Ce deuxième disque présente des formes classiques : Sonate, Sonatine, Intermezzo, Fantaisie et des titres plus ciblés : L’Aegipan pour piano (op. 72), Fantaisie ibérique pour alto et piano (op. 51), Japonerie ou encore Pièce romantique pour alto et piano (op. 57 et 70)… C’est le mérite des 3 interprètes polonais d’avoir recréé ces 9 œuvres françaises, et tout d’abord, pour piano et alto : sa Sonate (op. 18), plus développée, en trois mouvements : Allegro moderato, Andante, Fuga-risoluto ; le piano s’impose par sa chaude sonorité, de même que le violon, et les deux interprètes — comme le souligne Marcin Murawski — restituent le caractère assez populaire et romantique de cette œuvre. Dans les Deux Pièces (op. 42), l’Intermezzo (op. 50) et la Sonatine (op. 61) en 3 mouvements, pour flûte et piano, les deux instrumentistes interviennent en parfait symbiose, traduisant à merveille tout le charme français. Les trois instruments, toujours en mouvement, s’unissent dans l’interprétation du Caprice-Valse-Duo pour flûte, alto et piano (op. 13) qu’ils interprètent avec bonhommie, allant et entrain. Le disque se termine aux accents de la Pièce romantique pour alto et piano (op. 70) qui, dans la production de Ratez, occupe une place marquante. Ils en restituent le lyrisme, mais aussi le caractère dansant pour aboutir à un genre de valse, ce qui — comme le rappelle M. Murawski —, « pour Ratez, augmente le tempo pour pouvoir exploser au final et se reposer sur le dernier accord ». Point d’orgue très convaincant et (re)découverte de ce compositeur français si attachant, grâce à un éditeur et des interprètes polonais.