Sifflotis & fredons

 


Parmi les universellement branchés que nous sommes, en perpétuelle attente de communication, qui trouverait encore le temps de la paresseuse flânerie ? Il n'est pourtant pas si lointain le joli temps où nous pouvions, par les rues et par les chemins, entendre fredonner ou siffloter quelque passant désœuvré...

Saturés ad nauseam de confiseries sonores, comment éprouverions-nous encore l'onaniste tentation du soliloque musical ? Sinon peut-être - whistling in the dark - dans la haute solitude des parkings ou la traversée d'autres lieux non moins inquiétants...

Ainsi, l'été dernier, sur certaine jetée violemment battue par les flots, il n'était guère d'"aventurier" qui ne sifflotât d'un air dégagé. Et l'auteur de ces lignes...

Le chant choral, heureusement, ne s'est jamais mieux porté !

 

Francis B. Cousté