Cette réalisation comporte, d’une part la Deuxième Sonate (op. 50) et Deux Idylles (op. 75) pour piano et violon ; et, d’autre part : pour violon avec accompagnement de piano : la Suite orientale (op. 42), aux titres évocateurs : Sous les palmiers-Rêverie ; Chanson arabe, Danse orientale, ainsi que la Suite poétique (op. 19), en 6 mouvements : Prélude, Méditation, Berceuse, Élégie, Sérénade mystérieuse et Pastorale. La Sonate n°2 (op. 50) met d’abord le violon en valeur, puis le piano, aboutissant à un dialogue entre les deux ; la deuxième partie est de caractère joyeux et léger, parfois agité ; la troisième, lente et expressive, force sur le lyrisme, et la dernière est plus brillante. Dans ce remarquable duo, chacun sait s’effacer au profit de l’autre ou se mettre en vedette lorsque la partition l’exige. Jan A. Jarnicki, comme les interprètes, ont réussi à communiquer leur enthousiasme pour ce musicien typiquement français, sensible et lyrique.