Editorial Octobre 2009
Ach ! la crise…
« Invente ou je te dévore ! »
(le Sphinx)
C’est comme si nos gouvernants ne voyaient plus en notre peuple - troupeau frivole - qu’incorrigibles fauteurs de dépenses inconsidérées ! Dans les domaines notamment de la médecine, de la justice et, bien sûr, de l’enseignement… N’est-ce d’ailleurs pas là que s’appliquent aujourd’hui les plus drastiques restrictions ?
Ainsi, pour nous en tenir au seul enseignement de la musique, n’est-il plus désormais question, rue de Grenelle, que de suppressions de postes, de réductions d’horaires et de crédits. Tout cela, bien entendu, dans le secret espoir de voir bientôt disparaître, dans les marécages néo-malruciens d’une chimérique Histoire des arts, une discipline aussi « subversive » que la nôtre…
Nostalgique retour aux temps jolis où l’on « s’entretenait » d’art avec de gentils labadens appartenant, mon Dieu, au meilleur monde (3 à 4 % d’une classe d’âge accédaient alors au baccalauréat)… Cette belle jeunesse n’avait-elle d’ailleurs pas toute latitude pour s’adonner, auprès de précepteurs choisis, aux plus délectables pratiques artistiques ?
Mais qu’apprends-je ? Le thème « Révolutions & musique » serait au programme de l’agrégation ! Fasse le ciel...
Francis B. Cousté
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