Max MÉREAUX : Marionnettes pour flûte à bec soprano à doigté baroque. Initiation aux micro-intervalles. Elémentaire. Lafitan : P.L.3239.

Mais oui, on peut faire des micro-intervalles volontairement à la flûte à bec ! Sortie de la catastrophique image donnée par sa pratique en milieu scolaire, la flûte à bec est un bel instrument avec lequel non seulement on peut jouer juste mais par lequel aussi on peut affiner son oreille et avois accès à des intervalles chers à la musique d’aujourd’hui. N’imaginons pas non plus qu’il s’agit d’exercices : Max Méreaux compose de la musique, tout simplement. A travers ces courtes pièces, il nous décrit les trois « types » récurrents du répertoire classique du Guignol lyonnais : Guignol, Gnafron et Madelon. Les micro-intervalles concourent ici à accentuer le caractère de chaque personnage et à l’expressivité du discours. Notons que l’auteur fournit une tablature proposée pour l’exécution des micro-intervalles utilisés. Redisons encore que ce moyen est utilisé pour faire de la vraie et bonne musique.

Elizabeth WEINZIERL – Edmund WÄCHTER : Romantic Hits pour deux flûtes. Facile. Bärenreiter : BA 10643.

« Ready to play », tel est le titre de cette collection tout à fait intéressante. Les dix-neuf petits duos qui nous sont proposés ici appartiennent tous au XIX° siècle. Beethoven, Schubert, Schumann, Mendelssohn, Chopin, Verdi et quelques autres y prennent place à travers certaines de leurs œuvres emblématiques. Les arrangements sont bien faits et respectent, en général l’harmonie originale pour autant que c’est possible. Au professeur de compléter ce travail par l’écoute – indispensable – des œuvres originales. Mais on ne peut que louer ce type de travail qui permet justement, une fois qu’on a travaillé les arrangements, de mieux écouter et pénétrer les œuvres originales. C’est un travail sérieux et fait avec goût.

Claude-Henry JOUBERT : Concerto « Les Fées » pour flûte et accompagnement de piano. Dédié à Rachel Goudard. Fin du 1er cycle. Lafitan : P.L.3130.

Commençons par le conseil avisé de l’auteur : « Il y a parfois des paroles écrites sous les parties de flûte et de piano. Qu’en faire ? Ce que l’on veut ! Les dire, les chanter, les faire dire, les écrire sur un tableau, les ignorer… ». Ce qui ne signifie pas qu’on peut faire n’importe quoi ! Mais veut dire que cette pièce peut être à l’origine de bien des réalisations, depuis l’exécution simple jusqu’à une mise en scène avec costumes… Cette histoire de fées est bien sympathique et amusante, en même temps qu’intéressante musicalement, mais avec Claude-Henry Joubert, cela va sans dire. On reconnaîtra au passage quelques thèmes connus, notamment celui du hibou Zarastrou… La fée Crabos est inquiétante à souhait. Quant à la fin de l’histoire, « la fin ne vous regarde pas ! ».

Alain FLAMME : L’Oiseau-Lyre pour flûte en ut et piano. Supérieur. Lafitan : P.L.3207.

oici un oiseau bien virevoltant et qui donnera un peu de fil à retordre à son interprète. Un rythme très caractéristique est soutenu par le piano qui joue ici un rôle de support de la carrure tout à fait indispensable tandis que l’oiseau-lyre donne libre cours à ses envolées… lyriques. L’ensemble est écrit dans un langage aussi aérien que poétique et vous emporte dans des rêves éthérés. Bref, il y a beaucoup de poésie et de charme dans cette pièce difficile mais très attachante.

George Philipp TELEMANN : SONATE pour flûte et basse continue, Tafelmusikik I, 5 (TWV 41 :h4) Wiener Urtext Edition, Schott/Universal Edition : UT 50416.

Editée d’après les sources par Jochen Reutter.  Notes sur l’interprétation, de Susanne Schrage.
Les quelques corrections utiles ont été établies d’après la comparaison entre les deux seules sources.
Dans ce genre d’édition (trilingue, comme de coutume chez Schott), ce n’est pas l’œuvre que nous découvrons, mais ce qui en est dit dans la préface et dans les « notes sur l’interprétation ».
La préface nous renseigne sur les « secrets de fabrication » de la Musique de Table, éditée en 1733, grâce à une souscription, (comme bien souvent à l’époque). Haendel fut d’ailleurs l’un des souscripteurs.

Peter GODEN : Schabbes Schabbes. Klezmer pour 3 clarinettes. Bärenreiter : BA 10635.

Ce volume rassemble onze mélodies Yiddish qui possèdent la touche mélancolique si typique de la musique klezmer. Elles sont ici enrichies par le charme spécifique d’un trio de clarinette ou chaque partie, assez facile, possède sa richesse mélodique et rythmique. Les interprètes les plus exercés pourront enrichir l’ensemble en l’ornementant ou en improvisant, à condition de rester dans le style tellement particulier de cette musique. Il y a dans ces trios beaucoup de plaisir en perspective et une excellente introduction à la musique d’ensemble.

Jacques LESBURGUERES : Une flûte itinérante, pour flûte et accompagnement de CD. Lemoine : HL 29304.

Ce recueil de six courtes pièces est original par sa diversité de styles et par l’accompagnement d’un CD.
Dans la première pièce seulement, pièce aux couleurs indiennes « Devil’s Dance », les interventions de cloches tubulaires, sitar, tabla, autres flûtes sont indiquées. La deuxième pièce « Marine », plus classique d’écriture, mélodiquement et rythmiquement, est plus simple. L’accompagnement comprend un cor anglais, une harpe, un glockenspiel et une contrebasse. « Fleur de jasmin », accompagnée de harpe et de percussions s’inspire incontestablement de Ravel. On y retrouve l’« Impératrice des pagodes » de « Ma mère l’oye » avec ses doubles croches aigües et précipitées en mode pentatonique. C’est toute la savane que l’on imagine dans « Africa Jingle », grâce aux percussions africaines. « Rue Montmartre » est moins bien réussie, jouée avec un quatuor à cordes, une harpe et un glockenspiel. Jeu de mot pour le titre de la

 

. Pièce pour cinq flûtes à bec alto et une flûte à bec basse (ou six flûtes à bec alto). Santilly, Édition Les Escholiers (17, rue du Bois, 28310 SANTILLY, ou ), E.S.G 2016 CN-GM. 5 p. et parties séparées (flûte à bec alto 1 (2 p.) – flûtes à bec altos 2, 3, 4, 5, 6 (respectivement 1 p.), flûte à bec basse (1 p.), avec CD.

À la fois amusante, originale et didactique, cette Valse rengaine se démarque des œuvres de la Renaissance. En fait, les flûtes à bec rendent à merveille les sonorités de l’orgue de Barbarie. La visée pédagogique est indéniable : les élèves seront familiarisés avec le tempo de la Valse et devront respecter les contretemps, toutefois sans masquer la mélodie répétitive et lancinante de la rengaine. Cette œuvre est écrite pour 5 flûtes à bec alto et une flûte à bec basse (ou 6 flûtes à bec alto). Elle transmet aux interprètes et auditeurs la naïveté et le charme rustique de l’orgue de Barbarie, comme on en trouve sur les manèges d’enfants. Après la maîtrise des difficultés rythmiques : divertissement assuré en parfaite adéquation entre titre et résultat sonore.

Alexandre FLENGHI : L’histoire de Poucette pour flûte et piano. Assez facile. Delatour : DLT2712.

Cette Poucette-là n’a rien à voir avec Michel Serres mais nous replonge au contraire dans les contes de notre enfance. Des péripéties nous conduiront, à travers cinq épisodes, de la naissance au mariage. Le tout est écrit avec beaucoup de grâce et de fraîcheur dans un langage qui fait penser au meilleur de l’école française. Les techniques « contemporaines » ne sont là que pour illustrer le récit. Bref, c’est à un fort agréable bain de jouvence que nous invitent l’auteur et ses interprètes. On pourrait même imaginer, pour une audition, une discrète mise en scène. C’est en tout cas vraiment délicieux.

Romain DUMAS : Du côté de chez… pour flûte et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3074.

Il y a deux parties dans cette pièce : d’abord un « moderato avec expression » puis un « Allegro staccato ». La caractéristique la plus intéressante de cette œuvre est qu’il s’agit d’une véritable sonate et que le piano ne joue pas le rôle d’accompagnateur mais de partenaire. Il y a de nombreux échanges entre flûte et piano, des contrechants, bref il s’agit vraiment de musique de chambre. C’est donc une pièce intéressante à la fois pour le travail qu’elle permet et pour son charme indéniable. Quant à son style, il correspond bien au titre.

Arletta ELSAYARY : Les rêves de Julie pour flûte et piano. Débutant. Lafitan. P.L.3046.

Avec Arletta Elsayary, ces rêves ne peuvent être que charmants ! Non seulement ils le sont, mais ils sont également plein de poésie et de fantaisie. Notre jeune flûtiste devra, pour en rendre toute la finesse, maîtriser parfaitement son articulation. Il en sera de même de son pianiste qui devra reproduire soigneusement les mêmes articulations quand le thème passe entre ses mains. Il n’est pas si facile d’écrire des pièces pour débutant et celle-ci est une réussite.

 Historiette

Max MÉREAUX : Historiette pour flûte à bec soprano et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3035.

Voici que Max Méreaux nous raconte une nouvelle historiette qu'Aspasie ne pouvait pas connaître ! C'est une bien charmante et primesautière pièce construite sur un rythme joyeux. Piano et flûte se livrent à de petits contrepoints. La flûte se lance même dans une brillante cadence. L'ensemble est bien agréable à écouter autant qu'à interpréter.

 

Passatempo

Pascal PROUST : Passatempo pour 3 flûtes et piano. 2ème-3ème cycle. Sempre più : SP0210.

Construite sur un rythme obstiné, cette pièce haletante devrait connaître un franc succès auprès des flûtistes un peu avancés. Le pianiste n'est pas en reste : bien loin d'être seulement un accompagnateur, il prend une part active au concert. L'ensemble est varié, coloré, même si s'en dégage un brin de nostalgie. C'est de la très bonne musique !

 

 Két Tánc

Ivan BOUMANS : Két Tánc pour flûte et piano. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0207.

Il s'agit d'une commande de l'Union Grand-Duc Adolphe, fédération nationale de musique du Luxembourg pour le Concours Luxembourgeois et Européen pour Jeunes Solistes 2008. Une première pièce, Elégie, se déroule dans des mesures diverses qui donnent une impression de liberté du rythme et du discours. La deuxième pièce, intitulée Néptáne, est un Allegro molto endiablé et très rythmé dans un dialogue constant avec le piano.

 

Anecdotes

Marc LYS : Anecdotes pour hautbois et piano. 2ème cycle. Sempre più : SP0212.

Ces charmantes anecdotes sont au nombre de deux : la première possède une nonchalance un peu mélancolique avec, au centre, un passage plus impétueux. La deuxième est une valse d'abord assez sage puis de plus en plus tourmentée. L'ensemble est fort agréable et dans un discours harmonique plein de délicatesse.

 Chanson pour Suzon

Michel CHEBROU : Chanson pour Suzon pour flûte et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3053.

Cette jolie petite chanson se déroule selon le schéma refrain – couplet – refrain, le couplet étant au ton de la dominante. Si la partie de piano n'est pas écrite pour un débutant, elle n'est cependant pas très difficile. Il faudra que le jeune pianiste maîtrise à la main droite les arpèges continus de l'accompagnement. Le tout est fort agréable à entendre.

Jaïza

Jean-François PAULÉAT : Jaïza pour hautbois et piano. Facile. Delatour : DLT2629.

Cette très agréable pièce dans le style « jazz » demande un pianiste aguerri mais est destinée à un hautboïste sinon débutant, en tout cas de petit niveau… du moins en instrument, car il vaudra mieux qu'il ait le sens du rythme ! On peut écouter l'intégralité de la pièce sur le site de l'éditeur.

Musique des Balkans

Gjovalin NONAJ : Musique des Balkans pour flûte. Lemoine : HL 29248.

Outre les pièces pour flûte seule, le recueil contient également une Rhapsodie instrumentale balkanique pour deux flûtes. Issu d'une famille de chanteurs et musiciens traditionnels, l'auteur, albanais, nous propose une série de compositions originales qui, par leur richesse mélodique et rythmique ainsi que par leur caractère souvent nostalgique, nous restituent l'ambiance de cette musique des Balkans. Les mesures, parfois à 7/8 ou 7/16, nous introduisent dans un monde rythmique dépaysant mais plein de charme.

 

 Rhapsodie balkanique

Colombe ARNULF-KEMPCKE : Rhapsodie balkanique n° 1 pour flûte et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.3072.Il n'est pas sûr que les origines bourguignonnes de cette jeune compositrice et interprète la prédestinait à écrire une Rhapsodie balkanique, et pourtant, il faut bien reconnaître que cette œuvre est particulièrement réussie. Peut-être l'auteur est-elle en osmose avec cette musique des Balkans comme Ravel l'était avec la musique espagnole… Toujours est-il que cette Rhapsodie balkanique n°1, pour flûte et orchestre à cordes, éditée ici dans sa version flûte et piano est tout à fait imprégnée de l'ambiance des danses de ce pays et nous y transporte immédiatement. Cette œuvre devrait faire le bonheur des jeunes – et moins jeunes – flûtistes et de leurs auditeurs.

 

 

 Le pinceau d'Eugène.

Claude-Henry JOUBERT : Le pinceau d'Eugène. Une enquête du commissaire Léonard pour flûte avec accompagnement du professeur de flûte. Fin du 1er cycle. Lafitan : P.L. 2978.

Voici donc une de ces délectables enquêtes du commissaire Léonard dont C.-H. Joubert a le secret. Il y aura, comme d'habitude, autant de travail pour le professeur que pour l'élève, mais un travail ô combien fructueux… Outre la découverte des peintres Eugène Boudin et et Eugène Delacroix réunis en la personne

Le petit Éléphant en ville

Jean-François PAILLER : Le petit Éléphant en ville  pour flûte et piano. Débutant. Delatour : DLT2621.

Il n'y a rien de maladroit ou d'un peu pataud dans la promenade à travers la ville de ce charmant pachyderme. On pourra s'en persuader en allant écouter sur le site de l'éditeur ou sur Youtube cette charmante pièce (https://www.youtube.com/watch?v=zNOTsuVQpgI ). Le côté primesautier de certains passages dans la rue, avec les arrêts aux feux tricolores ne masque pas, cependant une certaine mélancolie. Nostalgie de sa forêt natale ? Bref, l'ensemble est tout à fait séduisant et original Cet éléphanteau devrait faire le bonheur de ses interprètes.

 

 

Gualtiero DAZZI : Trio de flûtes.

Commande du Trio d'Argent. Dhalmann : FD0706.