Gabriel FAURÉ : Quatuor avec piano op. 15.Édité par Denis Herlin. Bärenreiter : BA 7903.

 

Gabriel FAURÉ : Quatuor avec piano op. 45.Édité par Denis Herlin. Bärenreiter : BA 7904.

 

Comme toujours chez Bärenreiter, les œuvres françaises bénéficient d’une présentation en français, ce qui est bien agréable. On lira avec un très grand intérêt les notices rédigées par Denis Herlin, aussi pointues scientifiquement qu’abordables par tout lecteur cultivé. On appréciera en particulier la manière dont il replace dans leur époque les œuvres présentées. Il fait notamment ressortir l’importance de la Société Nationale de Musique pour la renaissance de la musique de chambre française à cette époque. Si le quatuor op. 45 a eu plus de mal à s’imposer que le quatuor op. 15, aussi bien l’un que l’autre constituent un monument de la musique de chambre française, et il est heureux qu’une édition critique de cette qualité nous soit proposée aujourd’hui.

 

Max MÉREAUX : Sonate à troispour clarinette, piano & violoncelle. Armiane : EAL515.

 

Créée en première audition à Saint Omer en 1980 et à Paris en 1981, cette œuvre est présentée ici dans une édition revue et corrigée. On appréciera particulièrement que sur la partie de piano conducteur, la clarinette soit écrite en sons réels. L’œuvre est composée de deux parties d’une durée d’environ cinq minutes chacune, et comportant des séquences d’improvisation dûment balisées.  

 

Raphaël FUMET : Nuit pour quatuor à cordes. Delatour : DLT1833.

Les éditions Delatour continuent leur remarquable travail d’édition de la musique de Raphaël Fumet, organiste et compositeur mort en 1979. Auteur également d’une œuvre pour orchestre qui porte le même titre, on retrouve dans celle-ci le goût de l’auteur pour la contemplation nocturne. Il est vrai que le parc du collège de Juilly s’y prête particulièrement… Il s’agit d’une pièce méditative, au timbre qu’on ne peut s’empêcher de sentir gambée, quand on est organiste et qu’on sait de plus que la version originale de cette pièce a effectivement été écrite pour orgue…

Jacques VEYRIER : Enluminures pour 2 flûtes, basson & violoncelle. Delatour : DLT0645.

Des fulgurances, beaucoup de lyrisme habitent ces enluminures qui demandent autant de virtuosité que de sens musical. Il s’agit d’une œuvre attachante pour une formation originale. Les flûtes sont souvent utilisées en octaves ou en intervalles parallèles, de qui procure une plénitude des timbres, un peu comme une mixture d’orgue.

Adrien POLITI : Tiramisu pour bandonéon, guitare & quintette à cordes. Delatour : DLT1450.

 

Ce compositeur, né en 1957 en Argentine, vit depuis 1986 en France. Ses compositions sont tout à fait intéressantes. On notera l’originalité de la formation ici proposée. Ce Tiramisu plein d’énergie et de bonne humeur est  une invitation à un certain dépaysement et à des mélanges de timbres inhabituels mais bien agréables. Précisons que l’auteur demande, pour un meilleur équilibre entre les instruments, que la guitare soit amplifiée.

 

Adrien POLITI : El chicopour bandonéon, guitare & quintette à cordes. Delatour : DLT1448.

 

Du même auteur et pour la même formation, voici une pièce dont le titre fait évidemment penser à un guitariste célèbre, mais qui est surtout, dans un rythme de tango, bien agréable et tonique. Comme pour la pièce précédente, pour un meilleur équilibre entre les instruments, la guitare doit être amplifiée.

 

 

 

Patrick CHOQUET : Ouvrages d’Ars.  CD inclus.  Delatour : DLT1846.

Cette œuvre, composée à la demande du duo Kalliopê, et créée en 1991, est d’une écriture libre tout à fait contemporaine. Il s’y trouve une part d’improvisation.  Fort heureusement, l’enregistrement par ce même duo est là pour guider la recherche.  Comme le dit l’auteur : « On a frôlé la transmission orale pour trouver une partition en définitive plus écrite et moins ouverte qu'il n'y paraissait. »

 

hristopher NORTON : Microjazz Collection 1 (nouvelle édition avec CD).  Boosey & Hawkes (www.boosey.com) : BH 12251.  23,1 x 30,3 cm, 60 p.

Il s’agit là de la réédition d’un ensemble de morceaux faciles et de difficulté progressive dans des styles populaires (jazz, blues, rock, reggae), mais avec, cette fois, un CD inclus comportant l’interprétation de chacune des 28 pièces + accompagnement instrumental.  Avec, en regard sur la page de gauche, des recommandations utiles à l’apprentissage des pièces.  Sont également parus : Microjazz Collection 2 (BH 12252) et Microjazz Collection 3 (BH 12253)  Nonobstant une musicalité parfois défaillante, une série fort intelligemment conçue.  Christopher NORTON : Microballads (nouvelle édition avec CD).  Vingt pièces originales pour le pianiste débutant.  Boosey & Hawkes (www.boosey.com) : BH 12276.  23,1 x 30,3 cm, 42 p.Même principe et commentaires que pour l’album ci-dessus recensé, sinon qu’il s’agit ici de 20 ballades, sans recommandations quant à leur apprentissage.  Sont disponibles dans la même série : Microlatin (BH 11965), Microrock (BH 12059) et Microswing (BH 12049).

La jeune fille danse…

Philippe SAGNIER : La jeune fille danse…  Éditions Armiane (www.armiane.fr).  Distr. Fortin (tél. : 01 48 74 28 21) : CD 11.

 

Francis Gérimont a rendu compte de cette partition dans notre Lettre n°44 (décembre 2010).  Il écrivait alors : « L’argument de ce ballet se fonde sur un poème de Caroline Sagot-Duvauroux, Hourvari dans la lette (José Corti, 2002).  D’écriture fort classique, la musique de ce ballet devrait être aisément exécutable par des musiciens peu aguerris (chose rare dans le répertoire contemporain…).  Un enregistrement de l’œuvre devrait paraître incessamment. » L’enregistrement est paru, également aux éditions Armiane, dans une remarquable interprétation des solistes de l’Orchestre de Vendée sous la direction de Claude Bardon.  Deux versions sont proposées : avec et sans récitant.  On pourra ainsi utiliser l’une ou l’autre version pour monter ce ballet, à défaut d’orchestre…  Le texte est remarquablement dit et la musique de Philippe Sagnier fort convaincante et, bien que d’écriture classique, fort originale.

 

 


Litanie de la lumière

Max MÉREAUX : Litanie de la lumièrepour viole d’amour & viole de gambe.  Armiane : EAL505.

 

Des harmonies contemporaines pour des instruments anciens ?  Mais il n’y a pas d’instruments « anciens ».  Il n’y a que des instruments de musique aux couleurs et sonorités particulières qui peuvent séduire les compositeurs de toute époque.  C’est manifestement le cas de Max Méreaux.  Ces litanies sont en trois parties.  Après un dialogue assez calme entre les deux instruments se trouve une partie plus vive : les « litanies » se font plus insistantes, puis un troisième volet constitue un retour au calme dans un dialogue serein qui se termine sur un lumineux et mystérieux point d’orgue.

 

 Lakimade

Claire VAZART : Lakimadepour bandonéon, violon, piano & contrebasse.  Delatour : DLT0796.

 

De niveau moyen-avancé, cette pièce a été composée en 2003 à la demande du pianiste Hakim Bentchouala-Golobitch.  Les influences du tango, du jazz et de la musique contemporaine se mêlent dans une pièce destinée d’abord au plaisir de jouer ensemble.

 

 Facettes

Claire VAZART : Facettespour alto, bandonéon, guitare, piano & contrebasse.  Delatour : DLT0797.

 

Composée la même année que la précédente, mais pour le quintette Hora Cero, cette pièce, tout en gardant le caractère nostalgique du tango et sa rythmique caractéristique, développe les jeux de timbres propres à la musique contemporaine.  Il s’agit d’une œuvre assez difficile, monothématique, se développant autour d’un solo central de guitare.

 

 Trois pièces brésiliennes

Christina AZUMA : Trois pièces brésiliennespour violon & guitare. Lemoine : 28 772 H.L.

Destinées à initier le fils de l’auteur, jeune violoniste, aux charmes de la musique brésilienne, ces trois pièces, Valseane, O vizinho et Meu irmão Jacques, sont plus faciles pour le violon que pour la guitare mais sont pleines de vie et répondent tout à fait au souhait de leur auteur. Souhaitons que beaucoup d’instrumentistes s’essayent à ces duos typiques et variés.

Les classiques pour flûte & guitare

Jean-Maurice MOURAT & Guy COTTIN : Les classiques pour flûte & guitare.  Vol. C.  Combre : C06732.

Les trente pièces qui composent ce troisième recueil parcourent allègrement les siècles pour offrir aux duettistes un répertoire à la fois éclectique et adapté aux deux instruments. Les transcriptions sont faites avec beaucoup de soin et dans un souci pédagogique évident. Les interprètes en tireront donc autant de plaisir que de profit. De Vivaldi à Satie, voici un riche parcours à conseiller vivement. Et pour ceux qui ne les connaissent pas, qu’ils découvrent aussi les deux premiers volumes, tout aussi intéressants.

 

 Dialogue flûte-guitare.

Jean CASSIGNOL & Michel DEMAREZ : Dialogue flûte-guitare.  Six œuvres du répertoire classique (Bach, Haëndel, Gossec, Schubert, Saint-Saëns, Tarrega) revisitées.  Lafitan : P.L.1943.

Voici un bien intéressant recueil, fidèle tant à l’esprit qu’à la lettre des œuvres originales, coécrit par deux orfèvres en la matière. Ajoutons que le recueil est précédé de notices sur les auteurs et sur chacune des œuvres proposées, le tout illustré de photographies, qui permettront aux professeurs une présentation plus aisée des différentes pièces. Souhaitons que ce dialogue se poursuive longtemps…

 

 Choral et variations « Vers la lumière »

Véronique DUFOUR : Choral et variations « Vers la lumière »pour deux hautbois & deux bassons.  Armiane : EAL 440.

Un thème, quatre variations et un final nous conduisent à travers les saisons vers la lumière d’été, du ton de sol Majeur au ton éclatant de mi Majeur. Cette œuvre, sans grande difficulté technique, devrait ravir les élèves qui auront la chance de l’aborder.

Dialogues

Maurice JOURNEAU : Dialogues pour flûte & basson. Armiane : EAL 485.

 

Les trois courtes pièces de ce recueil illustrent bien agréablement trois aspects possibles d’un dialogue : bavardage, aimables propos et discussion animée. Le langage, très moderne, est fort mélodieux. Il existe différentes versions de ces Dialogues, mais celle-ci est la version originale de 1958. Ces pièces correspondent à la veine humoristique du compositeur.  

 

 

 

 Max Jacob de Quimper

Henri SAUGUET : Max Jacob de Quimper pour hautbois, clarinette & basson. « Musique & Patrimoine », Delatour : DLT 1368.

Cette pièce en six courts mouvements est un hommage au poète mort au camp de Drancy en 1944 et dont on connait les liens avec les musiciens de son époque. Cette œuvre fut écrite pour le film TV de Camille Amiel et A. de Beaumont qui porte ce titre.

Fanfare

Henri SAUGUET : Fanfare pour flûte, clarinette, alto & basson.  « Musique & Patrimoine », Delatour : DLT 1367.

Cette fanfare porte bien son nom, portée par ce mélange insolite de l’alto et des vents.  Une pièce courte certes, mais d’une tonicité et d’une jeunesse éclatantes !

 Septembre.

Henri SAUGUET : Septembre.  Nocturne symphonique.  « Musique & Patrimoine », Delatour.  Conducteur : DLT 0229.  Matériel d’orchestre : DLT 0229E.

Composé deux ans avant la mort de l’auteur, cette pièce a été écrite pour le Collegium Musicum d’Aquitaine, orchestre symphonique de jeunes de haut niveau et pour son chef, Michel Moureau, élève et ami d’Henri Sauguet.  Page d’un grand lyrisme, ce nocturne n’en est pas moins fort animé. Quel orchestre nous fera la joie de l’inscrire à son répertoire ?

 Pour le vingtième anniversaire de la mort de Jean Cocteau.

Henri SAUGUET : Pour le vingtième anniversaire de la mort de Jean Cocteau.  Pour quatuor à cordes.  « Musique & Patrimoine », Delatour : DLT 1370.

On connaît les liens étroits unissant musiciens et poètes autour de Jean Cocteau.  Rien d’étonnant donc à cet hommage.  Il s’agit d’une pièce courte mais d’une grande intensité lyrique et poétique, dans le langage si personnel de l’auteur. On en remarquera notamment la souplesse rythmique et les trois mesures de style choral qui concluent l’œuvre dans un pianissimo qui va se perdant dans la dernière mesure.

 

Dolce Natal in flauto

Davide PERRONE : Dolce Natal in flautopour piccolo, quatre flûtes & piano.  Delatour : DLT 1845.

«  Douce nuit, sainte nuit… » : ces variations sur ce noël si souvent adapté sont bien jolies et laissent libre cours à la musicalité et la virtuosité des exécutants. Après une introduction au piano, les flûtes traitent en canon l’exposition suivie de divers développements et un tutti final triomphal.