LE BILLET DE LA REDACTION

AMBRONAY, LE NEC PLUS ULTRA DU BAROQUE

 


Peu des festivals sont aussi attachants que celui niché dans la petite bourgade rurale d'Ambronay aux confins du Bugey. On y joue de la musique baroque depuis des lustres dans une abbatiale d'un roman épuré, et sous un chapiteau voisin permettant de diversifier l'offre. Pour cette 37 ème édition (16/9-9/10), placée sous le signe des « Vibrations : Lumières », on a voulu « éprouver les sensations si vibrantes que procurent la musique vivante et les arts du spectacle », proclame Daniel Bizeray son directeur  général. On se laissera donc éblouir, au fil de quatre riches « week end », par toutes sortes de musiques de JS. Bach d'abord, mais pas seulement. Dont les pages seront déclinées par le nec plus ultra du baroque. S'ils ne sont bien sûr pas tous là,  bien peu manquent à l'appel, solistes et ensembles tant appréciés céans. Ainsi des ''anciens'' : le Collegium Vocale Gent de Philippe Herreweghe, pour des cantates de Bach (16/9), les Talens Lyriques de Christophe Rousset, pour Tamerlano de Haendel (7/9), ou les Arts Florissants de William Christie, dans les cantates profanes de Bach (25/9). Les formations associées ou en résidence ensuite, qui feront jaillir la lumière des grandes œuvres sacrées baroques : la Passion selon Saint Matthieu par le Concert Étranger d'Itay Jedlin qui promet une version épurée à un chanteur par pupitre pour chaque chœur « afin de se rapprocher du côté madrigalesque » (9/10). Mais aussi The Fairy Queen de Purcell par les Nouveaux Caractères de Sébastien d'Hérin (24/9). Les musiques sacrées et profanes d'Amérique du sud seront illustrées par la Cappella Mediterranea, l'ensemble Clematis et le Chœur de chambre de Namur, dirigés par Leonardo García Alarcón (23/9). La mise en regard intéressante de pages de  Charpentier et de Purcell, à propos de « Cécile, vierge radieuse », on la devra à  Correspondances et Sébastien Daucé (18/9). Sous le motto « Bach Luminoso », Damien Guillon et le Banquet Céleste associeront des pièces de Bach (le Psaume 51  d'après le Stabat Mater de Pergolèse) et le Nisi Dominus de Vivaldi (2/10).

 



 

  Jean-Pierre ROBERT

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