classiques. L’atmosphère baigne dans le lyrisme et la nostalgie, il exploite le registre grave de la flûte alors à l’apogée de sa facture. La conclusion cède la place à l’expressivité. À retenir son Lento espressivo très prenant et à remarquer le langage harmonique plus recherché dans l’Allegro con brio. Dans sa Sérénade pour flûte avec accompagnement de piano (op. 59), la flûte est en vedette, le piano assume un rôle plus discret. La violoniste Dobroslawa Siudmak se joint aux deux autres instrumentistes dans la Sérénade op. 85 (plage 6), pleine de charme. Sa Berceuse « Doux sommeil », de caractère plus populaire, est en fait une miniature pour flûte et piano. Avec sa Sérénade champêtre « Au bord d’un ruisseau » (op. 52), le ton se fait plus lyrique. Sa Pastorale pour flûte avec accompagnement de piano (op. 90) est volubile et agreste. Ses Trois pièces pour flûte et piano (op. 31) — dédiées à son contemporain Paul Taffanel (1844-1908), fondateur de l’école française de flûte — portent la marque d’un certain archaïsme (retour à l’époque baroque). Enfin, avec Andalouse pour flûte et piano, une atmosphère espagnole s’affirme.
Ces 14 œuvres au total bénéficient de concours exceptionnels. Le flûtiste Robert Nalewajka, diplômé de l’Académie de musique Frédéric Chopin, soliste à l’Orchestre de l’Opéra National, utilise une flûte en or (18 carats) du facteur Pearl ; il est accompagné, au piano, par une des plus grandes pianistes polonaises, Joanna Lawrynowicz, également diplômée de l’Académie de musique Fr. Chopin et Lauréate de Concours internationaux. Excellent hommage polonais à un compositeur français tombé dans l’oubli. Tout à l’honneur d’Acte Préalable.