Lieder

SCHUBERT : Lieder  volume 6. Urtext Bärenreiter : BA 9106 (voix haute), BA 9126 (voix moyenne), BA 9146 (voix basse).

Continuant la nouvelle édition Urtext des lieder de Schubert, Walther Dürr publie ici les lieder composés entre l’automne 1814 et le printemps 1815. Comme toujours, la préface et les notes critiques sont extrêmement précieuses pour la connaissance des œuvres et les conditions de leur édition ainsi que pour leur exécution.

Samson HW 57.

George Friedrich Händel : Samson HW 57.  Chant et réduction pour piano. Bärenreiter : BA 4999-90.

C’est immédiatement après l’achèvement du Messie qu’Haendel composa Samson. Ce fut immédiatement un grand succès dû en partie sans doute à la renommée du personnage de Samson. Cette nouvelle édition présente pour la première fois le texte intégral de la musique, permettant en particulier d’interpréter cette œuvre dans la version originale de 1741. Préface et tables de correspondances entre les versions font de cet ouvrage un remarquable outil de travail autant pour les musicologues que pour les interprètes.

 

Il est bel et bon.

Hervé MAGNAN : De tout chœur, vol. 3. I vol. 1 CD.  Pierre Passereau : Il est bel et bon.  Johannes Brahms : Waldesnacht.  Igor Stravinsky : Ave Maria.  Billaudot : G 8646 B.

Voilà un ouvrage utile autant pour le chef de chœur que pour le professeur de Formation musicale ou le choriste… Trois œuvres très différentes présentées, commentées, analysées de façon pratique : tout y est étudié y compris la prononciation et la manière de monter ces pièces de façon intelligente et efficace. Le CD est à l’avenant : chaque œuvre y est remarquablement enregistrée en version finale. Mais de nombreuses plages constituent un outil de travail et de mise en place tout à fait remarquable. La partition est séparée du volume et permet donc l’utilisation en répétition ou en concert. Est-il utile de préciser que l’auteur est chef de chœur…

Nouvelles histoires naturelles.

runo ROSSIGNOL : Nouvelles histoires naturelles.  Textes de Jules Renard. Chant et piano. Delatour : DLT1893.

Attention, la couverture porte « pour soprano et piano ». En fait, trois de ces mélodies sont pour soprano, la quatrième est pour baryton et la dernière pour mezzo-soprano. La musique est pleine d’esprit et de charme comme il sied à ces textes. Si la référence à Ravel est incontournable, l’auteur a su exprimer dans son style propre l’ironie, le mordant et la légèreté de ces poèmes. Une œuvre à déguster !

 

Quatre ballades.

Noël LEE : Quatre ballades. Cycle sur des poèmes de Catherine Pozzi pour soprano dramatique et piano. 1 vol. 1 CD. Delatour : DLT1911.

Voici une production du plus grand intérêt puisque le CD a été enregistré par Marie-Thérèse Keller avec Noël Lee lui-même au piano en 1997. Nous laisserons intégralement la parole au compositeur pour présenter son œuvre : « Les quatre chants de ce cycle composés en 1956 et réunis sous le titre « Quatre ballades », sont un hommage à quatre cantatrices pour qui j’avais une grande admiration : Magda Laszlo, que je n’ai pas connue mais qui m’avait bouleversé lors d’un concert en Angleterre, Marya Freund, un rayonnant professeur de chant à Paris dans les années 1950 d’origine polonaise, puis

Passions-Cantate

Theodor FRÖHLICH (1803-1836) : Passions-Cantate  pour chœur mixte, solistes & orchestre. Partition chant & piano. Révision : Didier Godel. Cantate Domino (www.schola-editions.com) : CD 1193.  21 x 29,5 cm,  90 p.

De Theodor Fröhlich, compositeur argovien, voici la première édition, pour chant & piano, d’un manuscrit autographe conservé à la bibliothèque de l’Université de Bâle.  L’ouvrage fut créé, sous cette forme, le Vendredi-Saint 1er avril 1831, puis orchestré par le compositeur, en juin de la même année.  Il comporte 21 numéros : Ouverture / Chœurs d’hommes, de femmes ou mixtes / Arias de soprano, ténor & basse /  Duo (alto-ténor) / Récitatifs / Chorals. 

Stabat Mater

Emanuele d’ASTORGA (1680-ca 1757) : Stabat Mater  pour soli, chœur mixte, orchestre à cordes et B. C.  Partition chant & piano.  Cantate Domino (www.schola-editions.com) : CD 1195.  21 x 29,5 cm,  48 p.

Cette partition de la seule œuvre religieuse du compositeur sicilien s’inspire aussi bien de la réduction pour piano & chant naguère réalisée par Robert Franz que du manuscrit « Egerton » (Ms 2458) de la British Library, à Londres. L’œuvre comporte 9 numéros : chœurs, arias (SATB), duos (soprano-alto & alto-ténor).

Chatakopéranvalnotsu !

ean-Marie RENS : Chatakopéranvalnotsu !  Deux « chansons » pour chœur mixte & soprano solo sur des textes d’Arnould Massart.   Delatour : DLT1924.

Voilà deux pièces savoureuses écrites dans un langage plus ou moins tonal et un texte écrit dans une langue faite de mots inventés et d’onomatopées.  Il s’agit bien de « chansons » par le lyrisme qui s’en dégage, mais aussi de jeux de rythmes et de timbres tout à fait passionnants. Il y faudra un chœur exercé ; les parties sont souvent divisées et l’intonation n’est pas toujours facile, loin s’en faut.  Mais le plaisir sera au rendez-vous.

Lieder

Franz SCHUBERT : Lieder  Volume 5.  Bärenreiter Urtext : BA 9125.

Les éditions Bärenreiter poursuivent la publication intégrale des lieder de Schubert.  Ce volume 5 contient l’ensemble des lieder écrits entre 1811 et 1814.  En plus de la préface présentant l’ensemble des pièces et de copieuses notes éditoriales, cette édition contient le texte de chaque lied et sa traduction en anglais (non destinée à être chantée).  On appréciera la lisibilité de cette édition ainsi que le soin apporté par Walter Dürr à sa réalisation.  

Vocales d’aujourd’hui.

Divers auteurs : Vocales d’aujourd’hui.  Édition conçue, préparée et coordonnée par Jean-Christophe Dijoux & Paolo Zelda.  1 CD.  Billaudot : G 8848 B.

 

Voici un ouvrage fondamental pour permettre aux élèves chanteurs (et même aux chanteurs, tout simplement) d’aborder sans peur le répertoire contemporain.  Outre présentation et explication, chaque œuvre est précédée d’une copieuse notice qui permet à la fois de la comprendre et de l’interpréter. Le CD contient à la fois l’enregistrement intégral des œuvres et le play-back. Tout cela permettra de découvrir combien il n’y a pas une musique contemporaine mais des styles et des compositeurs aussi divers qu’Isabelle Aboulker, Guillaume Connesson, Betsy Jolas… Ce panorama, remarquablement interprété sur le CD, devrait faire cesser bien des réticences en ce qui concerne les musiques d’aujourd’hui.

 

Trois leçons de Ténèbres

François COUPERIN : Trois leçons de Ténèbres à une & deux voix pour le Mercredi saint.  Réalisation de la basse continue par Odile Pierre.  Delatour : DLT0475.

Est-il utile de rappeler qu’il s’agit de lectures (chantées) des Lamentations, texte biblique autrefois attribué à Jérémie qui figurent dans ces très beaux offices appelés Ténèbres qui scandent la Semaine sainte ?  Leur chant en grégorien est poignant. Il se trouve en écho dans les vocalises des lettres hébraïques qui introduisent les différents versets. À partir du XVIe siècle, ces « leçons » donnent lieu à de nombreuses compositions. C’est avec grand plaisir qu’on trouve ici celles de Couperin avec une réalisation d’un goût parfait.

Il pleure dans mon cœur

Pascal JUGY : Il pleure dans mon cœur  pour chœur à 4 voix mixtes & piano.  Poème de Paul Verlaine.  Lafitan : P.L.2119.

 

Pascal Jugy, qui a travaillé à l’Ircam mais aussi avec François Rauber, nous offre ici une musique qu’il dit lui-même « de style néo-romantique » qui convient à merveille au texte de Verlaine.  Sans être facile, ce chœur est abordable par toute chorale d’amateurs un peu experte.  Beaucoup de charme s’en dégage, comme d’une chanson populaire fredonnée à mi-voix.

 

Exercices de chant pour les nuls.

Éléonore JOST & Vincent BONZOM : Exercices de chant pour les nuls.  First Éditions (www.pourlesnuls.fr).  22,5 x 27,5 cm, 240 p. Avec CD.  19,90 €.

 

Voilà qui devrait permettre à tout un chacun - serait-il peu versé dans la chose - de « se préparer pour bien chanter », de « trouver la bonne respiration », de « déchiffrer et construire une mélodie », de « développer (son) agilité », de « chanter dans plusieurs langues », de « maîtriser l’improvisation » et… « bien plus

Sing Movie Classics.

Carsten GERLITZ (Arrangements de) : Sing Movie Classics.  11 célèbres mélodies de films.  Schott (www.schott-music.com) : ED 20908.  CD inclus.

 

Titre des films dont sont extraites ces onze célèbres mélodies : Titanic / An Officer and a Gentleman / The Lion King / Stand by me / The wizard of Oz / The Fabulous Baker Boys / Ray / For your eyes only / The Rose / SisterAct / CasablancaLe conducteur comporte les mélodies, avec paroles originales,

Quartetto per archi n°3

Krzysztof PENDERECKI (°1933) : Quartetto per archi n°3.  28 p. (conducteur).  Schott : ED 21011.

 

D’une durée d’environ 15’, ce Quatuor a été créé par le Shanghai Quartet, lors du Festival Penderecki, à Varsovie, le 21 novembre 2008.  En un seul mouvement, il comporte moult changements de climats :  Grave, Vivace, Tempo di valse, Pesante, Adagio, Agitato…   Conducteur + parties séparées.

 

Leonard BERNSTEIN : I hate Music !  A cycle of 5 kid songs.  Pour voix élevée.  Boosey & Hawkes (www.boosey.com) : BH 93425.

 

« Ces cinq mélodies (My name is Barbara / Jupiter has seven moons / I hate music / A big Indian & a little Indian / I’m a person too) doivent être chantées avec naturel, sans timidité ni fioritures », demandait le compositeur.  Recommandations que Jennie Tourel, créatrice du cycle, puis Barbra Streisand ne manquèrent naturellement pas d’observer…  Jouissif !

 

Emmanuel NORMAND (1971) : Déploration, pour soprano solo, mezzo-soprano solo & chœur mixte à 6 parties (SMATBB).  Symétrie (tél. : 04 78 29 52 14.  www.symetrie.com) : 2008.  26 p.  15 €.

 

Écrite à la mémoire du compositeur Laurent Galmiche, cette poignante pièce a cappella nécessite des solistes de haute volée, cependant que les parties de chœur sont, en revanche, accessibles à tout ensemble vocal.

 

Michel KEUSTERMANS : Au château de Beaufortpour chœur mixte (SATB) a cappella. Delatour : DLT1906.

 

La chanson d’origine est-elle belge ou originaire du Bas-Berry, comme d’autres sources semblent le suggérer ? Peu importe : la mélodie est jolie, l’harmonisation très agréable et pas très difficile, et la morale est sauve. Que demander de plus ?

 

 

 

 Dichterliebe

SCHUMANN : Dichterliebe op. 48.  Édité par Hansjörg Ewert.  « Bärenreiter Urtext », Bärenreiter : BA 7851.

 

Ici encore, ce n’est pas seulement d’une simple amélioration de la présentation de ce cycle universellement connu dont il s’agit mais d’une présentation critique contenant en appendice quatre Lieder (op. 127, 2, op. 142, 2, op. 127, 3 et op. 142, 4).  On comprendra leur présence en lisant la passionnante préface qui ouvre cette partition et que tout interprète de ce cycle se doit de connaître.

 

Chants tsiganes de Roumanie

Victor Alexandre STOICHIŢĂ : Chants tsiganes de Roumanie.  Pour chanter ensemble de 8 à 14 ans.  « Traditions chantées », Les Éditions de la Cité de la musique (www.citedelamusique.fr).  20 x 27 cm, 80 p., ill. n&b et couleurs, ex. mus.  27 €.Anthropologue et musicien, Victor Alexandre Stoichiţă nous présente ici 8 chants tsiganes, traduits & transcrits à partir d’enregistrements réalisés dans différents villages de Roumanie.  Le peuple tsigane : Repères sur son histoire (Routes de la migration/ Tsiganes & identités nationales, en Europe, Roumanie, France/ Linguistique) / Sa musique (Musique tsigane ou Tsiganes

Gérard HILPIPRE : Am Anfang… Cantate pour voix de basse, chœur mixte & orgue. Compositeurs alsaciens, vol. 28.  Delatour : DLT0808.

« Au commencement… ». C’est bien sûr le début de la Genèse qui constitue le texte de cette cantate qui se termine paisiblement sur la phrase : « …et Il vit que cela était bon ! ».  Il s’agit d’une œuvre ambitieuse qui ne dure pas moins d’une demi-heure et évoque de façon grandiose les différents aspects de la création.  Œuvre difficile et sans concession mais bâtie comme une cathédrale.

 

 Natural Hertz

Davide PERRONE : Natural Hertzpour soprano, piano & bande.  Avec CD. Delatour : DLT1846.

 

On peut regretter que le sous-titre : « sur un poème de Charles Baudelaire » ne figure pas sur la couverture.  Cette œuvre est en effet inspirée par le poème « Correspondance » des Fleurs du mal.  Le CD remplace désormais, de façon bien pratique, la « bande » annoncée.  Celle-ci nous plonge, d’un bout à l’autre de l’œuvre, dans une ambiance d’eau, de nature, de chants d’oiseaux.  Après trente-deux secondes, l’auteur lit les deux premiers vers du poème puis laisse place à la musique, qui se déploie dans un univers pseudo-tonal où la soprane chante l’intégralité du poème.