Stella BENDETOWICZ : Olivette. Pièce pour guitare. 2ème cycle. Lafitan : P.L.3128.

Cette pièce allie des parties « dolente », en triolets et des parties « con moto » rythmées et dansantes. L’ensemble ne manque pas de charme et s’exprime dans un langage qui flirte certes avec le tonal mais réserve aussi de très jolies surprises. Le tout crée une atmosphère particulière qu’élève et professeur découvriront avec plaisir.

Máximo Diego PUJOL : Sonata pour guitare. Lemoine : 39 315 H.L.

Cette sonate se compose de trois mouvements. Le premier, A pleno sol (Plein soleil), se caractérise par le retour d’un allegro et se termine par un andante qui va de mf à pianissimo. Tantôt passionné, tantôt plus méditatif, il est d’une grande variété. Le deuxième mouvement, Final de jornada, est un andante où un chant se déploie sur des basses longues. Le chant passe du soprane à la basse soutenu par les croches récurrentes. Poctué par des fortés expressifs, le mouvement se termine dans un triple piano. Quant au troisième mouvement, intitulé A cara de perro, qu’on peut traduire par « sans concession », il porte bien son nom. C’est un presto aux rythmes haletants d’un bout à l’autre et qui se termine, lui, fff ! On y retrouve tout le langage du compositeur, à la fois classique et tout imprégnée des saveurs et des rythmes de la musique argentine. Bien sûr, ce n’est pas une œuvre pour débutant !

Jean-Louis FELDMANN : Je commence la guitare en 5e position, pour une approche sans tension. Lemoine : 29 286 H.L.

C’est une option prise par quelques guitaristes de faire commencer l’étude de la guitare en cinquième position. Elle vise à éviter la fatigue et les tensions chez les petits enfants, car les cases à cette hauteur du manche sont plus petites et le bras gauche est plus rapproché du corps. La méthode commence par une bonne réflexion sur la posture avec des exercices corporels. La progression est bonne quoique un peu lente (les rythmes étudiés ne vont pas au-delà des croches). Quelques notions de solfège sont données, dont quelques-unes mériteraient d’être révisées, car l’unité de temps n’est pas toujours la noire !

Jean-Marie LEMARCHAND : « Guitare… On tourne ! ». Méthode de guitare pour acteurs débutants. Editions Hors-Champ. Auto-édition : http://www.jeanmarielemarchand.com/methode/

Placée résolument sous le signe du cinéma, cette méthode est à la fois très progressive et très pédagogique. Elle permet un apprentissage global de l’instrument et du solfège, laissant par ailleurs toute liberté au professeur pour ses propres conceptions pédagogiques. L’ensemble est clair, très bien présenté. La graphie est assez grosse pour les jeunes apprentis-guitaristes. Elle permet l’apprentissage en cours individuels mais également en cours collectifs et fait appel au sens de l’écoute et de l’observation des élèves. Un deuxième volume est en préparation pour la rentrée 2017. L’auteur fournit, sur son site, toutes ses coordonnées ainsi que le moyen d’acquérir sa méthode.

Patrice JANIA : Waltzinette. Pièce pour guitare. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3010.

L’auteur précise que cette pièce sonne un peu western, ce qui explique son titre. Saluons au passage que le compositeur nous explique lui-même sa pièce, tant sur les intentions que sur les difficultés techniques. Quoi qu’il en soit, cette petite valse en do Majeur aura de quoi réjouir son interprète. Jouée dans le tempo rapide recommandé, elle a du caractère. En fait, elle dure un peu plus d’une minute en tout avec la reprise. Remercions également l’auteur d’avoir pris soin de mettre un petit 8 sous la clé de sol pour rappeler à nos guitaristes que leur instrument est un instrument transpositeur… à l’octave grave, ce que la plupart ignorent !

Max MÉREAUX : Floréal pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3039.

Le titre fait-il référence au mois correspondant du calendrier républicain ? Ce mois tirait son nom de « l’épanouissement des fleurs d’avril en mai », selon le rapport de Fabre d’Eglantine… Dans cette pièce d’environ quatre minutes, l’auteur nous plonge dans un univers bucolique à la fois lyrique et traversé d’arpèges qui peuvent évoquer source ou envol d’oiseaux… On reconnait le langage caractéristique de Max Méreaux, recourant quand il le faut à des procédés d’écriture contemporaine mais toujours au service de l’expression de la musique. L’ensemble évoque des paysages variés, toujours très poétiques.

Villa Pueyrredón, Plaza Italia, Villa Real, pour guitare, Lemoine HL29305

Ces trois pièces évoquent trois quartiers de Buenos Aires, souvenirs d’enfance de l’auteur. La première présente deux parties aux rythmes brésiliens syncopés, de caractère et de tempo différents, avec plusieurs effets de percussion, des indications de sons métalliques. La deuxième pièce, lente et plus « romantique », en arpèges brisés sur une basse, rappelle les petites pièces de Léo Brouwer. La troisième se déroule en trois parties, sur un rythme de habanera. La première et la troisième pièces sont particulièrement difficiles à jouer, malgré l’indication de doigtés précis. La densité de l’écriture enlève à la rythmique et à la clarté de la mélodie et donne l’impression d’une improvisation notée. A proposer en fin de deuxième cycle.

Hugues CHAFFARDON : Voiles sur le lac. Pièce pour guitare. Débutant. Lafitan : P.L. 3082.

Laissons à l’élève le soin de choisir son lac : quel qu’il soit, il constituera une excellente image mentale pour interpréter cette pièce qui semble flotter au-dessus des eaux par l’apparition tardive du soutien de la tonique. Avec les moyens limités imposés par le niveau de l’élève, l’auteur a su créer une ambiance, mettre en place un paysage sonore original et bien plaisant. Ce n’est pas si facile !

Patrice JANIA : Saloon de thé. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3011.

Non, les deux « o » ne sont pas une faute de frappe ! Voici comment le compositeur présente sa pièce : « Il s’agit d’un ragtime dans la tonalité de Ré majeur. Nous sommes dans un saloon à côté d’un piano bastringue. […] Il convient de jouer « ternaire ». […] Le discours assez complexe de ce titre le rendra mieux accessible à des élèves de second cycle ». Des conseils techniques sont donnés également. Bref, si l’on veut que cette pièce ait tout son caractère, il conviendra que l’interprète s’imprègne de l’esprit et du rythme du ragtime en en écoutant le plus possible. L’ensemble est tout à fait convainquant et devrait procurer bien du plaisir tant à l’élève qu’à ses auditeurs.

Patrice JANIA : S’élever du sol. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3012.

à encore, le compositeur présente lui-même sa pièce : « Les harmonies très ouvertes invitent à la détente, au repos, peut-être à la méditation, voire à la lévitation… mais revenons près du sol. En effet, le jeu des huit premières mesures nous fait réaliser une ascension diatonique le long de cette troisième corde. Les huit suivantes consistent en un jeu de liaisons autour des arpèges des trois accords majeurs du ton de Mi majeur. (…) ». Ajoutons que le 4/4 est trompeur et que cette élévation se fait pendant toute la première partie sur un rythme de samba (3+3+2). Cette pièce est donc aussi variée qu’intéressante.