dirigé l’Orchestre de l’Opéra de Bruxelles. Il s’est ensuite installé à Strasbourg. Sa carrière s’est déroulée en France, en Allemagne, mais aussi à Varsovie et à Prague.
Le disque s’ouvre sur la Fantaisie suivie de deux airs variés pour le violon avec accompagnement d’un second violon, alto et violoncelle (op. 11), œuvre brillante se réclamant de l’esthétique en cours à la fin du XVIIIe siècle. Elle comporte quatre mouvements ; à l’Andante introductif, succèdent trois mouvements s’inspirant de chants populaires ou issus de danses : Polonaise, Cracovienne, Mazurka, avec les thèmes principaux exposés au violon et bénéficiant de transformations mettant en valeur la virtuosité de l’instrument. Sa Fantaisie avec deux airs variés pour le fortepiano (op. 9, fin XVIIIe s.), de caractère plus sombre, comporte 3 mouvements : Poco adagio, Allegretto, Polonaise. Dans son Concerto de violon avec accompagnement de 2 violons, flûte, 2 clarinettes, 2 cors, 2 bassons, alto et basse (op. 8, publié à Leipzig en 1810), également en 3 mouvements : Allegro spirituoso, Adagio (avec cadence de Pawel Wajrak) et Rondo (assez proche de l’esthétique viennoise), le violon (soliste) est accompagné par des instruments hauts en couleurs. Enfin, pour ses Trois thèmes variés pour violon et violoncelle (op. 4, 1805), chaque Allegretto introduit un des thèmes. August Fryderyk Duranowski spécule sur le principe de la variation avec des thèmes provenant du répertoire d’opéras bien connus, garants infaillibles du succès de cette œuvre auprès du grand public au début du XIXe siècle. À coup sûr : une découverte.