Nous avions rendu compte du premier volume dans la lettre 113 d’avril 2017 et en avions souligné toutes les qualités. Et nous terminions par « Attendons la suite… ». La voici donc, avec les mêmes qualités. « Les chemins qui mènent à l’interprétation musicale sont multiples et ont cependant tous comme unique origine : l’oral. » C’est sur cette intuition fondamentale qu’est bâti ce cours de Formation Musicale. Chaque exercice de chant comporte un accompagnement « dans le style de… » qui le rend musicalement intéressant et pédagogiquement formateur. Exercices de rythme et de lecture complètent l’ensemble, ainsi, bien sûr, que les exercices d’audition. Les professeurs qui ont adopté le premier volume peuvent se réjouir d’avoir un cours complet si intéressant pour le premier cycle.
D. Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

 

Deux cahiers sont pour l’instant disponibles dans cette remarquable collection qui a pour but de présenter « les possibilités actuelles d’emploi des techniques instrumentales nouvelles à l’orchestre en réfléchissant à ce qu’elles pourraient être à moyen terme. Proposée par Dominique Delahoche à un groupe de musiciens de haut niveau, elle est destinée aux compositeurs mais également aux interprètes, aux musiciens et aux mélomanes. L’objectif de cette collection est de susciter de nouvelles idées d’orchestration. » Il ne s’git donc pas d’un traité d’orchestration, mais de permettre aux compositeurs de découvrir les nouveaux « effets », les nouveaux emplois des instruments qu’ils connaissent mais dont ils vont découvrir des possibilités nouvelles et insoupçonnées.

L’auteur indique que chaque leçon « propose le chemin naturel qui guide l’apprentissage en privilégiant l’imprégnation et le contexte musical ». Pour ce faire, il relie les rythmes « aux œuvres phares du répertoire, et propose « des exercices de lecture pour s’entraîner, des activités d’écoutes pour reconnaître un rythme, un petit memento pour retenir l’essentiel ».
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

« Cet ouvrage s’adresse à toute personne, enfant ou adulte, souhaitant apprendre à lire les notes de musique de manière approfondie et autonome, quel que soit son instrument » selon l’auteur qui propose des exercices en « lecture relative (sans clés) par intervalles, en lecture à « hauteur réelle », ainsi que des « principes généraux » au sujet des instruments transpositeurs. L’ensemble est un peu confus pour des débutants. Dans les extraits de partitions, les rythmes proposés sont d’une difficulté supérieure par rapport au degré de lecture. La progression est rapide. La lecture pour clavier n’intervient qu’en fin d’ouvrage, ainsi qu’un repère de clés (sans clé d’ut 1ère ligne, alors qu’il y a la clé d’ut 2ème ligne) à la toute dernière page.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

 

Ce petit recueil, de la série « Les essentiels de la musique », s’articule sur trois modes d’utilisation : partitions annotées, notions détaillées, index dynamique.

Si le format est certes pratique, la densité et la complexité des pages surchargées ne rendent pas la lecture aisée. L’ensemble apparaît hétérogène : les quinze premières pages sont consacrées à des partitions analysées de Purcell, Mozart, Chopin, Debussy, etc. (modulations, chiffrages, cadences…), puis viennent ensuite la présentation des « termes italiens », des cinq lignes de la portée, du nom des notes, des intervalles, etc., ce qui invite à se demander quels sont en fait les destinataires d’un tel ouvrage, « accessible à tous ».
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

 

Encore une méthode de Formation Musicale, pourra-t-on dire. Mais celle-ci est spéciale à plus d’un titre, et particulièrement par la richesse des outils pédagogiques fournis. En effet, chaque volume permet d’accéder à un espace prévu sur le site de l’éditeur, sur lequel se trouve un riche et abondant matériel pédagogique. Il faudra pour cela, me direz-vous, disposer d’une connexion internet haut-débit et, une fois de plus, la fracture numérique risque de défavoriser certains. Mais l’ensemble pouvant être téléchargé une fois pour toute, on pourra ainsi en disposer hors connexion. La seule petite réserve que l’on peut faire est que la première connexion s’apparente un peu au célèbre « parcours du combattant », mais le résultat récompense vite de l’effort demandé. Ajoutons cependant que les auditions d’extraits d’œuvres passent par Deezer et

Ce jeu qui jongle avec les valeurs de notes nous rappelle certains examens de théorie musicale conçus par l’ex-FNUCMU. Les élèves qui aiment le Sudoku seront certainement charmés de pouvoir jouer non plus avec des chiffres mais avec des valeurs de notes. Ce casse-tête musical est très bien présenté et contient également les solutions des 30 grilles proposées. Pour ceux qui aiment, ce sera un agréable divertissement et une façon de devenir incollable dans l’addition ou la soustraction des valeurs…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

 

Ce volume consacré à l’oral est le complément naturel de celui consacré à l’écrit dont nous avons rendu compte dans la lettre 109 de décembre 2016. On y trouve donc des chants, des commentaires d’écoute (questions) et des lectures rythmiques, le tout sur des œuvres de toutes époques. Un encart est consacré aux commentaires d’écoute (corrigés et partitions.) Nous avons déjà souligné toute la qualité et tout l’intérêt de ce cours très complet de Formation Musicale qui va donc du débutant au musicien accompli. Il s’agit d’un remarquable travail mené par des enseignantes passionnées et sans aucun doute passionnantes, si l’on en croit leurs ouvrages.
D.B.

C’est un ouvrage de 450 pages que nous offre ce compositeur et pédagogue. On retiendra d’abord l’extrême richesse de l’ouvrage. Les huit sections qui le composent sont : 1 – Le Moyen-Age (x°-XIV° siècle), 2 – La Renaissance (XV°-XVI° siècles), 3- Le Baroque (1300-1750), 4 – Le Classicisme (1750-1820), 5 – Le Romantisme (1820-1900), 6 – Le XX° siècle, 7 – Les instruments de l’orchestre moderne, 8 – L’instrumentation et orchestration. Ces parties sont d’inégale importance. Tandis que la première ne comporte que six pages, la sixième en comporte 182. On peut regretter que l’ouvrage ne comporte ni table des matières ni table analytique. Même si c’est un gros travail, les moyens modernes permettent de réaliser ces tables sans grande difficulté. Mais à ces réserves près, l’ouvrage est d’une richesse étonnante, foisonnante. Il répond en tout cas parfaitement à l’objectif de l’auteur : « Ce livre a pour objet de retracer [l’évolution de la musique instrumentale occidentale] en dégageant les éléments essentiels qui la constituent. Il ne prétend en aucune façon constituer une étude exhaustive mais plutôt une entrée en matière pour permettre ensuite un approfondissement à ceux qui le souhaitent. » On insistera aussi sur le caractère

Ce volume consacré à l’oral est le complément naturel de celui consacré à l’écrit dont nous avons rendu compte dans la lettre 109 de décembre 2016. On y trouve donc des chants, des commentaires d’écoute (questions) et des lectures rythmiques, le tout sur des œuvres de toutes époques. Un encart est consacré aux commentaires d’écoute (corrigés et partitions.) Nous avons déjà souligné toute la qualité et tout l’intérêt de ce cours très complet de Formation Musicale qui va donc du débutant au musicien accompli. Il s’agit d’un remarquable travail mené par des enseignantes passionnées et sans aucun doute passionnantes, si l’on en croit leurs ouvrages.
D.B.

C’est un ouvrage de 450 pages que nous offre ce compositeur et pédagogue. On retiendra d’abord l’extrême richesse de l’ouvrage. Les huit sections qui le composent sont : 1 – Le Moyen-Age (x°-XIV° siècle), 2 – La Renaissance (XV°-XVI° siècles), 3- Le Baroque (1300-1750), 4 – Le Classicisme (1750-1820), 5 – Le Romantisme (1820-1900), 6 – Le XX° siècle, 7 – Les instruments de l’orchestre moderne, 8 – L’instrumentation et orchestration. Ces parties sont d’inégale importance. Tandis que la première ne comporte que six pages, la sixième en comporte 182. On peut regretter que l’ouvrage ne comporte ni table des matières ni table analytique. Même si c’est un gros travail, les moyens modernes permettent de réaliser ces tables sans grande difficulté. Mais à ces réserves près, l’ouvrage est d’une richesse étonnante, foisonnante. Il répond en tout cas parfaitement à l’objectif de l’auteur : « Ce livre a pour objet de retracer [l’évolution de la musique instrumentale occidentale] en dégageant les éléments essentiels qui la constituent. Il ne prétend en aucune façon constituer une étude exhaustive mais plutôt une entrée en matière pour permettre ensuite un approfondissement à ceux qui le souhaitent. » On insistera aussi sur le caractère pratique de cet ouvrage : chaque affirmation ou analyse est appuyée sur d’abondants exemples musicaux. Il n’y a pas de CD joint : il suffira d’entrer dans YouTube ou quelque autre

Seuls ceux qui n’ont jamais recueilli les doléances des professeurs de danse se plaignant de l’inculture musicale de leurs élèves pourront douter de l’utilité de ce solfège. Cet ouvrage ne remplace pas un cours de solfège traditionnel, mais il permettra à tout danseur ayant un minimum de connaissances de base en solfège d’acquérir la culture mélodique, rythmique, historique nécessaire pour être un vrai danseur. Le sous-titre de l’ouvrage est : « Les danses de l’époque médiévale à nos jours. Exercices de FM tirés du répertoire. Exercices rythmiques progressifs. » Ce sous-titre est bien loin de rendre compte de toute la richesse du contenu. Les auteurs présentent elles-mêmes ainsi leur travail : « Par cet ouvrage, nous avons voulu répondre de façon pratique aux questions et aux besoins des danseurs en matière de Formation Musicale : comprendre la structure d'une musique, les éléments théoriques liés à la partition, reconnaître les intervalles, les rythmes, afin de pouvoir exprimer encore mieux les sentiments qu'ils inspirent… Nous espérons par nos explications de musiciennes aider les danseurs dans l'expression de leur art. » Il est impossible de résumer l’ensemble de ce qui est proposé : panorama des différents styles des différents pays, de la danse du moyen-âge à la danse moderne, toujours à partir de musiques qu’on peut maintenant écouter très facilement sur internet et de leurs partitions. Bref, ce sera une mine

Nous écrivions à propos du deuxième volume dans la lettre 52 d’octobre 2011 : « Ce deuxième volume est un outil de travail tout à fait remarquable. Il comprend les cours, les applications en autonomie et, dans un livret joint, les partitions des œuvres étudiées, pouvant servir de corrigé. Il y a bien sûr un mode d’emploi, sans oublier le CD, enregistré tout spécialement pour cet ouvrage ; celui-ci constitue une formation de l’oreille tout à fait remarquable (relevé de thème, de rythme, de basse et harmonie, dictées à parties manquantes) ainsi qu’une éducation à l’analyse musicale par l’écoute, la seule qui soit vraiment profitable. » Ce troisième volume reprend la même méthodologie et est en tous points aussi remarquable. Le travail est fouillé, le CD s’écoute simplement pour le plaisir… mais donnera lieu à des travaux d’écoute, d’analyse, de ce que les jazzmen appellent des « relevés » et que les musiciens « classiques » appellent des dictées musicales… Bref, au risque de nous répéter, un ensemble d’une très grande richesse.
Daniel Blackstone

Voilà une bien réjouissante « fantaisie pédagogique » ! Sur une idée et commande de Pierre Dausse – Conseiller Musique à L’inspection Académique du Lot et Garonne – ce spectacle a été écrit pour chœurs à 2 voix, piano/clavecin, quatuor à cordes et flûte, dans le but de faire connaître l’œuvre de JS Bach aux grands élèves des écoles primaires. Myrtille et Sébastien, deux enfants qui s’amusent à la magie, nous entraînent dans une courte histoire à la découverte de la musique de JS Bach sur laquelle a été écrite des paroles de manière à mémoriser plus facilement les extraits utilisés. De la toccata en ré mineur au duo de la Cantate Burlesque, l’auteur nous fait parcourir des thèmes connus ou moins connus du Cantor dans des versions tout à fait respectueuses de l’original. L’ensemble est coupé de parties parlées et peut être donné avec mise en scène ou en oratorio. Conçu pour des scolaires, il est également parfaitement adapté aux chorales des conservatoires et pourra permettre de familiariser les élèves à des œuvres auxquelles ils n’ont pas forcément spontanément accès. Comme le remarque l’auteur, l’exécution de cette œuvre pourra « s’intégrer dans un projet plus global autours de J.S. Bach : Autres extraits d’œuvres, lien avec la danse baroque, Bach avec le jazz (Jacques Loussier, Swingle singers, Édouard Ferlet), Cross Over type Lambarena, etc... ». Ajoutons qu’on peut utiliser la version piano-chant

Ce livre est destiné aux trois cycles de l’école élémentaire. On se reportera aux sites officiels pour comprendre cette notion de cycle. Disons simplement que ce livre est utilisable dès la maternelle et jusqu’en 6°. Marie-Alice Charritat nous offre un panorama très complet des activités possibles de façon très concrète mais en présentant toujours la raison de ce qu’elle propose, fidèle aux principes de Maurice Martenot dont elle indique le livre fondateur dans sa bibliographie : Principes fondamentaux de formation musicale et leur application (Editions Symétrie). L’introduction présente les bénéfices que l’enfant peut retirer de sa pratique musicale, bienfaits qui sont corroborés aujourd’hui par des études scientifiques : capacité de mémorisation, développement de la motricité, rapidité des réflexes, détente et aisance corporelle, élargissement de la culture générale. L’ensemble est présenté sous forme d’animations ou de jeux.

Cinq parties : l’écoute, le chant, le rythme, monter un spectacle, répertoire de chants, étude d’une œuvre (Peer Gynt). On sent combien ce livre a été conçu avec des enseignants de terrain. Nous ferons une mention particulière au répertoire de chansons, notamment la grande place accordée aux « répertoire traditionnel ». Et l’on sourit de voir dans ce

Il est inutile de rappeler les remarquables qualités de la collection d’analyses musicales réalisées par Anthony Girard chez Billaudot. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Dans l’introduction, l’auteur met en regard du Quintette n° 2 les mélodies des derniers opus, ce qui lui permet de mettre en perspective les éléments les plus saillants de l’évolution du langage de Fauré dans cette dernière période. Comme à l’accoutumée, le sommaire donne un aperçu méthodique de l’étude : « La mélodie : archaïsme et lyrisme », harmonie, rythme, textures : ambigüité et raffinement », « La forme : tradition, élan et générosité ». L’auteur met ainsi en valeur toute l’originalité de l’harmonie fauréenne, tout le raffinement d’une écriture toujours au service de l’émotion… On ne peut donc que recommander chaudement la lecture, et pourquoi pas, la méditation attentive ponctuée de l’écoute des œuvres analysées et bien sûr tout spécialement de ce si beau quintette. Ajoutons que les analyses d’Anthony Girard sont toujours d’un grand profit, non seulement pour l’intelligence, mais aussi pour le cœur.
Daniel Blackstone

 

 

Six vocalises, six chansons à rythmer, à danser et à chanter avec playbacks. Van de Velde : VV307.

L’ensemble de ce recueil accompagné d’un CD avec enregistrements et playbacks est à la fois délicat et sans prétention. Mais il rendra certainement beaucoup de services aux professeurs à cours d’idées pour développer les qualités vocales de leurs élèves. Et on n’a jamais trop d’idées pour ce genre de travail qui doit être à la fois répétitif… et le plus varié possible ! Les jeux sur les mots sont pleins d’humour et de fraicheur. De très précieux conseils de mise en œuvre sont donnés à la fin de ce recueil et permettront de tirer le meilleur profit des chansons et des playbacks. Il faut remarquer la délicatesse des harmonisations des vocalises et des chansons proposées : c’est une formation de l’oreille tout à fait remarquable.

Guillaume VAUTIER – Ingrid BELLOT : Station FM. Oraliser – Lire – Chanter. Formation Musicale 1er cycle, 1ère année. Volume 1. Delatour : DLT2188.

Quelle que soit la démarche utilisée par ailleurs, ce volume possède le grand mérite de se fixer pour objectif l’oralité : la musique s’exprime d’abord par le chant. Et ce n’est que dans la mesure où ce chant, extérieur et intérieur sera en place que le musicien deviendra un improvisateur et un interprète ou un… exécutant, au sens le plus trivial du terme. On appréciera notamment que dès le premier chant sur des « dos » soit proposé un accompagnement « dans le style de Schumann ». Il est piquant de constater (simple coïncidence ?) que par ailleurs cette première ligne correspond exactement par son rythme au début du chant pédagogique de Gabriel Pierné Sans tambour ni trompette. Ce n’est évidemment pas une critique mais plutôt un compliment… De leçon en leçon, les styles et les notions solfègiques se déroulent avec bonheur. Attendons la suite…

Chantal BOULAY – Dominique MILLET : A tempo. Cours complet de Formation Musicale. 9 A. 3e cycle. Ecrit. Billaudot : G9509B.

Voici donc la deuxième partie du 9ème volume de ce cours complet de Formation Musicale dont nous avons recensé la première partie en septembre 2015. Ce volume est consacré au commentaire d’écoute, à l’audition et à la théorie/analyse. Que dire sinon qu'on retrouve dans ce cahier la même densité et la même qualité que dans les précédents. Le répertoire est excellemment choisi. Nous ne saurions trop conseiller de regarder de près ce volume.

Olivier RIPOLI : Modes et gammes du monde. Introduction aux modes musicaux. 1 vol. 1 CD ROM. Billaudot : G7909B.

Ce copieux volume a dû représenter un immense travail. Que l’auteur en soit remercié : c’est un vrai monument qu’il nous offre, à la fois théorique et éminemment pratique. Bien sûr, l’auteur est parfaitement conscient des limites obligées de son travail : il a recensé pas moins de 2048 modes et a dû, de ce fait se limiter… Il y a cinq parties dans cet ouvrage, outre la préface et un mode d’emploi préliminaire du livre, du CD-ROM et de l’Abécédaire : 1 – le Mode d’emploi, 2 – les modes de référence, 3 – les systèmes modaux, – 4 – L’abécédaire des modes, qui permet de trouver à partir de ses notes, le mode qu’on recherche, 5 – les annexes qui ne comptent pas moins de trente pages. L’ensemble rend extrêmement clair un monde pour le moins compliqué et touffu. C’est un outil de travail indispensable, très pratique, et en plus passionnant…

Georges ESCOFFIER : Mise en voix des chœurs. 179 formulettes variées et vivantes pour développer la vigilance aux voyelles. Symétrie : ISMN 978-2-36485-048-4.

Diplômé de Sciences Po, sociologue, musicologue et… chef de chœur, l’auteur, plein d’humour, semble connaitre parfaitement l’angoisse existentielle du chef de chœur arrivant à sa répétition en se demandant comment il va pouvoir mettre en voix ses choristes sans tomber dans une routine qui rend cet exercice peu productif… Ces 179 formulettes sont non seulement un antidote à cette angoisse mais surtout un moyen de faire progresser le chœur notamment dans ce qui fait l’une des caractéristiques d’un grand chœur : la prononciation exacte des voyelles. Ce sera aussi l’occasion pour les chefs non seulement de renouveler leur répertoire de mise en voix mais de se lancer à leur tour dans la création de nouvelles formules. On ne peut que recommander chaudement cet ouvrage.

Michel LYSIGHT : La complainte des esclaves sur un texte d’Alain Van Kerckhoven pour chœur d’enfants à deux voix, 2 percussionnistes et 2 instruments ou piano. Moyen. Delatour : DLT2502.

Citons simplement la présentation : « Les esclaves de cette courte pièce humoristique sont bien entendu les jeunes choristes, suppliant leur chef de chœur de ne plus jamais leur donner à chanter de musique contemporaine. La musique est un clin d'œil pastichant les grands classiques, tout en conservant la touche personnelle du compositeur. » Nous ne prendrons pas partie dans cette querelle… La pièce est en tout cas bien réjouissante et l’interprétation de cette œuvre ne laissera certainement pas le public ni les choristes indifférents.