James RAE, Sounds Irish pour flûte et piano, Universal, UE 21750

Ces dix pièces originales ou traditionnelles sont de difficulté moyenne. Les arrangements et les compositions originales sont faits dans l’esprit de cette musique si attachante. L’accompagnement de piano, également de difficulté moyenne, soutient la flûte dans le même style. La partition comporte aussi la mention des accords de guitare, ce qui laisse le champ ouvert à d’autres interprétation. Qu’ils soient joyeux ou nostalgiques, ces airs traditionnels ou composés dans le style irlandais promettent bien du plaisir à ceux qui se lanceront dans cette aventure pleine d’attraits.
Daniel BLACKSTONE
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2021

 

André TELMAN : Une petite romance pour flûte et piano. 1er cycle. Lafitan : P.L.3555.

Cette romance n’est pas si petite puisqu’elle dure 4 minutes 35, ce qui constitue une oeuvre copieuse pour une fin de premier cycle. Cela lui vaut d’être variée : elle est composée en effet de pas moins de huit sections, possédant chacune leur caractère mais dans une grande unité de style et d’harmonie, ce qui confère à l’oeuvre à la fois variété et cohérence. Si le tempo varie parfois selon les sections, c’est en raison de leur caractère. Si cette romance est un brin mélancolique, elle est pourtant pleine de vie et de joie contenue, très lyrique et soutenue par un piano qui a sa place à part entière. Ce sera donc un plaisir pour les interprètes de découvrir cette pièce mélodieuse, variée, qui sollicitera leur sens du phrasé, l’écoute mutuelle, bref, leur sens musical.

Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Eric LEDEUIL : Zoup ! A french atmosphere pour flûte et piano, Éditions Pierre LAFITAN : P.L. 3396.

Destinée aux élèves de quatrième année de premier cycle, cette pièce d’une durée de quatre minutes débute «  d’un air Gavroche  », simple et guilleret, sur un accompagnement pianistique d’accords syncopés à la basse en staccato. La valse qui suit De Montmartre à Ménilmontant…rappelle l’accordéon des valses musettes avec ses triolets en broderies.
Sophie Jouve-Ganvert

Claude-Henry JOUBERT : Le jardin oublié Concerto mystérieux pour flûte avec accompagnement de piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3392.

Comme toujours avec Clade-Henry Joubert, ce jardin mystérieux renferme bien des surprises. Nous n’étonnerons personne si nous disons que ce jardin est «  un jardin extraordinaire  » où, sur la route du collège, s’ouvre une porte mystérieuse qui débouche sur un jardin aux mille fleurs. Mais voici que surgit un géant effrayant, mais qui va faire des confidences : c’était un beau chevalier qui ne peut être délivré que par… une flûtiste ! La flûtiste reviendra, mais arrive en retard au collège ! Si, bien sûr, nous trouvons sur le parcours un certain nombre d’allusions musicales que le professeur se devra de signaler s’il les détecte, (mais nous n’en doutons pas !) l’ensemble de cette pièce déroule un discours tout à fait charment et poétique mais qui mettra à l’épreuve toutes les qualités rythmiques et mélodiques de la flûtiste. La flûtiste… Bien sûr, si c’est un flûtiste qui joue, on pourra ne pas lire le texte ! Mais ce serait dommage, même si la pièce peut être interprétée sans. Mais elle pourra aussi donner lieu à une mise en scène… Souhaitons en tout cas beaucoup de plaisir aux interprètes et à leurs auditeurs.
Daniel Blackstone

Romain DUMAS : En attendant… pour flûte et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3429.

Quelle agréable attente ! On écoute avec beaucoup de plaisir cette pièce très bien écrite dans un langage très français. Il est tellement important de pouvoir former nos élèves à de la belle musique et c’est vraiment le cas ici. Les nombreuses modulations, fort bien amenées, sont pleine de sens et enrichissent le discours musical. Bref, si l’on ne sait ce que l’on attend, on sait ce que l’on entend, et que c’est fort réussi… Chaque instrument prend sa part de l’attente, et la part du piano n’a rien d’un remplissage. Tour à tour, chacun peut s’exprimer à loisir : il s’agit, dans ce plaisir de jouer, de vraie musique de chambre. Bien sûr, in fine, la flûte a quand même droit à sa cadence. On remarquera aussi, tout au long de l’œuvre, l’importance des notations de phrasé et de détachés qui lui donnent tout son caractère.
Daniel Blackstone

Valérie ROUSSE – Joël LITTORIE : Couleurs caraïbes pour flûte et piano. Volume 2. Lemoine : 29 402 H.L.

Nous avons dit tout le bien que nous pensions de cette série dans des articles précédents. Voici le début d’une nouvelle série qui s’annonce avec de nouvelles pièces pour flûte. Rappelons que ces pièces sont toutes des œuvres originales et non pas la déclinaison des mêmes pièces pour d’autres instruments. Ce volume contient trois nouvelles pièces graduées, toutes, bien sûr, dans le style créole. La première est une «  Valse créole du soleil  », la deuxième s’intitule «  Et pourtant  ». Elle demande, comme la suivante, «  Qui sommes-nous ?  » un pianiste confirmé. La partie de flûte reste, quant à elle, très abordable mais demande, bien sûr, de solides qualités rythmiques…
Daniel Blackstone

Valérie ROUSSE – Joël LITTORIE : Couleurs caraïbes pour 2 flûtes et piano. Lemoine : 29 406 H.L.

Ce sont de bien jolies «  couleurs  » que nous offrent Valérie Rousse et Joël Littorie. Nous avions rendu compte des six premiers recueils pour divers instruments dans la lettre 76 de décembre 2013. La collection s’enrichit de deux nouveaux recueils, l’un pour quatuor à cordes, dont il est rendu compte plus bas, l’autre pour 2 flûtes et piano. Nous avions souligné qu’il ne s’agissait en aucune manière de transcription d’un même recueil pour divers instruments, mais que chaque recueil était constitué d’œuvres originales. C’est encore le cas ici. Les deux pièces présentées sont fort variées. La première, «  Partage  », est une valse lente où le piano a d’abord un rôle d’accompagnateur puis les instruments dialoguent et le piano a même un rôle de soliste à certains passages. La deuxième, «  Si…  », est une danse rapide et pleine de panache à la rythmique pas toujours évidente. Le tout est d’un niveau fin de préparatoire à moyen. Comme nous l’avions dit en 2013, ces recueils peuvent constituer à eux tout seuls un spectacle final pour une école de musique !
Daniel Blackstone

Voici une délicate et charmante pièce qui a des allures de valse. La partie de piano est tout à fait abordable, quant à la partie de flûte, elle comporte des envolées qui conviennent parfaitement à l’instrument. Après l’exposé d’une jolie mélodie de petits détachés conduisent à l’octave aigu de l’instrument où on retrouve le même lyrisme. Phrases liées et détachées alternent jusqu’au bout tandis que le piano se livre, au milieu, à de jolies arabesques. Bref, l’ensemble est gracieux, fluide avec des modulations sages mais bienvenues. L’ensemble est bien séduisant et permettra d’attendre le printemps avec beaucoup de plaisir.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

De Télémann à Maria Holzeis-Augustin en passant par Mozart, Weber et d’autres, ce sont quatorze pièces arrangées pour deux flûtes qui nous sont proposées. La dernière est une composition originale. Les arrangements, pas si faciles, sont faits avec beaucoup de goût et de respect de l’esprit et des harmonies des œuvres originales. A côté d’extraits d’œuvres connues, on trouve aussi des extraits moins connus qui permettront de faire découvrir aux élèves des auteurs un peu négligés aujourd’hui. Ajoutons que le fait que l’édition soit trilingue est bien agréable.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Voilà une pièce bien réjouissante qui nous entraine « côté soleil », c’est-à-dire dans une ambiance brésilienne sur un rythme de samba. Sans être difficile, cette œuvre exige que les deux interprètes aient le même sens du rythme ! Si la flûte a droit à une cadence, le piano a lui aussi un rôle non seulement rythmique mais de partenaire à part entière. Inutile de dire que cette pièce ne respire pas la mélancolie et devrait beaucoup plaire à ses interprètes… et à leur public !
Daniel Blackstone