Emile BOUSSAGOL : Corinne rêveuse pour harpe. 2ème cycle. Sempre più : SP0244.

mile Boussagol fut un artiste complet. Harpiste, baryton reconnu, il est également maître de chapelle de Notre Dame de Bonne Nouvelle puis de Saint François Xavier. Il termine sa carrière comme Directeur du Conservatoire de Rennes. C’est un compositeur prolixe, dans des genres variés. Cette pièce, écrite par un connaisseur de l’instrument commence par des harmonies tout à fait simples mais fort jolies. Puis le rêve devient de plus en plus passionné et modulant, mettant à l’épreuve la technique de l’instrumentiste. Un retour au calme survient alors, mais les modulations ne cessent pas pour autant. Enfin le rêve s’apaise pour de bon dans un pianissimo en do Majeur qui clôt le songe. L’ensemble est à la fois délicat et fort plaisant.

Davide PERRONE : Improvisation

pour harpe. Difficile. Delatour : DLT2642.

Construite en trois parties, cette pièce commence et se termine par de larges arpèges soutenant une mélodie lyrique dans un tempo rubato qui entretien l'atmosphère d'improvisation. La partie centrale, qui porte l'indication de « rythmé » fait précisément appel à des rythmes hispanisants et latino-américains. C'est une belle pièce pleine de vie et de fraicheur.

Max MÉREAUX : Nelumbo  pour harpe. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0172

Le titre nous plonge dans l'ambiance de l'Inde et de son lotus sacré. Cette ambiance est rendue par l'utilisation de modes exotiques qui donne à cette œuvre une couleur très spécifique. On en écoutera les premières mesures sur le site de l'éditeur.

Michelle VILLAUME : Bleuets. Deux pièces pour harpe. Deuxième cycle. Sempre più : SP0117.

Il y a beaucoup de délicatesse et de charme dans ces Bleuets. La première pièce, « Printemps », est pleine d'allant tout en gardant un caractère un peu mélancolique. Ses nombreuses modulations mettront à contribution l'habileté de la harpiste à manier les pédales. La deuxième, « Recuerdo » comporte un début et une fin à 2/4 également mouvementées tandis qu'une large phrase à trois temps s'épanouit dans la partie médiane. Le tout s'écoute avec grand plaisir.

Piotr MOSS : Valse sentimentale pour harpe.

Supérieur. Fortin-Armiane : EFA 65.

Cette composition est fondée sur certaines lettres du nom de la dédicataire, la grande harpiste Elga Storck. Il y a, dans cette œuvre attachante et poétique un sentiment indéfinissable de nostalgie, comme si cette valse était un rêve lointain…

Jean-Louis COUTURIER : «L’air de rien »

Divertissement pour deux harpes. 1er cycle. Sempre più. SP0082.

Antonin SERVIÈRE : Deux moments pour harpe

Delatour : DLT1221.

Moment d’hiver… est de caractère méditatif. Le deuxième, ...et moment d’infini, bien que plus court, est plus volubile mais sans nuire à son caractère poétique. Ce sont donc deux beaux moments offerts tant à l’interprète qu’à ses auditeurs.

 

Quatre novelettes pour harpe

HARPE

Jean-Jacques WERNER : Quatre novelettes pour harpe. Delatour : DLT2085.

Ces quatre « novelettes » en référence à Robert Schuman sont écrites par un compositeur qui n’a pas oublié qu’il était aussi harpiste. Il invite le jeune musicien qui jouera ces pièces à « mettre en valeur les multiples visages du splendide instrument qu’est la harpe,

Vingt mystères du Rosaire.

Éric LEBRUN : Vingt mystères du Rosaire.  Œuvres pour harpe. Nativité, L’annonce du royaume pour harpe solo, Le Couronnement de la Vierge  pour violon, violoncelle, harpe et orgue. Delatour : DLT1945.

Extraites de la monumentale œuvre Vingt mystères du rosaire, ces pièces possèdent toutes les qualités méditatives et musicales de l’ensemble. La troisième est également publiée dans le recueil consacré aux pièces pour violoncelle extraites de cette même œuvre. L’ensemble est commenté dans les rubriques « orgue » et « violoncelle ».

 

Joseph-Ermend BONNAL : La pluie tombe…

Joseph-Ermend BONNAL : La pluie tombe… pour harpe. Delatour : DLT0977. http://www.editions-delatour.com/

Comme pour les Ave Maria recensés plus haut, félicitons nous de découvrir cette pièce d’un compositeur trop méconnu, élève de Fauré. Cette pièce fait penser à certains préludes de Debussy : point d’imitation, ici, mais une ambiance, un climat qui suscitent le rêve. Les harmonies sont d’une grande délicatesse et d’un grand raffinement, sans mièvrerie. C’est une pièce – et un auteur – à découvrir absolument.

Lucie ROBERT-DIESSEL : Boîtes à musique pour harpe

Lucie ROBERT-DIESSEL : Boîtes à musique pour harpe.  Combre : C06657.

De niveau fin de deuxième cycle, ce recueil contient trois pièces correspondant parfaitement au titre, et qui peuvent s’enchaîner ou se jouer séparément.  Au début de chaque pièce, une introduction rapide simule le remontage du ressort, puis la musique s’égrène fort joliment dans un tempo régulier.  Un ralenti progressif à la fin de chaque morceau imite l’arrêt progressif de la boîte lorsque le ressort est détendu… Mais le charme de cette musique est bien loin d’être seulement imitatif !  Charme et humour caractérisent ce recueil.

 

Tango pour harpe.

Blaise METTREAUX : Tango pour harpe. Éditions Frédy Henry, (http://www.fredyhenry-editions.ch) : FH9185.  Distr. Leduc.

Un tango tout à fait typique pour un instrument qu’on est peu habitué à voir tanguer… Cette pièce « de caractère » devrait avoir beaucoup de succès.

 

Nehama RUBEN : Rhapsodie Ivria, pour harpe

Nehama RUBEN : Rhapsodie Ivria, pour harpe. Combre : C06589.

Cette pièce difficile (fin de 2e cycle) est, bien entendu, marquée par la musique juive. Il s’agit d’une œuvre variée, d’une grande beauté, qui emporte l’auditeur vers de lointains paysages.

Andantino et Allegro brillante

ROSSINI : Andantino et Allegro brillante pour harpe.  Édité par Patricia B. Brauner. Urtext. Bärenreiter : BA10541.

Cette œuvre figure dans un manuscrit de Rossini, écrit à Bordeaux en 1832. Mais on ne sait rien de la date exacte de composition de cette pièce, fort brillante, comme l’indique son titre et qui met en valeur la virtuosité de l’interprète. On lira avec intérêt la présentation détaillée qui est faite de l’œuvre. L’édition est faite avec autant de soin que de sérieux dans l’exploitation de la source. On regrettera simplement que cette présentation ne soit faite qu’en allemand, anglais et italien… pour le plus français des compositeurs italiens !