Jean-Louis COUTURIER : Resolutio pour trompette en ut seule. Billaudot : G9823B.

Cette pièce difficile constitue une sorte de rhapsodie qui se déroule en de multiples tableaux, mettant en valeur tous les aspects et toutes les sonorités de l’instrument. L’ensemble ne manque pas de lyrisme, et la virtuosité et les difficultés ne sont jamais gratuites mais au service d’une expression sensible passant de l’intimité à la tonitruance. C’est en tout cas une oeuvre intéressante qui devrait combler l’interprète qui en aura vaincu les difficultés.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Manuel HILLEKE : Groove pour trompette avec le brass band Marshall Cooper. 1 vol. 1 CD. Universal : UE36417.

Le but de cet album est de permettre aux trompettistes de jouer au côté d’un brass band connu, le Brass Band Marshall Cooper. Manuel Hilleke a compilé onze compositions et arrangements originaux basés sur le groove pour la section professionnelle et le jeu solo. Sur la base de formes de chansons simples, les trompettistes pourront s’essayer dans différents styles tels que le jazz, le funk, le rock'n'roll, le reggae, etc. De précieux guides de jeu, des instructions graphiques pour la formulation et l'articulation ainsi que des exercices d'improvisation les aideront à le faire. Le CD MP3 joint au recueil offre l'expérience authentique du groupe. Il a été enregistré en direct par des musiciens professionnels et contient une version complète de chaque pièce avec trompettes, trombones, saxophones, soubassophone (tuba) et batterie. On pourra s’inspirer d'abord de la version complète. Après cela, on jouera le solo. Cette édition est extrêmement polyvalente : elle peut servir à l'enseignement individuel et en groupe, pour l'étude individuelle, pour les concerts… ou tout simplement pour le plaisir.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Martin TOURISH – Manuel HILLEKE : World Music : Celtic. Universal : UE 37214.

Voici un recueil bien agréable de pièces du folklore celte arrangées pour trompette et piano. Ces huit pièces nous font parcourir les pays celtiques, Écosse, Pays de Galles, Cornouaille et Bretagne grâce à des airs traditionnels de ces différentes contrées. Le CD contient différentes versions de chacun des morceaux ainsi que les partitions en PDF et des indications pour l’interprétation. C’est donc un ensemble très complet qui nous est proposé accessible pour un niveau Préparatoire à Élémentaire. La partie de piano est abordable également pour des élèves.
Daniel Blackstone
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André GUIGOU : Indigo pour trompette ou cornet ou bugle et piano. Élémentaire. Lafitan : P.L.3441.

C’est presque une petite sonate que nous offre ici André Guigou. En effet, si la pièce se joue d’un seul tenant, elle n’en est pas moins divisée en sections de caractères assez différents. Après une introduction qu’on peut qualifier de martiale, une deuxième partie « meno mosso » intervient, où la trompette peut montrer toute ses qualités expressives. Introduit par quelques mesures de piano, un nouveau paysage plus véloce s’offre à nous avant un retour à un « poco meno mosso » « bien chanté » mais cependant mouvementé. Le tout se termine par un vigoureux « tempo subito » à 120 à la noire qui culmine finalement à l’aigu par un crescendo et un accord sec du piano. Si nous avons parlé de sonate, c’est précisément parce que le piano est vraiment un partenaire et non un simple accompagnateur. Les interprètes devraient apprécier cet Indigo varié et qui mettra en valeur toutes leurs qualités musicales.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Philippe OPRANDI : La journée du roi. Suite pour trompette ou cornet ou bugle et piano (percussions ad libitum). 1er cycle. Lafitan : P.L.3542.

Cette suite comprend trois pièces, trois moments de la journée ou de la vie de ce roi d’opérette. Notre roi se réveille d’abord au son d’une « sonnerie matinale » ponctuée, si possible, par les timbales en do et fa. Sinon, le piano suppléera ! Cette sonnerie martiale ne manquera pas de faire sortir du lit notre monarque qui pourra ensuite esquisser « quelques pas de danse » ornés, si possible par le glockenspiel. Il s’agit d’une valse gracieuse mais joyeuse et pleine d’élans, comme il se doit. Et comment la journée du roi pourrait-elle se terminer autrement que par un « retour victorieux de la bataille » ? Cette-fois, la caisse claire (ou le tambour) sera de rigueur… Le piano ne peut pas tout faire ! L’ensemble est fort joyeux, plein de clins d’oeil au folklore royal et militaire. Les interprètes devront être complice de cette ambiance un peu canularesque… L’ensemble est très réussi.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Gérard LENOIR : En cheminant pour trompette ou cornet ou bugle et piano. 2ème cycle, 2ème année. Lafitan : P.L.3496.

Cette pièce assez étoffée commence par une promenade joyeuse au caractère « Allant ». Piano et trompette dialoguent allègrement, comme deux compagnons à égalité. Vient alors un passage « En rêvassant », plus lent, où la trompette peut mettre en valeur ses qualités mélodiques et expressives ; enfin, la troisième partie, « Joyeusement » nous entraine dans une valse effectivement tout à fait réjouissante. C’est donc une pièce au caractère varié qui permet aux deux instrumentistes de montrer toutes leurs qualités d’interprète. Remercions par ailleurs l’éditeur qui a placé au-dessus de la partie de piano la partie de trompette en ut, évitant ainsi au pianiste une lecture un peu compliquée…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Jean-Noël GARDE (trompette) Pascal SAINT-LÉGER (piano) : Balade dans la neige pour trompette ou cornet ou bugle et piano. 1er cycle. Lafitan : P.L.3522.

La collaboration entre le trompettiste et le pianiste nous donne une pièce bien agréable où les deux instrumentistes dialoguent en musique de chambre. C’est déjà l’un des mérites de cette pièce qui comporte trois parties. La première partie, après une introduction de piano comporte elle-même deux séquences qui ont le même caractère : décidé, mais sous deux formes différentes, d’abord à trois temps en croches puis à deux temps en triolets. Le tout débouche sur un cantabile en mineur pour revenir à un rappel de la première partie, le tout se terminant fort joyeusement. C’est donc une balade bien agréable qui nous est proposée.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Alexandre CARLIN : Vers l’oasis pour trompette ou cornet ou bugle et piano. 1er cycle. Débutant 1ère année. Lafitan : P.L.3485.

On ne peut douter qu’il s’agit d’imaginer une caravane en quête d’une oasis. Tout nous y invite : la mélodie au caractère oriental, l’accompagnement de piano qui suggère le pas lent des chameaux dans le désert… L’atmosphère est là. L’ensemble se déroule d’un bout à l’autre comme une marche dans un horizon toujours semblable. Seules exceptions : les dix mesures « Quasi cadenza (più lento) » qui constituent une sorte de pause dans la marche régulière et la dernière mesure qui semble dire : Ouf ! On est arrivé ! Cette pièce pleine de charme nostalgique devrait plaire beaucoup aux jeunes instrumentistes.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Rémi MAUPETIT : Océane pour trompette ou cornet ou bugle et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3356.

L’adagio qui ouvre la pièce se présente sous forme d’une jolie mélodie qui peut effectivement évoquer une promenade sur la plage ou sur un bateau par temps calme. L’ensemble ne manque pas de charme et permet au piano et à la trompette de dialoguer aimablement. Une courte cadence conduit alors à un « swing » nettement plus animé mais qui reste rythmiquement sage, malgré la présence des croches inégales, comme il se doit. Cela demandera au pianiste d’avoir le même « swing » que son partenaire… et réciproquement !
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Philippe RIO : Larghetto, Thème et Variations pour trompette ou cornet ou bugle et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L. 3409.

Si la tonalité récurrente de sol mineur rend l’ensemble un peu mélancolique, on ne pourra pas dire que ces variations manquent de variété. Après un larghetto fort lyrique aux harmonies doucement modulantes survient un allegretto qui expose le thème sous une forme rythmique « croche deux doubles » qui lui donne une réelle vigueur. Suit un « assez lent » à 6/8 qui développe le thème sous forme de sicilienne. Un lento à 3/4 en croches varie le thème dans un discours souple qui contraste avec l’allegretto qui survient alors, dans le rythme sautillé bien connu de la croche pointée double. La variation suivante est une sorte de tarentelle rapide qui nous entrainera en triolets et jusqu’à la fin dans une danse échevelée. L’ensemble, qui dure pratiquement sept minutes ne pourra que séduire. La partie de piano ne se limite pas à l’accompagnement mais donne à l’ensemble tout son caractère.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

James RAE : Child’s Play 18 pièces pour jeunes commençants pour trompette et piano. Universal Edition : UE 21748.

Cette édition trilingue est bien réjouissante. Les titres sont très évocateurs ainsi que les styles abordés. Marche, tango, rock, blues, boogie se succèdent… beaucoup sont des compositions originales, mais on y trouve aussi de nouveaux arrangements d’airs connus ; et les illustrations pleines d’humour sont en accord parfait avec la musique. Les pièces sont graduées : la Fanfare d’Ouverture est particulièrement simple, mais l’ensemble reste tout à fait abordable par des débutants. La partie de piano est évidemment moins facile même si elle reste tout à fait abordable. Signalons que des accords de guitare figurent sur la partition, qui permettront d’enrichir le jeu si besoin est. Bref, l’ensemble est de grande qualité et devrait avoir beaucoup de succès auprès des jeunes trompettistes.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

André GUIGOU : Antibes pour trompette ou cornet ou bugle et piano. 1er cycle. Lafitan : P.L.3355.

Dans cette jolie pièce en mib Majeur, trompette et piano dialoguent avec beaucoup de grâce. Un petit thème est varié et orné fort agréablement. L’ensemble va son train, moderato, comme une jolie promenade dans la pittoresque cité méditerranéenne. La partie de piano, assez simple, pourra facilement être jouée par un pianiste encore novice, ce qui permettra une très bonne initiation à la musique de chambre.
Daniel Blackstone

Voici un tapis qui vole avec beaucoup d’élégance. La partie de trompette nous déroule un thème fort sympathique et planant. La pièce comporte trois parties : une exposition, un développement et une réexposition. Pendant le développement, la partie de piano s’envole en gammes successives qui peuvent suggérer le souffle du vent qui se lève. C’est en tout cas, sans en avoir l’air, un excellent exercice pour le jeune pianiste ! L’ensemble est de toute façon fort plaisant.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

e recueil ne comporte pas moins de 20 pièces originales au titre évocateur pour trompette ou cornet ou bugle sib seul. Il s’agit d’initier le jeune instrumentiste, dès ses débuts à l’instrument, au langage contemporain et à la technique spécifique qu’il suppose. Chaque pièce est un petit portrait d’une ambiance ou d’une scène rendue par une musique descriptive qui devrait plaire aux élèves et leur donner envie de découvrir ces nouvelles techniques. On ne peut que se réjouir de voir combien « l’écriture de notre temps » peut ainsi se mettre tout simplement au service de la musique et constituer un enrichissement du langage de l’instrument.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Pourquoi « au bout des doigts » ? Peut-être parce qu’elle les fera bien travailler, tant ceux du trompettiste que ceux du pianiste. Car cette pièce est pleine d’entrain et n’engendre pas la mélancolie. On est porté d’un bout à l’autre par un rythme joyeux et qui met dans une ambiance euphorique. La pièce comporte en son milieu une cadence qui permettra au trompettiste de montrer à la fois sa musicalité et sa virtuosité. Ajoutons que tout cela module avec beaucoup de grâce et sans avoir l’air d’y toucher. C’est d’un goût parfait… Souhaitons beaucoup de plaisir aux interprètes : celui des auditeurs est certain.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Effectivement, l’ensemble est spécialement entrainant. Piano et trompette dialoguent dans un rythme sautillant (et à deux temps) avec des accents qui font penser parfois à une marche militaire. Une deuxième partie, lento, mais toujours à deux temps permet au trompettiste de montrer l’élégance et la suavité de son jeu. Une cadence ad libitum sépare cette deuxième partie du troisième « mouvement », toujours à deux temps mais à 6/8, cette fois, qui a ainsi un caractère de sicilienne même si certains passages évoquent plutôt une danse alsacienne… L’ensemble est donc varié, entrainant et sympathique. Bien sûr, la partition contient les versions en ut et en sib.
D.B.

 

Il est toujours intéressant que soient rendues disponibles des œuvres publiées en leur temps par des éditeurs aujourd’hui disparus. Précisons tout de suite que la partition contient, en plus de la partition originale, la partie de trompette pour instrument en sib. On sera surpris par l’intérêt musical de cette pièce, bien loin des « pièces de genre » si fréquentes à cette époque. Le langage est chromatique et lyrique faisant une grande part à la virtuosité de l’interprète mais aussi lui permettant de mettre en valeur ses qualités de musicien : expressivité, sens du phrasé et du lyrisme. On ne peut donc que recommander aux trompettistes de bon niveau de découvrir Paul Rougnon et les autres d’œuvres de cet auteur disponibles chez le même éditeur.
D.B.

Effectivement, l’ensemble est spécialement entrainant. Piano et trompette dialoguent dans un rythme sautillant (et à deux temps) avec des accents qui font penser parfois à une marche militaire. Une deuxième partie, lento, mais toujours à deux temps permet au trompettiste de montrer l’élégance et la suavité de son jeu. Une cadence ad libitum sépare cette deuxième partie du troisième « mouvement », toujours à deux temps mais à 6/8, cette fois, qui a ainsi un caractère de sicilienne même si certains passages évoquent plutôt une danse alsacienne… L’ensemble est donc varié, entrainant et sympathique. Bien sûr, la partition contient les versions en ut et en sib.
D.B.

Il est toujours intéressant que soient rendues disponibles des œuvres publiées en leur temps par des éditeurs aujourd’hui disparus. Précisons tout de suite que la partition contient, en plus de la partition originale, la partie de trompette pour instrument en sib. On sera surpris par l’intérêt musical de cette pièce, bien loin des « pièces de genre » si fréquentes à cette époque. Le langage est chromatique et lyrique faisant une grande part à la virtuosité de l’interprète mais aussi lui permettant de mettre en valeur ses qualités de musicien : expressivité, sens du phrasé et du lyrisme. On ne peut donc que recommander aux trompettistes de bon niveau de découvrir Paul Rougnon et les autres d’œuvres de cet auteur disponibles chez le même éditeur.
D.B.

Voilà donc de la musique à programme. Ce concerto, en effet, nous raconte une histoire, celle de sorciers qui persécutent la charmante fille du roi, la princesse Madeline. Fort heureusement, celle-ci connait le Grand Albert, célèbre alchimiste, qui va la sortir de ce mauvais pas. Cette histoire à rebondissements permet au concerto de connaître des développements contrastés : les sorciers sont terrifiants, la princesse charmante, et le Grand Albert noble et triomphant. Si l’auteur ne nous fait pas tout à fait prendre le Pirée pour un homme, comme dans une célèbre opérette, il pourra être bon d’éclaircir avec les élèves la référence historique… Ceci dit, l’ensemble est fort plaisant et varié, tour à tour terrifiant et plein de charme. Si la pièce peut être jouée telle quelle, il ne sera pas interdit de faire appel à un récitant ou même d’en faire une musique de scène pour une pantomime. Quant à l’intérêt musical, on peut bien entendu faire confiance à l’auteur !
Daniel Blackstone

Cette petite pièce de trois minutes aux harmonies de septièmes est destinée aux élèves de fin de premier cycle, début de deuxième, des conservatoires et écoles de musique. Une cadence ad libitum fera travailler la justesse dans le chromatisme, la fin, le détaché sur un air de cavalerie arpégé.
Sophie Jouve-Ganvert

Bien qu’approximativement en sol mineur en raison de ses trois bémols, cette pièce recèle bien des surprises par ses modulations, ses emprunts de toute sorte, ses variations de couleurs et de tempo. Bref, nous sommes bien dans l’univers des magiciens pour la plus grande surprise et le plus grand bonheur des spectateurs ou ici des auditeurs et interprètes. Le tout se développe dans une atmosphère fluctuante et un peu inquiétante qui donne le frisson… Mais c’est parfois bien agréable d’avoir un peu peur ! Ici, le piano est plutôt accompagnateur, mais bien autonome et contribue par ses contrastes (accords plaqués, arabesques) à l’ambiance générale. Bref, on ne s’ennuiera pas dans ce pays merveilleux et inquiétant.
Daniel Blackstone