Ces recueils sont conçus comme un accompagnement de la méthode Sassmannshaus d’alto, mais ont bien sûr leur intérêt en dehors de cet usage. Il s’agit d’arrangements soigneusement réalisés. Les parties d’accompagnement de piano sont très faciles et peuvent être confiées sans difficulté à des élèves. La partie d’alto comporte les indications de coup d’archet indispensables. La version pour deux altos est réalisée avec le même soin. L’ensemble pourra donc rendre de grands services aux professeurs et ces mélodies sans prétentions et, pour certaines, connues, seront très agréables à jouer.
Daniel Blackstone

Né en 1947 à la Baule, Loïc Mallié a une importante activité de compositeur (œuvres pour piano, orgue, musique de chambre, chœurs et orchestre). Altissimo a été écrite en l’honneur du grand altiste Karsten Dobers. C’est une pièce virtuose dans un style improvisé « lent, sans mesure », utilisant l’écriture contemporaine pour mettre en valeur des sentiments spontanés comme « emporté, ému et sensible, haletant » etc... Elle mêle couleurs de timbres, chromatismes, rapidité des doigts, accords et jeux de rythmes. Seul un altiste confirmé pourra exécuter une pièce de ce genre pour en extraire toute la subtilité expressive.
Lionel Fraschini

S’agit-il de l’arbuste ou du prénom féminin ? Peu importe. La fraicheur du propos vaut pour l’un et l’autre cas. La première partie, un modérato, déroule en sol majeur une jolie mélodie. Le piano s’y livre à un contre point qui obligera nos deux interprètes à une grande écoute mutuelle. La deuxième partie, allegretto, est à 6/8. C’est une danse légère qui ondule avec grâce, l’alto ponctuant parfois la partie de piano par des pizzicati. Le tout se termine avec brio et fortissimo. L’intérêt de cette pièce réside en particulier dans les différents paysages sonores qu’elle parcourt. Il y a de quoi donner aux interprètes l’occasion de montrer les diverses facettes de leur talent.
Daniel Blackstone

Il semble qu’il s’agisse de la transcription d’une œuvre de 1922 portant le même titre et écrite pour voix unies et piano ou orchestre à cordes sur un texte de Mary Howitt. L’ensemble est écrit sous la forme ABA. Le style est lyrique et frais comme le printemps, ce qui n’empêche pas des envolées plus marquées. Le retour du thème initial se fait à l’identique pour aboutir à une coda pianissimo. C’est une fort jolie pièce qui permettra à l’altiste de montrer tout son sens de la mélodie et du phrasé. Le pianiste n’est pas seulement un accompagnateur, il est un véritable partenaire pour un discours plein de délicatesse et de charme.

Cette série de quatre pièces s’adresse au quatre premières années d’instrument. Chacune peut être mise en scène, et surtout cela peut constituer un mini-spectacle pour une classe d’instrument. Mieux, on peut inviter les amis des autres classes, car six versions de ces westerns existent dans la même tonalité pour violon, violoncelle, flûte, hautbois et clarinette. Ce premier volet, s’il est à l’aune des capacités d’un instrumentiste de première année, n’en est pas moins aussi varié que plaisant. L’attaque de la diligence se fait à un rythme endiablé. Un récitant sera le bienvenu. Bref, cela montre – mais est-il besoin de le préciser – qu’avec un tout petit niveau d’instrument, on peut faire de la bonne musique…

 

II – Bison Jack. Deuxième année. SP0247.

Cette fois-ci, nous voici transportés dans un saloon pour une histoire aux multiples rebondissements. Le pauvre Bison Jack est accusé à tort par le méchant Benny Coyote, mais grâce à la belle Emma, tout finira bien et Bison Jack ne sera pas pendu. Les différentes scènes sont rendues avec beaucoup de vivacité. Ajoutons que l’accompagnement fait la part belle aux effets imitatifs et surtout aux grilles classiques du jazz, ce qui

Rose-Marie JOUGLA : Duocordes. 15 duos faciles pour altos. Facile. Delatour : DLT0901.

Ces quinze duos sont la réplique exacte des quinze duos pour violon recensés ci-dessus, mais adaptés à la différence d’accord des instruments. On se reportera donc pour le commentaire à la rubrique précédente.

Rose-Marie JOUGLA : Jazzy le coyote pour alto et piano. Très facile. Delatour : DLT0465.

Cette pièce en forme de marche évoque celle du coyote. Le piano accompagne cette marche par des accords répétés qui scandent toute l’oeuvre. L’ensemble est martial mais expressif : il faudra respecter les nuances, crescendos et décrescendos, ainsi que les ralentis et les rubatos qui concourent à l’expressivité de la pièce qu’il faudra veiller à ne pas transformer en marche militaire. Sans doute ne sera-t-il pas inutile de rappeler aux interprètes ce qu’est réellement un coyote…

Rose-Marie JOUGLA : Lutin malicieux pour alto et piano. Assez facile. Delatour : DLT0860.

Malicieux, il l’est vraiment ce lutin qui n’arrête pas de sautiller ou de se lancer dans des suites de gammes montantes et descendantes suivies d’arpèges… bref, cette oeuvre permet un véritable travail technique, mais en situation dans une partition pleine de charme mutin. La partie de piano est intéressante et donne vraiment la réplique à la partie d’alto. Coups d’archet et doigtés sont laissés à l’appréciation du professeur… et de l’élève ! Cette « pièce de genre » fait évidemment penser – en plus facile ! – à la Danse des lutins de Bazzini à ceci près que la partie de piano n’est pas seulement décorative… Qui s’en plaindrait ? Elle pourra constituer, en tout cas, une « pièce de bravoure » pour les deux interprètes.

Pascal SAINT-LEGER Jean-Noël GARDE : Esquissette pour alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3179.

Il est toujours difficile d’écrire pour les débutants, et cette petite pièce est très réussie : la simplicité n’empêche pas le charme. Bien sûr, la partie de piano n’est pas pour débutant mais n’est pas non plus d’une grande difficulté. Alto et piano dialoguent vraiment et chacun tient sa place dans le discours. A une première partie en sol Majeur succède une partie au ton de la sous dominante puis on termine par un retour à la mélodie initiale et au ton principal. Nul doute que les deux interprètes trouveront beaucoup de plaisir à interpréter cette jolie pièce.

Rose-Marie JOUGLA : Songe sous les étoiles, pour alto et piano

De couleur « jazzy » de par les harmonies de l’accompagnement (de moyenne difficulté), cette courte pièce en un seul mouvement permet dans sa première partie de travailler le legato et l’expression. La deuxième partie au tempo plus rapide propose, pour la recherche de la régularité, l’enchaînement de différentes formules en doubles croches (doubles broderies, notes pivots) et le travail du staccato. La dernière partie rappelle le premier thème sur A proposer en début de second cycle.

Claude-Henry JOUBERT : Douze études de concert pour alto seul. 3ème cycle. Sempre più : SP0243.

Claude-Henry Joubert n’a pas oublié que parmi ses nombreux prix se trouve celui d’alto. Les études qu’il nous propose ici sont à la fois le produit de sa connaissance de l’instrument et de son immense talent de compositeur. Si ce sont bien des études destinées à faire progresser la technique de l’instrumentiste, ce sont aussi des ambiances musicales indiquées par un titre, ou des références à des « incontournables » : la première étude est un arrangement du premier prélude du Clavier bien tempéré, la huitième, des variations sur le Carnaval de Venise, la douzième des variations sur le thème du 24ème caprice de Paganini. Bref, l’auteur nous prouve, s’il en était besoin, que virtuosité et musique peuvent faire bon ménage

Yves BOUILLOT : Chant et danse. Pièce en deux mouvements pour alto et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2973.

Le « Chant » fait penser à une marche solennelle bien classique mais en fait non dépourvue de surprises, par les harmonies qui l’accompagnent et par la modulation subite en pizzicati qui la coupe soudain. Quant à la deuxième pièce, elle a des allures de danse paysanne ou de danse populaire mais elle non plus n’est pas sans surprises et comporte notamment quelques hémioles. La partie de piano, si elle peut être jouée facilement par un élève, le sera plus aisément par un pianiste de second cycle. L’ensemble est en tout cas fort plaisant.

 

César FRANCK : Sonate arrangée pour piano et alto. Urtext. Bärenreiter : BA10918.

En même temps que l’original pour violon, les éditions Bärenreiter publient les versions pour alto et violoncelle de cette célèbre sonate. On y retrouve la préface de l’édition pour violon ainsi que l’historique de la version pour alto, sur laquelle on sait peu de chose. La partie de piano est identique à celle de l’original pour violon. L’arrangement de Douglas Woodfull-Harris s’inspire très largement de la transcription pour violoncelle et piano mais, en raison de la tessiture de l’alto, reste plus proche de l’original.

Matthieu STEFANELLI : Praeludium et Organum pour alto solo (ou violoncelle). Difficile. Delatour : DLT2698.

Ce court diptyque est écrit primitivement pour alto mais c’est la version pour violoncelle qui fut créée la première le 17 août 2014 au Festival des Chapelles de l’île de Groix. C’est d’ailleurs l’écoute de musiques polyphoniques de la Renaissance qui inspira le compositeur. Le Preludium, sur la corde de la, est écrit dans cet esprit, ainsi que l’Organum. La partition contient les deux versions avec leurs doigtés propres.

 Romance sans paroles

Félix MENDELSSOHN : Romance sans paroles n° 1 op. 19. Transcription pour alto et piano de François MÉREAUX. Préparatoire. Lafitan : P.L.3040.

Ces œuvres de Mendelssohn ont été bien souvent transcrites, notamment la célèbre « Chanson de printemps ». Celle-ci est également très connue. La transcription a donné lieu à une transposition. Sinon, l'ensemble est très fidèle à l'original et on ne peut que se réjouir du fait que les altistes puissent ainsi découvrir une si belle œuvre. Et puis ce sera sans doute l'occasion de leur faire découvrir l'original… et les autres Romances sans paroles.

 

 Six esquisses pour alto seul

Paul COLLIN : Six esquisses pour alto seul. 3ème cycle. Sempre più : SP0233.

Ces six courtes pièces possèdent chacune leur caractère propre. On peut parler de six petits tableaux très variés, pleins de vigueur autant rythmique que mélodique. Elles sont faites pour être enchainées.

 Le spiccato dans les traits d'orchestre pour alto

Jacques BORSQARELLO – Laurent VERNEY : Le spiccato dans les traits d'orchestre pour alto. Troisième cycle. Sempre più : SP0193.

Dans leur préface, les auteurs expliquent comment cette technique spécifique de coup d'archet s'est perfectionnée à partir du célèbre altiste et pédagogue français Maurice Vieux en se transmettant notamment par Serge Collot. Ce volume regroupe donc dix-neuf traits d'orchestre, de Mozart à Prokofiev, qui permettent aux altistes de travailler et d'améliorer ce coup d'archet indispensable pour l'interprétation des œuvres du répertoire.

 Sonatina III.

Ignace PLEYEL ( : Sonatina III.  Transcription pour alto et piano de François Méreaux. Elémentaire. Lafitan : P.L.2778.

Les musicologues s'intéresseront aux sources de cette transcription. Disons tout simplement qu'elle est très bien faite et constitue ainsi une véritable petite sonate pour alto et piano où chaque instrument joue son rôle. La partie de piano peut également convenir à un pianiste de niveau élémentaire ou moyen. C'est de la très agréable et très bonne musique.

 

Albert ROSS : Petit concerto

op. 6 pour violon et piano. Transcrit pour alto. Révision : Frédérick Forti. Combre : CO 6798.

On se reportera à la recension ci-dessus de l'œuvre pour violon.

Rezsö SUGÁR : Concertino

pour violon et piano. Transcription pour alto par Frédérick Forti. Préparatoire. Combre : CO 6799.

Cette œuvre d'un compositeur hongrois élève de Kodaly est tout à fait intéressante par la couleur typique qui s'en dégage, même s'il ne s'agit pas, bien entendu de folklore. On peut entendre, jouée par un élève, la version pour violon sur YouTube. Cette version pour alto est, transposée une quinte plus bas, la réplique fidèle de la version pour violon.

Laurent COULOMB : Amara  pour alto et piano. Assez facile. Delatour : DLT2578.

rès conforme à son titre, tiré du latin qui signifie « amertume », cette pièce entend illustrer la phrase de Khalil Gibran placée en épigraphe : « Ce qu'il y a de plus amer dans notre peine d'aujourd'hui est le souvenir de notre joie d'hier ». Elle y parvient pleinement par le lyrisme grave et sombre du timbre de l'alto ainsi que par les différents paysages mentaux qu'elle nous révèle. L'ensemble est mélancolique à souhait même si, parfois, un sourire se fait jour à travers les larmes. Le langage évolue dans un univers de tonalité élargie. C'est une œuvre attachante à découvrir.

  Jean-Claude AMIOT : Berceuse pour Lara  pour alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2822.

Cette agréable berceuse permettra au jeune altiste de montrer toute sa sensibilité dans ce joli chant tout à fait modal. La partie de piano, très simple permettra de faire jouer ensemble en musique de chambre deux élèves de petit niveau, ce qui est tout à fait appréciable notamment pour les pianistes.