Dmitri SCHOSTAKOWITSCH : Walzer nr.2 de la Suite für varieté-orchester réarrangée pour deux violons. Universal Edition : UE 38072.

Quel violoniste n’a pas eu envie de jouer l’une de ces célèbres valses viennoises ne serait-ce que dans sa chambre ? Cet arrangement de David Brooker permet de jouer l’une des plus célèbres d’entre elles à deux violons, donc facilement dans n’importe quel endroit ! Les deux violons se partagent le thème, pendant ce temps l’autre fait l’accompagnement d’abord en pizzicati puis arco. Le niveau demandé est un bon deuxième cycle pour les deux violons qui doivent jouer des sixtes dans un tempo allant. Cette oeuvre mélange les coups d’archets sautés, lourés, liaisons, doubles cordes et pizzicati. De quoi exciter la curiosité de plus d’une personne voulant valser tout en jouant !
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Mel BONIS : Chant nuptial pour violon et harpe (ou piano). Orgue et violoncelle (ad libitum). Lemoine : 29 519 H.L.

Disons un grand merci aux éditions Lemoine de continuer à mettre à notre disposition les oeuvres si attachantes de Mel Bonis. Rappelons que Mel Bonis (1858-1937) a été l’élève d’Auguste Bazille au Conservatoire de Paris, où elle a pu entrer grâce à César Franck. Malgré de nombreux obstacle, elle nous a laissé plus de trois cents oeuvres y compris orchestrales. Celle qui nous est présentée ici est à géométrie variable. Si la version piano – violon risque d’être la plus souvent jouée, l’oeuvre trouve sa plénitude lorsqu’elle est interprétée en quatuor. OEuvre de 1928, elle est écrite dans le langage spécifique de la compositrice, où les audaces harmoniques s’expriment dans une forme qu’on peut qualifier de classique. L’ensemble pourra trouver place en concert ou même en cérémonie d’église. Souhaitons qu’elle soit souvent interprétée dans sa forme la plus achevée.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

W. A. MOZART : Concertino pour violon et piano, Arrangement d’après KV 336, par Louis Pantillon. Editions Partita, N°150.

Ce Concertino est le premier d’une nouvelle série qui a pour but « de combler une lacune du répertoire entre les œuvres didactiques (…) et les grands concertos ». Il est un arrangement inédit de la Sonate d’église pour orgue et cordes KV 336. Ecrit par un pédagogue expérimenté, ce concertino est très bien adapté pour un niveau de fin deuxième cycle, autant pour la partie de violon que pour la partie de piano. Il représente un excellent moyen de construire une technique, de se préparer au « style » et de « patienter » avant d’aborder les grands concertos. Il invite aussi à faire écouter les Sonates d’église pour orgue, dans leurs versions originales.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Mel BONIS : 3 pièces pour violon et piano. Lemoine : 29460H.L.

Ces trois pièces pour violon avec accompagnement de piano (orgue ou harpe), ont été écrite en 1910 par Mélanie Bonis sous le pseudonyme de Mel Bonis. L’ordre des trois pièces a été décidé par l’éditeur car l’auteur jugeait la troisième, le Largo « mauvais ».
Ces pièces sont dédiées à Sophie Baudot, Raphaël Kellert et Paulin Gaillard. L’andante Religioso, ainsi que l’Allegretto et le Largo sont tous les trois axés sur l’expression, la rêverie et les couleurs pastel spécifiques à son temps. Ce sont des chants émouvants et plein de nostalgie, dans lesquels l’écriture authentique de Mel Bonis est reconnaissable dès la première page. En effet l’Andante religioso est singulièrement touchant. L’allegretto met particulièrement en valeur le large ambitus de l’instrument au travers des phrases sensibles. Espérons que cette édition permettra d’accroître l’intérêt du public pour le merveilleux travail de cette compositrice.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Claude-Henry Joubert : La maison abandonnée, concerto terrifiant pour violon avec accompagnement de piano. Lafitan : P.L.3536.

Cette pièce pour violon de fin de 1er cycle tient sur une durée de trois minutes. Toujours aussi imaginatif, Claude-Henry Joubert attaque cette fois-ci l’histoire d’une petite fille mélancolique sur un Allegro modéré. Elle arrive dans une maison qui lui fait de plus en plus peur jusqu’à un silence surprenant de toute part. Puis le violon et le piano chantent le nom de la petite fille « Cécile » en jouant doucement... La musique s’accélère jusqu’à-ce que les mots « Bonne Fête » soient chantés à plusieurs reprises par le pianiste avec des accords grandiloquents ! S’ensuit une fin heureuse, reprenant le même accompagnement du début au piano, mais cette fois-ci avec un air joyeux au violon. Pour terminer, une coda où l’on sent le personnage principal de plus en plus exténué par tant d’émotions jusqu’à une pirouette faisant signe de bonne nuit !
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Philippe ORANDI : C’est dans mes cordes pour violon et piano. Lafitan : P.L.3524.

Cette courte pièce d’une minute trente-six pour une première année, utilise principalement les cordes à vides mais emploie également tous les doigts de la main gauche, de manière très ludique. On ne dépasse pas la noire à 80 dans un élan modéré, nous baladant agréablement de la nuance piano au forte sur toutes les cordes. La tonalité principale de ré Majeur fluctue seulement dans le mineur mélodique descendant au piano avant de revenir dans le ton plus joyeux. Ce compagnon de route du débutant, introduit le voyage et continue tout du long avec des croches à la main droite en doubles accords. Pendant ce temps la main gauche, comme une basse chantante, ponctue les temps par des noires. Ceci permet d’indiquer très clairement au débutant où il doit placer ses notes. Le violoniste termine son exploration par deux pizz en cordes à vides.
Marie Fraschini

Claude-Henry JOUBERT : La mère Michel concerto pour violon avec accompagnement de piano. Lafitan P.L.3390.

C’est avec joie qu’on retrouve Claude-Henry Joubert avec cette célèbre comptine pour violon de fin de premier cycle dans un tempo digne de la mère Michel. Les paroles sont indiquées en dessous des notes du violon pendant l’exposition du thème, comme pour indiquer que l’interprète peut chanter en même temps. Nous avons ensuite toute une histoire inventée autour de cette comptine. La mère Michel doute du père Lustucru, on passe alors en mode mineur. Puis des doubles au violon montre qu’elle court dans tous les sens. On entend des chats miauler au violon avec des glissades dans les graves. Le père Lustucru, décrit comme un personnage d’abord terrifiant avec des accords utilisant les cordes à vides, a également perdu sa chatte Lustucrette. Ils sont tous les deux inquiets maintenant. La plainte du père Lustucru est également larmoyante, utilisant des demi-tons tournant autour de la note sol ainsi que des liaisons sur les appogiatures. Ils cherchent par conséquent leurs animaux ensemble. Finalement les deux chats gambadent ensemble et sont heureux. S’ensuit le mariage de la mère Michel avec le père Lustucru dans un enchaînement de doubles, avec pour terminer des doubles cordes à vides dans un élan festif et plein de gaité. Comme toujours, Monsieur Joubert laisse l’enfant joyeux et rempli d’images…
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

MENDELSSOHN BARTHOLDY : Concerto in E minor op.64 pour violon et orchestre. Bärenreiter : TP 394.

Le concerto pour violon de Mendelssohn a toujours eu une position privilégiée au panthéon des concertos du 19ème siècle pour l’instrument.
Il est dédié à son ami violoniste Ferdinand David en 1844. La première eut lieu le 13 mars 1845 au Leipzig Gewandhaus où David, le concertmeister a introduit l’œuvre. La création a demandé sept ans d’efforts à Mendelssohn, de l’imagination à la conception. Cette nouvelle édition est très fonctionnelle. L’écriture du compositeur est mise en valeur car on a une praticité de l’édition permettant par exemple à plusieurs systèmes de cohabiter sur une même page, enlevant les voix inutiles. L’édition Bärenreiter garantie les dernières études faites sur le sujet, en accord avec des lignes directrices éditoriales clairement définies. Cela facilite grandement le travail du musicien.
Marie Fraschini

Edmund SEVERN : Dance polonaise pour violon et piano. Bärenreiter’s Concert Pieces, édité par Kurt Sassmannshaus. Bärenreiter : BA 10750.

Cette danse polonaise est la pièce la plus connue de Severn. Ecrite dans un style de mazurka, cette danse nous invite à entrer dans les couleurs locales du pays. Cette œuvre en un seul mouvement est de forme rondo, comprenant un thème enjoué revenant après chaque interlude musical. Des ralentis et rubatos épicent le tout ; de grands sauts et des accords à deux et trois notes assurent une mélodie et une harmonie magnifiquement mises en valeur. Des dynamiques expressives offrent de l’énergie à l’ensemble de cette danse polonaise. Espérons que les violonistes confirmés seront prêts à danser !
Marie Fraschini

W.A. MOZART : Eine kleine Nachtmusik, Allegro de la Serenade n°13 KV 525 arrangé pour violon solo par Roman Kim. Bärenreiter : BA 10933.

On aurait pu croire qu’avec Paganini et Ernst on avait accompli la technique du violon, il n’en est rien ! Dans cet arrangement pour violon solo de la petite musique de nuit de Mozart, Roman Kim invente d’autres techniques qui feront fuir plus d’un violoniste ! Mais si vous êtes courageux et aventurier, laissez-vous tentez par ce challenge de jouer une oeuvre pour orchestre en un seul violon. Cela demande une technique main gauche hors norme : comme l’utilisation du pouce, l’arrêt de résonnances des cordes par certains doigts notés, ou encore l’utilisation de tous les doigts pour les pizzicati. La main droite n’est pas laissée pour compte : elle doit mettre en dehors la mélodie tout en continuant les doubles pendant presque toute l’oeuvre. Cela demande une grande endurance. Mais à en croire l’enregistrement que vous pouvez écouter sur youtube, le jeu en vaut la chandelle ! https://www.youtube.com/watch?v=KsxY3WL1cP8
Marie Fraschini

Aleksey IGUDESMAN : Christmas Confusion pour violon et piano. Universal Edition : UE 38029.

Comme toujours Igudesman est à la fois perspicace et délirant. Dans cet air qui a pour indication : « sorte de Noël avec une touche d’Hannukah », le violoniste est particulièrement sollicité. En effet avec excentricité et joie il nous dévoile les faces cachées les plus obscures et les plus lumineuses des religions chrétienne et juive pour une fête particulièrement bien réussie du point vue virtuosité ! Enchaînant des mélodies toutes aussi connues les unes que les autres, les doubles cordes et les traits d’une rapidité déconcertante se succèdent. Il serait bienvenu de jouer cette œuvre bien entendu à Noël, mais aussi au cours de n’importe quelle réunion festive. Vous pouvez écouter la version deux violon piano sur Youtube avec Joshua Bell, Igudesman & Joo. https://www.youtube.com/watch?v=RyW-Jz3FECs
Marie Fraschini

Henri-Jean SCHUBNEL : Passacaille et fugue op. 31 pour violon et piano. Assez difficile. Delatour : DLT1967.

Les éditions Delatour nous offrent l’occasion de découvrir un compositeur dont l’œuvre est d’autant plus rare qu’il est en même temps un éminent minéralogiste en retraite, professeur au Muséum d’Histoire Naturelle, auteur de poèmes et de nombreux ouvrages sur la minéralogie… Son œuvre de musicien ne peut laisser indifférent. Lui-même présente ainsi son œuvre : «  Composer de la musique est pour moi un besoin vital. Langage venu du plus profond de l’être, mystérieuse alchimie de sublimations entre essence et existence située aux frontières de l’entendement, mon langage musical n’est pas le produit de recherches intellectuelles sur l’étrangeté des sons : je me laisse tout simplement guider par l’insistance des rythmes et des mélodies qui parviennent à ma conscience  ». Écrire une passacaille et fugue montre également une science de l’écriture indiscutable ! L’auteur maitrise parfaitement l’art de l’ornementation et de la variation… Comme il se doit, le thème de la fugue est le même que l’ostinato de la passacaille. C’est une œuvre belle, attachante : c’est avant tout de la bonne musique ! Pour en savoir plus sur ce compositeur savant et savant compositeur, on peut aller sur son site : http://www.hjschubnel.com/
Daniel Blackstone

David BROOKER : Italian classics Favourite Italian melodies arrangées pour violon et piano. Universal Edition : UE 38027.

Classiques, ces mélodies le sont : la couverture précise que le recueil contient O sole mio, La donna è mobile, Funiculi Funicula, et bien d’autres… Citons encore Santa Lucia… Cela dit, les autres airs contenus sont non moins connus et ne manquent pas d’intérêt. Quant aux arrangements, ils sont fort bien faits et sans être d’une grande difficulté, ils ne cèdent pas à un simplisme réducteur et ne sont pas si faciles tant pour le pianiste que pour le violoniste. L’un et l’autre devraient prendre le plus grand plaisir à jouer ces pièces qui leur garantissent un succès assuré, mais sont en même temps de la très bonne musique.
Daniel Blackstone

Cette petite pièce de 2’30 de niveau milieu de deuxième cycle pour violon est dédiée à Laure Baran. On y retrouve la même envie de ballade dans Paris que dans l’oeuvre pour clarinette recensée cidessous. Mais bien qu’il y ait toujours une forme Sonate, cette fois le thème est en do Majeur, donnant un air plus gai à la promenade. Cette pièce, assez simple pour la main gauche, monte jusqu’en neuvième position. On entend une valse mélodieusement accompagnée, rappelant le vieux Paris des bals musette d’avant-guerre. Dans la seconde partie se trouvent des techniques de main droite pas évidentes : des liaisons décalées terminant piquées, mélangées à du spiccato. La mélodie du début revient, amenant cette fois-ci une coda toujours en do majeur avec une longue tenue sur un do deux octaves au-dessus de la portée. Espérons que ce morceau donne envie aux jeunes interprètes de valser un peu !
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Introduction et danse est une courte pièce d’environ 2’50’’. De tempo assez lent : 66 à la noire environ, l’introduction chante au violon, pendant que le pianiste joue toujours les mêmes deux croches au premier temps et arpège des accords à la main droite sur les deuxièmes temps. Au violon on trouve quelques pizziccati dans l’introduction et dans la partie Vif dans un tempo de valse à 160 à la noire. Également quelques trilles donnent de l’excitation à ce passage se terminant en tournoyant autour des mêmes notes : la, sol et ré avant de revenir au tempo primo dans le premier thème. Puisse cette oeuvre faire la joie des seconds cycles qui veulent danser !
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

« Cette oeuvre très brève est une douce méditation où l’on peut déceler des influences non intentionnelles de G. Fauré et R. Strauss ».
Les compositions de ce pianiste renommé ne cherchent pas la nouveauté ; simplicité formelle, tonalité et modalité font partie de son langage.
« La plupart de mes pièces sont une mise en forme de quelques improvisations, inspirées par la vie et sorties du coeur ; musique sans apprêts, parfois simple comme une chanson. Le style voyage entre le Proche-Orient qui m’a donné le jour, l’Espagne, et un doux romantisme redevable à Schumann ».
Ce Nocturne s’adresse à des élèves de second cycle (pour la partie de violon).
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Il s’agit à la fois d’un concerto et d’une sorte de poème symphonique. C’est une musique à programme, d’où le titre… L’auteur ne précise pas quoi faire du texte qui commente ou même fait partie intégrante du morceau. On peut supposer que, comme à l’habitude, il laisse toute latitude aux interprètes, y compris celle de faire de ce concerto un mini opéra… comique ! L’ensemble est, bien entendu, de grande qualité musicale et n’engendre pas la mélancolie. On remarquera en particulier le « Cours de mathématique » où l’on a retenu l’air mais pas les paroles… Bref, comme souvent, l’auteur montre qu’humour et musique peuvent faire bon ménage. Pour la culture des interprètes et des auditeurs, il sera bon de leur rafraichir la mémoire à propos d’Adam de la Halle et du Jeu de Robin et Marion…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Dans ce troisième volume sur la période baroque de Maica Brandao, le violon est, comme à l’accoutumée, sollicité en deux phases : la partie technique où l’on étudie entre autres les arpèges et les variations pour l’archet, puis la partie chansons. C’est la période où le violon devient le roi des instruments mélodiques dans toute l’Europe. Au programme : « La Mantovana, Woodycock, Stingo, Nobody’s Jig, Marche pour la cérémonie des turcs, Menuet, Les sauvages, If Love’s a Sweet Passion, Canon, Bist du bei mir, Sarabande, Fantasia. » On y trouve des doubles cordes et beaucoup de virtuosité, aussi bien d’archet que de main gauche. Une partie violoncelle est fournie pour la basse continue.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Ce deuxième cahier en deux phases, traite en premier de la technique du violon à la Renaissance et en second de morceaux pour élèves débutants. Ils sont écrits à partir de chansons de la Renaissance en Italie, en France, en Angleterre et en Allemagne. On y trouve : Haimé, perché m’hai privo – improvisation, Hélas Madame, Pavana del fior, Branle du chandelier, Nasce la speme mia da un dolce riso, The frog Gaillard, Pavane anglaise à 4 voix, Branle des chevaux, Pavane, La bataille, Gavottes Terpsichore et Doen Daphne d’over schoone. Les morceaux vont de 1 à 5 violons et peuvent être accompagnés d’une partie de violoncelle. De quoi s’amuser en découvrant tout un répertoire très peu utilisé dans l’étude du violon dit « classique ».
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Ce premier livre de Maica Brandao sur le violon en trois temps traite de la période du moyen âge. En ce temps-là le violon n'existait pas encore, mais son ancêtre la vièle à archet était l'instrument de prédilection des ménestrels, qui s’en servaient pour accompagner les chansons et faire danser. Ce livre est construit en deux temps : On y trouve d’abord des exercices qui font travailler les aspects du rythme, du sentiment modal et de la mélodie. Ensuite il y a les chansons : Sing cucu – canon, Polorum Regina – Llibre Vermell de Montserrat, Christus Patris gratie- rondeau, Vineam meam plantavi- rondeau, Offerat ecclesia- rondeau, Imperatriz de la Ciutat Joyosa – Llibre Vermell de Montserrat, Tant me sui de dire teüs – lai monodique, Danse du Morholt – P.Hamon, Ay mi ! Dame de valour – Guillaume de Machaut, Trotto – Italie XIVe siècle. Les oeuvres sont écrites pour des ensembles de 1 à 4 violons, avec un accompagnement au violoncelle.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette œuvre de 3 min.20 dans un style « lent et mélancolique » dévoile plusieurs modes de jeux au violon. En effet, le violon commence en pizz, puis passe en doubles cordes et utilise également quelques harmoniques. Nous avons une première partie lente, s’exprimant par un chant plaintif, passionné, se terminant par une montée ad libitum. Puis une deuxième partie plus pétillante, s’intitulant « modéré et dansant », utilisant des notes piquées, « bien soutenues », avant de se décliner par des harmoniques en pizz et une mélodie légato très détendue pour revenir sur le premier thème. Apparait pour conclure cette pièce une petite coda, d’abord pianissimo, puis triple piano sur une harmonique, appelant la rêverie solitaire.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette œuvre « en mémoire de Maurice Ravel » en trois mouvements : Preludio maestoso, Rêverie après Forlane, Vivace Tempo di Toccata nous rappelle la recherche constante du timbre chez Ravel.
Compositeur, minéralogiste et écrivain, H.J.Schubnel s'inspire ici tout particulièrement du Tombeau de Couperin, notamment par les rythmes de danse folklorique italienne de Forlane dans le second mouvement et de sa Toccata pour le troisième mouvement. Virtuose dans tous les sens du terme, cette pièce dégage une sensibilité et une fraicheur bienfaisante.
Marie Fraschini