Le disque 1, réunit Douze Études de concert (dans 11 tonalités) dédiées à des professeurs du Conservatoire de Paris. Chacune bénéficie d’une atmosphère spécifique. Le programme se termine avec des pièces brèves : Scherzo et choral (op. 18), Rêverie-prélude (op. 12) selon le rythme de la saltarelle et enfin : Scherzo (op. 10) dédié à son maître, Antoine-François Marmontel.

Le disque 2 comporte, entre autres, 6 Poèmes sylvestres, de caractère descriptif (allée, myrtilles, mousses, sources enchantées et danses rustiques…), mélange d’impressionnisme et de romantisme et ses Heures (c’est-à-dire le cycle allant de midi à minuit : midi, heures triste, héroïque, joyeuse, rêvée et minuit). Le Thème varié aux 9 variations, dédié à son disciple Édouard Risler (1873-1929), est en fait une pièce de concert exigeant une parfaite maîtrise du clavier.

Le disque 3 comprend la Sonate en la mineur, en 3 mouvements. Elle commence par un Allegro moderato con fuoco contrastant avec l’Andante quasi adagio, et se termine sur un Largo suivi d’un Allegro focoso comme dans l’introduction. Le pianiste réussit merveilleusement à opposer ces différentes atmosphères : exubérance et expressivité. Son interprétation des 6 Poèmes Virgiliens d’après les Bucoliques de Virgile retiendra aussi l’attention.

En premier enregistrement mondial, la musique pour piano de Théodore DUBOIS est donc enfin sortie de l’oubli : grâce à l’heureuse initiative de Jan A. Jarnicki, directeur d’un Label polonais et à Artur Cimirro, pianiste brésilien. « La patrie » sera-t-elle « reconnaissante » aux multiples facettes de l’auteur du traité d’harmonie ?
Édith Weber
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