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Catégorie : CDs&DVDs

L’enregistrement des Lieder de Hans SOMMER (1837-1922) est réalisé par la mezzo-soprano Constance Heller (née à Laufen, en Bavière) qui, après ses études au Mozarteum de Salzbourg, devenue Master of Art, a fait ses débuts à l’Opéra dans le rôle de La Muse (Contes d’Hoffmann) et se produit sur le plan international tant dans les salles d’opéra que de concert. Elle est accompagnée au piano par Gerold Huber (né à Munich), élève en piano au Conservatoire de Munich et ayant bénéficié, à Berlin, des cours de Lieder de Dietrich Fischer-Dieskau. Accompagnateur souvent sollicité, sa discographie est impressionnante. Depuis 2013, il est professeur d’accompagnement au Conservatoire de Wurzbourg.



Hans SOMMER est né à Brunswick en 1837 et mort dans sa ville natale en 1922. Son nom est un pseudonyme de E. T. [phonétiquement en français « été » soit, en allemand, « Sommer » (la saison)] Neckniz [anagramme de ZINCKEN]. Après une première formation musicale, il étudie l’optique et les mathématiques au Polytechnikum de Göttingen, où il obtient son Doctorat en 1858, et enseigne l’année suivante à l’Université technique de Brunswick. Il a l’occasion de rencontrer J. Brahms, R.

Schumann, Richard et Cosima Wagner, ainsi que Joseph Joachim. Il étudie la composition auprès d’Adolf Bernhard Marx à Berlin et de Wilhelm Meves et, à partir de 1884, se consacre entièrement à la musique.

Hans SOMMER a mis en musique des poèmes du XIXe siècle : les 6 Sapphos Gesänge (op. 6) de Carmen Sylva (1843-1916), faisant alterner effusion et retenue ; les 7 poèmes (op. 16), de Gottfried Keller (1819-1890) assez lyriques — en premiers enregistrements mondiaux — ; Desdemona (1897) d’Emil von Schönaich-Carolath ; 3 poèmes de Joseph von Eichendorff (1788-1857), dont la célèbre Lorelei (op. 7) dans laquelle Constance Heller déploie tout son talent expressif; 3 Lieder d’après des extraits de Mignon de Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) — dont l’opus posthume, Mignons Sehnen, a servi de titre au disque — et, enfin, la si nostalgique mélodie : Stumme Liebe (op. 1) de Nikolaus Lenau (1802-1850).
Une remarquable plongée dans la Sehnsucht (nostalgie, aspiration…) typiquement allemande magnifiquement servie par les deux interprètes.
Édith Weber