SALVE REGINA. Musik zum Lob der Maria. RONDEAU PRODUCTION (www.rondeau.de ). ROP6118. CD : TT : 64’ 07.

Marie, qui occupe une très large place dans la vie religieuse, a tenté à la fois des peintres, et des sculpteurs, des auteurs et des compositeurs. Ce disque, du Label leipzicois RONDEAU, regroupe autour du thème « Salve Regina » 14 pièces d’Antonio Caldara en son honneur. Né vraisemblablement à Venise en 1670 et mort à Vienne en 1736, il est considéré comme l’un des plus grands compositeurs italiens de son temps. Après une carrière notamment en Italie (Mantoue), en 1716, il occupe le poste de vice-maître de chapelle à la Cour de Vienne, puis, en 1723, succédant à Johann Joseph Fux, de maître de chapelle. Son œuvre comportant des Opéras, 38 Oratorios, 20 Messes, de nombreux Motets… dans la tradition polychorale vénitienne, annonce le baroque tardif. Comme il se doit, le disque

commence par le Magnificat (Luc, 1, 46-55) se terminant par la Doxologie. D’autres titres traditionnels sont abordés : Ave maris stella (en première création mondiale), Salve Regina… ou encore Haec est Regina virginum (pour soprano solo, violons, basse continue) et Regina coeli (pour chœur, cornet, sacqueboutes et basse continue), sans oublier, pour le temps de la Passion : Crucifixus (pour chœur à 16 voix et basse continue), Stabat Mater (pour chœur à 4 voix et solo, avec violons, alto, sacqueboutes et basse continue), œuvre très développée. Ce programme de musiques mariales est interprété par la Vokalakademie Berlin, le Bassano Ensemble Berlin, un groupe d’instrumentistes (y compris orgue et clavecin) placés sous la direction de Frank Markowitsch, fondateur entre autres de cette Académie. Cet enregistrement berlinois datant de février 2016, avec la coordination de Teres Feiertag, s’impose par le programme typiquement « marial » avec, en outre, la Sonate en trio (op. 1, n°5). À noter : l’attaque, la diction précises et l’énergie (Magnificat) ; l’émotion et l’intériorité (Tenebrae factae sunt) ; la richesse expressive (Stabat Mater).