Ce petit livre de 149 pages se lit très facilement. Il constitue un guide de poche indispensable à tous ceux qui veulent tout savoir sur l’univers du violon. En effet Régis Boulier expose de manière très condensée et précise les origines de l’instrument, les compositeurs qui ont écrit des œuvres importantes, les grands interprètes qui en ont fait un instrument phare, des indications de représentations remarquables du violon, sa fabrication (comprenant quelques dessins très ludiques), les luthiers et archetiers de renom, ainsi que des citations.
On y trouve également un dictionnaire du violoniste donnant des renseignements sur ce que l’on peut rencontrer comme indications sur une partition. Enfin Régis Boulier termine son livre par une sélection de disques, documentaires, livres, films et liens internet, donnant un éclaircissement global explicite sur l’instrument.
Marie Fraschini.
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2018

 

Le numéro 30 de la revue musicale Euterpe (juillet 2018) se consacre à un thème qui paraît déjà fort rebattu : « Nature et musique française de Debussy à nos jours ». Son mérite est précisément de nous apprendre tant de nouveaux détails sur le sujet. Stéphan Etcharry commence par nous éclairer, parfois nous illuminer, quant à la traduction musicale de la lumière dans cette musique, chez d’Indy, Debussy, Ravel, Dukas, bien sûr, mais aussi chez d’autres moins célèbres comme l’excellent Déodat de Séverac, voire l’inconnu (de nous) Gabriel Dupont. La conclusion est le plus intéressant de l’ensemble. On aurait même souhaité qu’elle ouvre une nouvelle partie. Cette recherche de lumière française serait une réaction au « clair de lune allemand », celui de Beethoven, puis probablement de Wagner, en tout cas celui du Kaiser, auquel la France est allergique après 1870. C’est alors aussi, peut-on ajouter, que notre flûte nationale s’envole loin des fanfares germaniques, que légèreté française, prônée par le dernier Nietzsche, s’émancipe des pesanteurs germaniques, accompagnée, donc, apprend-on, par les rayons du soleil.

Quiconque évoque aujourd'hui le nom de Charles Gounod pense aussitôt à Mireille, à Faust, voire à Roméo et Juliette, trois ouvrages lyriques fameux qui tiennent encore la dragée haute à la domination de ses confrères italiens sur nos scènes internationales.

Le principal objet de ce livre consiste donc à extraire des limbes de l'oubli Le Tribut de Zamora, dernier opéra du compositeur, que beaucoup considèrent comme un sinistre pêché de vieillesse. De prime abord, le livre attire l'œil, suscite l'étonnement ; l'illustration surannée de sa couverture, en cartonnage rouge et or, ainsi que le grain ouaté du papier et son délicieux fumet lui confient une solide autorité, ce que corrobore l'excellent contenu.

Rédigé d'une plume élégante et limpide par Gérard Condé, le premier chapitre a le mérite de réconcilier son auteur avec cet opéra, qu'il considérait pourtant dans sa récente monographie sur Charles Gounod, comme un dernier opus faible et conventionnel. Son texte expose les circonstances de la création, les détails de sa commande, le choix des interprètes jusqu'au succès de l'œuvre, souvent cristallisé par le final héroïque des premiers et troisièmes actes, dont il est rappelé à juste titre son lien avec le patriotisme altier de la Troisième République.

Nous nous permettrons de rappeler d’abord que le Père Daniel Moulinet, prêtre du diocèse de Moulins, est un historien, titulaire en 1992 d’un doctorat conjoint en théologie (Institut Catholique de Paris) et en histoire (Université Paris IV-Sorbonne). Il travaille spécialement sur l'histoire religieuse de la France contemporaine, notamment le courant catholique intransigeant du XIXème siècle et le concile Vatican II. Il a publié récemment aux éditions Beauchesne : La liturgie catholique au XX° siècle. C’est en quelque sorte un aspect particulier de cette réflexion qui a fait l’objet des journées d’études dont nous avons ici les actes.

Après une introduction qui dresse un état des lieux qu’on pourrait résumer crument par le titre d’un grand journal italien au lendemain des élections italiennes de mars dernier, une première conférence de fond expose les données du problème. Le titre en est Enjeux théologiques et ecclésiaux du chant liturgique en France cinquante ans après Vatican II. Après s’être demandé « Pourquoi chanter aujourd’hui ? », l’auteur s’efforce, dans un propos un peu caricatural, de nous montrer que ce n’était pas mieux avant. Un peu caricatural parce qu’on ne peut réduire le répertoire d’avant 1945 aux seuls exemples qu’en donne l’auteur. C’est un peu comme si on réduisait tout le renouveau actuel aux chants de Raymond Fau…

Cette excellente revue spécialisée, dirigée par Pascal Gresset, s’adresse non seulement aux flûtistes et facteurs, mais aussi aux historiens et mélomanes. Ils liront avec intérêt des témoignages pris sur le vif de Claire Soubeyran (1949-2018), facteur de flûtes traversières baroques ayant depuis 1979 produit plusieurs milliers d’instruments. Ils y trouveront des précisions sur le « style de facture », la restitution de parties manquantes, les profils et graphes des modèles ainsi que sur le choix du matériau (ébène, buis, olivier, éventuellement ivoire). Ils seront renseignés sur les secrets de fabrication ou de restauration.

Henri Gohin, spécialiste mondialement reconnu, exploite la flûte traversière historique (modèle baroque à une clé) et la flûte conique de Boehm. Il a largement contribué à la redécouverte de la flûte traversière du XVIIe siècle à nos jours.

La carrière de l’auteur de Coppelia — entre la Révolution de 1848 et la Guerre de 1870 — sort de l’ordinaire. Né en 1836 à Saint-Germain du Val (Sarthe), il est mort à Paris en 1891. Son itinéraire artistique le mènera du Théâtre des Bouffes-parisiens au Conservatoire National, puis, en 1884, à l’Institut de France. De son vivant, il avait été quelque peu affublé d’une image dégradante baignant dans l’incompréhension.

Pauline Girard, spécialiste de l’histoire des spectacles, a été Conservateur en chef de la Bibliothèque Historique de Paris et a aussi travaillé à celle de l’Opéra. Ces deux expériences et sa solide formation de chartiste lui ont permis d’aborder avec sérieux et opiniâtreté un sujet aussi neuf que complexe et de rendre justice à Léo Delibes. Ce compositeur a pris ses distances vis à vis de Jacques Offenbach (1819-1880) et deviendra un révélateur de ballets original et un homme de théâtre soucieux de plaire au grand public. Ses œuvres marquées par une certaine complaisance et sentimentalité se distinguent par leur facture vocale souple et font preuve d’un bon sens de la chorégraphie.

Généralement, les autodidactes ont soif d’apprendre et se montrent réceptifs à l’enseignement de la théorie musicale (solfège) qui n’avait pas toujours eu bonne presse. Le voilà réhabilité, bénéficiant d’une remarquable présentation typographique avec d’excellents tableaux synoptiques très instructifs. La consultation est facile et la progression logique. Will Metz va droit à l’essentiel, privilégie un style direct et accessible. Les objectifs sont fixés dès la Préface, le Plan général (p. 16) tient lieu de table des matières, sans renvoi aux pages.

L’auteur dégage 5 composantes de la musique : Notes (y compris la notation à la guitare et la notation anglo-saxonne) ; Rythme ; Mélodie ; Polyphonie ; Harmonie à l’appui de dessins et croquis très suggestifs, sans oublier les différentes modes. (Un regret : l’absence d’un Glossaire des principaux termes techniques). Will Metz est fidèle à son objectif — qui est aussi celui des autodidactes — : « comprendre ce qu’il faut de théorie musicale afin d’avoir une vision limpide de ce que l’on joue (ou écoute),

À partir de solides sources d’Archives nationales, municipales…, Bernadette LESPINARD — Docteur en Musicologie, enseignant l’analyse et l’histoire de la musique au CNR de Grenoble — évoque la pratique chorale en France : un vrai tour de force s’agissant de la longue durée (trois demi-siècles) et de l’agencement d’une matière si vaste (653 p. ; Index, p. 657-670 ; Table des Matières, p. 671-679…). Cet ouvrage paraît à point nommé au moment où se dégage en France un intérêt renouvelé pour la pratique chorale.

L’idée directrice qui, comme la Collection, retrace « les chemins de la musique » est l’histoire événementielle, politique et sociologique se dégageant des œuvres chantées et des diverses institutions. L’action de certains chefs a aussi son importance selon les contextes ou circonstances et les enjeux idéologiques. L’étude porte sur les grands moments de l’histoire de France et sur le phénomène sociétal oscillant entre amateurisme et professionnalisme. La Révolution française a marqué un temps d’arrêt avec

Traduite de l’espagnol par Anne Wetzstein-Lopez et préfacée par Jaime Lopez Krahe, cette quatrième édition actualisée fait le point sur le flamenco, genre typiquement espagnol. Les non initiés — après avoir consulté le « Petit lexique des termes spécifiques du flamenco » (p. 239-243) — bénéficieront d’un guide simple et d’accès facile, accompagné d’une bibliographie et d’une discographie sélectives, ainsi que de la liste d’artistes flamencologues par catégories : chanteurs, danseurs, guitaristes, pianistes.

Au fil des pages, les mélomanes découvriront de précieux renseignements sur l’origine hindoue du flamenco, forme envoûtante attirant les touristes et curieux, associée aux Gitans qui, dès le XIVe siècle, se sont exilés en Europe, puis installés en Andalousie avec leur musique expansive qui amusait les gens. Le canto flamenco sera alors influencé par le folklore andalou et le répertoire populaire. Il débouchera sur le canto jondo, de caractère solennel mais aussi intime. Il s’implantera à Séville, Cadix…

Encadré par une Ouverture et un Épilogue, avec des compléments indispensables : Abréviations, Bibliographie et Discographie, Index (personnes, lieux, œuvres de Bach), cette nouvelle publication d’Alain Joly, pasteur, théologien, mélomane et spécialiste de J. S. Bach, s’appuie sur des sources vocales significatives (Cantates, Messes, Motets, Passions et Magnificat) et instrumentales : Préludes, Préludes et Fugues, Préludes de choral (Choralvorspiele) et Fantaisies pour orgue et des Suites, Sonates pour violon, violoncelle, clavecin et violon ainsi que des Ouvertures et L’Art de la Fugue. Leur examen attentif lui permet de dégager de nombreux constats : la musique de Bach construit l’être intérieur et l’invite à s’épancher et à méditer. « Bach, maître spirituel » contribue à la « récréation de l’esprit » (p. 121) ; il affecte à la musique une fonction l’apparentant simultanément à l’homme (coram hominibus) et à la louange devant Dieu (coram Deo) (p. 38). Il assume donc une fonction « quasi sacramentelle ».


Avant-propos

Quel sera le contenu exact de l’enseignement de la musique au lycée à partir de 2019 ? Nous l’ignorons encore. Il faudra pourtant qu’il soit réformé ; car il semble bien que l’esprit et le contenu des épreuves se sclérosent d’année en année ! Témoins le manque de renouvellement de certains sujets (quatre ans pour le jazz oriental, trois pour l’affaire Tailleferre), et l’indigence du programme limitatif pour la session 2019 qui perd encore en quantité et en intérêt : deux nouveaux morceaux seulement, et tous deux associés au même mouvement – par essence lui-même limité : le minimalisme !

Ce petit livre de 149 pages se lit très facilement. Il constitue un guide de poche indispensable à tous ceux qui veulent tout savoir sur l’univers du violon. En effet Régis Boulier expose de manière très condensée et précise les origines de l’instrument, les compositeurs qui ont écrit des œuvres importantes, les grands interprètes qui en ont fait un instrument phare, des indications de représentations remarquables du violon, sa fabrication (comprenant quelques dessins très ludiques), les luthiers et archetiers de renom, ainsi que des citations.
On y trouve également un dictionnaire du violoniste donnant des renseignements sur ce que l’on peut rencontrer comme indications sur une partition. Enfin Régis Boulier termine son livre par une sélection de disques, documentaires, livres, films et liens internet, donnant un éclaircissement global explicite sur l’instrument.
Marie Fraschini.
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2018

 

Le numéro 30 de la revue musicale Euterpe (juillet 2018) se consacre à un thème qui paraît déjà fort rebattu : « Nature et musique française de Debussy à nos jours ». Son mérite est précisément de nous apprendre tant de nouveaux détails sur le sujet. Stéphan Etcharry commence par nous éclairer, parfois nous illuminer, quant à la traduction musicale de la lumière dans cette musique, chez d’Indy, Debussy, Ravel, Dukas, bien sûr, mais aussi chez d’autres moins célèbres comme l’excellent Déodat de Séverac, voire l’inconnu (de nous) Gabriel Dupont. La conclusion est le plus intéressant de l’ensemble. On aurait même souhaité qu’elle ouvre une nouvelle partie. Cette recherche de lumière française serait une réaction au « clair de lune allemand », celui de Beethoven, puis probablement de Wagner, en tout cas celui du Kaiser, auquel la France est allergique après 1870. C’est alors aussi, peut-on ajouter, que notre flûte nationale s’envole loin des fanfares germaniques, que légèreté française, prônée par le dernier Nietzsche, s’émancipe des pesanteurs germaniques, accompagnée, donc, apprend-on, par les rayons du soleil.

Puis la compositrice Brigida Migliore quitte un peu notre thématique pour s’intéresser astucieusement et judicieusement à la « greffe comme instrument d’analyse », ce

Quiconque évoque aujourd'hui le nom de Charles Gounod pense aussitôt à Mireille, à Faust, voire à Roméo et Juliette, trois ouvrages lyriques fameux qui tiennent encore la dragée haute à la domination de ses confrères italiens sur nos scènes internationales.

Le principal objet de ce livre consiste donc à extraire des limbes de l'oubli Le Tribut de Zamora, dernier opéra du compositeur, que beaucoup considèrent comme un sinistre pêché de vieillesse. De prime abord, le livre attire l'œil, suscite l'étonnement ; l'illustration surannée de sa couverture, en cartonnage rouge et or, ainsi que le grain ouaté du papier et son délicieux fumet lui confient une solide autorité, ce que corrobore l'excellent contenu.

Rédigé d'une plume élégante et limpide par Gérard Condé, le premier chapitre a le mérite de réconcilier son auteur avec cet opéra, qu'il considérait pourtant dans sa récente monographie sur Charles Gounod, comme un dernier opus faible et conventionnel. Son texte expose les circonstances de la création, les détails de sa commande, le choix des interprètes jusqu'au succès de l'œuvre, souvent cristallisé par le final héroïque des premiers et troisièmes actes, dont il est rappelé à juste titre son lien avec le patriotisme altier de la Troisième République.

Nous nous permettrons de rappeler d’abord que le Père Daniel Moulinet, prêtre du diocèse de Moulins, est un historien, titulaire en 1992 d’un doctorat conjoint en théologie (Institut Catholique de Paris) et en histoire (Université Paris IV-Sorbonne). Il travaille spécialement sur l'histoire religieuse de la France contemporaine, notamment le courant catholique intransigeant du XIXème siècle et le concile Vatican II. Il a publié récemment aux éditions Beauchesne : La liturgie catholique au XX° siècle. C’est en quelque sorte un aspect particulier de cette réflexion qui a fait l’objet des journées d’études dont nous avons ici les actes.

Après une introduction qui dresse un état des lieux qu’on pourrait résumer crument par le titre d’un grand journal italien au lendemain des élections italiennes de mars dernier, une première conférence de fond expose les données du problème. Le titre en est Enjeux théologiques et ecclésiaux du chant liturgique en France cinquante ans après Vatican II. Après s’être demandé « Pourquoi chanter aujourd’hui ? », l’auteur s’efforce, dans un propos un peu caricatural, de nous montrer que ce n’était pas mieux avant. Un peu caricatural parce qu’on ne peut réduire le répertoire d’avant 1945 aux seuls exemples qu’en donne l’auteur. C’est un peu comme si on

Cette excellente revue spécialisée, dirigée par Pascal Gresset, s’adresse non seulement aux flûtistes et facteurs, mais aussi aux historiens et mélomanes. Ils liront avec intérêt des témoignages pris sur le vif de Claire Soubeyran (1949-2018), facteur de flûtes traversières baroques ayant depuis 1979 produit plusieurs milliers d’instruments. Ils y trouveront des précisions sur le « style de facture », la restitution de parties manquantes, les profils et graphes des modèles ainsi que sur le choix du matériau (ébène, buis, olivier, éventuellement ivoire). Ils seront renseignés sur les secrets de fabrication ou de restauration.

Henri Gohin, spécialiste mondialement reconnu, exploite la flûte traversière historique (modèle baroque à une clé) et la flûte conique de Boehm. Il a largement contribué à la redécouverte de la flûte traversière du XVIIe siècle à nos jours.

André Jaunet (1911-1988), disciple de Philippe Gaubert et de Marcel Moyse, soliste de l’Orchestre du Conservatoire de Paris, membre de l’Orchestre de Winterthur, puis de celui de la Tonhalle de Zurich, bénéficie d’un hommage appuyé, entrecoupé de récits personnels.

La carrière de l’auteur de Coppelia — entre la Révolution de 1848 et la Guerre de 1870 — sort de l’ordinaire. Né en 1836 à Saint-Germain du Val (Sarthe), il est mort à Paris en 1891. Son itinéraire artistique le mènera du Théâtre des Bouffes-parisiens au Conservatoire National, puis, en 1884, à l’Institut de France. De son vivant, il avait été quelque peu affublé d’une image dégradante baignant dans l’incompréhension.

Pauline Girard, spécialiste de l’histoire des spectacles, a été Conservateur en chef de la Bibliothèque Historique de Paris et a aussi travaillé à celle de l’Opéra. Ces deux expériences et sa solide formation de chartiste lui ont permis d’aborder avec sérieux et opiniâtreté un sujet aussi neuf que complexe et de rendre justice à Léo Delibes. Ce compositeur a pris ses distances vis à vis de Jacques Offenbach (1819-1880) et deviendra un révélateur de ballets original et un homme de théâtre soucieux de plaire au grand public. Ses œuvres marquées par une certaine complaisance et sentimentalité se distinguent par leur facture vocale souple et font preuve d’un bon sens de la chorégraphie.

Généralement, les autodidactes ont soif d’apprendre et se montrent réceptifs à l’enseignement de la théorie musicale (solfège) qui n’avait pas toujours eu bonne presse. Le voilà réhabilité, bénéficiant d’une remarquable présentation typographique avec d’excellents tableaux synoptiques très instructifs. La consultation est facile et la progression logique. Will Metz va droit à l’essentiel, privilégie un style direct et accessible. Les objectifs sont fixés dès la Préface, le Plan général (p. 16) tient lieu de table des matières, sans renvoi aux pages.

L’auteur dégage 5 composantes de la musique : Notes (y compris la notation à la guitare et la notation anglo-saxonne) ; Rythme ; Mélodie ; Polyphonie ; Harmonie à l’appui de dessins et croquis très suggestifs, sans oublier les différentes modes. (Un regret : l’absence d’un Glossaire des principaux termes techniques). Will Metz est fidèle à son objectif — qui est aussi celui des autodidactes — : « comprendre ce qu’il faut de théorie musicale afin d’avoir une vision limpide de ce que l’on joue (ou écoute), pour pouvoir ensuite devenir un meilleur musicien » (p. 10). Ce digest, destiné autant aux élèves qu’aux enseignants et interprètes, peut aussi permettre une remise à

À partir de solides sources d’Archives nationales, municipales…, Bernadette LESPINARD — Docteur en Musicologie, enseignant l’analyse et l’histoire de la musique au CNR de Grenoble — évoque la pratique chorale en France : un vrai tour de force s’agissant de la longue durée (trois demi-siècles) et de l’agencement d’une matière si vaste (653 p. ; Index, p. 657-670 ; Table des Matières, p. 671-679…). Cet ouvrage paraît à point nommé au moment où se dégage en France un intérêt renouvelé pour la pratique chorale.

L’idée directrice qui, comme la Collection, retrace « les chemins de la musique » est l’histoire événementielle, politique et sociologique se dégageant des œuvres chantées et des diverses institutions. L’action de certains chefs a aussi son importance selon les contextes ou circonstances et les enjeux idéologiques. L’étude porte sur les grands moments de l’histoire de France et sur le phénomène sociétal oscillant entre amateurisme et professionnalisme. La Révolution française a marqué un temps d’arrêt avec la suppression des Maîtrises religieuses ayant assumé le rôle d’un conservatoire. Des Sociétés chorales et des Fédérations musicales populaires leur ont succédé. La musique

Traduite de l’espagnol par Anne Wetzstein-Lopez et préfacée par Jaime Lopez Krahe, cette quatrième édition actualisée fait le point sur le flamenco, genre typiquement espagnol. Les non initiés — après avoir consulté le « Petit lexique des termes spécifiques du flamenco » (p. 239-243) — bénéficieront d’un guide simple et d’accès facile, accompagné d’une bibliographie et d’une discographie sélectives, ainsi que de la liste d’artistes flamencologues par catégories : chanteurs, danseurs, guitaristes, pianistes.

Au fil des pages, les mélomanes découvriront de précieux renseignements sur l’origine hindoue du flamenco, forme envoûtante attirant les touristes et curieux, associée aux Gitans qui, dès le XIVe siècle, se sont exilés en Europe, puis installés en Andalousie avec leur musique expansive qui amusait les gens. Le canto flamenco sera alors influencé par le folklore andalou et le répertoire populaire. Il débouchera sur le canto jondo, de caractère solennel mais aussi intime. Il s’implantera à Séville, Cadix…

Au début du XXe siècle, les enregistrements donneront une impression sonore du canto flamenco qui trouve aussi sa place au théâtre (opera flamenca). Dès 1955, conférences, publications, concours se succèdent. Puis, les salles de spectacle (tablao) permettent de voir et d’entendre du flamenco. Les disques perpétuent sa

Encadré par une Ouverture et un Épilogue, avec des compléments indispensables : Abréviations, Bibliographie et Discographie, Index (personnes, lieux, œuvres de Bach), cette nouvelle publication d’Alain Joly, pasteur, théologien, mélomane et spécialiste de J. S. Bach, s’appuie sur des sources vocales significatives (Cantates, Messes, Motets, Passions et Magnificat) et instrumentales : Préludes, Préludes et Fugues, Préludes de choral (Choralvorspiele) et Fantaisies pour orgue et des Suites, Sonates pour violon, violoncelle, clavecin et violon ainsi que des Ouvertures et L’Art de la Fugue. Leur examen attentif lui permet de dégager de nombreux constats : la musique de Bach construit l’être intérieur et l’invite à s’épancher et à méditer. « Bach, maître spirituel » contribue à la « récréation de l’esprit » (p. 121) ; il affecte à la musique une fonction l’apparentant simultanément à l’homme (coram hominibus) et à la louange devant Dieu (coram Deo) (p. 38). Il assume donc une fonction « quasi sacramentelle ».

Parmi les formes abordées, figurent les CHORALS préparant les fidèles à l’écoute, puis à la réception hymnologique de la prédication (p. 58). Bach, conscient de sa