La forme Étude, à finalité didactique, traite des difficultés techniques ; elle a évolué à partir de l’avènement du pianoforte. Elle peut concerner des exercices progressifs pour l’agilité des doigts : c’est le cas des Études de l’autrichien Carl Czerny (1791-1857), avec sa Kunst (art) der Fingerfertigkeit, méthode qui — comme celle du hongrois Isidore Philipp (1863-1958) installé à Paris — cultivent la haute virtuosité digitale à pratiquer quotidiennement. En revanche, les Études de Stephen Heller (1813-1888), progressives et mélodiques, sont de vrais morceaux spéculant aussi sur la sonorité et l’expressivité. Celles de Moritz Moszkowski (1854-1925) — à l’instar de celles de Chopin et Liszt — sont des pièces destinées à être interprétées au concert ; c’est aussi le cas des Concerts-études de Grazyna Bacewicz (1909-1969), en des tempos bien enlevés, entre autres Allegro, Vivace, mais aussi Andante, giocoso. Les 4 Études de Marian Sawa (1937-2005) s’inscrivent dans l’esthétique de notre temps.

Marcin Tadeusz Lukaszewski, pendant les 33 plages (de brève durée) se joue de toutes les difficultés techniques avec autant de brio que de musicalité. Il propose ainsi une remarquable leçon de technique pianistique. Cet enregistrement sera d’une incontestable utilité pour les pianistes de tous niveaux et les professeurs. Incontournable outil pédagogique.