Pourquoi onirique ? C’est que cette promenade se déroule dans une atmosphère un peu troublante. Si la première partie est animée, son côté joyeux est tempéré par des accords sinon dissonants du moins parfois déstabilisants. La deuxième partie déroule « andante » une délicate mélodie sur les accords lentement arpégés du piano dans une ambiance effectivement rêveuse. La dernière partie reprend le début puis module pour se terminer par un sol mineur inattendu. L’ensemble ne manque ni de charme, ni de variété, ni de rêve…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

L’auteur ne précise pas si, pour interpréter cette pièce il faut aussi être bon nageur… Toujours est-il qu’il faudra faire toutes les preuves de sa vélocité et de sa musicalité pour interpréter les différentes nages proposées par la partition. Après un coup de sifflet annonçant le départ, l’artiste commence par un plongeon et une longue coulée : le papillon s’envole. Un commentaire présente chaque nage, qui pourra être lu discrètement par un récitant… Vient ensuite le dos, puis la brasse. Une cadence marque une tentative d’échappée et débouche sur le crawl qui mène à la victoire et bien sûr le podium ! Musicalement, on se doute que cette pièce très agréable ne manque pas de variété ! C’est à la fois une musique à programme et d’abord de la très agréable et très jolie musique. Saluons cette pièce originale et pleine de musique et d’humour.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette très agréable Soirée Cubaine permettra aux interprètes de se familiariser avec les rythmes et le langage de différentes danses cubaines d’une façon bien agréable. On pourrait imaginer un couplage avec le cours de danse… s’il existe dans le conservatoire. Tout cela est fort bien écrit et plein d’entrain. Comme toujours dans cette collection, la partie de piano peut être tenue par un élève : il s’agit d’une initiation à la musique de chambre. La difficulté ne tiendra pas tant à chacune des parties qu’à la synchronisation de l’ensemble, mais le plaisir que l’on prendra à jouer cette charmante pièce permettra de vaincre toutes les difficultés.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Ce volume de pièces pour « duos de mêmes niveaux », est le fruit d’une collaboration entre deux compositeurs qui se sont rencontrés lors d’une soirée choros à Paris. Tous les deux sont français, mais l’un a pourtant fait ses études au Brésil et l’autre en Suisse. On y trouve des pièces expérimentales, d’autres plus dansantes, toujours avec dans l’esprit d’apprendre en s’amusant. Il y a des pièces pour saxophone seul, d’autres pour duos de saxophones d’autres encore pour saxophone et piano. On y trouve de l’improvisation avec des signes qui appellent certains jeux corporels se rajoutant à la pièce. De quoi ravir nos jeunes interprètes en herbe !
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

« Qu’y a-t-il de plus beau que de jouer ensemble en quatuor ? Saxophonistes de tous âges, ce recueil de quatuors faciles met ce plaisir à votre portée. » Comment mieux dire que Matthias Schröder dans ce début de sa préface ? Ces pièces ont été sélectionnées et arrangées par le quatuor de saxophones Pindakaas. Les pièces sont destinées le plus souvent à deux altos, un ténor et un baryton, la partie de baryton pouvant aussi être confiée à un ténor, suivant les effectifs et les disponibilités… Les pièces ont été choisies tant pour leurs qualités pédagogiques que musicales. Elles constituent un ensemble extrêmement plaisant allant du célèbre Trumpet Volontary de Jeremiah Clark à « Joyeux anniversaire » ou au « Cancan » d’Offenbach en passant par la célèbre Berceuse de Brahms et le Cavalier sauvage de Schumann bien connu des pianistes. Bref, l’ensemble est composé de « tubes » fort bien arrangés et qui devraient connaître un franc succès.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Avec son petit air exotique, cette œuvre permettra au débutant d’utiliser les ressources encore limitées dont il dispose à l’instrument pour interpréter quelque chose d’original Si le rythme reste assez sage au saxophone, le piano donne la note « créole » annoncée par le titre. Le pianiste aura d’ailleurs à faire la preuve qu’il n’est pas seulement un « accompagnateur rythmique » : il a aussi une part originale dans le discours. Aux deux instrumentistes de nous faire sentir l’odeur des iles et le déhanchement des danseurs.
D.B.

Elle n’engendre pas la mélancolie, c’est le moins qu’on puisse dire, cette polka déjantée ! Si la structure est bien celle d’une polka, elle surprend immédiatement par son aspect « jazzy », ses modulations et sa grille peu conventionnelle, même si le rythme un peu canaille de la polka se trouve scrupuleusement respecté. C’est ce décalage qui fait toute l’originalité et tout l’intérêt de cette pièce. Les interprètes mais aussi les auditeurs devraient y prendre un grand plaisir.
Daniel Blackstone

Avec son petit air exotique, cette œuvre permettra au débutant d’utiliser les ressources encore limitées dont il dispose à l’instrument pour interpréter quelque chose d’original Si le rythme reste assez sage au saxophone, le piano donne la note « créole » annoncée par le titre. Le pianiste aura d’ailleurs à faire la preuve qu’il n’est pas seulement un « accompagnateur rythmique » : il a aussi une part originale dans le discours. Aux deux instrumentistes de nous faire sentir l’odeur des iles et le déhanchement des danseurs.
D.B.

Elle n’engendre pas la mélancolie, c’est le moins qu’on puisse dire, cette polka déjantée ! Si la structure est bien celle d’une polka, elle surprend immédiatement par son aspect « jazzy », ses modulations et sa grille peu conventionnelle, même si le rythme un peu canaille de la polka se trouve scrupuleusement respecté. C’est ce décalage qui fait toute l’originalité et tout l’intérêt de cette pièce. Les interprètes mais aussi les auditeurs devraient y prendre un grand plaisir.
Daniel Blackstone

Ces trois Nocturnes en hommage à Debussy s’adressent aux élèves de 3ème cycle. « Ils auront plaisir à développer une véritable relation de musique de chambre avec leur partenaire pianiste pour acquérir calme et vigilance dans une conscience commune de l’équilibre des tempos ». Il utilise des matériaux musicaux présents dans les Préludes de Debussy « Des pas sur la neige », « la fille aux cheveux de lin » ainsi que dans sa rapsodie pour saxophone et orchestre pour composer cette allégorie de la nuit. Ces trois Nocturnes sont dédiés à Claude Delangle et Odile Catelin-Delangle. Le premier utilise des illustrations comme « Lontano, Evocativo, Arcaico, Luminoso », le second, «Misterioso, Capriccioso, Sarcastico ». Le dernier, « Evocativo et Lontano » nous accompagne tranquillement vers le calme lumineux du silence qu’on entend la nuit à la campagne.
Marie Fraschini

Certes, le propos pourra étonner, mais on sera surpris de voir comme elles se suffisent. Les différentes pièces sont présentées succinctement. Il sera expédient de présenter l’auteur aux saxophonistes, peut-être même de leur faire voir le film Tous les matins du monde… et surtout de leur faire écouter de la musique de Marin Marais. Faire jouer ces pièces sans un travail préliminaire d’écoute et de mise en condition serait un non-sens. En revanche, elles peuvent contribuer à ouvrir les élèves sur d’autres musiques, et ces adaptations très respectueuses du texte peuvent y contribuer grandement. On peut voir un extrait de la partition sur le site de l’éditeur.
Daniel Blackstone

Nous retrouvons toujours avec plaisir ces enquêtes du commissaire Léonard dont les rebondissements humoristiques devraient faire la joie des élèves. On trouvera parmi les personnages un certain Ludwig van B., touriste allemand. On ne s’étonnera pas qu’à son arrivée le destin frappe à la porte… Comme d’habitude, l’œuvre laisse une place importante à l’improvisation et à la composition, et ce n’est pas le moindre de ses intérêts. Ajoutons que l’auteur guide évidemment ce travail avec des conseils réutilisables pour d’autres compositions. Bref, l’ensemble possède l’intérêt habituel des œuvres de C.H. Joubert.
Daniel Blackstone

Il y a beaucoup de variété rythmique et mélodique dans ce « tour de table » à la tonalité toujours fluctuante. La première partie, en mineur, à trois temps, a une allure un peu chaloupée. Elle débouche sur un vigoureux 2/4 au rythme entrainant, toujours en mineur mais se transforme en un majeur de plus en plus triomphant jusqu’à une terminaison tonitruante dans les hauteurs du saxophone. Le tout est aussi varié qu’intéressant, permettant aux deux instrumentistes de montrer à la fois leur sens musical et leur virtuosité.
Daniel Blackstone

Créée à l’Auditorium Jean Cocteau de Noisiel le 14 Janvier 2017 par l’Ensemble de Saxophones du Grand Paris sous la direction d’Antonino Mollica, cette œuvre nous plonge dans une ambiance sonore on ne peut plus urbaine. On pourra s’en rendre compte en allant l’écouter sur You Tube lors de sa création https://www.youtube.com/watch?v=xjNXdUTErN8
Il s’agit d’une brève pièce dansante, dans un mouvement 3/8 obstiné, entre tonalité et atonalité. Elle est de niveau 2° cycle. Dans cette danse lancinante, on pourra imaginer à loisir tous les bruits et les sons de la ville, devenue bien sauvage depuis Un américain à Paris ! C’est vraiment à découvrir et à faire jouer.

l est bien badin ce « mister » qui se dandine sur un rythme syncopé et une ambiance pentatonique. Il y a beaucoup de variété aussi : refrains et couplets se succèdent, aboutissant à une cadence « ad libitum », comme il se doit avant de revenir au thème principal et de conclure sur une note éclatante ponctuée par les accents martiaux du piano. On appréciera aussi le côté polyphonique de la pièce, les échanges entre les deux instruments qui en font de la vraie musique de chambre. Voici donc une bien agréable et roborative badinerie qui devrait procurer beaucoup de plaisir à ses interprètes et les mettre, espérons-le, de très bonne humeur.

La première pièce, Lucile, au tempo maestoso, surprend par les larges harmonies dissonantes de son accompagnement. La deuxième pièce, Marinette, de forme ABA est plus agitée par sa rythmique et ses différents changements de tempo. La troisième, Melusina, offre une deuxième partie « jazzy » sur un accompagnement en contretemps. L’édition présente deux versions, l’une en sib et l’autre en mib.  Notons que la partie d’accompagnement (assez difficile) contient la partie de saxophone en sons rééls.

Yves PIGNOT : Sonate pour saxophone soprano, Les Editions Buissonnières : EB-2-310.

Cette sonate est composée de trois mouvements : Mise en bouche, Dans mes cordes et Tu viens danser. Le premier, à la fois répétitif et assez rythmique, à 2/4, puis 7/16 présente de longs passages de travail à l’unisson entre les deux instruments. Le deuxième Lamentant joue sur la couleur avec un long enchaînement d’accords de neuvième en guise d’introduction à la cadence de saxophone. Certaines notes sont à jouer dans les cordes du piano. Ce mouvement doit être interprété « lié, enveloppé de beaucoup de pédale ». Le duo reprend en sextolets communs, agrémentés de quartes à la partie supérieure au piano jusqu’ à la brève coda qui rappelle l’introduction. Le troisième, beaucoup plus long et très rapide, demande une grande précision rythmique entre les deux instruments.
Cette sonate très technique s’adresse à des élèves de troisième cycle, voire de cycle spécialisé.

Jean-Pierre SIMON : 24 pièces pittoresques en pays de Loire, pour saxophone. Lemoine : HL 29288

En forme d’études faciles et progressives pour les cycle 1 et 2. Chaque pièce, de courte durée, est présentée sur une seule page. La variété de style, d’écriture, de caractère en fait un ouvrage intéressant ; mais de par leur tempo, leur niveau solfégique et leurs difficultés techniques, ces études aux titres pittoresques et stimulant l’imagination, conviennent plus à des élèves de fin de premier cycle et suivant qu’à des débutants. On apprécie la qualité musicale de ce recueil, qui rend hommage à la « douceur angevine », à son folklore, son passé littéraire et artistique, son histoire, ses paysages, ses « spécialités » et traditions.

Jean-Louis COUTURIER : Romance sentimentale pour saxophone alto & piano. Editions Andel, http://www.andelmusic.be/?p=1

Cette pièce, assez difficile, est tout à fait conforme à son titre. Ecrite dans la délicate tonalité de lab Majeur, elle est sentimentale et romantique à souhait, tant par sa mélodie que par ses harmonies, le tout sans mièvrerie. Elle est constituée de deux parties. Dans la première, le thème se déploie sur un rythme de valse. Survient alors une cadence expressive qui conduit à la deuxième partie. Celle-ci est une variation sur le thème de la première partie, nettement plus virtuose tant pour le saxophoniste que pour le pianiste qui, de simple accompagnateur, devient acteur concertant. L’ensemble est très agréable, très bien écrit, et devrait beaucoup plaire.

Max MÉREAUX : Badinerie pour saxophone sib et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.3041.

Remercions d’abord le compositeur et l’éditeur d’avoir noté la partie de saxophone en effet réel sur la partie de piano. Bien sûr, le dialogue entre le pianiste et le saxophoniste restera difficile, mais pour une fois, ce sera en sens inverse de l’habitude. Mais revenons au texte. Cette Badinerie, pour badine qu’elle soit, n’en est pas moins assez redoutable. Certes, l’ensemble est fort agréable et s’écoute avec beaucoup de plaisir, mais il demande à ses interprètes un sens du rythme d’une grande sûreté, plus d’ailleurs pour le pianiste que pour le saxophoniste. Encadrée de deux parties très toniques, une partie médiane précédée d’un solo qu’on peut voir comme une cadence donne un caractère plus lyrique à cette pièce contrastée mais fort intéressante.

Gérard LENOIR : Au fil de l’eau pour saxophone et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3075.

Ecrite dans une tonalité qui réjouira le saxophoniste mais désespèrera le pianiste, cette jolie pièce comporte deux parties et une sorte de coda qui reprend la première. Cette première partie, « allant et bien rythmé », évoque une promenade tonique le long de la rivière. La deuxième partie, à 6/8, avec ses allures de barcarolle et à jouer « avec nonchalance » permet aux deux instrumentistes de s’épancher à loisir, au moins pour le saxophone, car le piano se lance dans des arabesques qui, sans être difficiles, demandent une certaine dextérité. Le retour au tempo primo clôt cette agréable promenade.

pour saxophone alto et piano. Fin de 2e cycle. Lafitan : P.L.3005.

Le pluriel du titre est tout à fait justifié. Après une première partie bien rythmée en sol mineur, un Calmo nous entraine dans une sorte de deuxième mouvement de concerto dans le style de Mozart, en sol majeur. Suit une ample cadence qui nous ramène au thème et à la tonalité initiaux. L’ensemble est tantôt brillant tantôt lyrique et forme un ensemble très plaisant. Piano et saxophone dialoguent avec bonheur. C’est une jolie pièce de concert autant que d’étude.