Ecrite primitivement pour quintette de saxophone, l'œuvre fut ensuite transcrite pour le trio Bazta, dont fait partie le compositeur. Une première partie répétitive et obsessionnelle laisse la place par délitement à un solo de baryton improvisé, qui se résout en évocation d'un big band. Une nouvelle transition, improvisée au soprano, amène la conclusion abrupte de construction sérielle. Techniquement difficile, cette œuvre demande à la fois un grand sens du jazz et, contrairement à ce que pourrait faire croire l'analyse de la structure, est d'abord et avant tout de la musique !