Une élégie pour violoncelle… Comment ne pas penser à une autre, si célèbre ? Celle-ci ne démérite pas. Le violoncelle peut y exprimer tour à tour son expressivité et sa virtuosité dans des traits arpégés et des doubles cordes lyriques. Le sol mineur de l’ensemble exprime bien le côté tragique de la pièce, traversée comme par un rayon de soleil de quelques mesures en sol majeur mais qui sont vite ramenées à la couleur sombre originelle. Le piano est un véritable compagnon de route qui concourt, par ses interventions en solo au caractère tourmenté de l’œuvre. C’est une véritable Élégie qui nous est offerte ici, bien séduisante pour l’auditeur et, espérons-le, pour les interprètes.
Daniel Blackstone
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