Wolfgang Amadeus Mozart, Streichquartette Band I : Salzburger Divertimenti, Italienische Quartette (Quatuors à cordes, volume I : Divertissements salzbourgeois, Quatuors italiens), édité par Wolf Dieter Seiffert, G. Henle Verlag, Urtext, HN1120

 

Le premier volume de cette édition intégrale des Quatuors de Mozart contient le « Quatuor Lodi » en sol majeur, K 80, Trois « Quatuors Divertimenti » K. 136 – 138 et les Six « Quatuors à cordes italiens » K. 155 – 160. Leur composition s’étale entre 1770 et 1773.
Le Quatuor Lodi – son nom évoque la ville où le compositeur, âgé seulement de 14 ans, l’a vraisemblablement écrit dans une auberge, lors d’une tourné effectuée en Italie du nord – est particulier pour plusieurs raisons : son manuscrit gardé à la Bibliothèque Jagiellońska à Cracovie est non seulement daté très précisément ( Lodi, 15 mars 1770 ) mais indique aussi l’heure ( 19 heure ! ), il comporte quatre mouvements, tous en sol majeur, contrairement aux autres œuvres présentées ici, qui n’en ont que trois.
Les Divertimenti ( appelés aussi Salzburger Divertimenti ), sont datés sur le manuscrit ( appartenant à un propriétaire privé en Allemagne ) « Salisbourgo 1772 », mais selon les recherches menées par Wolf Dieter Seiffert, nous pouvons supposer qu’ils ont vu le jour dès la fin d’automne 1771 à Milan, la date et le lieu indiquant simplement la fin des corrections et des modifications finales. De plus, leur caractère « cantabile », proche de la musique vocale italienne, renforce cette hypothèse. On peut penser que leur écriture quasi-symphonique invite à les interpréter avec un orchestre à cordes, ce qui par ailleurs est souvent le cas.
Les Six « Quatuors à cordes italiens », dont le manuscrit est conservé par la Staatbibliothek zu Berlin n’est malheureusement pas daté. Grâce aux documents épistolaires on peut situer leurs créations entre 1772/73. Il est intéressant de savoir que les indications des tempi et des noms de mouvement viennent la plupart des fois de la plume appartenant au père Leopold Mozart. Pour en savoir plus, nous vous renvoyons à la très complète préface, éditée, comme c’est toujours le cas chez Henle, en allemand, en anglais et en français ( ce que nous apprécions tout particulièrement ! ) et aux commentaires éditoriaux qui se trouvent dans la partie de violon I ( en allemand et en anglais ). La mise en page très claire et précise, ainsi que le système des pages pliées permettent une exécution sans se soucier de tournes.
La présente édition est basée entièrement sur les manuscrits qui existent, fort heureusement, pour toutes ces compositions.
Notez qu’une version digitale pour tablette est également disponible sur le site de l’éditeur ; vous y trouverez également le conducteur sous la référence HN 7120.
Il ne reste plus qu’à se régaler et à ravir le public en interprétant ces œuvres d’un charme intemporel.

Anna Maria BARBARA
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