Form XIV

Piotr MOSS : Form XIV pour Voix et Violoncelle. Niveau moyen. Fortin-Armiane : EFA 109.

Cette « scène dramatique » traite, comme on l’imagine, la voix en instrument ou plutôt comme une expression dans un langage étrange – étranger. « Le texte peut être prononcé de différentes manières, selon la langue maternelle du chanteur. Homme, femme et même enfant, tout est possible. L’auteur nous avertit qu’ « en assistant à des exécutions de cette pièce, [il s’est] rendu compte que son expression peut être aussi bien très lyrique que… comique !

Duettino III

Piotr MOSS : Duettino III pour Violoncelle et Harpe. Niveau moyen. Fortin-Armiane : EFA 112.

Le compositeur s’est donné pour contrainte de se servir, à une exception près, du mode d’accord de la harpe : ut#, ré, mi fa#, sol, la, sib. Les variations sur ce mode exploitent chaque instrument dans ses possibilités naturelles : chant lyrique et basse percussive pour le violoncelle, grands arpèges et sons perlés pour la harpe. L’ensemble est plein de charme et bien dans le style du compositeur dont on sent le plaisir qu’il a à écrire, tout simplement.

Gilles SILVESTRINI : Trio pour flûte, alto et violoncelle. Difficile. Delatour : DLT1373.

Voici comment l’auteur présente lui-même son œuvre : « C'est l'aspect suggestif et poétique de la formation flûte, alto et violoncelle que j'ai privilégié dans cette pièce. En l'occurrence, il s'agit d'une promenade bucolique dans un vieux parc et ce parc est plein d'inconnu. » Ce vieux parc est également plein d’imprévu. Le promeneur surgit du lointain et y retourne après avoir parcouru des chemins variés et découvert des paysages pour le moins contrastés. L’ensemble fait appel aux techniques contemporaines mais toujours au service de l’expressivité.

Les plus beaux airs italiens

Vincent ROYER : Les plus beaux airs italiens pour quintette à vent. Moyen avancé. Delatour : DLT2704.

L’auteur, « amoureux de l’opéra, particulièrement italien, » a voulu en découvrir les sources. C’est donc à la recherche des mélodies et danses traditionnelles italiennes qu’il s’est lancé et a été frappé, en particulier, par la beauté de leur ligne de chant. Il a donc décidé de nous faire partager ses découvertes en en transcrivant huit pour quintette à vent, formation qui lui a paru la plus apte à en exprimer les richesses mélodiques et rythmiques. L’ensemble est très réussi et respecte pleinement le caractère des mélodies et danses originales. Cela pourra constituer en audition de grands élèves ou en concert, un répertoire aussi riche qu’agréable pour les auditeurs.

Valse molle

Serge OLLIVE : Valse molle Op. 111 pour clarinette et quatuor à cordes. Moyen. Waldhorn Editions (auto-label) : WH-4509111.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne manque pas d'humour, cette Valse molle, avec son caractère à la fois poétique et complètement… déjanté, si nous pouvons nous permettre cette expression ! Le tout est remarquablement écrit et bien agréable à écouter sur You Tube ou sur le site de l'éditeur. Ajoutons qu'il en existe une version pour orgue seul (à éviter pendant les offices…).

 

 

In memoriam JSB

Denis CHEVALLIER : In memoriam JSB pour violon et orgue. Difficile. Delatour : DLT2568.

Après quatorze mesures Vivace de l'orgue avec des accords haletants suit un adagio où le violon déroule une longue phrase lyrique. Puis, peu à peu, le mouvement s'accélère, qui aboutit de nouveau à un vivace. Le tout s'enchaine à un Lent et très calme où violon et orgue se fondent dolcissimo. Enfin, l'œuvre se termine par un peu lent : lointain dans une ambiance éthérée qui se termine par un ppp. Violon et orgue s'unissent dans un travail de timbres tout à fait intéressant. L'orgue n'est pas l'accompagnateur mais les deux instruments se mélangent en une sorte de fusion où chacun, cependant, garde son rôle.

 

 Entre les lignes

Loïc MALLIÉ : Entre les lignes pour violon et orgue. Moyen. Delatour : DLT2639.

L'œuvre est construite sur la complémentarité des timbres des deux instruments. L'orgue joue sur les fonds doux tandis que le violon se déploie sur toute l'étendue de son registre. Les deux instruments dialoguent intimement dans une parfaite osmose. Le tout est profondément lyrique et méditatif.

 

BRAHMS : Sextuor en sib majeur pour 2 violons, 2 altos, 2 violoncelles, op.18.  Bärenreiter.  Partition de poche : TP 419.  Parties séparées : BA 9419.

 

BRAHMS : Sextuor en sol majeur pour 2 violons, 2 altos, 2 violoncelles, op.36. Bärenreiter.  Partition de poche : TP 420.  Parties séparées : BA 9420.

Il est inutile de rappeler la qualité de l’édition que propose Christopher Hogwood : clarté, lisibilité, pertinence des indications.  Chaque partition de poche jouit, de plus, d’une copieuse préface retraçant la genèse des œuvres, les conditions de leur exécution, les différentes transcriptions réalisées par Brahms lui-même, bref tout un ensemble de commentaires passionnants et que les interprètes se devront d’étudier soigneusement pour entrer dans l’esprit de ses œuvres. Il s’agit là d’une édition monumentale qui constitue une étape dans la connaissance de ces partitions.

 Points.

Alireza MASHAYEKHI : Points. Opus 173. 3 trios avec contrebasse. Assez facile. Delatour : DLT2638.

Ecrites la première pour alto, contrebasse et piano, les deux autres pour violon, contrebasse et piano, ces trois courtes pièces pédagogiques sont destinées à initier les jeunes musiciens à la musique de chambre tout en leur permettant de jouer en public. Ces pièces comportent également une initiation méthodique à l'écriture contemporaine.

 

 Les sonates pour clarinette

Johannes BRAHMS : Les sonates pour clarinette de Johannes Brahms pour Violon et Alto. Bärenreiter : BA 10907 et 10911.

La publication de ces œuvres tardives de Brahms est tout à fait intéressante. En effet, on connait le perfectionnisme de Brahms et ces œuvres sont autant des transcriptions que des réécritures en fonction du nouvel instrument auxquelles elles sont destinées. Il faut lire absolument les très longues introductions rédigées par les éditeurs, Clive Brown et Neal Peres Da Costa, qui font le tour de ces œuvres, décrivant leur origine, leur élaboration, l'histoire complexe de leur publication. Et bien sûr, on appréciera à sa juste valeur la clarté de cette édition. Le premier volume contient les versions pour alto et piano, le second, les versions pour violon et piano qui constituent l'opus 120.