Yves PIGNOT : Tu viens jouer ? Trombone et piano. Quatre pièces pour les premières années. Les Editions Buissonnières EB-2-238.

Ces petites pièces ont été conçues pour être jouées par deux instrumentistes de même niveau dans le but de découvrir et de « prendre goût à la musique de chambre sans être accompagné par un professionnel ». Les Seize mesures de la première pièce Le Trombiano équilibrent bien le travail entre les deux instruments. Dans L’étromphant, les deux mains du pianiste jouent à l’octave, tandis que le tromboniste travaille les doubles croches répétées, avec articulations et jeu de coulisse. Trombiano part au brésil sur un air dansant et syncopé. Tu m’attrap’ras pas, na ! fait alterner le jeu des deux instruments en petites cellules mélodiques et rythmiques. Dans la même série : « Tu viens jouer ? Violon et piano ».

Rémi MAUPETIT : La valse des pupitres pour trombone et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3017.

Pourquoi faire valser les pupitres ? Est-ce une allusion au caractère réputé badin des cuivres ? Quoi qu’il en soit, cette petite valse est bien agréable, gentiment classique avec sa partie médiane à la dominante et le retour du thème qui se termine par la traditionnelle « coda » qui, bien que n’étant pas nommée, est bien là, cependant ! Le tout est délicatement parodique mais avec beaucoup de grâce et de discrétion. L’introduction de piano, qui se termine par deux mesures introductrices semblables, permettrait même au tromboniste distrait de ne partir qu’un peu plus tard… selon un procédé bien connu des instrumentistes facétieux ou humoristes !

Eddie SOUCHOIS : 6 quatuors de trombones pour le 1er cycle. Sempre più : SP0241.

Les titres humoristiques des six pièces traduisent bien leur ambiance joyeuse. On ne s’ennuiera pas à les travailler ! La dernière permet d’agréger même des débutants à l’ensemble. En effet, ces quatuors peuvent se jouer à parties doublées ou triplées sans inconvénient. L’ensemble est solidement tonal, ce qui n’empêche pas chaque pièce d’avoir un caractère qui lui est propre. De Diabolo fraise à la Petite marche sur les bords de l’Orge en passant par Ça valse, et toi ? on ne risque pas de s’ennuyer. Est-il utile de rappeler que l’Orge est une rivière de l’Essonne, lieu où enseigne notre compositeur…

 pour trombone et piano. 3e cycle. SP0239.

Le titre est difficile à porter… mais l’œuvre est très dense et d’une poésie réelle. Le trombone assure dans la première partie un chant à la fois sombre et poétique ponctué par les accords charnus du piano. La deuxième partie « più mosso e molto espressivo » fait dialoguer les deux instruments. Le « tempo primo » revient enfin pour s’enfoncer, pianissimo, dans une nuit profonde. L’intérêt musical est certain et ce songe ne devrait pas laisser ses interprètes indifférents.

La plume au vent

Jérôme NAULAIS : La plume au vent pour trombone et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2986.

Commençant par un « tranquille » déroulant une jolie mélodie très chantante, le morceau se continue par une « danse » dont le thème justifie pleinement le titre de l'œuvre, thème qui passe du piano au trombone avant de se transformer en une joyeuse danse paysanne. Commençant en si bémol Majeur puis se poursuivant en fa, la pièce se termine par un brillant la bémol Majeur qui éclate dans un paroxysme bien excitant. L'ensemble est varié, fort agréable et roboratif. Vive la plume au vent !

 

L'elfe de cristal

Rose-Marie JOUGLA : L'elfe de cristal pour trombone et piano. Assez facile. Delatour : DLT2626.

Il est bien joli cet elfe qui nous parle par des phrases très expressives soutenues par un accompagnement délicat dans des harmonies qu'on pourrait qualifier de debussystes. Si cette pièce possède une visée pédagogique, c'est au service de la musique. Et c'est là où on pourra juger du sens musical des jeunes interprètes.

 

Chat flâneur

Rose-Marie JOUGLA : Chat flâneur. Assez facile. Delatour : DLT2625.

Ce bon gros chat se promène tranquillement. A peine a-t-il l'idée de se lancer après une proie qu'il renonce aussi vite… L'ensemble est facile et ne fait pas appel à la clé d'ut 4°. La partie de piano accompagne non moins placidement le félin dans sa marche un peu nonchalante.

 

 Prince Nénuphar

Rose-Marie JOUGLA : Prince Nénuphar pour trombone et piano. Moyen. DLT2627.

Bien que le mouvement métronomique soit donné à la croche, il faut évidemment « penser » cette pièce à la noire pointée. Notre nénuphar princier ondule avec grâce dans un 6/8 à la fois lyrique et épanoui. Les modulations délicates ne font jamais oublier le ré majeur finalement triomphant. L'ensemble est très joli et devrait plaire tant aux interprètes qu'au public.

 

 Alerte dans la citadelle

André TELMAN : Alerte dans la citadelle pour trombone et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2990.On pourra facilement imaginer plein d'évènements autour de cette « alerte ». Si le début commence comme des appels de trompette, le milieu, rapide et mouvementé, fait penser à une attaque ou tout autre évènement inattendu. Une cadence non moins mouvementée conduit à un retour au calme : l'alerte est terminée ! Le langage employé, sans être déroutant, est suffisamment dépaysant pour créer une atmosphère exotique. Piano et trombone dialoguent tant dans le lyrisme que dans l'héroïsme. L'ensemble est fort plaisant.

 

 

Le trombone dans l'imaginaire du compositeur

Dominique DELAHOCHE – Thomas ROCTON : Le trombone dans l'imaginaire du compositeur. Choisir et écrire des sons pour les trombones. Lemoine : HL29116.C'est une véritable somme à l'usage des compositeurs et des instrumentistes que nous offrent ici les deux auteurs, tous deux trombonistes reconnus. Partant de la facture de l'instrument, ils nous présentent la conception et les éléments du résonateur-trombone, les différents trombones et la manière de composer un pupitre de trombones, l'ensemble des paramètres du jeu de l'instrument, et bien d'autres choses solidement argumentées et expliquées avec force détails, schémas, exemples… Bref, cet ouvrage tout à fait original permettra de mettre en valeur et de tirer le meilleur parti de ce remarquable instrument dont on est loin de soupçonner toutes les ressources.