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www.leducation-musicale.com



BACCALAUREAT 2008
Supplément au n° 543-544


novembre-décembre 2007
n° 547-548


janvier-février 2008
n° 549-550







Sommaire :

1. L'éditorial de Francis Cousté : D'aucuns prennent la mouche...
2. Informations générales
3. Varia
4. Manifestations et Concerts
5. L'édition musicale
6. Bibliographie
7. CDs et DVDs
8. Le Festival d'Aix-en-Provence 2008
9. La vie de L’éducation musicale


D’aucuns prennent la mouche... 

...non sans lui faire subir les derniers outrages.

Nos récents sommaires et éditoriaux ont provoqué des réactions (disons) contrastées.  Assorties d’arguments pas toujours irrecevables, certes...

Ainsi de nos publications sur Léo Ferré ou Marilyn Manson.  Faut-il préciser que ce dernier ne fut jamais de notre panthéon ?  Il n’en demeure pas moins que, sauf à être gravement schizophrène, un enseignant ne saurait méconnaître cette figure emblématique de l’underground qui cristallise les dérives de toute une jeunesse.

Ainsi de notre éditorial « Une école, un orchestre ». Sujet fort épineux, à l’évidence - sur lequel devrait être bientôt publié un rapport de l’Inspection générale de l’Éducation nationale.  Dont nous nous ferons, bien sûr, l’écho…  Sans préjudice d’un futur dossier que nous consacrerons aux Activités instrumentales et vocales à l’école (chorales, orchestres et spectacles musicaux).

Outre celui qui, dans le présent numéro, est dédié à La percussion, nous publierons des dossiers sur Le bruit (en référence au programme de l’agrégation), sur Musique et cinéma (en référence au programme du baccalauréat) et sur Empreintes croisées (compositrices et compositeurs).

Bonne année à tous !

Francis B. Cousté


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BOEN n°46, 20 décembre 2007, p. 2475 sqq.  Calendrier des baccalauréats général et technologique, session 2008.  Les épreuves facultatives se dérouleront aux dates fixées par les recteurs.  Le calendrier détaillé des épreuves de la série Techniques de la musique et de la danse est fixé par le recteur de l’académie d’Orléans-Tours.  Les épreuves écrites d’Arts de la série littéraire se dérouleront le mercredi 18 juin, de 14h30 à 18h00.

 

BOEN n°2, 10 janvier 2008, p. 42-53.  Baccalauréat technologique « Techniques de la musique & de la danse », session 2008.  Épreuves au choix : exécutions vocales ou instrumentales / électroacoustique.

 

BOEN n°4, 24 janvier 2008, p. 123.  Agrément national : L’association « Jeunesses musicales de France », qui apporte son concours à l’enseignement public, est agréée pour une durée de cinq ans.  Son agrément est étendu à ses structures régionales, départementales et locales.

 

Le Bulletin officiel de l’Éducation nationale est librement consultable sur : www.education.gouv.fr/pid285/le-bulletin-officiel.html

 

« Oxford Music on Line » : www.oxfordmusiconline.com  Ce tout nouveau portail nous permet d’accéder aux immenses ressources de… Encyclopedia of Pop Music / The Oxford Dictionary of Music / Grove Music Online / The Oxford Companion to Music.

Apollon jouant de la lyre

 

« Créations ou Re-créations chorales », tel est le thème du Carrefour de la Musique qui se tiendra le jeudi 14 février, de 9h à 17h, en l’Auditorium Saint-Germain (Maison des pratiques artistiques amateurs - 4, rue Félibien, Paris VIe.  M° Mabillon ou Saint-Germain-des Prés).  Avec la participation de : André Petit & Paul Bardon (Carrefours de la Musique), Olivier Schneebeli (Centre de musique baroque de Versailles), Yves Parmentier (Ensemble vocal & instrumental de la Mayenne et de la Sarthe), Pierre Calmelet (Chœur & orchestre des Universités de Paris), Nicole Corti (Ensemble vocal Benjamin Britten), Marcel Corneloup (À Cœur Joie International).  Ainsi que Didier Bouture (Chœur de l’Orchestre de Paris), Geoffroy Jourdain (Les Cris de Paris), Marie-Noëlle Maerten (Maîtrise de Radio France) et Alexandre Grandé (Ariam / Île-de-France), qui présenteront leur travail préparatoire à l’exécution, au Palais des Congrès, de la VIIIe Symphonie dite « des Mille » de Gustav Mahler, sous la direction de Christoph Eschenbach…

Présentation d’enregistrements & de films autour d’œuvres de : Nicolas Formé, Felix Mendelssohn, César Franck, Louis Vierne, Jean-Pierre Le Guay, Béla Bartók, Jacques Charpentier, Friedrich Lühl, Édith Canat de Chizy, Jean Françaix, Gustav Mahler, Guillaume Connesson…  Modérateur : Gérard Streletski (Université Lumière-Lyon 2).  Entrée libreRenseignements : 01 46 34 68 58.

 

Salon Musicora : Il se tiendra au Carrousel du Louvre, les 4, 5 et 6 avril 2008.  Thème : Sur un air de jeunesse… Des précisions seront apportées dans nos prochaines lettres d’information.  Renseignements : www.musicora.net

<MUSICORA> http://www.secession.fr/

 

Le Prix du Jazz vocal 2007 vient d’être décerné, par l’Académie du Jazz, aux Voice Messengers, pour leur album Lumières d’automne.  Ce groupe sera à Paris, au New Morning, le 12 février 2008, à 20h30.  Renseignements : www.voice-messengers.com

 

L’Institut des métiers de la musique à Montréal : Créé il y a une quinzaine d’années, à Paris, par Paul Bessone, l’IMM vient de se doter d’une antenne au Canada.  Renseignements : www.metiersdelamusique.com

 

Plácido Domingo’s Operalia, « The World Opera Competition » : Fondé en 1993 par le célèbre ténor, ce concours pour jeunes chanteurs d’opéra (de 18 à 30 ans) se déroulera à Québec (Canada), du 18 au 24 septembre 2008.  Clôture des inscriptions : le 15 mars 2008.  Renseignements : Operalia - 230, fg Saint-Honoré, Paris VIIIe.  Tél. : 01 53 75 00 82.  www.operalia.org

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Luciano Berio’s Musical Odyssey : http://nyphil.org/concertsTicks/berio/home.htm

 

Concours de flûte Jean-Pierre Rampal. La VIIIe édition de ce concours, organisé par la Ville de Paris, se déroulera du 23 septembre au 4 octobre 2008.  Ouvert aux flûtistes de toutes nationalités, nés après le 23 septembre 1978.  Date limite d’expédition des dossiers : 16 mai 2008.  Renseignements : www.civp.com

 

7th International Competition « Franz Schubert and Modern Music ». Organisé par « The University of Music & Dramatics Arts », ce concours d’interprétation se déroulera à Graz (Autriche), du 4 au 13 février 2009.  Il comporte trois catégories : Duo for voice & piano (Lied) / Duo for violin & piano / String Quartet.  Est également organisé un concours de composition pour étudiants (âge limite : 35 ans) : pièce pour violon & piano, d’une durée maximale de 10’.  Date limite de dépôt des partitions : 31 mai 2008.  Renseignements : www.kug.ac.at/schubert

 

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Internet News : Pour la première fois, en 2007, les Européens de 16 à 24 ans auront passé plus de temps devant leur ordinateur que devant leur téléviseur… Les seniors français seraient, en outre, les plus connectés d’Europe (source : www.eiaa.net).

 

Itinéraire musical en Bavière, Forêt-Noire, Vosges & Alsace : Sous la houlette du Professeur Édith Weber, est organisé, du 2 au 7 mai 2008, un circuit Paris-Paris comprenant, notamment, la visite guidée de Stuttgart, de Munich (Bachakademie, Trésor de la Résidence, Nymphenburg, châteaux de Bavière…).  Concerts, conférences, promenades…  Renseignements : 02 40 47 77 78. www.voyages-terrien.com

Neuschwanstein

 

Salsas…

©Mario Hacquard

 

Taser-MP3 : Pour seulement 380 $ (+ une connexion Wi-Fi), tout enseignant peut désormais diffuser de la musique, dans ses classes, en toute quiétude.  Heureuse combinaison du fameux C2, pistolet à impulsion électrique, et d’un baladeur MP3 de 1 GO, le Taser MPH (Music Player Holster) permet, en effet, de neutraliser tout mauvais écoutant.  Renseignements : www.tomsguide.com/us/taser-leopard-print,news-273.html

 

« Les Moments musicaux » organisent un stage, le samedi 16 février, de 10h à 17h, en la Médiathèque Gustav-Mahler (11bis, rue Vézelay, Paris VIIIe), sur les thèmes suivants : Méthodes de relaxation (Comment surmonter le trac ?), Sonates de Beethoven (style de Beethoven ; éditions Urtext ou traditionnelles ?), Cours de piano (à des élèves de différents niveaux, approche psychopédagogique).  Intervenante : Thérèse Diette, professeur à l’École normale de musique de Paris [notre photo].  Renseignements : 01 40 37 90 39.  www.lesmomentsmusicaux.com

Thérèse Diette

 

Buenos Aires, Danza y Música… De quelques bons sites : www.tradiciongaucha.com.ar / www.aquifolklore.com.ar / www.kokiypajarin.com.ar / www.elfolkloreargentino.com / www.blasrivera.com / www.fervordebuenosaires.com

 

My Space revendique à ce jour : 220 millions d’inscrits dans le monde, quelque 2,5 millions de visiteurs français par mois, 1 million de profils musicaux dans le monde - dont 15 000 en France…

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 « La pasión de Sor Juana », cantate composée par Mariana Montalvo & Pierre Bluteau sur des poèmes de la poétesse mexicaine, sera donnée le mardi 5 février, à 21h, en l’église Saint-Germain-des-Prés.  Avec Mariana Montalvo, Pierre Bluteau, Agnès Vesterman, Mario Contreras, Oliver Ombredane et le chœur Éclats de Voix.  Renseignements : 06 12 30 59 99. www.sorjuana.fr

 

Festival des pianistes américains à L’Archipel.  Du 3 au 10 février : Jay Gottlieb [notre photo], Noël Lee, Jeff Cohen, Eugène Indjic…  Renseignements : 17, bd de Strasbourg, Paris Xe.  Tél. : 08 26 02 99 24.  www.larchipel.net

 

La Muse en Circuit.  Théâtre national de Bordeaux-Aquitaine, du 6 au 9 février : Ajour, théâtre musical (Arnaud Petit, Christiane Dormoy, Valère Novarina).  CNR de Paris, le 8 février : Du spectre à la friche industrielle (œuvres de Gérard Grisey, Mauro Lanza, Jean-Marc Singier et Franck Bedrossian.  Ensemble 2E2M).  Université Pierre & Marie Curie, Paris Ve, le 11 février : L’Ormador d’Arnaud Salle, orchestre de machines et d’ordinateurs [notre photo].  Renseignements : 01 43 78 80 80. www.alamuse.com

 

Nouvelles musiques traditionnelles : Les 8, 9 et 10 février, Maison de la musique de Nanterre : Wang Li (vibrations chinoises), La mal coiffée (polyphonies occitanes), Annie Ebrel Quartet (la voix de la gwerz et du jazz), La soustraction des fleurs (zarb et violons), Duo Brotto Lopez (musique à danser du Quercy), BHQ : la nuit comme le jour (la Bretagne à voix nues), Antiquarks (duo de particules), Indestwas Ka (musique et danses Gwoka). Renseignements : 01 41 37 94 21. www.nanterre.fr

 

Le Jazz monte au ciel… Du 8 au 13 février, à la Cité de la musique : Rapport des musiciens de jazz au sacréAvec St John Coltrane Church / Marc Ribot & Henry Grimes / Magma / Sun Râ Arkestra.  Renseignements : www.cite-musique.fr

Jazz mystique

 

L’Ensemble vocal Stéphane Caillat, pour célébrer le 80e anniversaire & les 60 ans de direction de chœur de son fondateur, organise un concert exceptionnel, le samedi 9 février 2008 à 20h30, en l'église Saint-Louis-en-l’Isle (Paris IVe).  Programme : Ein deutsches Requiem et Schicksalslied (« Le Chant du Destin ») de Brahms.  Avec Chloé Waysfeld, soprano, Alain Buet, baryton, et Anne Renault, piano.  Direction : Stéphane Caillat (notre photo).  Renseignements : www.stephanecaillat.net

 

Musique en Sorbonne.  Au Grand Amphithéâtre, sera donné, le mardi 12 février, à 20h30, de Dvořák : Concerto pour violon ; Symphonie n°IX, « du Nouveau Monde ».  Geneviève Laurenceau, violon ; Orchestre de Paris-Sorbonne, dir. Jacques Grimbert.  Renseignements : 01 42 62 71 71.  www.musique-en-sorbonne.org

 

« Aux enfants d’abord ! » Au profit de cette méritante association (que préside Alain Duault), se déroulera, le vendredi 15 février, à l’Opéra Garnier, une soirée de gala intitulée « Autour du thème des Fées ».  Avec Carole Bouquet, Natalie Dessay, Stéphanie d’Oustrac, Laurent Naouri, Marie-Agnès Gillot, les Petits rats de l’Opéra, le Chœur des Polysons et l’Ensemble Matheus (dir. Jean-Christophe Spinosi).  Renseignements : 08 92 89 90 90. www.operadeparis.fr

 

Auditorium du Musée Guimet : Vendredi 15 février, 20h30 : Junko Ueda, chant épique & satsuma biwa [photo de gauche].  Samedi 16 février, 20h30 : Paban Das Baul, chanteur bengali [photo du centre].  Vendredi 29 février, 20h30 : Tulika Ghosh, chanteuse & instrumentiste hindoustani [photo de droite].  Renseignements : 01 40 73 88 18.  www.museeguimet.fr/-auditorium

         

 

« Champs libres » au Centre Pompidou. Le dimanche 17 février, à 16h30 : Le jardin d’en face (pour harpe & percussionniste jouant dans un piano) de Jean-Pierre Drouet.  Fidélité (pour harpe) de Georges Aperghis.  Musique de tables (pour trois percussions) de Thierry de Mey.  Monologue (pour tuba) de Tom Johnson.  VoiSins (pour percussion, harpe & tuba) de Arnaud Boukhitine.  Solistes de l’Ensemble intercontemporain.  Mise en espace : Frédéric Stochl.  Renseignements : 01 44 84 44 53.  www.ensembleinter.com ou www.centrepompidou.fr

 

Toshiko Akiyoshi à Paris : Les 22 et 23 février, la grande pianiste de jazz se produira – en solo, quartet & big band - à la Maison de la Culture du Japon (101bis, quai Branly, Paris XVe, tél. : 01 44 37 95 95, www.mcjp.asso.fr) et, les 25 et 26 février, au Duc des Lombards (42, rue des Lombards, Paris Ier, tél. : 01 42 33 22 88, www.ducdeslombards.com).

 

« Utopies & réalités » à la Cité de la musique.  Le vendredi 29 février, à 20h : Six pièces op.6 (pour orchestre, version de 1928) d’Anton Webern.  Trois fragments de Wozzeck op.7 (pour soprano et orchestre) d’Alban Berg.  Blue Poles (pour grand ensemble) de Reinhard Fuchs.  Photoptosis (prélude pour grand orchestre) de Bernd Alois Zimmermann.  Angela Denoke, soprano.  Orchestre du Conservatoire de Paris + Ensemble intercontemporain, dir.  Susanna Mälkki (notre photo).  Renseignements : 01 44 84 44 84. www.cite-musique.fr

 

Igor Stravinski & l’Orchestre national d’Île-de-France : Renard (histoire burlesque contée & jouée) ; Pulcinella (ballet en un acte, avec chant).  À Saint-Germain-en-Laye, le dimanche 17 février, 16h.  À Paris, le mardi 19 février, 19h30.  À Fontainebleau, le vendredi 22 février, 20h30.  Orchestre & chœur de 80 enfants, dir. Alexandre Grandé [notre photo].  Renseignements : 01 41 79 03 40. www.orchestre-ile.com

 

L’Ircam aux Bouffes-du-Nord.  Lundi 18 février, 20h30 : Cycle « La Poursuite, I », À la mémoire de Karlheinz Stockhausen » : Kontakte de Karlheinz Stockhausen et Terra Ignota in memoriam Karlheinz Stockhausen de Philippe Manoury.  Orchestre Poitou-Charente, Jean-François Heisser, piano & direction.  Florent Jodelet, percussions.  Renseignements : 01 46 07 34 50.  www.bouffesdunord.com

 

L’Ircam hors les murs.  Com que voz (pour voix de femme, baryton, ensemble & électronique) de Stefano Gervasoni.  Cristina Branco, fadiste (notre photo).  Otto Katzameier, baryton.  Ensemble Modern, dir. Franck Ollu.  Thomas Goepfer, informatique Ircam.  Dimanche 17 février, 18h : Casa da Música, Porto.  Mercredi 20 février, 20h : Alte Oper, Frankfurt am Main.

 

Cycle « Un dimanche, une œuvre » : Conférence sur Machinations de Georges Aperghis (notre photo), par le philosophe et écrivain François Regnault.  Dimanche 17 février, 11h30.  Petite salle du Centre Pompidou.  Renseignements : 01 44 78 12 33.  www.centrepompidou.fr

 

Autour du Vodou : musique & danses afro-caraïbes.  Cycle de quatre soirées, du 20 au 23 février, à l’Alhambra de Genève (10, rue de la Rôtisserie, 1204 Genève).  Cuba : Yoruba Andabo (rumba & musiques rituelles).  Haïti : Ti-coca et Ouanga-neges (l’art de la contredanse).  Guadeloupe : Ensemble Kan’Nida, avec Napoléon Magloire (danses rituelles du Gwoka).  Haïti : Racine Mapou de Azor (percussions & chants rituels du vodou).  Renseignements : www.adem.ch ou tél. : +41 22 418 45 50. www.ville-ge.ch/meg

               

 

Forum : Musique & communisme.  Le samedi 1er mars, à Paris, amphithéâtre de la Cité de la musique.  À 15h, projection de Notes interdites, scènes de la vie musicale en URSS, film de Bruno Monsaingeon (2004, 55’).  À 16h, table ronde (J.-M. Vacher, P. Huyn, Fr. C. Lemaire, Br. Monsaingeon).  À 17h30, concert d’œuvres de D. Chostakovitch, E. Denisov, A. Schnittke, S. Goubaïdoulina (solistes de l’Ensemble Intercontemporain).  Renseignements : 01 44 84 44 84. www.cite-musique.fr

Joseph Staline en uniforme

 

Francis Cousté

 

 


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ORGUE

Jean GUILLOU : La Révolte des Orgues op. 69, pour grand orgue, huit orgues positifs & percussions.  Schott : ED 20136.

Au printemps 2007 était créée, à Landsberg puis à Paris, une œuvre d'un concept radicalement nouveau par son effectif et un type d'écriture spatialisée encore jamais appliqué à l'(aux) instrument(s) à tuyaux.  Il est donc particulièrement important de pouvoir désormais étudier cette partition révolutionnaire de quelque 120 pages, qui ouvre les voies d'une véritable orchestration organistique, ici enrichie de subtils dialogues avec les percussions.  Jean Guillou y témoigne d'un renouvellement constant de son inspiration créatrice, et continue de donner l'impulsion à une destinée démultipliant avec une imagination sans relâche les potentialités et les alliances ouvertes à un instrument, certes encombrant, que d'aucuns auraient voulu figer dans un sort confiné et solitaire.

Saint-Eustache, Paris

Sylviane Falcinelli

 

FORMATION VOCALE & MUSICALE

Christine JAGER : Prêt à chanter ou Comment préparer la voix au chant choral dans les écoles et les collèges.  DVD (18 séquences & 21 fiches) + CD audio.  CRDP de Versailles/CDDP du Val d’Oise.

Voilà une réalisation remarquable ; elle comblera celles et ceux qui ont en charge de faire chanter des enfants en école, collège ou conservatoire… Il s’agit de proposer des activités accessibles de façon thématique ou chronologique. Ces activités sont adaptables et réalisables de la Maternelle au collège. L’auteur est une praticienne du chant et de la technique vocale qui enseigne régulièrement dans toutes ces situations depuis de nombreuses années.  C’est dire que ce parcours a été longuement mis à l’épreuve de la réalité.  L’une des originalités est la multitude des supports proposés.  Le DVD permet, par ordinateur, d’imprimer 21 fiches techniques pratiques ainsi que les partitions des diverses vocalises au format PDF.  Il présente également (lisible sur n’importe quel lecteur), dix-huit exercices filmés, accompagnés de commentaires.  Quant au CD, il contient neuf vocalises en version complète, en version voix et en version accompagnement, ce qui permet une très grande souplesse d’utilisation.  À commander sur : http://www.cddp95.ac-versailles.fr/cddp/article304.html

 

Laurence JEGOUX-KRUG : Le rythme au fil des œuvres. Vol. 7. Niveau supérieur. Combre : CO6575.

Construit à partir d’œuvres diverses, de Bartók à Messiaen et Berio, cet ouvrage n’ignore aucune des difficultés du rythme contemporain.  Ce qui en fait l’intérêt, c’est le lien constant entre solfège rythmique et instrument.  Pour reprendre la préface de Jacques Tys, on ne peut que se féliciter « qu’un ouvrage pédagogique allie un certain systématisme de l’apprentissage rythmique à son intégration musicale, au sein de phrases facilement mémorisables et jouables à l’instrument.  De cette façon, les différents rythmes, liés directement à un tempo, une articulation, à un phrasé, seront non seulement appris mais aussi assimilés ».  On ne saurait mieux dire !

 

HARMONICA

Sébastien CHARLIER : Je débute… l’harmonica diatonique.  Méthode pratique et progressive.  Exercices et répertoire.  Tablatures.  Solfège.  1vol./1CD.  Hit-Diffusion.

Voilà une méthode très bien conçue : elle se distingue par l’aspect pratique de l’apprentissage. Après une description détaillée des différents types d’harmonica et un exposé succinct mais suffisant de solfège, la méthode suit pas à pas le débutant, qui est guidé par le remarquable CD joint qui comporte exemples, morceaux, play-back, version lente… Bref un outil tout à fait intéressant pour débuter un apprentissage.

 

PIANO

Roger COHEN : Chopin au XXIe siècle.  « Les voyages de l’âme », Carnet de voyage pianistique pour les petits et les grands. Textes originaux annotés par l’auteur. 1vol./1CD. Hit-Diffusion.

« Recueil astucieux et original… » C’est ainsi que l’éditeur présente ce « carnet ».  Et il faut reconnaître que l’on ne peut qu’être séduit par une telle réalisation.  Construit autour d’une biographie de Chopin, le recueil s’articule en six grandes périodes - chacune étant illustrée par des œuvres présentées chronologiquement. Les œuvres sont soigneusement doigtées et annotées.  Vingt-quatre pièces de Chopin sont ainsi offertes au fil d’un parcours qui constitue un véritable « voyage pianistique » dans la vie et l’œuvre du compositeur.  Enregistré par Roger Cohen, le CD est là pour faire découvrir, s’inspirer, interpréter… Il se veut non un modèle mais une source de questionnements sur la manière de faire siennes les œuvres enregistrées.  Voilà qui conviendra parfaitement aux adolescents déjà assez avancés et, bien sûr, aux adultes amateurs qui y trouveront un répertoire sans concession mais abordable. Pour illustrer le sérieux de l’ouvrage, ajoutons qu’il se termine par un catalogue chronologique des œuvres de Chopin. Un outil indispensable, même aux professionnels…

 

Patrice SCIORTINO : 12 chansons tonales & 2 feuilles nocturnes pour 4 petites mains toniques.  Combre : CO6542.

Voilà, pour piano à quatre mains, des thèmes classiques revisités avec beaucoup de délicatesse et souvent d’humour par Patrice Sciortino.  Deux pièces totalement originales terminent ce recueil.  Sans être très redoutables, ces pièces ne sont tout de même pas pour débutants, et les petites mains devront être suffisamment aguerries. Mais leur intérêt musical mérite bien un effort !

 

Olivier & Carole MAYRAN de CHAMISSO : Le piano globe-trotter, à travers dix légendes inspirées des grandes traditions, pour piano à quatre mains.  Combre : CO6516.

Ce n’est pas la première fois que ces auteurs nous invitent au voyage.  De la Bretagne à Paris en passant par la Chine, les deux Amériques, l’Arabie et bien d’autres horizons, Olivier & Carole Mayran de Chamisso nous font découvrir différentes légendes illustrées ou prolongées par les différentes pièces, aussi variées que les ambiances des pays et des légendes.  Le niveau de difficulté va d’assez facile à difficile.

 

GUITARE

Raphaël FAŸS : Album n°4 : 3 pièces baroques pour guitare.  Album n°5 : Sérénades pour guitare classique.  Album n° 6 : Valses pour guitare classique.  Combre : CO6528.

De niveau moyen à niveau supérieur, ces pièces très variées trahissent la double personnalité de Raphaël Faÿs, héritier de Django Reinhardt et de Narciso Yepes.  Pleines de charme, ces pièces brèves séduiront les guitaristes.

 

VIOLON

Claude-Henry JOUBERT : La Maison hantée 2, le retour ! pour ensemble de violons à 4 parties.  Combre : CO6518.

On connait l’humour ravageur de l’auteur qui nous annonce en sous-titre : « Plus de fantômes, plus de frissons, plus de frayeur… ».  Soirée entre amis, nuit agitée, farandole infernale et danse avec les fantômes, tel est le programme proposé.  Il ne décevra certainement pas les jeunes violonistes (de niveau 1er cycle) qui se lanceront dans l’aventure.  Les premiers violons auront même droit à des interventions parlées… Bref, de quoi mettre de l’ambiance.

 

FLÛTE TRAVERSIÈRE

Dominique ÉTIÉVANT & Christian CRAVERO : Flûtorama.  Classique, jazz, variétés, musiques de film pour flûte.  Vol. 1A, à partir de la 2e année.  1vol./1CD.  Hit-Diffusion.

De Verdi à John Williams, nos jeunes flûtistes sont invités à se promener dans un répertoire aussi varié qu’agréable.  La personnalité des auteurs est un gage de qualité.  Voilà qui enrichira le répertoire des jeunes flûtistes.

 

Claude DEBUSSY : Suite bergamasque. Arrangement pour flûte & piano par Alexandre Gasparov.  Combre : CO6500.

On ne peut que saluer cet arrangement fidèle et respectueux de l’intégrale de la Suite Bergamasque.  Inutile de préciser que, justement à cause de sa fidélité, cet arrangement demandera aux exécutants un certain niveau instrumental.  Certes, la partie de piano est souvent délestée du chant, mais cela ne la rend guère plus facile.  Mais quelle joie de pouvoir partager cette musique avec un autre instrumentiste !

 

CLARINETTE

Frédéric CHOPIN : Trois Écossaises pour piano, arrangement pour clarinette & piano par Roger Boutry.  Combre : CO6502.

Voilà un arrangement très fidèle qui, du coup, rend fort légère la partie de piano, mais redoutable la partie de clarinette.  Cette transcription s’adresse autant au professeur qu’à ses meilleurs élèves…

 

SAXOPHONE

André TELMAN : Miniature pour saxophone alto mib & piano. Lafitan : P.L.1381.

Cette œuvre bien agréable pour saxophoniste débutant & pianiste aguerri permet de mettre en valeur les qualités musicales de l’interprète.

 

Pascal PROUST : 24 stylétudes pour saxophone.  Combre : CO6509.

Ces 24 études de style, pour niveau 2e cycle, sont a cappella.  Comme leur nom l’indique, elles promènent l’instrumentiste à travers différents genres musicaux, du wagnérien à la Ballade, sans oublier la Barcarolle, la Sicilienne, le Ragtime et bien d’autres… Si ce n’est à cause de leur difficulté technique, on oublie qu’il s’agit d’études pour ne plus penser qu’au charme de la musique.

 

Anthony GIRARD : Trois pièces brèves pour quatuor de saxophones.  Billaudot : G7742B.

De moyenne difficulté, l’ensemble de ces pièces dure cinq minutes.  Leur rythmique est fort intéressante mais surprendra les élèves peu habitués à des mesures à 7/8.  On n’étonnera personne en disant qu’il s’agit de très bonne musique et que ces pièces méritent amplement d’être jouées en dehors des auditions d’élèves.

 

TROMPETTE

Thierry DELERUYELLE : Cœur, pour trompette (en sib ou ut) ou cornet & piano.  Lafitan : P.L.1448.

Cette pièce fort jolie pourrait s’intituler « Romance ».  C’est en effet son caractère, et elle demandera au jeune trompettiste un grand sens du phrasé et une bonne maîtrise de l’expression, même si elle est techniquement simple.

 

Fabien BISSAT : 15 duos pour 2 trompettes de même tonalité.  Collection « Guy Touvron », Billaudot : G7921B.

Ces 15 duos faciles permettront de faire d’emblée jouer en duos les jeunes trompettistes. Écrites dans un style très classique, ils répondent tout à fait aux besoins des jeunes classes.

 

COR

André GUIGOU : Images de mai pour cor en fa (ou mib) et piano.  Lafitan : P.L.1384.

Cette pièce printanière, pour niveau Préparatoire, permettra au jeune corniste de montrer sa maîtrise et son sens musical.

 

PERCUSSIONS

Christophe FRIONNET : Trois sentiments.  Pour quatre timbales.  Delatour.

« La force », « La peur », « La joie », trois sentiments que quatre timbales accordées sur fa#, la, si et mib s’efforcent – non sans succès – de nous faire partager.  La peur nous fait réellement frissonner, et la force éveille en nous des images dignes de Michel Ange ; quant à la joie, elle évoque de bien réjouissants éclats de rire.

Daniel Blackstone

 

 

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Revue Circuit. Musiques contemporaines.  Vol.17 : « Musique in situ ».  Les Presses de l’Université de Montréal (Tél. : [514] 343-6388. www.revuecircuit.ca).  21,5 x 23 cm, 140 p., ill. n&b.

La troisième livraison (novembre 2007) de cette belle revue canadienne scrute « l’importance du lieu » dans les musiques d’aujourd’hui : impératif de « jouer de la salle », quant à sa disposition, son acoustique, l’aspect visuel de la production sonore, la durée du concert, etc.  Riches contributions de : Jonathan Goldman, Guy Lelong, Bastien Gallet, Andrea Cera, Réjean Beaucage, Gascia Ouzounian, Rober A. Baker, Éric Champagne, Claire Sykes, Murray Schafer et Sophie Stévance.  Avec, hors dossier, une analyse très approfondie, par Jimmie Le Blanc, de Qualia sui, pour violon, violoncelle & piano, de Denys Bouliane [notre photo].  Plus des éléments d’actualité.

               Denys Bouliane

 

Vincent BOREL : Jean-Baptiste Lully.  « Classica », Actes Sud.  10 x 19 cm, 160 p., 15 €.

Longtemps peu amène fut le regard porté par la musicologie française sur Giovanni Batista Lulli, florentin de modeste extraction, aux mœurs et la moralité douteuses, à l’ascension fulgurante auprès d’un monarque dont, courtisan zélé, il avait su se faire l’ami.  Mais nul n’ignore plus - depuis notamment la légendaire reprise d’Atys, en 1987 - que le créateur de la tragédie lyrique française aura été un compositeur visionnaire, dont l’influence est indéniable sur un Ravel ou un Poulenc.  Vincent Borel, à qui nous devions déjà un Baptiste, savoureux roman consacré à ce musicien, nous livre ici une plaisante biographie où sont successivement mis en scène le Florentin, la prise de l’Opéra, le zénith, l’éclipse, l’héritage…  Utile complément à l’ouvrage de Philippe Beaussant, Jean-Baptiste Lully ou le Musicien du soleil.

 

Andrea FABIANO (Sous la direction de) : À travers l’opéra.  Parcours anthropologiques & transferts dramaturgiques sur la scène théâtrale européenne, du XVIIIe au XXe siècle.  « Arts & Sciences de l’Art », L’Harmattan.  360 p., 30 €.

Réunies et présentées par Andrea Fabiano, ces treize études en l’honneur du professeur Gilles de Van mettent en lumière le « nomadisme des cultures à travers l’opéra », notamment italien.  Sous trois principales rubriques : Transferts culturels et projets esthétiques (Constance Jori, Michel Noiray, Andrea Fabiano) ; Trajectoires artistiques de la réception de l’opéra (Françoise Decroisette, Bernard Banoun, Gianfranco Vinay, Damien Colas, Francis Claudon) ; La scène théâtrale entre anthropologie et politique (Gérard Loubinoux, Elena Sala Di Felice, Jean-François Candoni, Pierluigi Petrobelli, Isabelle Moindrot).  Davantage que de « mélanges » académiques, il s’agit là d’un vivant et cohérent ensemble, fait de dialogues et de propositions.  En annexe, nous est donnée l’intégralité du joyeux livret (signé Siro Ferrone) de l’opéra Il Re Bello de Roberto De Simone.

 

Giordano FERRARI (et alii) : La musique et la scène.  « Arts 8 », L’Harmattan.  208 p., tableaux, ex. mus., 20 €.

Dans une collection pilotée par l’UFR Arts de l’Université Paris 8, voici les actes du colloque « L’écriture musicale et son expression scénique au XXe siècle » qui s’était tenu, à Paris, les 23 et 24 novembre 2006.  Trois parties : Langages, styles et techniques d’écriture musicale au XXe siècle (Kurt Weill, Alban Berg, Luigi Nono, Elliott Carter, etc., par J.-Fr. Trubert, J.-P. Olive, A. I. De Benedictis, M. Noubel, D. Osmond-Smith, N. Thil) / L’idée d’espace dans la musique et les nouvelles technologies sont-elles des éléments originaux au service de l’écriture dramatique ? (Henri Pousseur, Bernd Alois Zimmermann, Helmut Lachenmann, etc., par Br. Bossis, P. Decroupet, D. Schmidt) / Croisement et interactions avec les formes théâtrales (Mauricio Kagel, Christoph Marthaler, etc., par Bj. Heile, Cr. Mittelsteiner).

 

NUNC, revue patiente n°14.  Éditions de Corlevour (www.corlevour.fr).  21 x 25 cm, 142 p., fusains de Marjolaine Pigeon. 19 €. 

Dirigé par Jean-Marc Warszawski, Shekhina - dossier central de cette livraison - est consacré à « la musique contemporaine, état des lieux & perspectives » (contributions de O. Apert, A. Bancquart, S. Béranger, J.-Y. Bosseur, C. Cazaban, Th. Clermont, P. Criton, L. Cugny, V. Deshoulière, Th. Escaich, A. Hennion, P. Reverdy, M. Solomos, V. Tiffon, M. Risse et J.-Cl. Wolff).  Dossier précédé d’un Liminaire (« art poétique » signé Florent Michel) puis d’un Axis Mundi (A. Teyssiéras, Fl. Michel, A. Salmieri), et s’achevant sur un fort bigarré Oikouménè (J. Darras, Ch. Bukowski, Cl. Kobaldi, Ch.Ky Yut, S. Camilleri, B. Engel-Roux).

 

Peter HILL & Nigel SIMEONE : Olivier Messiaen (1908-1992).  Traduit de l’anglais par Lucie Kayas.  Fayard. 14 x 22 cm, relié (couverture souple), 594 p., cahier de photos n&b, 27 €.

Sous la plume de deux professeurs de l’Université de Sheffield, voici « la » biographie du centenaire – ouvrage particulièrement circonstancié, grâce à de nombreux documents inédits confiés aux auteurs par des collègues et amis, et bien sûr Yvonne Loriod-Messiaen, veuve du compositeur.  En annexes : bibliographie, catalogue analytique de l’œuvre, index nominum, index rerum.

 

Gérard BERRY : Pourquoi et comment le monde devient numérique.  « Leçons inaugurales au Collège de France », Fayard.  12 x 18,5 cm, 78 p., 10 €.

Titulaire, au Collège de France, de la toute nouvelle chaire d’« Innovation technologique-Liliane Bettencourt », le professeur Gérard Berry [notre photo] prononçait, le jeudi 17 janvier 2008, sa Leçon inaugurale, mettant ainsi en place le cadre de pensers dans lequel s’inscrit la numérisation du monde.  Laquelle permet des activités techniques et scientifiques tout à fait différentes de celles que nous connaissions.  Ce que décriront les Leçons à venir - avec pour objectif premier d’établir une « cartographie mentale adéquate » et d’aider à la construction d’un « bon sens informatique ».  De passionnantes perspectives.

 

Jean-Pierre DELEUZE & Sébastien Van BELLEGEM (et alii) : Les écritures musicales.  Avant-propos de Robert Wangermée.  « Musique-Musicologie », Mardaga (www.adeb.be/editeurs/mardaga.htm).  17 x 24 cm, 288 p., ex. mus., 23 €.

Il s’agit là des actes du colloque organisé, en janvier 2005, au Conservatoire de Mons : « Recherche et enseignement basés sur les pratiques compositionnelles », tentative de synthèse des nouvelles approches de l’enseignement de l’écriture musicale (des polyphonies médiévales à Bartók).  Démarches inscrites dans une perspective historique - non sans développer une pédagogie fondée sur l’étude des œuvres (dans les académies, les conservatoires, les universités)… Trois parties : La modalité de l’Ars antiqua jusqu’au XVIIe siècle / La tonalité à l’époque baroque & classique / La pédagogie par les pratiques compositionnelles de Lassus à Bartók.  Très nombreux exemples musicaux.

 

Catherine CESSAC (Textes réunis par) : Les manuscrits autographes de Marc-Antoine Charpentier. « Études du Centre de musique baroque de Versailles », Mardaga (editions@mardaga.be).  17 x 24 cm, 312 p., fac-similés & ex. mus.  42 €.

N’ayant guère connu d’édition anthume, M.-A. Charpentier n’eut de cesse de classer sa production.  Corpus ici recensé sous cinq rubriques : L’atelier du « garde-nottes » (P. M. Ranum, L. Guillo, C. Cessac), L’atelier intérieur (J.-Y. Hameline, Th. Favier), Le scribe et les signes (C. J. Gosine, Sh. Thompson, Gr. Sadler), Le « garde-nottes », maître ès arts (S. Daucé, G. Naulleau, J. Berrocal), Ce qui regarde l’esprit (Th. Psychoyou, Th. Van Essen, Fr. Michel).  Non sans quelques précieux additifs (C. Davy-Rigaux, B. Porot, J.S. Powell, C. Steinegger).

Les Manuscrits Autographes De Marc-Antoine Charpentier

 

Laurent BOURDON : Dictionnaire Hitchcock.  Préface de Claude Chabrol.  « In extenso », Larousse.  14 x 21 cm, 1036 p.  26 €.

Voilà qui ne manquera pas d’« interpeller » tous les candidats au baccalauréat & leurs professeurs qui planchent (et plancheront encore en 2009) sur les musiques composées pour Hitchcock [notre photo] par Bernard Herrmann.  Sans négliger la vaste bibliographie consacrée au réalisateur de La Mort aux trousses : ouvrages de Chabrol, Rohmer, Spoto, Truffaut, Villien…  Mais il s’agit présentement d’un dictionnaire, où plus de mille entrées sont consacrées aux collaborateurs du cinéaste (comédiens, auteurs, techniciens, musiciens…) aussi bien qu’à ses thèmes, personnages, relations et lieux de prédilection.  En annexes : filmographies chronologique & alphabétique, liste des entrées thématiques, nominations aux Oscars, noms des personnages, prénoms des personnages, bibliographie sélective.

 

Pierre-Jean RÉMY : Karajan (1908-1989). La biographie.  Odile Jacob (www.odilejacob.fr).  15,5 x 24 cm, 480 p.  29,90 €.

Au plus célèbre chef d’orchestre de la fin du XXe siècle, un grand académicien français (déjà signalé biographe de Berlioz et Maria Callas) consacre – et de quelle belle façon - la biographie qu’exigeait le centenaire de sa naissance.  Non sans apporter de tout nouveaux éclairages sur une personnalité dont André Tubeuf disait (cité en exergue) : « C’est quoi l’empire Karajan ? D’abord l’empire de soi ».  Sept parties composent l’ouvrage : L’enfance d’un chef / Un jeune chef / Un chef en déroute / Un très grand chef / Le premier chef du monde / Le chef en son royame / Le chef blessé.  Et, en guise d’épilogue : Un chef toujours debout.  Bibliographie.

 

Bruno STREIFF : Karajan, le chef d’orchestre.  Roman. « Collection privée ».  Complicités (24bis, rue Tournefort, Paris Ve.  Tél. : 01 43 26 65 47.  www.editions-complicites.com).  15 x 21 cm, 180 p.  20 €.

Voilà une fiction qui ne manquera pas de séduire tout inconditionnel de Karajan !  Lui-même metteur en scène d’opéra (formé à l’école de Jean-Pierre Ponnelle), Bruno Streiff n’aura guère eu besoin de solliciter la vie du chef d’orchestre pour écrire un roman dont tous les éléments biographiques sont avérés.  Seule la correspondance qui l’émaille - entre Brahms et Clara Schumann - est pure imagination.  Mais sans nulle invraisemblance…

 

Claude LEMESLE : L’art d’écrire une chanson.  Préface de Allain Leprest.  Eyrolles (www.editions-eyrolles.com).  15 x 22,5 cm, 166 p., cahier de photos n&b et couleurs, 18 €.

Est-il, en ce domaine, plus légitime orfèvre que Claude Lemesle [notre photo], auteur de plus 1 350 chansons enregistrées - par notamment J.Dassin, M.Sardou, Carlos, G.Bécaud, J.Iglesias, N.Mouskouri, H.Vilard, G.Montagné, A.Dona, J.Hallyday, M.Shuman, Nicoletta, H.Salvador, M.Mathieu, Dalida, N.Croisille, M.Fugain, S.Reggiani…  Aujourd’hui président de la Sacem, Claude Lemesle ne fait guère preuve de nombrilisme - analysant bien plutôt les textes de ses grands confrères (Brel, Brassens, Delanoë, Aznavour, Ferré, Nougaro, Vian…).  Nous initiant aux mille façons de trouver des idées de chanson, de les développer, les ciseler… Le ton est plaisant et familier - sens pédagogique développé dans le cadre des ateliers d’écriture que le poète anime depuis plusieurs années.  Un bonheur de lecture.

Claude LEMESLE                 

 

Marie-Christine VILA : Piaf, la môme de Paris.  Album de photos.  Édition bilingue français-anglais.  « Les petits carrés », Parigramme (www.parigramme.fr).  15 x 15 cm, 176 p., illustr. n&b et couleurs.  12 €.

Grande figure de la chanson française, la môme Piaf a longtemps incarné Paris aux yeux du monde.  Cet émouvant petit album est une manière de biographie de celle qui, dans sa jeunesse bellevilloise, s’appellait encore Giovanna Gassion.

Francis Cousté

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Hildegard von BINGEN.  Le mariage du ciel et de la terre.  Jade (43, rue de Rennes, Paris VIe, promotion@milanmusic.fr) : 699 644-2.  TT : 47’55.

Depuis la découverte relativement récente de Hildegard von Bingen, l’intérêt pour cette abbesse du monastère Saint-Rupert, près de Bingen (Rhénanie), également musicienne, médecin, botaniste et visionnaire, n’a cessé de croître. Soliste internationale, Catherine Braslavsky, avec sa vaste expérience du chant grégorien, fait découvrir avec bonheur cette personnalité exceptionnelle, auteur de l’Ordo virtutum, genre d’oratorio et de quelque 77 autres chants pour son couvent.  Joseph Rowe (oud, percussions notamment orientales…) crée, d’entrée de jeu, l’atmosphère propice à l’écoute du texte, et soutient admirablement la voix mystérieuse et mystique de la soliste.  O Tu Illustrata, avec ornementations à la manière orientale, projette l’auditeur dans un monde quasi intemporel, encore renforcé dans la Louange à la Trinité (Laus Trinitati) par les commentaires instrumentaux.  O frondens Virga se fait plus rêveur, alors que O Ignis Spiritus est plus contemplatif.  Le rythme se fait plus présent dans O Virga ac Diadema.  L’invocation au Saint-Esprit (Spiritui Sancto) s’élance dans le recueillement, alors que le Kyrie, empreint de pureté, débute par des onomatopées très souples.  À l’Ave generosa, succèdent trois interpellations : à Jérusalem, au doigt de Dieu, au Berger des âmes.  Cet excellent duo s’impose par le calme, la sérénité et la plénitude dont notre époque a tant besoin.

 

Requiem pour Claude de Lorraine.  Le Parnasse Français (contact : Prof. Yves Ferraton, Université Nancy 2) : 005.  TT : 54’38.

La pièce la plus originale de ce disque est le Requiem pour Claude de Lorraine, deuxième fils du duc René II de Lorraine ; élevé à la cour de France, il s’est installé dans l’ancien château médiéval de Joinville.  En 1526, grâce à François Ier, il est duc et pair de France. En 1550, il meurt après une violente maladie et a droit à de fastueuses funérailles lors desquelles la Missa pro Mortuis de Pierre Cléreau (v. 1520-av. 1570), ami de la famille de Guise, a été chantée.  Cette messe-paraphrase pour le duc de Guise repose sur des mélodies grégoriennes.  Monodie et polyphonie dans le sillage de l’école dite « franco-flamande » alternent.  À côté de l’intonation grégorienne, très prenante, le contrepoint non exempt d’éléments italianisants confère toute la plénitude requise à ce Requiem.  Au programme de ce CD, figure également une sélection de Canzone et un Ricercar d’Andrea Gabrieli (c. 1532-1585) d’après des chansons profanes, du meilleur effet. Des sonorités exceptionnelles, notamment de cornets (basse de cornet : V. Hostiou), ténor de viole, basson renaissance, orgue historique… recréent parfaitement l’atmosphère spécifique de ce programme original, grâce à l’Ensemble Entheos, placé sous la direction de Benoît Damant.  Félicitations à Yves Ferraton, directeur artistique, pour avoir notamment tiré de l’oubli ce Requiem pour Claude de Lorraine.

 

Zwischen Wien und London.  Charisma Produktion (Postfach 1113, D-37001 Göttingen info@charisma-cd.de) : Clavier 01.  TT : 73’19.

Le titre, quelque peu énigmatique : Entre Vienne et Londres, regroupe en fait des musiciens qui - tels que Johann Christian Bach et Johann Christoph Friedrich Bach (fils de Jean Sébastien), Muzio Clementi, « concurrent » de Mozart, et l’élève de ce dernier : Johann Nepomuk Hummel, sans oublier Franz Joseph Haydn - ont tous voyagé et se sont illustrés dans le domaine de la sonate.  L’originalité de cette réalisation réside dans l’utilisation d’un fortepiano (1800), copie d’un instrument d’Anton Gabriel Walter (1752-1826).  Le son en est assez sombre, sec et sourd.  Gerrit Zitterbart propose ainsi un « récital de piano imaginaire à Vienne » dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. L’excellente plaquette présente tous ces compositeurs et leurs périples européens. La Sonate en majeur (1766) de J. Chr. Bach, sans ambages, frappe par la transparence, la précision et le jeu perlé de l’excellent pianiste.  Elle marque l’esprit de toute une époque, avec une certaine insouciance. Les oppositions sont très soignées ; les divers plans, bien mis en valeur. L’Allegro de la Sonate en majeur (1785) de J. Chr. Fr. Bach, plus énergique, contraste avec l’Andante grazioso, un tantinet romantique.  Le Rondo est plus percutant.  Avec la Sonate en sol mineur (1782) de M. Clementi - appartenant à la génération suivante -, l’atmosphère change : traits de virtuosité, accords incisifs, cadences bien marquées.  À l’Andante de la Sonate/Variations en fa mineur (1794), particulièrement développée, de Fr. J. Haydn, succède une Sonate (1807) de J. N. Hummel (troisième génération), dans la même tonalité.  Excellent parcours dans le temps et dans l’espace, grâce à un interprète hors pair.

 

Franz SCHUBERT : Sonate B-Dur D 960-Tänze.  Charisma Produktion : Clavier 02.  TT : 64’07.

Il y a quelque 30 ans, Gerritt Zitterbart a eu un coup de foudre pour la Sonate en sib majeur, op. posth. D 960 (1828) de Schubert.  Après avoir d’abord joué cette œuvre célèbre sur un beau piano Bösendorfer Impérial de 1987, il a souhaité l’enregistrer à nouveau sur un fortepiano de Nannette & Johann Baptist Streicher, construit en 1829 - soit un an après la mort du compositeur.  Il a été subjugué, non seulement par la date, mais aussi par l’instrument aux sonorités si chantantes.  Ce programme comprend - outre cette Sonate en 4 mouvements, interprétée avec infiniment de musicalité - d’autres œuvres de Schubert : deux Scherzi, trois brèves Écossaises, des Danses allemandes et des Valses.  L’ensemble se caractérise, à la fois, par la fidélité à l’instrument pour lequel ces pages ont été pensées, par le respect des intentions du compositeur et par le souci de l’expression contenue.  Ce CD doit figurer en bonne place dans toutes les discothèques de pianistes et de mélomanes avertis.

 

Léon BOËLLMANN : Suite Gothique, 2e Suite.  Fugatto (CD Diffusion : 28, route d'Eguisheim, BP 4, 68920 Wettolsheim. info@cddiffusion.fr) : FUG 015.

Parfaite adéquation entre l’orgue symphonique alsacien de la Collégiale de Thann et les œuvres et un musicien, Léon Boëllmann (1862-1897), né à Ensisheim, en Alsace ; entre un instrument de facture romantique et des œuvres mystiques dans la mouvance postromantique proche de C. Franck, annonçant déjà L. Vierne et Ch.-M. Widor, et plus ou moins pensées pour l’orgue Cavaillé-Coll de l’église Saint-Vincent-de-Paul, à Paris.  En fin connaisseur, Philippe Delacour - élève de Marie-Claire Alain, actuellement professeur au conservatoire de Metz et titulaire de l’orgue Cavaillé-Coll de Notre-Dame dans cette même ville - interprète la fameuse Suite Gothique, op. 25 (publiée en 1895).  On y retrouve la forme du choral, l’esthétique du grand chœur de structure répétitive, mais aussi la douceur sulpicienne dans la Prière à Notre-Dame, la page la plus connue étant la Toccata en ut mineur avec son motif caractéristique et son rythme pointé.  Composée un an plus tard, la Deuxième Suite, op. 27, comporte le Prélude pastoral, l’Allegro con moto particulièrement bien registré, suivi de l’Andantino avec de nombreuses modulations et, enfin, du Final-Marche dans le sillage de Charles-Marie Widor.  Grâce à Philippe Delacour, justice est rendue à un musicien français dont l’existence a été trop brève et dont les œuvres gagneraient à être jouées plus souvent.

 

Chants polyphoniques basques (Ametz Bat / Rêve).  Jade (43, rue de Rennes, Paris VIe. promotion@milanmusic.fr) : 699 645-2.  TT : 55’19.

Nouvelle initiative sortant des sentiers battus : les éditions Jade proposent une sélection de chants polyphoniques basques interprétés par un chœur d’hommes : Otxote (c’est-à-dire : 8, octuor).  Le programme comprend des chants sacrés : Je vous salue, Marie (Agur Maria)… et des chansons traditionnelles a cappella : La fête du village (Herriko Festa), Nous sommes les fils du Pays basque (Chanton Piperri), Chanson du vieux poète (Cancion del viejo poeta).  Les voix profondes et homogènes, naturelles et parfois mystérieuses, une harmonisation assez classique, des onomatopées, une volubilité certaine, des progressions dynamiques, des effets d’écho, de longues tenues sur lesquelles plane une mélodie très prenante, une gravité saisissante ou un entrain exubérant, des tessitures contrastées : autant de caractéristiques émanant de cette musique vivante et authentique, obtenue grâce à la discipline des huit chanteurs dirigés avec autorité et compétence par Jordi Freixa.  Ils proposent « Un voyage au cœur d’Euskadi, terre du Pays basque » et cela, dans le respect de la tradition.

 

Par les tendres soirs de lune.  Polymnie (49bis, route de Maisons-Blanches, 10800 Buchères. contact@polymnie.net) : POL 160 650.  TT : 58’.

Mario Hacquard, baryton, lié à Germaine Tailleferre - « la » dame du Groupe des Six disparue en 1983 - après avoir chanté le Requiem de G. Fauré à ses obsèques, lui rend ici hommage avec une sélection de mélodies pour la plupart inédites - sur des textes de G. Apollinaire : L’Adieu du cavalier, si prenant / de J. Prévert : Chasse à l’enfant, si poignante / de M. Lacloche : Paris sentimental, goguenard et pittoresque / de R. Pinget : Pancarte pour une porte d’entrée.  Il s’agit de miniatures quelque peu mystérieuses, discrètement accompagnées, dans le prolongement de l’esthétique de H. Duparc, G. Fauré, M. Ravel...  Ces mélodies de Germaine Tailleferre sont encadrées par les Proses des mortes d’Eugène Vial, mises en musique par Valentin Neuville (1863-1941), et par les Chants laotiens écrits par Louis Laloy et Joseph Trillat, et composés par Henri Tomasi (1901-1971).  Belle défense et illustration des mélodies de Germaine Tailleferre à redécouvrir, grâce aux talents de Claude Collet (piano) qui, tour à tour, crée l’atmosphère, assure les transitions et soutient la voix si convaincante de Mario Hacquard.  On ne pouvait rendre meilleur hommage à la dame du Groupe des Six.

Édith Weber

 

Ballade pour Edvard GRIEG : Concerto pour piano, Pièces lyriques (extraits), Ballade op.24, par Leif Olf Andsnes.  EMI Classics : 3 94399 2.  TT : 71'44.

Pour célébrer le centenaire de Grieg (2007), le pianiste L.O. Andsnes rapproche, sur un même CD, le Concerto pour piano d'une sélection de pièces pour piano solo.  Prototype du grand concerto romantique, celui de Grieg qui vit au disque injustement dans l'ombre de celui de Schumann, doit entre les mains du pianiste norvégien autant à la virtuosité puissante qu'à l'expressivité contrôlée.  Le subtil mélange de vitalité irrépressible et de lyrisme modulant est mis en exergue dans des cadences emplies de bravoure lisztienne.  La palette sonore grandiose dans laquelle baigne l'œuvre ne doit pas faire oublier que l'harmonie puise ses couleurs dans la tradition folklorique nordique.  Conduits par M. Jansons, les Berliner Philharmoniker forment un écrin de choix à une exécution de haut vol.  Outre un bouquet de Pièces lyriques, jouées sur l'instrument du compositeur dans sa maison natale, aujourd'hui musée, ou l’art de créer un climat dans une miniature, le pianiste offre une exécution pénétrante de la Ballade op. 24.  Basée sur un thème de chant populaire norvégien, elle se compose d'une suite de variations d'intensités différentes conçues par Grieg « comme une série de tableaux dont les climats mouvants se font l’écho de son état d'esprit du moment », selon le pianiste qui souligne ce que l'écriture a ici d'exigeant.  Son caractère intimiste et sombre est à l'image des paysages intérieurs.

 

Felix MENDELSSOHN : Concerto pour violon et orchestre ; Octuor à cordesD.Hope, Chamber Orchestra of Europe, dir. Th.Hengelbrock.  DG/Universal : 477 6634.  TT : 64'36. 

Le violoniste Daniel Hope, de feu le Beaux Arts Trio, signe un CD original consacré à Mendelssohn.  Qui plus est, il apporte un nouvel éclairage sur des partitions qu'on croyait bien connaître.  Du Concerto, nous entendons la version de 1844 qui s'ouvre sur un allegro con fuoco et offre une cadence plus courte que dans la version habituellement jouée. L'interprétation de Hope est d'une musicalité distinguée, puisée auprès de son maître Menuhin, poignante à l'andante, d'une suave mélodie.  Elle se pare au final de grâce aérienne et espiègle.  Sous la conduite toute en finesse de Th. Hengelbrock, le Chamber Orchestra of Europe, procure un accompagnement fluide et transparent.  L'Octuor à cordes appartient au vaste vivier des œuvres de jeunesse.  On ne sait qu'admirer le plus ici : la vitalité débordante de l’allegro initial presque enivrant dans son développement, la gravité nimbée d'une pointe de mélancolie de l'andante, le mode aérien du scherzo leggierissimo pris à vive allure, sorte de danse des elfes où tout est effleuré, avec d'extraordinaires dégradés sonores sur lesquels se détachent, fantomatiques, les arabesques du premier violon, l’envergure du presto final, où l'écriture s'élargit à la dimension symphonique.

 

Dimitri CHOSTAKOVITCH : Concerto pour piano n°1 ; Concertino pour deux pianos ; Quintette pour piano et cordesMartha Argerich, M. Maisky, R. Capuçon, L. Chen, L. Zilberstein.  EMI Classics : 5 04504 2.  TT : 66'21.

Le Progetto Argerich est chaque début d'été, au festival de Lugano, un formidable creuset de musique de chambre.  Car la grande pianiste y convie ses amis musiciens l'instant de concerts mémorables.  En juin 2006, ils interprétaient, entre autres, plusieurs pièces de Chostakovitch, heureusement saisies sur CD.  Le Concerto pour piano n°1 (1933) qui confronte le clavier à un orchestre à cordes et une trompette solo, combinaison pour le moins insolite, a quelque chose d'exubérant, de génial décousu, de par ses ruptures de rythmes, de style aussi, où des lambeaux de mélodies voisinent avec des bribes de marches militaires.  On pense à Prokofiev, mais aussi à Poulenc ; encore que cette verve ironique, annonciatrice de bien des pages de l'auteur, n'appartienne qu'à lui.  La valse lente du largo qui fait dialoguer la trompette avec le piano, développe une grave mélancolie.  M.Argerich, qui semble comme improviser, excelle ici par un style percussif de bon aloi.  Le Quintette pour piano et cordes (1940), de facture néoclassique, compte parmi les œuvres majeures du compositeur.  D'une écriture très serrée pour les cordes, elle déploie une inventivité sans limite.  Des cinq mouvements, le scherzo forme l'axe médian.  Il départage une première partie qui comprend une fugue d'une douleur résignée, le piano, souvent dans le registre grave, évoluant au milieu des cordes en sourdine, et une deuxième partie non moins sombre à l’intermezzo que conclut une marche funèbre rythmée par le clavier.  L'allegretto final laisse enfin percer quelque sérénité.  Entourée de musiciens d'élite, M.Argerich livre une exécution de référence d'une pièce exigeante, assurément une pierre blanche pour ce type de formation.

 

Carl NIELSEN : Concerto pour flûte ; Concerto pour clarinette ; Quintette à vents.  E.Pahud, S.Meyer.  Berliner Philharmoniker, dir. Simon Rattle.  EMI Classics : 3 94421 2.  TT : 69'23.

Carl Nielsen est peu représenté au disque – pour ne pas dire inconnu au concert.  Un CD prestigieux propose trois pièces passionnantes.  En fait, tout procède du Quintette (1922) où le compositeur danois montre son attrait pour les vents et le dialogue intime léger et simple d'instruments modulant aisément.  L'atmosphère est pastorale et harmonieuse, qu'interrompent de brefs instants des accents mélancoliques.  Dans le final, suite de courtes variations sur un thème d'hymne luthérien, Nielsen met en valeur chacun de ses solistes, flûte, clarinette, basson, hautbois et cor, et décline tour à tour l'animé, l'humoristique ou l'intense.  De son projet d'écrire un concerto pour chacun de ces instruments, il ne réalisera que ceux pour la flûte et pour la clarinette.  Dans le premier, en deux mouvements, on relève le discours pépiant du soliste qui dialogue à l'occasion avec les autres vents d'un orchestre fourni, le raffinement presque gallique du traitement des solos, outre un onirisme tenté de poésie.  Le Concerto pour clarinette enchaîne quatre mouvemnts. Le soliste est soumis à un redoutable challenge, tel un troll nordique, c'est-à-dire quelque chose d'extrêmement changeant.  Il devise avec une caisse claire, compagnon de fredaine, dans une joute espiègle et parfois grave.  Car la composition alterne classicisme et audace.  Les deux solistes, premiers pupitres dans l'orchestre, sont accompagnés par leurs pairs du Berliner Philharmoniker que dirige avec flair Simon Rattle.

Jean-Pierre Robert

 

Jean-Sébastien BACH : Sonate n°1 en sol mineur BWV 1001 / Sonate n°2 en la mineur BWV 1003 / Sonate n° 3 en ut majeur BWV 1005.  Jean Geoffroy, marimba solo.  Skarbo (www.skarbo.fr) : DSK-1072.  TT : 53’36.

Universalité de la musique de Bach ! Après les premiers instants de surprise à l’audition de ces musiques auxquelles les cinq octaves du marimba confèrent la mate liquidité de leur sonorité, nous sommes bientôt séduits, sinon… ensorcelés.  Par le même interprète, écouter aussi les Suites BWV 1008, 1010, 1012 (réf. DSK-1015).

 

Emmanuel de FONSCOLOMBE (1810-1875) : Mélodies, duos et pièces religieusesAnna-Maria Panzarella, soprano.  Mario Hacquard, baryton.  Maria Beleoousova, piano.  Frédéric Deville, violoncelle.  Hybrid Music (www.hybridmusic.com) : H1810. 

Arrière-grand-père d’Antoine de Saint-Exupéry, Emmanuel de Fonscolombe, baron de La Môle (né et mort à Aix-en-Provence), fut un compositeur dont il n’est certes pas indifférent de (re)découvrir le talent naturel, sans nulle affectation… Esprit éminemment français, il est ici servi par deux admirables interprètes – clarté du timbre, diction parfaite et… humour distancié ! On peut toutefois préférer ici les morceaux profanes aux pièces religieuses.

 

Echoes of Spring.  François Raulin & Stéphan Oliva (piano, arrangements), Laurent Dehors (clarinettes), Christophe Monniot (saxophones), Sébastien Boisseau (contrebasse).  Disques Melisse Music (www.melisse.fr) : MEL666003. Distr. Abeille Musique.

Revival ? Pas vraiment…  Avec ce Tribute to Harlem Piano Stride, François Raulin & Stéphan Oliva nous proposent une relecture - dans leurs propres arrangements pour deux pianos, clarinettes, saxophones et contrebasse (flirtant parfois avec le free jazz) - de thèmes qui leur sont chers.  Signés Willie Smith « the Lion », Duke Ellington, W. C. Handy, James P. Johnson, Fats Waller, Bix Beiderbecke, Zez Confrey...  Un original et stimulant ensemble.  [CD à paraître le 21 mars 2008]

 

DVD

Carl NIELSEN (1865-1931) : 2e Symphonie, dite « Les quatre tempéraments ».  Orchestre national du Danemark, dir. Leopold Stokowski.  1967.  VAI (www.vaimusic.com)  : Video 4437.  TT : 37’ + 8’ (bonus).

Quatre tempéraments, soit : Allegro colerico, Allegro commodo e flemmatico, Andante malinconico et Allegro sanguineo, composent cette deuxième symphonie de Nielsen (il en écrira six), encadrée de deux mouvements pour le moins éruptifs.  Et quel bonheur de voir un pétulant vieillard de 85 ans entraîner à mains nues, à la joie d’un public assurément divers (reine de Danemark, mais aussi jeunes Copenhaguois au look improbable), une phalange enthousiaste qu’il dirigeait pour la première fois.  Bonus : Leopold Stokowski s’entretient, en anglais, avec Hans Hansen.

 

W. A. MOZART : Requiem, K626.  Mass in C Minor, K427.  Barbara Bonney, Anne Sofie von Otter, Anthony Rolfe Johnson, Alastair Miles.  Monteverdi Choir & English Baroque Soloists, dir John Eliot Gardiner.  Philips/Universal : 074 3121.  TT : 101’.

À la tête des deux phalanges qu’il a lui-même créées : le « Monteverdi Choir » (en 1964) et les « English Baroque Soloists » (en 1978), John Eliot Gardiner donnait, le 20 décembre 1991, en le « Palau de la Música Catalana » de Barcelone (architecture emblématique du très baroquisant Modernismo), deux chefs-d’œuvre de Mozart : le Requiem (version complétée par Joseph Eybler & Franz Xaver Süssmayr) et la Messe en ut mineur (version complétée par Alois Schmitt & John Eliot Gardiner).  Dans une interprétation d’une parfaite sobriété - fort éloignée, en tout cas, de l’indécent dramatisme dont sont ordinairement affligés ces ouvrages. Tout aussi admirable est l’extraordinaire cohésion du chœur, de l’orchestre et des solistes.  Sublimes sont notamment Barbara Bonney et Anne Sofie von Otter…

Francis Gérimont

 

Serge PROKOFIEV : L'Amour des trois orangesCh. Workman, B. Banks, Ph. Rouillon, A. Zalmojska, J. van Dam, B. Uria-Monzon.  Orchestre et chœurs de l'Opéra national de Paris, dir. S. Cambreling.  TDK : DWW-OPORANG. TT : 116'.

La rencontre de l'univers de comedia dell'arte de Carlo Gozzi et de la faconde musicale de Serge Prokofiev a donné naissance à un opéra d'une verve rare, l'Amour des trois oranges.  Fidèle reflet de la mise en scène festive de Gilbert Deflo à l’Opéra Bastille, le DVD est pur enchantement qui nous transporte dans le monde merveilleux et poétique du théaâtre de tréteaux. L'utilisation pour décor d'une arène de cirque ajoute un élément de légèreté.  La magie théâtrale opère ici à plein, dans une succession de courtes scènes en fondu enchaîné.  L'imagination est reine pour raconter la pérégrination d'un Prince en quête de joie et d'amour, beau Pierrot triste, flanqué d'un clown poltron, Trouffaldino.  Moult péripéties plus cocasses les unes que les autres auront raison de l'hypocondrie du personnage qui, au cœur d'une immense orange, découvre sa bien-aimée et le bonheur de vivre.  Une prise de vue habile restitue la dynamique haletante d'un spectacle qui regorge d'effets de surprise et dont la régie est, avec humour, traitée comme une chorégraphie.  Les couleurs chatoyantes des costumes, les éclairages imaginatifs le parent d'un esthétisme candide qui épouse à merveille le narquois du discours musical illustré par ce thème de marche de soldats de plomb qui revient en boucle.  La virtuosité que Prokofiev lui confère est défendue par une superbe distribution.

 

P. I. TCHAIKOVSKI : La Dame de Pique.  V.Galouzine, H.Papian, I.Bogatcheva, L.Tézier, N.Pulitin.  Orchestre et chœurs de l'Opéra national de Paris, dir. Gennadi Rozhdestvensky.  2DVD TDK : DWW-OPPIQUE.  TT : 178'.

La Dame de Pique dans la captation live de l’Opéra Bastille développe un formidable impact. C'est que le parti pris dramaturgique adopté par le régisseur Lev Dodin est aussi puissant qu’il est osé : un long flash-back par lequel l'officier Hermann cherche à se remémorer ce qui l'a conduit à la folie.  Le drame commence et se déroule là où il est censé s'achever : dans l’asile psychiatrique où Hermann est enfermé, condamné à revivre le drame de sa vie, la passion pour le jeu, la poursuite d'un impossible amour.  Les scènes s'enchaînent selon un continuum rigoureux, déroulement d'un immense rêve morbide qui ne devient réalité que lors du court échange entre Hermann et la comtesse durant lequel il tente de lui arracher le secret des trois cartes gagnantes.  Cette vision sans concession laisse de côté le faste qu'on associe d'habitude à la pièce.  La fête du IIIe acte devient ici une partie de colin-maillard dans l'hôpital, à laquelle prennent part tous les protagonistes.  C'est en fait la prégnance du drame de Pouchkine qui affleure ici.  La réalisation vidéo est exemplaire, qui traque une inexorable descente aux enfers et scrute les visages, celui de Hermann en particulier, ravagé par le fol espoir de la richesse et l'obscure jouissance de l'échec.  Elle magnifie même la conception dramatique d'une vraie cohérence qui, loin de verser dans l'excès, reste un modèle de sobriété allusive et d'authentique expression des sentiments.  L’interprétation musicale confiée à un grand maître russe, scelle le succès d’une version d’une rare efficacité théâtrale.

 

P. I. TCHAÏKOVSKI : Symphonies n°4, 5 et 6 « Pathétique ».  Berliner Philharmoniker, dir. Herbert von Karajan (enregistrements de 1973).  DG/Universal : 00440 073 4384.  TT : 126’.

Pour lancer les célébrations du centenaire de la naissance du chef d’orchestre Herbert von Karajan, un DVD réédite les trois dernières symphonies de Tchaïkovski dans des interprétations désormais légendaires.  Saisies en concert à la Philharmonie de Berlin, en décembre 1973, ces versions sont caractéristiques de la manière du chef : battue ample qui sculpte la matière musicale, son chaud d’un superbe poli que ponctuent d’irrésistibles bouffées dramatiques, exaltation de la construction sonore que traduisent des tempos plutôt rapides.  La caméra donne généreusement à voir l’engagement de celui qui, paupières baissées, façonne la partition, et à quel point est palpable la concentration de ses musiciens.  De belles images vous habitent : ce visage tendu modelant les premières mesures de la Ve Symphonie, cette main gauche marquant souplement telle inflexion du lamentoso final de la « Pathétique », empreint de sérénité.  Au-delà, on est gagné par la force intérieure qui irradie vers l’orchestre.  C’est d’émotion sublimée qu’il faut parler ici.

Jean-Pierre Robert

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Le Festival d'Aix-en-Provence fête son soixantième anniversaire

 

Le 60e Festival d'Aix-en-Provence aura lieu du 27 juin au 23 juillet 2008.  Pour Bernard Foccroulle, son directeur, « la commémoration doit être prospective » et rendre hommage au public qui « est au cœur de toute démarche artistique authentique ».  Pas moins de six opéras seront présentés dans de nouvelles productions.  Mozart d'abord - et là même où l'aventure a commencé un certain 28 juillet 1948, au Théâtre de l’Archevêché, avec ce même Cosí fan tutte.  Il sera mis en scène par le cinéaste iranien Abbas Kiarostami, Palme d’or à Cannes en 1996, et dirigé par Christophe Rousset.  Zaïde, qui sera monté pour la première fois en Aix, sera dirigé par Louis Langrée et marquera aussi la venue du régisseur Peter Sellars.  Au Grand Théâtre de Provence, inauguré en 2007, sera présenté le troisième volet du Ring de Wagner, Siegfried, dû à l'équipe Stéphane Braunschweig et Simon Rattle.  Et l’on appréciera, sans nul doute, les sonorités envoûtantes du Berliner Philharmoniker…  Une prestigieuse distribution verra d'ailleurs la prise de rôle du héros éponyme par le grand ténor Ben Heppner.  L'oratorio Belshazzar de Haendel sera joué scéniquement en ce même lieu.  L'œuvre, qui fait la part belle au chœur, bénéficiera d'une exécution de premier ordre, puisque confiée à René Jacobs et l’ensemble de l’Akademie für Alte Musik Berlin.  Un opéra de Haydn, L'infedeltà delusa, sera présenté dans la cour de l'Hôtel Meynier d’Oppède et dirigé par Jérémie Rohrer avec le Cercle de l’Harmonie.

Enfin sera créé, au Théâtre du Jeu de Paume, le nouvel opéra de Pascal Dusapin Passion, qui - sur une thématique d’après Monteverdi - fait intervenir, entre autres, un chœur de madrigalistes.  On ne doute pas que le prolixe compositeur livrera une partition forte et attachante.

Un bouquet de concerts compléte la programmation, avec trois prestations de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, sous la conduite de Simon Rattle et de Jiří Bělohlávek.  Dans le cadre des festivités marquant le centième anniversaire de la naissance du compositeur, la Turangalîlâ-Symphonie de Messiaen - dont la création européenne eut lieu en juillet 1950 au Festival - sera dirigée par Sylvain Cambreling à la tête de l’Orchestre du Südwestfunk de Baden-Baden.  William Christie conduira les chanteurs et l’Orchestre de l'Académie européenne de musique dans The Fairy Queen de Purcell.  Sans compter avec des soirées de musique de chambre et même un récital de la soprano Karita Mattila.  Le thème de « l'interculturalité », célébré en 2008 sous l'égide de l’Unesco, sera l’occasion d’ouvrir le festival aux musiques méditerranéennes.

Le service éducatif du festival, créé en 2007 à l'exemple de ce qui existe à Londres et à Glyndebourne, sera plus actif encore, cet été, pour la conquête du jeune public.  Bernard Foccroulle souhaite multiplier les actions pédagogiques en direction des établissements scolaires à tous les niveaux d'enseignement, au cours de l'année et durant le festival : rencontres, actions de  sensibilisation, visites des ateliers de décors, programmes artistiques, parcours « premiers pas vers l’opéra » ou « une soirée au festival », de même qu’ouverture des répétitions aux élèves des conservatoires et écoles de musique.  Le festival sera même inauguré par un grand concert choral sur le thème de la liberté, réunissant quelque trois cents jeunes des écoles des Bouches-du-Rhône.

La fête aixoise de l’été 2008 se promet d'être éclectique, prestigieuse et enrichissante.

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Renseignements & location : Bureau du Festival - 11, rue Gaston-de-Saporta, 13100 Aix-en-Provence.  Tél. : 04 42 17 34 34.  www.festival-aix.com ou billetterie@festival-aix.com

Renseignements sur les actions éducatives : www.ac-aix-marseille.fr (rubrique Action éducative) ou frederique.tessier@festival-aix.com.

Jean-Pierre Robert

 

 


Haut

Dès janvier 2008, L’éducation musicale inclura un dossier dans chacune de ses livraisons.  Parmi les thèmes retenus :

  • Le bruit (en référence au programme de l’agrégation de musique)
  • Activités instrumentales & vocales à l’école (chorales, orchestres, spectacles musicaux)
  • La percussion (dans les musiques contemporaines, électroniques, extra-européennes, actuelles)
  • Musique & cinéma (en référence au programme du baccalauréat)
  • Empreintes croisées (compositrices et compositeurs)

Fr. C.

Le supplément Baccalauréat 2008. Comme chaque année, L’éducation musicale propose le supplément indispensable aux professeurs d’Éducation musicale et aux élèves de Terminale qui préparent l’épreuve de spécialité « série L » ou l’épreuve facultative « Toutes séries générales et technologiques du baccalauréat ».

Le supplément Baccalauréat 2008 réunit les connaissances culturelles et techniques nécessaires à une préparation réussie de l’épreuve ; il ouvre également sur tous les univers sonores qui nous entourent.

Il peut être commandé aux éditions Beauchesne : 7, cité du Cardinal-Lemoine, 75005 Paris. Tél. : 01 53 10 08 18.
Fax : 01 53 10 85 19. s.desmoulins@leducation-musicale.com

 

 

Passer une publicité. Si vous souhaitez promouvoir votre activité, votre programme éditorial ou votre saison musicale dans L’éducation musicale, dans notre Lettre d’information ou sur notre site Internet, n’hésitez pas à me contacter au : 01 53 10 08 18 pour connaître nos tarifs publicitaires.

Aurélie Clément