Editorial Mars 2010
Musique & Art royal
Pour le public un franc-maçon
Sera toujours un vrai problème
Qu'il ne sauroit résoudre à fond,
Qu'en devenant maçon lui-même.
(F
Ricaut, 1737)
Membres de l’Ordre aussi bien que « profanes » - mais tous également versés dans la chose musicale – nous apportent ici de toutes nouvelles lumières sur un sujet qui, depuis le XVIIIe siècle, aura suscité mille et un fantasmes. Qui ne se réjouirait, du reste, d’une telle ouverture au monde - que ne contredit plus désormais l’humain trop humain désir de rester entre soi ?
L’université demeura toujours, quant à elle, fort réservée sur le sujet. Du moins jusqu’à ce que le professeur Jacques Chailley en vienne à s’interroger sur la richesse symbolique de La Flûte, puis à s’aviser du quasi-décalque, dans le livret de Parsifal, du rituel d’un haut grade de la maçonnerie écossaise, celui de Chevalier Rose-Croix.
Domaines en vérité si vastes que l’on ne saurait espérer les parcourir, fût-ce sommairement… N’a-t-on pu ainsi avancer que - dans la France des Lumières - il eût été plus aisé d’établir la liste des musiciens qui n’étaient pas francs-maçons que celle des « frères à talent », comme on disait alors ? En témoignent éloquemment de nombreux tableaux de loges – tels que ceux des Neuf Sœurs (36 musiciens), de la Société Olympique (66 musiciens) ou de Saint-Jean d’Écosse du Contrat social (97 musiciens).
Francis B. Cousté.
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