brahms et Bartók, tout autant que de découvrir (du moins pour moi) celui d’Aram Khachaturian, datant de 1932, beaucoup plus inspiré et chatoyant - et surtout moins clinquant - que bien de ses œuvres à venir.

Anton BRUCKNER : 8e Symphonie, WAB 108.  Wolfgang Amadeus MOZART

Anton BRUCKNER : 8e Symphonie, WAB 108.  Wolfgang Amadeus MOZART : Symphonie « Prague », K. 504.  Staatskapelle Dresden, dir. Bernard Haitink.  2CDs Profil/Hänssler : PH 07057.  TT : 59’53 + 54’11.

Il s’agit, dans ce 24e volume de l’« Edition Staatskapelle Dresden », d’un concert donné au profit des victimes des inondations catastrophiques qui touchaient en 2002, la ville de Dresde.  Avec le grand Bernard Haitink, la 8eSymphonie de Bruckner a trouvé l’interprète visionnaire que nécessitent ses dimensions gigantesques (quatre mouvements, d’une durée totale de quelque 86 minutes) : profonde unité de l’œuvre et plans sonores sont admirablement mis en relief.  Quant à la Symphonie « Prague », elle acquiert ici une gravité insoupçonnée.  Un enregistrement d’anthologie.

HÄNDEL Gold : Célèbres arias & chœurs.

HÄNDEL Gold : Célèbres arias & chœurs2CDs Decca (www.decca.com) : 478 1460.  TT : 142’38.

Précieuse compilation de « tubes » haendéliens, interprétés par les plus étincelantes stars du chant (plus ou moins...) baroque : Janet Baker, Cecilia Bartoli, Teresa Berganza, Grace Bumbry, Joyce DiDonato, Plácido Domingo, Kathleen Ferrier, Renée Fleming, Susan Gritton, Marilyn Horne, Kiri Te Kanawa, Magdalena Kožená, Sylvia McNair, Danielle de Niese, Russell Oberlin, Anne Sofie von Otter, Luciano Pavarotti, Thomas Quasthoff, Nigel Robson, Andreas Scholl, Joan Sutherland, Bryn Terfel, John Tomlinson, Rolando Villazón, Fritz Wunderlichet… les English Concert Choir, Academy & Chorus of St Martin in the Fieds et Choir of Westminster Abbey.

Barbara STROZZI (1619-1677) : Virtuosissima compositrice.

Barbara STROZZI (1619-1677) : Virtuosissima compositrice.  Cappella Mediterranea, dir. Leonardo García Alarcón.  Ambronay : AMY 020.  Distr. Harmonia Mundi.  TT : 60’03.

Voilà un compositeur majeur du XVIIe siècle ultramontain qu’il conviendrait certes de réhabiliter.  Serait-ce sa « féminitude » qui, des siècles durant, fit oublier cette brillante élève de Francesco Cavalli ?  Sur des poèmes de son père, le célèbre Giulio Strozzi (librettiste, entre autres, de Monteverdi), Barbara publiait, en 1644, vingt-cinq madrigaux, au langage très seconda prattica, dont plusieurs se retrouvent sur ce superbe enregistrement, où sont aussi inclus des madrigaux de Monteverdi et Sigismond d’India.

Laudes et chants soufis.

Laudes et chants soufis.  Ensemble Doulce Mémoire, dir. Denis Raisin Dadre.  Zig-Zag Territoires : ZZT 090901.TT : 76’07.

Saluons l’œcuménisme de ce disque qui associe, pour notre plus grand plaisir, des chants chrétiens et soufis, issus des confréries d’Orient et d’Occident, démontrant bien que la musique, si elle constitue le plus court chemin vers Dieu, moyen d’ascèse et de dévotion, n’a pas besoin d’église.  Une prière en même temps qu’une leçon de tolérance.  À méditer…

Débora RUSS Ensemble : Andares.

Débora RUSS Ensemble : Andares.  Aeon (www.aeon.fr) : AECD 0979. TT : 66’54.

Les amateurs de tango et de jazz apprécieront ce disque de Débora Russ qui associe, avec bonheur, les grands standards (Piazzolla, Sanchez…) à ses compositions personnelles. Le tango apparait ici pour ce qu’il est : une musique métissée  et évolutive, capable de chanter l’amour, les joies enfantines, la peine… La voix chaude et sensuelle et l’orchestre aux accents « jazzy et latino » font indiscutablement de ce disque, une réussite, une invitation au voyage.

Frédéric ROSSILLE : Ocean Song.  Rêves magiques (Cécile Duchamp.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).  TT : 18’03.

Dernier album du compositeur et pianiste français Frédéric Rossille, Ocean Song nous donne à entendre une très belle composition, empreinte de poésie, de charme et de sagesse orientale si prisée par l’auteur, bien mise en évidence par le jeu du piano, clair voire transparent, qui nous invite à lâcher prise…

Bob VERSCHUEREN : Catalogue de plantes.

Bob VERSCHUEREN : Catalogue de plantes. Un travail sonore de plasticien de l’artichaut au roseau.  Fuga Libera : FUG 705.  TT : 65’47.

Si la musique postmoderne nous propose d’entendre l’inaudible, ce qui suppose une présence au-delà du sonore, la présence est ici végétale, voire potagère (artichaut, carotte…).  Pour mélomane végétarien, à consommer toutefois avec modération !

Ludwig van BEETHOVEN : Rondos et bagatelles.

Ludwig van BEETHOVEN : Rondos et bagatellesNatalia Valentin, forte-piano (www.nataliavalentin.com).  Paraty : 109.104.  TT : 56’11.

Modestes par leur dimension, ces pièces où la ligne mélodique et l’improvisation tiennent une large part, écrites en marge des grandes œuvres pianistiques, nous donnent à entendre un Beethoven plein de spontanéité et de fraicheur.  L’interprétation de Natalia Valentin, empreinte de clarté et de virtuosité, est encore valorisée par un remarquable piano-forte allemand du XVIIIe siècle, restauré par Christopher Clarke, qui donne à cet enregistrement une sonorité d’époque.

Thierry MACHUEL : Sur la terre simple.

Thierry MACHUEL : Sur la terre simple. Œuvres profanes pour chœur a cappella.  Label inconnu (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : LI 09-0301.  Solistes du chœur Mikrokosmos, dir. Loïc Pierre.  TT : 57’16.

Seize œuvres sur des poésies de langues variées chantées par un petit effectif de solistes d’une belle homogénéité (mais les solos sont parfois désagréables).  Dans l’esprit du madrigal, les textes appellent la musique : dissonances et ralenti pour la mort, ostinato scintillant pour les étoiles… Tout sonne bien. Les tempi lents favorisent le déploiement vocal, souplement pulsé, l’harmonie tonale fait la part belle au mineur ou à la gamme par tons et, sur de fréquents bourdons, l’unisson domine, les élaborations polyphoniques par imitations générant plus un foisonnement tintinnabulant qu’un véritable contrepoint.  Mais cette beauté consensuelle qui semble se souvenir d’un Poulenc qui se souviendrait de Josquin reste si prévisible qu’elle finit par lisser ce qui nous accroche dans les textes de Jabès ou Bonnefoy.  L’art peut-il faire l’économie de la résistance aux langages convenus ?

Au-delà du silence : Johann Sebastian Bach.

u-delà du silence : Johann Sebastian Bach.  Tambour Battant (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : TABA 11 08 0001.  TT : 77’07.

Cédric Burgelin (°1970), titulaire de cinq médailles d'or, a été formé par les plus grands maîtres de l'orgue : Gaston Litaize, Michel Chapuis, Michel Bouvard et Olivier Latry.  Il a obtenu deux premiers prix (orgue et basse continue) du CNSM et le Diplôme de Formation supérieure. Il se produit régulièrement en soliste ainsi que dans diverses formations. Titulaire des grandes orgues historiques de la cathédrale de Saintes, il y a enregistré, sous le titre évocateur : Au-delà du silence, une petite anthologie d’œuvres de J. S. Bach.  D’emblée, l’aria des Variations Goldberg crée une atmosphère calme et méditative exceptionnelle, propice à l’écoute et au recueillement, et justifie déjà le titre.  L’Ouverture de ces mêmes Variations contraste par son

Roland de LASSUS : Magnum Opus Musicum.

Roland de LASSUS : Magnum Opus Musicum. Ricercar (Outhere S. A. Rue du Chêne 27, B 1000 Bruxelles. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : RIC 283. TT : 56’08.

Cette nouvelle collaboration du Chœur de chambre de Namur et de La Fenice, sous la direction de Jean Tubéry, permet de découvrir des motets (3 à 12 voix) publiés par les fils de Roland de Lassus (1532-1594), en 1604 — soit dix ans après sa mort —, et regroupés sous le titre : Magnum Opus Musicum.  Il s’agit de pièces de circonstance, avec rappel historique, par exemple le motet (à 6 voix), très développé : Qui trepidas, qui musa times… (Pourquoi trembles-tu, pourquoi, muse, crains-tu…) composé pour les noces du prince Guillaume de Bavière et Renée de Lorraine.  Le programme varié comprend 23 pièces, dont 21 cantiones respectivement à 4, 5 et 6 voix, parmi lesquelles des cantiones sine textu alternent avec des titres bien connus :

Prières de Saint François d’Assise.

Prières de Saint François d’Assise.  Jade : CD 699 680-2.  TT : 40’36

En cette année 2009 marquant le 800e anniversaire de la fondation de l’ordre franciscain, les éditions Jade ont regroupé des textes significatifs de saint François d’Assise et de sainte Claire, lus avec infiniment de sensibilité par Claire Meunier, Luc Reydel et Michaël Lonsdale. Pour en faciliter la réception, ils sont judicieusement entrecoupés de ponctuations musicales monodiques et polyphoniques, extraites du Laudario di Cortona (cf. Lettre d’information n°30, rubrique : CDs) et interprétées par l’Ensemble vocal de Montpellier, sous la direction de Jean Gouzès.  Un condensé de mysticisme franciscain.

Duo Andreas Gabriel & Fabian Müller und die « Helvetic Fiddlers »

Duo Andreas Gabriel & Fabian Müller und die « Helvetic Fiddlers ».  Musiques suisses (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : MGB-NV9.  TT : 59’24.

Voici un disque inattendu de musique suisse populaire pour violon déjà en faveur au XIXe siècle et qui connaît un regain d’intérêt. Les œuvres nécessitent toutefois une technique différente et un jeu apparenté à celui des anciens ménétriers. Ce répertoire spécifique, qui autrefois s’apprenait de père en fils, fait l’objet actuellement de cours dans certains Conservatoires suisses.  Ces pièces utilisent le procédé de la variation, de l’ornementation et de l’improvisation typique des anciens violoneux qui avait été oubliée.  La musique de danse (polka, valse) est accompagnée par un seul instrumentiste qui tape énergiquement du pied. Il est plus important de bien faire danser que de rechercher le « beau son ». Le Duo comprend Andreas Gabriel

Complaintes du monde celte.

Complaintes du monde celte.  Mouezh Paotred Breizh (Chœur d’hommes de Bretagne).  Jade (43, rue de Rennes 75006 Paris. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : 399 293-2.  TT : 72’23.

Le Chœur d’hommes de Bretagne (Mouezh Paotred Breizh) introduit les discophiles dans le monde celte. Il s’efforce de mieux faire connaître les chants en langue bretonne et à les préserver. Ce cinquième CD de l’Ensemble - champion de Bretagne 2008 du Chant choral en breton - regroupe des chants donnés en concert, traditionnels, issus des fonds bretons et gallois, ainsi que de nouvelles compositions.  Le livret comprend fort heureusement la traduction française. Le sous-titre : Klemmvanoù ar Celted ! signifie : Complaintes du monde celte qui évoquent à la fois la nostalgie, la mélancolie, parfois l’élan. Les thèmes sont empruntés à la mer (La veuve du marin), à l’histoire (Le siège de Guingamp), à la religion (Sainte Patronne du Folgoët, Bénédiction celtique, Meulomp Doue (Louons Dieu… choral gallois).  Même s’il y a un emprunt à une mélodie de D. Bortniansky (1751-1825), c’est toute l’âme bretonne qui émane de ces chants.

Chansons et danses de la Renaissance française.

Chansons et danses de la Renaissance française.  Polyphonia Antiqua, dir. Yves Esquier.  Pierre Verany : PV 709011.  Distr. Arion.

Retour en CD d’une superbe réalisation publiée en disque noir en 1984, illustrant musicalement la Renaissance française.  Du Jacques Moderne, du Claudin de Sermisy ou du Clément Janequin pour notre plus grand plaisir.  Et ils ne sont que sept – dont certains chantent en outre – à jouer différents instruments. Et tout cela au diapason légal.  Quel beau disque !

Gabriel FAURÉ : Œuvres concertantes.

Gabriel FAURÉ : Œuvres concertantes. Solistes, Orchestre de Bretagne, dir. Moshe Atzmon.  Timpani : 1C1172.

C’est la première fois, sauf erreur, que les œuvres concertantes de Fauré sont réunies en un seul disque. Tout fauréen ne peut que se réjouir d’une telle initiative, même si, des sept partitions con cernées, quatre seulement ont été orchestrées par l’auteur du Requiem, qui avait en fait une certaine appréhension de l’orchestre.  La célèbre Élégie pour violoncelle est fort bien jouée, comme la Romance, par Henri Demarquette. On goûte également la Fantaisie pour flûte, confiée à Juliette Harel.  Jean-Marc Phillips-Varjabédian au violon nous charme avec la Berceuse et le Concerto.  La plus lourde responsabilité incombait au pianiste Jérôme Ducros, pour la magnifique Ballade et la non moins belle Fantaisie. J’avoue être là un peu déçu, particulièrement

Marco da GAGLIANO : La Dafne.

Marco da GAGLIANO : La DafneFuoco e cenere, dir. Jay Bernfeld.  Arion : ARN 68776.

Voilà le quatrième enregistrement en CD de cette Favola in musica, datant de 1608, un des premiers opéras. Récemment engagé par les Gonzague de Mantoue, Marco Zanubi, dit Marco da Gagliano (1582-1642), composa son œuvre sur un livret d’Ottavio Rinuccini, qui avait déjà été mis en musique (presque entièrement perdue) par Jacopo Peri, en 1594. Le talentueux librettiste de l’opéra naissant s’inspira ici d’un épisode des Métamorphoses d’Ovide (I, 452-567) : l’amour fou et contrarié d’Apollon pour la vierge chasseresse Daphné.  Fondateur de l’ensemble Fuoco e cenere, le violiste Jay Bernfeld a accompli un remarquable travail d’interprétation, portant une attention particulière sur la prosodie du texte italien, le parlando cantando ;

Maurice RAVEL : L’Enfant et les Sortilèges.

Maurice RAVEL : L’Enfant et les SortilègesMa Mère l’Oye.  Berliner Philharmoniker, dir. Simon Rattle.  EMI Classics : 2641972.

Le généreux minutage (72’28) de ce CD permet de disposer des deux grandes partitions de Ravel évoquant les enfants. C’est pour les deux enfants de ses amis Godebski que Ravel écrivit, pour piano à quatre mains, Ma Mère l’Oye, partition qu’il orchestra puis amplifia pour en faire un ballet. Simon Rattle a su traduire cette féerie avec juste ce qu’il faut de naïveté pour retrouver l’atmosphère des contes pour enfants.  Composée essentiellement en 1924, sur un texte de Colette, la « fantaisie lyrique » L’Enfant et les Sortilèges fait appel à pas moins de vingt et un rôles chantés, à un chœur mixte et à un chœur d’enfants. La lecture que nous propose Simon Rattle est très convaincante.  Il est servi par de bons chanteurs, dont certains,

Entrez dans les danses d’ici et d’ailleurs.

Entrez dans les danses d’ici et d’ailleurs.  « Corpus ».  DVD-Rom.  Scérén/CRDP des Pays de la Loire (www.crdp-nantes.cndp.fr) : 440M0070.  15 €.

Destinées aux trois cycles de l’école primaire, voici - intelligemment codifiées & adaptées pour l’école - 46 danses du patrimoine (France, Royaume-Uni, Israël, Portugal, États-Unis, Lituanie, Pologne, Russie, Hollande, Italie, Suède…), avec fiches pédagogiques « chorégraphie », « musique ».  Des vidéos ont été tournées avec quelques élèves découvrant, pas à pas, chaque danse.  Des cartes d’