Les transcriptions sont imaginatives et soignées. Ces sonates obéissent au schéma tripartite vif-lent-vif, la séquence centrale étant la plus expressive, sur un ton mélancolique (BWV 529, et 530). A noter dans cette dernière un élément rare rencontré dans ce type de pièce : un unisson entre les voix, allusion peut-être aux concertos vivaldiens. Dans la sonate BWV 525, les deuxième et troisième mouvements ont eux-même unes structure bipartite. Pour les sonates BWV 527 et BWV 528, on a eu recours à un pianoforte Silbermann dont les possibilités harmoniques s'harmonisent fort bien avec les flûtes à bec ténor. Jovanka Marville le pratique avec autant d'aisance que son clavecin habituel. Jan van Hoecke joue quant à lui des flûtes à bec de registres différents, ténor ou alto, selon les œuvres. Ses interprétations limpides le placent dans le sillage de son aînée Michala Petri.