Jean-François PAULÉAT : Kaotès pour flûte à bec soprano et piano

Assez difficile. Delatour : DLT2218.

Il s’agit, dans cette pièce d’une « rencontre » entre une flûte à bec et un piano, rencontre d’abord harmonieuse puis plus conflictuelle, ce qui se traduit par d’amusantes dissonances et un discours un peu heurté entre la flûte virevoltante et le sage piano pour revenir à la fin sur une entente cordiale,

Antonio VIVALDI : Six sonates pour flûte à bec.

D’après les originaux conservés à Cambridge, Upsala, Stockholm, Leipzig, Venise et Berlin. Edition établie et présentée par Patrick Blanc. Dhalmann : FD0402.

On lira avec beaucoup d’intérêt la présentation que l’éditeur fait de son travail qui est autant un travail de reconstitution que d’édition. Le résultat est tout à fait convainquant. Signalons que ces sonates sont écrites pour la flûte alto et que les basses, la plupart du temps chiffrées, ne sont pas réalisées. Mais c’est maintenant un exercice auquel sont rompus les clavecinistes et même… quelques pianistes !

Max MÉREAUX : Ricercare et Fughettapour

flûte à bec alto et piano ou clavecin. Elémentaire. P.L.2620.

Voici une pièce résolument atonale et fort intéressante qui initiera les interprètes à la pratique de la polyphonie à travers deux genres musicaux traditionnels. L’ensemble est tout simplement beau. Souhaitons que les interprètes ne soient pas rebutés par ce langage et ces formes indispensables à la construction de leur « être musical ».

Christophe FRIONNET : Variations autour d’un Moi réfractaire

our 3 flûtes à bec. Niveau moyen. Delatour : DLT2132.

Cette pièce atonale pour deux flûtes soprane (élèves) et une flûte alto (professeur) se caractérise en particulier par le fait que le thème n’apparaît qu’au terme des trois variations. Elle est d’abord un travail sur les sonorités et les frottements de notes mais n’utilise aucun procédé spécial de jeu. C’est à découvrir.

David LAMPEL : Sonatine

pour flûte seule. Delatour : DLT 2124.

D’un niveau de second cycle, cette sonatine se présente sous une forme classique. Elle présente deux mouvements : un thème et variation et un allegro giocoso en forme de rondo. L’ensemble se meut dans une ambiance de ré, même si aucune tonalité n’est officiellement indiquée. Il s’agit d’une œuvre musicalement et techniquement très intéressante.

 

Piotr MOSS : Berceuses

pour Hugo pour deux flûtes. Fortin-Armiane : EAL541.

Ces poétiques berceuses ont été écrites pour des parents flûtistes à l’occasion de la naissance de leur fils Hugo. Ces pièces délicates et peu difficiles devraient faire le bonheur des jeunes flûtistes ou d’heureux parents pratiquant le même instrument. Ce compositeur polonais aujourd’hui citoyen français se souvient cependant de ses origines dans certaines pièces. Comment ne pas penser à Chopin ?

Claude-Henry JOUBERT : Son chat Sacha

(chat savant). Variations pour flûte avec accompagnement de piano. Niveau premier cycle. Sempre più : SP0055.

Notre ami Sacha, introduit au piano par un indicatif de cirque, déploie son habileté à travers différentes activités qui l’amènent à des formules musicales en rapport avec celles-ci. L’humour n’empêche pas le charme, bien au contraire. Quant au pianiste, il est invité à ponctuer par des miaulements dûment notés la présentation de l’animal…

Alexandre CARLIN : Au pied de la muraille

pour flûte ut et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2643.

Cette jolie pièce aux sonorités nettement pentatoniques fait penser évidemment à la muraille… de Chine ! Peu importe puisqu’elle est pleine de charme et de délicatesse. Le jeune flûtiste éprouvera certainement beaucoup de plaisir à y exprimer sa musicalité et son sens poétique.

 

Thierry BLONDEAU : Interlude

Quatre pièces pour flûte à bec : Jodel, Raksat, Pavillon bouché, Niwa. Dhalmann : FD0244.

Ces quatre interludes ne doivent pas être interprétés à la suite mais sont destinés à être intercalés dans un programme. Il s’agit, puisque nous sommes dans la collection « Musique d’aujourd’hui sur instruments anciens » de musique contemporaine utilisant toutes les ressources de l’instrument. Si Jodel fait référence à la tyrolienne, Raksat, qui signifie « danse arabe » renforce le caractère non tempéré de l’instrument tandis que Pavillon bouché, comme son nom l’indique, fait appel à un jeu tout à fait particulier. Quant à Niwa, jardin en japonais, c’est une évocation de la flûte japonaise en bambou qui porte ce nom.

 

John PLAYFORD : The English Dancing Master

pour flûte à bec et piano. Seconde partie ad lib. Edité et arrangé par Nikolaus Newerka. Bärenreiter : BA 10609.Que voilà de bien jolies pièces ! Ce répertoire mis ainsi à la disposition des flûtistes est vraiment d’une grande richesse et d’une grande beauté. Bien qu’optionnelle, la deuxième flûte est souvent quasi indispensable pour mettre en valeur toute la richesse du discours. Souhaitons beaucoup de plaisir aux interprètes !