C’est un ouvrage de 450 pages que nous offre ce compositeur et pédagogue. On retiendra d’abord l’extrême richesse de l’ouvrage. Les huit sections qui le composent sont : 1 – Le Moyen-Age (x°-XIV° siècle), 2 – La Renaissance (XV°-XVI° siècles), 3- Le Baroque (1300-1750), 4 – Le Classicisme (1750-1820), 5 – Le Romantisme (1820-1900), 6 – Le XX° siècle, 7 – Les instruments de l’orchestre moderne, 8 – L’instrumentation et orchestration. Ces parties sont d’inégale importance. Tandis que la première ne comporte que six pages, la sixième en comporte 182. On peut regretter que l’ouvrage ne comporte ni table des matières ni table analytique. Même si c’est un gros travail, les moyens modernes permettent de réaliser ces tables sans grande difficulté. Mais à ces réserves près, l’ouvrage est d’une richesse étonnante, foisonnante. Il répond en tout cas parfaitement à l’objectif de l’auteur : « Ce livre a pour objet de retracer [l’évolution de la musique instrumentale occidentale] en dégageant les éléments essentiels qui la constituent. Il ne prétend en aucune façon constituer une étude exhaustive mais plutôt une entrée en matière pour permettre ensuite un approfondissement à ceux qui le souhaitent. » On insistera aussi sur le caractère pratique de cet ouvrage : chaque affirmation ou analyse est appuyée sur d’abondants exemples musicaux. Il n’y a pas de CD joint : il suffira d’entrer dans YouTube ou quelque autre

site de musique pour y trouver toutes les illustrations sonores nécessaires. On est à la fois submergé par la richesse de l’ouvrage et cependant frustré par certaines absences. Mais tel qu’il est, cet ouvrage rendra d’immenses services tant aux amateurs éclairés qui souhaitent l’être davantage qu’aux professionnels qui souhaitent avoir sous la main l’essentiel de ce qui concerne leur art.
Daniel Blackstone