Sa carrière est bien remplie : Directeur musical, rédacteur de chroniques, Consul à Breslau (1921), Berlin (vers 1928), admis à l’Association des écrivains et critiques musicaux (polonais), il revient en Pologne en 1931. Sa Sonate pour violon et piano en Ré majeur, op. 6., publiée à Leipzig en 1910, en trois mouvements privilégiant la technique de la variation, puis son développement, est marquée à la fois par la simplicité des idées thématiques et des éléments populaires (mazurka), synthèse entre simplicité, traits polonais traditionnels et esthétique parfois assez proche de J. Brahms. Plus près de nous, Josef Zygmunt Szulc (francisé Josef Szulc), né le 4 avril 1875 à Varsovie, est mort le 10 avril 1956 à Paris où il a notamment été formé par Jules Massenet. Il a été nommé chef d’orchestre au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, et se spécialisera dans la comédie musicale et la musique de film. Sa Sonate pour violon et piano en la mineur, op. 61 illustre les tendances de la musique de chambre polonaise. De structure classique en 4 parties : Allegro ma non troppo-Andante sostenuto-Presto ma non troppo-Allegro assai. La responsabilité mélodique est assumée par chacun des instruments, la chantabilité des mélodies, avec des résonances néoromantiques ; l’influence de la mazurka est indéniable. Dans son commentaire, avec raison, Maria Renat met l’accent sur « la pénétration mutuelle inter-genre » et l’esthétique polonaise en ce début du XXe siècle. En parfaite connivence artistique, Irena Kalinowska-Grohs (violon) et Barbara Pakura (piano) contribuent ainsi à redonner vie à la musique de chambre de ces musiciens polonais. Curiosités polonaises à découvrir.