Robert Schumann : Arabesque op. 18, Blumenstück op. 19 pour piano, Bärenreiter Urtext, BA 10865

 

Niveau : fin de 2e/3e cycle

A l’origine des deux compositions, on retrouve le séjour de Robert Schumann à Vienne durant six mois - entre octobre 1838 et avril 1839 - dont le but était de prendre quelques distances avec Friedrich Wieck, le père de sa fiancée Clara, ainsi que de trouver de meilleures conditions de vie pour lui et sa future femme. Comme beaucoup, à cette période il a dû traverser de nombreux d’obstacles pour se faire connaitre en tant que compositeur. En écoutant aujourd’hui ces deux délicieux airs interprétés par les plus grandes « stars » du piano à travers des décennies ( vous en trouverez d’innombrables versions, notamment sur YouTube ), il est difficile d’imaginer le chemin que le jeune homme a parcouru avant d’être reconnu comme l’un des plus grands représentants du romantisme. Ces deux pièces, qui témoignent des efforts de Schumann afin de trouver la faveur du public viennois - il décrit l’Arabesque comme « chétive et pour les femmes » 1 - sont dédiées à Mme Frederike Serre, femme du commandant Friedrich Anton Serre, un mécène d’art qui soutenait le jeune couple face au père de Clara.
L’Arabesque en do majeur a la forme d’un rondo uniforme sur le plan rythmique. Dans la coda on entend l’évocation du Poète parle (Der Dichter spricht) provenant des Scènes d’enfants op 15. Blumenstück en ♭ qui est une sorte de rondo informel avec une série de variations.
Ces compositions faisant aujourd’hui partie du répertoire, peuvent être abordées par des élèves respectivement de fin de 2 e cycle ( l’Arabesque ), fin du 2e , voir début de 3e cycle ( Blumenstück ).
La présente édition prend pour source principale la première édition viennoise par Mechetti, datant de 1839, en absence de manuscrits ( seuls existent une esquisse d’op. 18 et un brouillon d’op.19 ).
Vous trouverez dans cette parution une préface ( en allemand et en anglais ) de Holger M. Stüwe expliquant en détails la genèse des deux pièces, une note sur les pratiques d’interprétation, ainsi qu’un commentaire critique indiquant tous les ajustements effectués.
Nous saluons comme à l’habitude la qualité remarquable d’impression de même que la mise en page pratiquée par les éditions Bärenreiter.
Anna Maria BARBARA
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