Berlin-born Hans August Alexander Bronsart von Schellendorf (1830-1913, from a Prussian military family, and 'once a force to be reckoned with') wrote his F sharp minor Piano Concerto in 1873.

Hans August Alexander Bronsart von Schellendorf (1830-1913), né à Berlin et originaire d'une famille de militaires prussiens, a écrit son Concerto pour piano en fa dièse mineur en 1873.

The listener is plunged straight in, the orchestra stormily introducing the pianist’s soon-to-arrive heroic entrance.

L'auditeur, dès les premières mesures, se trouve comme parachuté dans l'orchestre, pour annoncer la tempête l'entrée héroïque du pianiste qui arrivera bientôt.

This is strong stuff, music of energy, power and sweeping passion, tenderness and lyricism too. All very engaging, and the orchestra is no bystander.

C'est une musique forte, une musique d'énergie, de puissance et de passion, de tendresse et de lyrisme. Tout y attire l’attention, et l'orchestre n'est pas un spectateur.

There are some Lisztian aspects (the Hungarian greatly admired Bronsart as a fellow-virtuoso, and conducted him at Weimar), and Brahmsian ones to a certain degree, but the overall impression is that Bronsart was a composer with an eye for drama tempered by poeticism whose ink left the pen onto paper with active assurance, charismatically suggested by this lively, full-on and considered performance from Emmanuel Despax, attentively supported (Eugene Tzigane took Second in the 2008 Solti Competition).

Il existe certains aspects lisztiens (Liszt admirait beaucoup Bronsart en tant que compagnon virtuose et le dirigea à Weimar) et les Brahmsiens dans une certaine mesure, mais l'impression générale est que Bronsart était un compositeur attentif aux drames tempérés par la poésie, et dont l'encre a laissé le stylo sur le papier avec une assurance active, charismatiquement suggérée par cette performance vivante, et réfléchie d'Emmanuel Despax, appuyée avec attention par le chef d’orchestre (Eugene Tzigane a remporté la seconde place du concours Solti 2008).

The slow movement is rather lovely, a duskily coloured moonlit nocturne, and the Finale is fiery and devilish … until a ceremonial fanfare interrupts … but the pianist is undeterred by that, lots of notes and speed are maintained, twinkle-in-the-eye galumphing emerging.

Le mouvement lent est charmant, un nocturne au clair de lune et le finale est fougueux et diabolique… jusqu'à ce qu'une fanfare cérémonielle l'interrompe brusquement… mais le pianiste ne se laisse pas décourager, et fait scintillent dans l'oeil, par ses traits de virtuosité.

If the Adagio contains eddies of Elgar, then the tarantella last movement anticipates Wolf-Ferrari.

Si l'Adagio contient des tourbillons d'Elgar, le dernier mouvement de la tarentelle anticipe Wolf-Ferrari.

That’s thirty minutes of the disc accounted for. The remaining forty-five belong to Anton Urspruch (1850-1907, from Frankfurt), who also knew Liszt.

Cela représente trente minutes du disque. Les quarante-cinq autres sont consacrées à Anton Urspruch (1850-1907, de Francfort), qui connaissait également Liszt.

His Piano Concerto (1882) is an ambitious affair, the outer movements respectively twenty-four and thirteen minutes, the first mixing languor with quicksilver nimbleness—Despax as dexterous as required—in what might be described as a pastoral fantasy, it’s certainly tuneful, and the trill-laden cadenza is inventive.

Son Concerto pour piano (1882) est une affaire ambitieuse, dont les mouvements extérieurs sont respectivement vingt-quatre et treize minutes, le premier mélange de langueur et de vivacité de vif argent - Despax aussi habile que de besoin - dans ce que l'on pourrait décrire comme un fantasme pastoral, très mélodique, avec une cadence essentiellement constituée de trilles très inventive.

The relatively brief slow movement is dark and intimate, quite sad (one of the markings is mesto), whereas the Finale is dance-like, but if a composer is in doubt as to what to do next, the answer is write a fugue: five minutes in that’s just what Urspruch does. The animated closing bars are worth waiting for though.

Le mouvement lent, relativement bref, est sombre, intime, et triste (l’indication de caractère est mesto ), alors que le Finale très enjoué, ressemble à une danse; mais si un compositeur a des doutes sur ce qu'il doit faire ensuite, la réponse est d'écrire une fugue: cinq minutes, c'est exactement ce que fait Urspruch... Les dernière mesures de cadence valent tout de même la peine d'attendre.

As a curiosity, Urspruch’s effort is certainly worth a listen, Bronsart’s rather more so—and there are no complaints regarding performances, production and annotation.

Par curiosité, les efforts d’Urspruch méritent certainement d’être écoutés, mais plutôt ceux de Bronsart - et il n’y a pas de plaintes concernant les performances, la production et annotations.

 

 

 

 

Lien vers le texte original (avec l’aimable autorisation d’Hyperion) https://www.hyperion-records.co.uk/dc.asp?dc=D_CDA68229
(traduction Jonathan Bell)
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